1.         Portovenere, Cinque Terre et les îles (Palmaria, Tino et Tinetto) (Italie) (C 826)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1997

Critères  (ii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/826/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/826/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/826/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

Le 8 février 2012, un rapport sur l’état de conservation du bien du patrimoine mondial “Portovenere, Cinque Terre et les îles (Palmaria, Tino et Tinetto)” a été soumis par l’État partie.

a) Destruction causée par les inondations du 26 Octobre 2011

Le rapport sur l’état de conservation traite spécifiquement de l’impact de l’inondation brutale du site survenue le 26 octobre 2011. Le rapport indique que les pluies torrentielles qui sont tombées sur les villes de Monterosso et Vernazza ont été suivies de glissements de terrains submergés par l’eau.Aucune information n’a été fournie concernant l’état du paysage autour des villages.

Malgré les dommages subis, l’aspect des villages touchés par le déluge semblerait préservé pour ce qui concerne les bâtiments et le tissu urbain. Un premier examen a montré des dégâts limités causés au pavage ancien et à quelques bâtiments. Les autorités locales ont d’ores et déjà entrepris une étude générale de l’état de conservation et de vulnérabilité des bâtiments historiques, et pour chacun d’entre eux, le coût des travaux de réparation nécessaires a été évalué.

Le rapport mentionne aussi que des études complémentaires sont en cours pour évaluer plus en détail l’état de conservation du bien. Entretemps, la région de Ligurie a pris des mesures de sauvegarde des zones affectées par les inondations en instaurant une interdiction de nouvelles constructions et de travaux sur des bâtiments existants au-delà de simples travaux d’entretien et de conservation. De plus, la région de Ligurie a l’intention de redessiner les cartes des risques hydrogéologiques.

Trois personnes ont perdu la vie à Vernazza et une à Monterosso au moment des inondations. La presse a rapporté que les rues de Vernazza et de Monterosso étaient remplies de rochers, de boue et de débris jusqu’à 5 mètres de haut après la catastrophe.

Le 12 mars 2012, l’État partie a invité une mission de conseil à évaluer l’état global de conservation du bien et à fournir un conseil technique sur les mesures de réparation et la préparation aux risques.

b) Divers

Le 31 janvier 2012, l’État partie a remis une Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle au Centre du patrimoine mondial. Cette déclaration est en cours d’examen. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives considèrent qu’il sera nécessaire d’obtenir d’autres données pour évaluer l’état de conservation du bien après la catastrophe naturelle du 26 octobre 2011. Ils comprennent que la réparation des dommages demandera du temps et le soutien de la communauté locale.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives rappellent qu’ils sont prêts à apporter tout l’aide et le conseil que leurs moyens leur permettront. 

Décision adoptée: 36 COM 7B.77

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B,

2.   Tient à exprimer sa sympathie aux victimes des inondations d’octobre 2011 et à leurs familles ;

3.   Prend note des mesures d’intervention d’urgence organisées par l’État partie et encourage celui-ci à mener une étude détaillée afin d’obtenir des informations complémentaires sur l’état de conservation du bien ;

4.   Accueille avec satisfaction les mesures entreprises par les autorités régionales pour la sauvegarde du bien ;

5.   Note que l’État partie a invité une mission de conseil à évaluer l’état global de conservation du bien et à fournir un conseil technique sur les mesures de réparation et la préparation aux risques ;

6.   Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013 un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et l’application de ce qui précède.