1.         Ville historique de Zabid (Yémen) (C 611)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1993

Critères  (ii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2000-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/611/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1994-2001)
Montant total approuvé : 114 167 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/611/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

novembre 1999: mission de l'UNESCO ; mai 2001: mission conjointe Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; septembre-octobre 2001: mission du Centre du patrimoine mondial;  février 2002:  mission d'experts du Centre du patrimoine mondial

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/611/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2002

L’état de la ville n’a pas changé, mais des travaux des réseaux d’assainissement, de nettoyage et de création d’un système d’enlèvement des ordures et de restauration du souk et de certains des monuments sont programmés et devraient démarrer à partir de mai/juin 2002.

Le plan de conservation urbaine est étudié par le Ministère des Travaux publics et des études urbaines et par le projet hollandais UCHP. L’étude avance très lentement à cause des retards pris dans l’inventaire du bâti qui est très partiellement réalisé.

En ce qui concerne le plan de conservation urbaine et les opérations de réhabilitation, le Centre du patrimoine mondial a envoyé en février 2002 des architectes restaurateurs en mission à Zabid en vue d’étudier l’état des monuments, la typologie urbaine et celle du bâti historique. Les recommandations suivantes ont été émises. La mission a insisté sur l’urgence de terminer très rapidement le développement du plan urbain de conservation et sur la nécessité de définir des règlements en vue d’organiser les opérations de conservation/réhabilitation du tissu historique, les modalités d’utilisation de l’espace public et des normes concernant plus particulièrement le contrôle des démolitions, des reconstructions et la gestion des bâtiments existants.

La rareté de la brique traditionnelle (noura) nécessaire aux travaux de restauration et de réhabilitation dans la région de Zabid constitue un autre problème. En 1999, le Centre avait aidé les autorités à construire un four à brique traditionnelle. Pour des raisons conjoncturelles, notamment un accident ayant entraîné mort d’homme, le four n’a jamais été mis en exploitation.

En conséquence, la mission a recommandé : 1) l’envoi immédiat d’experts par le Centre en vue de formuler un plan préliminaire de conservation urbaine devant servir de base pour le plan final et définir des règlements et orientations préliminaires qui constitueront la base des futurs règlements d’urbanisme de la ville historique ; 2) la mise en exploitation immédiate, après test qualitatif du matériau, du four à brique existant et la construction de deux autres fours financés par l’UCHP (projet hollandais), en vue de couvrir les besoins des opérations de réhabilitation devant démarrer incessamment.

En ce qui concerne le cadre institutionnel, les retards pris dans la mise en œuvre des études, du « quick-Scan », du four à briques et du plan de conservation urbaine proviennent de difficultés internes du GOPHCY (General Organization for the Preservation of Historic Cities of Yemen). En effet, le travail de cette organisation a été très perturbé pendant de nombreux mois par des mutations de responsables de la direction et des équipes en place, la rendant incapable de tenir son rôle de relais du Centre et de coordinateur responsable du déroulement des opérations sur le terrain. Heureusement, la situation s’est récemment assainie et le Centre espère avoir rapidement une meilleure et plus efficace coopération avec eux.

Le Centre du patrimoine mondial organisera une mission d’experts courant mai 2002, afin de réunir tous les partenaires qui travaillent à la sauvegarde de Zabid et de définir avec eux les modalités précises de coordination des actions avec une répartition des tâches et l’établissement d’un calendrier précis de réalisation des opérations. Parallèlement, le Centre chargera un consultant de l’étude préliminaire du plan de conservation urbaine. Ce plan devrait permettre la mise en œuvre immédiate des premières opérations de restructuration urbaine préalables au démarrage des autres chantiers programmés. Cette étude sera financée grâce à la contribution du fond en dépôt des Pays-Bas auprès du Centre du patrimoine mondial.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 26 COM 21A.16

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Recommande aux autorités yéménites de renforcer, en étroite collaboration avec le Centre, la coordination de tous les efforts pour la sauvegarde de la Ville historique de Zabid ;

2. Demande au Centre de finaliser les grandes lignes du Plan de conservation urbaine et des spécifications techniques pour les réparations des bâtiments résidentiels, afin d'assurer une répartition claire des rôles et des responsabilités entre les autorités yéménites compétentes et la communauté internationale des bailleurs de fonds ;

3. Encourage l'Etat partie à créer sur le site une unité technique qui aurait un rôle de partenaire vis-vis des autorités locales, de l'UNESCO et d'autres participants internationaux dans la finalisation et la mise en œuvre du Plan de conservation urbaine ;

4. Décide de maintenir le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.