1.         Parc national des oiseaux du Djoudj (Sénégal) (N 25)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1984-1988, 2000-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/25/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1980-2001)
Montant total approuvé : 229 607 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/25/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

septembre 2000: mission conjointe Centre du patrimoine mondial / UICN / Ramsar; mars-avril 2001: mission d'experts

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/25/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2003

La construction du barrage de Diama sur le Sénégal a entraîné la prolifération d’espèces envahissantes dans le Delta du Sénégal, notamment de Salvinia molesta, accidentellement introduite en 1999, et de Typha australis. A la demande de l’Etat partie, le Comité à sa 24e session a inscrit le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il a approuvé une assistance d’urgence de 130.000 dollars E.U. pour traiter le problème des espèces envahissantes dans le Delta et a lancé un appel à d’autres bailleurs de fonds pour soutenir son action. En novembre 2002, l’UICN-Sénégal a rendu compte de la mise en place du projet établi en 2000 entre le Comité scientifique du Parc et l’Institut tropical royal des Pays-Bas. Ce projet incluait la mise en œuvre d’un contrôle mécanique et biologique de Salvinia molesta. Des mesures mécaniques de protection (barrages flottants, filets à mailles serrées) ont été mis en place à la fin de 2000. Le contrôle biologique a consisté à introduire un insecte, Cyrtobagus salviniae, prédateur naturel de Salvinia molesta. Dans un rapport sur l’exécution des phases 1 et 2 du programme d’assistance d’urgence daté de février 2003, l’Etat partie confirme que le problème de l’envahissement par Salvinia molesta peut être considéré comme résolu ; il reste cependant à effectuer un suivi par un service spécial de façon à ce qu’à l’avenir, on puisse mettre en œuvre des mesures d’intervention rapide si nécessaire. L’Etat partie indique aussi que le développement incontrôlé de la végétation, la disparition des eaux libres par comblement et la salinisation des sols modifient l’écosystème et pourraient menacer à l’avenir la conservation des sites.

 

L’UICN confirme qu’après la dissémination de Cyrtobagus salviniae dans des zones riveraines du Parc et dans l’ensemble du Delta, Salvinia molesta a été réduite à un niveau peu élevé jugé acceptable ; elle ne menace donc plus le Parc ni le Delta en général. L’UICN signale cependant que Typha australis et Eichhornia crassipes posent de sérieux problèmes au site et exigent d’urgence attention et action. L’UICN indique par conséquent qu’il faudrait disposer d’informations complémentaires sur la surface concernée par ces espèces et sur la clarification du problème actuel (précisément lié à Typha australis). Elle remarque que pour lutter contre Typha australis, des mesures de lutte biologique ne conviennent peut-être pas car le potentiel de ces mesures exige des études et des recherches supplémentaires.

 

Le problème posé par Salvinia étant contrôlé, le Centre, en consultation avec l’Etat partie, a accepté d’utiliser le solde du budget comme subvention d’assistance d’urgence. Objectif : aider la direction du site et la Direction nationale des Parcs nationaux à acheter des véhicules et du matériel administratif pour mieux permettre à l’Etat partie de réagir plus rapidement aux situations d’urgence. Une partie de la subvention sert aussi à l’application de certaines mesures de gestion relatives aux oiseaux d’eau.

 

L’UICN :

Les nouvelles informations fournies ci-dessus ont été fournies après accord entre l’UICN et le Centre du patrimoine mondial.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 27 COM 7A.6

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Félicite l'Etat partie et ses partenaires associés de leurs efforts pour lutter contre Salvinia molesta d'une manière alliant coût et efficacité;

2. Note que les fonds économisés sur le budget du projet sont utilisés pour renforcer la capacité de l'Etat partie à protéger le bien et à appliquer des mesures de protection des oiseaux d'eau;

3. Demande à l'Etat partie de continuer à coopérer avec l'UICN, le Centre du patrimoine mondial, le Secrétariat de la Convention de Ramsar et autres partenaires appropriés pour réaliser une évaluation urgente de l'ampleur de la menace que constituent Typha australis et Eichhornia crassipes pour le bien, et pour trouver des mesures efficaces de lutte permettant de réduire la prolifération de ces espèces à un niveau acceptable. Le groupe de spécialistes de l'UICN sur les espèces envahissantes, qui a déjà fourni son aide dans le cas de Salvinia molesta, serait prêt à fournir des conseils techniques pour ce travail, à la demande de l'Etat partie;

4. Recommande que l'Etat partie, le Centre du patrimoine mondial, l'UICN et le Secrétariat de la Convention de Ramsar fournissent un avis, avant le 1 février 2004, pour examen par la 28e session du Comité du patrimoine mondial en 2004 concernant des repères et délais susceptibles de faciliter les débats du Comité sur le retrait éventuel du Parc national des oiseaux du Djoudj de la Liste du patrimoine mondial en péril;

5. Décide de maintenir le Parc national des oiseaux du Djoudj sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 27 COM 8B.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Faisant suite à l'examen des rapports sur l'état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-03/27.COM/7A),

2. Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :