Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,
2. Félicite l’Etat partie pour avoir immédiatement exprimé son inquiétude face à l’aggravation des menaces sur les biens du patrimoine culturel mondial, en particulier ceux de Tombouctou et du Tombeau des Askia, et pour avoir sollicité l’aide de l’UNESCO pour que des dispositions soient prises pour anticiper sur une aggravation de la situation dans le futur ;
3. Remercie la Directrice générale de l’UNESCO d’avoir dépêché une mission au Mali pour envisager avec l’Etat partie les mesures d’urgence à prendre pour assurer la préservation des biens du patrimoine mondial du Mali et prend note du rapport sur l’état de conservation des biens du patrimoine mondial du Mali menacés par le conflit armé dans la région nord du Mali ;
4. Exprime sa vive préoccupation sur la situation de conflit armé dans la région nord du Mali et sur l’aggravation de menaces sur les biens du patrimoine mondial, suite à la dégradation de mausolées à Tombouctou, et aux menaces qui pèsent sur la conservation de la valeur universelle exceptionnelle du Tombeau des Askia ;
5. Considère que les conditions optimales ne sont plus réunies pour assurer la préservation de la valeur universelle exceptionnelle des biens de Tombouctou et du Tombeau des Askia, et qu’ils sont menacés par un danger prouvé, précis et imminent, conformément au paragraphe 179 des Orientations ;
6. Décide d’inscrire Tombouctou (Mali) sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;
7. Décide également d’inscrire le Tombeau des Askia (Mali) sur la Liste du patrimoine mondial en péril;
8. Demande au Centre du patrimoine mondial et à l’ICOMOS de préparer en consultation avec l’Etat partie, l’ensemble des mesures correctives, ainsi qu’un état de conservation souhaité pour le retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril, une fois que le retour à la stabilité sera effectif dans la région nord du Mali ;
9. Lance un appel aux Etats parties frontaliers du Mali (Algérie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie, Niger, Sénégal) pour qu’ils coopèrent à l’élaboration d’une stratégie conjointe de préservation des biens du patrimoine mondial du Mali et pour lutter contre le trafic illicite d’objets culturels, en particulier ceux qui sont liés à ces biens ;
10. Lance également un appel à l’Union Africaine et à la CEDEAO afin de faire en sorte que toutes les mesures nécessaires puissent être prises pour protéger le patrimoine culturel situé dans la région nord du Mali et à la communauté internationale, afin qu’elle apporte son appui technique et financier pour assurer la protection renforcée des biens du patrimoine mondial au Mali ;
11. Encourage l’Etat partie à solliciter une assistance financière d’urgence auprès du Fonds du patrimoine mondial, afin de mettre en œuvre les actions prioritaires identifiées lors de la mission de l’UNESCO, et demande également au Centre du patrimoine mondial, à l’ICOMOS et à l’ICCROM de l’assister dans cette optique ;
12. Demande en outre à l’Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport détaillé sur l’état de conservation des biens du patrimoine mondial au Mali, et plus particulièrement sur les progrès réalisés en vue de la préservation de leur valeur universelle exceptionnelle, pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 37e session en 2013.
Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B,
2. Rappelant la décision 34 COM 7B.47, adoptée par sa 34e session (Brasilia, 2010),
3. Prend acte des informations fournies sur l’état de conservation du bien et sur les mesures mises en œuvre pour sa conservation ;
4. Note avec préoccupation les conditions de conservation du bien et l’absence d’avancée significative dans la mise en œuvre des plans de gestion et de conservation ;
5. Exprime ses regrets concernant la démolition de l’ancien palais de justice, exemple significatif et important du style architectural de Djenné, qui avait été rénové dans le cadre d’un projet de restauration urbaine, et considère que sa destruction a un impact négatif sur l’intégrité du bien et qu’elle est symptomatique de l’absence d’adoption d’outils de planification développés ;
6. Prie instamment l’État partie de coopérer avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, ainsi qu’avec tout autre organisme international compétent, pour mettre en place des mesures permettant de traiter les problèmes pressants concernant la mise en œuvre de mesures réglementaires pour contrôler les pressions du développement, les conditions de conservation du patrimoine bâti et l’assainissement ;
7. Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er décembre 2012, une clarification sur les limites, dans le cadre du processus d’inventaire rétrospectif ;
8. Demande également à l’État partie d’inviter une mission commune de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS pour évaluer l’état de conservation du bien, en particulier la vulnérabilité de son architecture caractéristique, l’état des éléments archéologiques du bien, et les propositions de développement pour différents quartiers, et pour établir un plan d’action de mise en œuvre des mesures prioritaires de conservation et de protection ;
9. Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport sur l’état de conservation du bien et sur les mesures prises pour la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013, afin d’envisager, en cas de confirmation de danger avéré ou potentiel pour la valeur universelle exceptionnelle, l’inscription possible du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.
