1.         Parc national de Doñana (Espagne) (N 685bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/685/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/685/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/685/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2002

Précédents débats :
Vingt-cinquième session du Bureau – paragraphes V.166-167.
Vingt-cinquième session du Comité – paragraphe VIII.97 / Annexe IX page 122.

Questions essentielles :

Déversement de produits miniers fluides en 1998 ; déclin des espèces ; impacts d’un pèlerinage ; impacts du pacage, extraction illégale d’eau ; plans d’expansion portuaire en amont.

Nouvelles informations :

L’Etat partie a informé le Centre par lettre que son rapport ne serait disponible qu’après le 15 février 2002. La lettre prévenait le Centre d’une réunion, le 14 février 2002, du Comité commun de gestion du Parc national de Doñana et de l’intention de l’Etat partie de fournir un rapport sur l’état de conservation du site à l’issue de cette réunion. Le rapport complet a été communiqué à l’UICN ; celle-ci fournira une réponse verbale lors de la réunion du Bureau en avril 2002.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter étudier les informations fournies par l’UICN lors de sa session et prendre des décisions comme il convient.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2002

Outre les informations fournies à la dernière session du Bureau, l’UICN note qu’en réponse à la crise du lynx, l’Etat partie a annoncé fin mars 2002 le lancement d’une initiative de 8 millions d’euros pour sauver le lynx ibérique. Plusieurs mesures sont envisagées, notamment protéger et restaurer son habitat potentiel, mettre fin à l’isolement des diverses populations, augmenter le nombre de lapins et autres proies, améliorer l’accès à l’eau, supprimer les obstacles créés par l’homme tels que les routes, installer des caméras cachées, effectuer des tests d’ADN à des fins de suivi et mettre en place un programme de reproduction en captivité.  

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 26 COM 21B.21

Le Comité du patrimoine mondial,

1. Félicite l'Etat partie pour ses efforts soutenus en vue de la conservation du site, en particulier pour ses initiatives en faveur de la population de lynx ibériques ;

2. Prie instamment l'Etat partie à considérer comme prioritaire la promotion d'une politique d'aménagement intégré du territoire, afin de limiter au maximum les impacts du système d'irrigation et de la conception/construction/gestion du réseau routier aux environs du site.

Décision adoptée: 26 BUR XII.34-35

XII.34            L’Etat partie a informé le Centre par lettre que son rapport ne serait disponible qu’après le 15 février 2002. La lettre informait le Centre d’une réunion du Comité commun de gestion du Parc national de Doñana le 14 février 2002, et de l’intention de l’Etat partie de fournir un rapport sur l’état de conservation du site à l’issue de cette réunion. Le rapport complet fourni par l’Etat partie signalait que le projet d’extension du port de Séville n’a pas été approuvé et qu’il fait l’objet d’un examen spécialisé par les acteurs concernés. De plus, on a noté un avancement du processus de consultation et des dispositions institutionnelles de finalisation du nouveau plan de gestion et la mise en oeuvre de deux plans spéciaux de protection du lynx ibérique et de l’aigle impérial (le déclin de ces population étant dû à un ensemble de problèmes), ainsi que la nécessité d’une approche régionale.

Concernant le pompage illicite d’eau, il a été déclaré que des mesures sont prises en concertation avec la Confédération hydrographique du Guadalquivir pour traiter cette question. Il reste cependant à traiter la question du plan de restauration de la mine d’Aznalcollar car ce site minier continue à rejeter un faible volume d’eau acide. Quant au contrôle de la qualité de l’eau, il a été constaté que l’eau qui pénètre dans le Parc national révèle des taux minimaux de pollution. Le plan de restauration exige une mise en œuvre sur plusieurs années. L’administration du Parc exerce un contrôle croissant sur le pèlerinage du Rocío et organise des activités d’éducation environnementale. Après la 2e réunion internationale du Projet Doñana 2005 (novembre 2001), un Comité scientifique a été créé, ainsi qu’un Comité de coordination qui doit faire le lien entre les activités du Projet Doñana 2005 et celles du Programme du Corridor vert. L’UICN a noté que la situation du lynx ibériques’est aggravée, qu’il n’y a pas de limitation de vitesse sur les routes ni d’infrastructure pour limiter la mortalité de la faune sauvage, et que le pèlerinage du Rocío n’est pas un événement ponctuel mais un ensemble de plusieurs pèlerinages tout au long de l’année, amenant de 3 à 5 000 personnes et des milliers de véhicules qui traversent le site. L’UICN a considéré que ces pèlerinages ne pouvaient pas être considérés comme « traditionnels » vu la manière dont ils se passent. L’Etat partie fait cependant des efforts concertés et investit des fonds importants pour traiter l’ensemble des problèmes qui touchent le site.

XII.35            Le Bureau a félicité l’Etat partie de ses efforts soutenus pour la conservation du site. Le Bureau a noté avec préoccupation plusieurs problèmes à traiter, dont ceux de la population de lynx ibériques et des séries de pèlerinages à travers le Parc. Le Bureau a instamment demandé à l’Etat partie de donner la priorité à la promotion de la planification régionale intégrée de l’aménagement du territoire, pour limiter autant que possible les impacts liés à l’irrigation et au tracé routier, à la construction et à la gestion aux abords du site.