1.         La Vallée du Madriu-Perafita-Claror (Andorre) (C 1160bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2004

Critères  (v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1160/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1160/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Retard dans la finalisation du plan de gestion et achèvement de l'inventaire entomologique du bien

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1160/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

Le 1er février 2012, en application de la décision prise lors de sa 34e session (Brasilia, 2010) par le Comité du patrimoine mondial, l’Etat partie a soumis trois exemplaires du plan de gestion révisé concernant le bien, en version catalane et en version française, ainsi qu’un rapport d'avancement sur la mise en œuvre du celui-ci. L’Etat partie précise que le plan de gestion est entré définitivement en vigueur le 28 décembre 2011, après avoir été approuvé en novembre 2011 par chacun des quatre Comuns (les quatre administrations locales concernées par la gestion de la Vallée) sur le territoire desquels est situé le bien.

Selon le rapport de l’Etat partie, la Commission de Gestion est composée de quatre membres. Chacun des quatre Comuns (Encamp, Andorra la Vella, Sant Julià de Lòria et Escaldes-Engordany) commissionne un membre qui doit être le Consol (élu qui est à la tête du Comú) ou un conseiller municipal. Le budget annuel concernant la mise en œuvre du plan de gestion a été adopté le 29 décembre 2011. Selon l’Etat partie, la désignation du Directeur, ainsi que le développement effectif de la programmation, devraient débuter au cours du premier semestre 2012.

Par ailleurs, l’Etat partie souligne que le rôle du Ministère de la Culture est maintenant double. D’un côté, en collaboration avec l’organe chargé de la gestion de la Vallée, il a un rôle de conseil en amont de la prise de décision ; de l’autre côté, au titre de la Loi 9/2003 du Patrimoine Culturel d’Andorre, il est le garant de la préservation du bien.

L’Etat partie a également soumis un projet de Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle pour ce bien.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note de l’entrée en vigueur du « Plan de Gestion de la Vallée du Madriu-Perafita-Claror ».

Ils considèrent que le plan de gestion a été bien élaboré et qu’il offre une structure convenable pour la gestion du bien parce qu’il réunit les représentants des quatre Comuns dans un cadre juridique global. Ils considèrent par ailleurs qu'il y a trois domaines qu’il serait nécessaire de clarifier ou de développer davantage :

1. Les objectifs de la gestion doivent être clarifiés en ce qui concerne la valeur universelle exceptionnelle pour laquelle le bien a été inscrit. Dès que la Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle sera approuvée par le Comité, cela devrait devenir la pierre angulaire du plan de gestion et des caractères porteurs de la valeur universelle exceptionnelle. Pour atteindre ces objectifs, une définition claire de ces caractères, matériels et immatériels, doit être spécifiée. Cette question est liée aux paragraphes 1.1 et 5.1 du plan de gestion.

2. Au moment de l'inscription, le Comité du patrimoine mondial encourageait l’Etat partie à élaborer une stratégie d’accès qui soutienne les besoins des activités nécessaires au développement durable de la vallée. Cela a été recommandé en raison des préoccupations sur des routes en cours d'élaboration dans la Vallée. Le plan de gestion est actuellement ambigu sur ce point, car il est dit que «Le financement d’un accès carrossable dans la Vallée […] sera l’objet d’un accord spécifique entre les Comuns et le Gouvernement.» Une stratégie globale d'accès doit donc être développée.

3. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note de l’attention portée au pastoralisme et la promotion des produits locaux, mais estiment qu'il est possible de renforcer le plan de gestion afin de lier les processus traditionnels au développement durable du bien, comme recommandé par le Comité lors de sa 28e session : « pour faire en sorte que les usages agricoles soutiennent la conservation et les objectifs écologiques des biens, bâtis et naturels ».

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives recommandent au Comité du patrimoine mondial d’inviter l’Etat partie à tenir le Centre du patrimoine mondial informé de tout changement concernant ce plan de gestion et de soumettre un rapport d'avancement sur la mise en œuvre du plan de gestion dans le cadre de l’exercice de soumission des Rapports périodiques. 

Décision adoptée: 36 COM 7B.70

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B,

2.   Rappelant la décision 34 COM 7B.75, adoptée à sa 34e session (Brasilia, 2010),

3.   Prend note avec satisfaction de l’approbation et entrée en vigueur du « Plan de Gestion de la Vallée du Madriu-Perafita-Claror » le 28 décembre 2011 ;

4.   Demande à l’État partie de mettre à jour le plan de gestion dès que la Déclaration rétrospective de valeur universelle sera adoptée par le Comité ;

5.   Demande également à l’État partie de présenter une stratégie globale d’accès pour le bien, comme demandé par le Comité lors de sa 28e session (Suzhou, 2004) ;

6.   Invite l’État partie à soumettre un rapport d’avancement sur la mise en œuvre des recommandations ci-dessus au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives dans le cadre du deuxième cycle du Rapport périodique.