Projet de décision : 36 COM 7B.106
Le Comité du patrimoine mondial,
1. Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B.Add,
2. Félicite l'Etat partie pour avoir immédiatement exprimé son inquiétude face à l’aggravation des menaces sur les biens de patrimoine culturel mondial, en particulier ceux de Tombouctou et du Tombeau des Askia, et pour avoir sollicité l’aide de l’UNESCO pour que des dispositions soient prises pour anticiper sur une aggravation de la situation dans le futur;
3. Remercie la Directrice générale de l’UNESCO d’avoir dépêché une mission au Mali pour envisager avec l’Etat partie les mesures d’urgence à prendre pour assurer la préservation des biens du patrimoine mondial du Mali et prend note du rapport sur l’état de conservation des biens du patrimoine mondial du Mali menacés par le conflit armé dans région nord du Mali;
4. Exprime sa vive préoccupation sur la situation de conflit armé dans la région Nord du Mali et sur l’aggravation de menaces sur les biens du patrimoine mondial suite à la dégradation de mausolées à Tombouctou, et aux menaces qui pèsent sur la conservation de la valeur universelle exceptionnelle du Tombeau des Askia;
5. Considère que les conditions optimales ne sont plus réunies pour assurer la préservation de la valeur universelle exceptionnelle des biens de Tombouctou et du Tombeau des Askia, et qu’ils sont menacés par un danger prouvé, précis et imminent, conformément au paragraphe 179 des Orientations;
6. Décide d’inscrire Tombouctou (Mali) sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;
7. Décide également d’inscrire le Tombeau des Askia (Mali) sur la Liste du patrimoine mondial en péril;
8. Demande au Centre du patrimoine mondial et à l’ICOMOS de préparer en consultation avec l’Etat partie l’ensemble des mesures correctives, ainsi qu’un Etat de conservation souhaité pour le retrait de la Liste du patrimoine mondial en péril une fois que le retour à la stabilité sera effectif dans la région du nord du Mali;
9. Lance un appel aux Etats parties frontaliers du Mali (Algérie, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Guinée, Mauritanie, Niger) pour qu'ils coopèrent à l'élaboration d'une stratégie conjointe de préservation des biens du patrimoine mondial de la région nord du Mali et de lutte contre le trafic illicite lié à ces biens;
10. Lance également un appel à l’Union Africaine et à la CEDEAO afin de faire en sorte que toutes les mesures nécessaires puissent être prises pour protéger le patrimoine culturel situé dans la région nord du Mali, et à la communauté internationale afin qu’elle apporte son appui technique et financier pour assurer la protection renforcée des biens du patrimoine mondial au Mali;
11. Encourage l’Etat partie à solliciter une assistance financière d’urgence auprès du Fonds du patrimoine mondial afin de mettre en œuvre les actions prioritaires identifiées lors de la mission de l’UNESCO, et demande également au Centre du patrimoine mondial, à l’ICOMOS et à l’ICCROM de l’assister dans cette optique;
12. Demande en outre à l'Etat partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport détaillé sur l'état de conservation des biens du patrimoine mondial au Mali, et plus particulièrement sur les progrès réalisés en vue de la préservation de leur valeur universelle exceptionnelle pour examen par le Comité du patrimoine mondial lors de sa 37e session en 2013.