1.         Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal) (C 666rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1997

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/666/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2000-2007)
Montant total approuvé : 70 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/666/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 931 606 dollars EU dont 791 786 dollars EU du fonds en dépôt japonais pour 2010 – 2013 et 5 000 euros de l’Alliance de protection du patrimoine culturel asiatique en 2011 ; 20 000 dollars EU de l’Alliance de protection du patrimoine culturel asiatique en 2010 ; 62 620 dollars EU du fonds en dépôt japonais en 2009 ; 50 000 dollars EU de l’Alliance de protection du patrimoine culturel asiatique en 2008 et 7 200 dollars EU du fonds en dépôt italien en 2006.

Missions de suivi antérieures

Mai 2004 et novembre 2005 : missions de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS ; avril et septembre 2008 : missions consultatives de l’UNESCO ; des missions d’experts de l’UNESCO ont été envoyées tous les ans depuis 2009 dans le cadre de la mise en œuvre de projets spécifiques.

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Absence de politique de conservation et mauvaise gestion du bien ;

b) Impact de la nouvelle structure du Temple de Maya Devi (construite en 2002) sur les vestiges archéologiques et sur l’intégrité visuelle du bien.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/666/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

Le 30 janvier 2012, l'État partie a remis un rapport détaillant les progrès accomplis dans l'élaboration du plan de gestion intégrée (PGI), dans les actions de conservation des vestiges archéologiques et dans les études archéologiques. Dans le cadre du projet du fonds en dépôt japonais de l'UNESCO pour la "Conservation et la gestion de Lumbini, lieu de naissance de Bouddha" et de l'Alliance pour la protection des sites du patrimoine culturel oriental, huit missions internationales ont été organisées par l'UNESCO entre 2011 et mars 2012 afin d'aider le Service archéologique et le Comité de développement de Lumbini dans diverses actions, en particulier afin d'élaborer et de finaliser le PGI.

a) Plan de gestion intégrée (PGI)

Sur les bases des conclusions tirées de quatre consultations et d'ateliers de formation avec les acteurs locaux concernés, un projet de plan de gestion intégrée (PGI) a été rédigé et sera soumis au Cabinet pour adoption par le Gouvernement népalais. Une fois adopté par le Gouvernement, le cadre de gestion intégrée sera mis en place pour une période d'essai au cours de l'année fiscale allant de juillet 2012 à juillet 2013. La partie "mise en oeuvre" du PGI sera ensuite finalisée et, si nécessaire, améliorée.

b) Projets d'aménagement prévus

Le rapport fait état de nombreux projets dans et autour de Lumbini. Il s'agit d'un schéma d'amélioration de l'infrastructure, de la présentation du bien et d'équipements destinés aux visiteurs, projet financé par la Banque asiatique de développement (12.750.000 dollars EU); du projet de plan d'aménagement de Lumbini qui a pour but la création d'une Ville mondiale de la paix, s'étendant sur le territoire de trois districts (Rupandehi, Kapilavastu et Nawalparashi), projet actuellement en cours d'élaboration en coopération avec l'Agence coréenne de coopération internationale (Korean International Cooperation Agency - KOICA); et du projet de plus haute statue de Bouddha au monde à ériger dans le village de New Lumbini à l'extérieur du périmètre du bien. Dans son rapport, l'État partie déclare que ces projets n'auront aucun impact sur la valeur universelle exceptionnelle du bien.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations Consultatives ne sont pas tout à fait d'accord avec cet avis en ce qui concerne certains projets et ils rappellent que toute décision relative à ces projets devra se baser sur une évaluation d'impact patrimonial (EIP) conformément aux Orientations de l'ICOMOS sur les évaluations d'impact patrimonial pour les biens du patrimoine mondial culturel et devra être envisagée dans le cadre du PGI finalisé. Par ailleurs, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations Consultatives font remarquer que des informations sur tout projet à venir devront être remises dès que possible, conformément au paragraphe 172 des Orientations.

c) Détérioration de l'environnement due à l'activité industrielle

L'État partie signale qu'une évaluation d'impact environnemental du développement industriel autour de Lumbini a été menée par l'UICN-Népal et qu'un projet de rapport a été présenté en août 2011. En conséquence, le Comité de promotion industrielle du Gouvernement népalais a décidé d'interdire l'installation de nouvelles activités industrielles dans et autour du périmètre du bien du patrimoine mondial de Lumbini. Cette interdiction spécifie que dans une zone de 15 kilomètres au nord, à l'est et à l'ouest des limites de la zone du projet de Lumbini (1 mile X 3 miles, selon le plan d'aménagement du Professeur Kenzo Tange),s'étendant vers le sud jusqu'à la frontière avec l'Inde et sur 800 mètres de chaque coté du corridor Lumbini-Bhairahawa, l'installation de nouvelles industries sera interdite, à l'exception de celles n'émettant pas d'oxyde de carbone. En outre, l'État partie a fait une demande d'assistance technique auprès du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) afin de traiter le problème de l'actuelle détérioration de l'environnement du bien.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations Consultatives estiment que la situation environnementale du bien s'est détériorée au cours des dernières années et que le développement industriel pourrait avoir un impact défavorable sur le cadre du bien, dont une partie a été étudiée comme une possible extension lors de la 34e session du Comité du patrimoine mondial (Brasilia, 2010). Ils considèrent par ailleurs que tout projet à venir devra être soumis à une évaluation d'impact patrimonial afin d'envisager l'impact potentiel sur la valeur universelle exceptionnelle du bien et de son cadre, et ce, dans le cadre plus vaste d'évaluations d'impact environnemental.

d) Autres problèmes

Le Secrétaire général des Nations unies et le Directeur général de l'UNESCO envisagent d'organiser une action, en collaboration avec l'État partie, visant à faire prendre conscience de la nécessité d'une meilleure sauvegarde et d'une meilleure gestion du bien. Á cette fin, ils souhaitent établir un Comité international d'experts pour la sauvegarde de Lumbini, dans le cadre du projet du fonds en dépôt japonais.

Plusieurs projets de restauration ont été entrepris avec l'aide de partenaires internationaux. Parmi ces projets, on notera la restauration sur site du pilier d'Ashoka, de la sculpture de la Nativité et de la pierre marquant le lieu de naissance du Bouddha (Marker stone). Des études archéologiques ont confirmé la présence de couches antérieures à la période d'Ashoka dans le temple Maya Devi.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations Consultatives espèrent que par cette action, une vision commune pourra voir le jour parmi les partenaires nationaux et internationaux travaillant sur le bien.

Il est possible que le Comité prenne acte des progrès accomplis dans l'élaboration du PGI mais se révèle également préoccupé par les divers projets d'aménagement et demande instamment qu'une évaluation globale d'impact patrimonial soit menée afin de définir l'impact potentiel des projets sur la valeur universelle exceptionnelle du bien. Les différentes missions et actions actuellement entreprises doivent l'être conformément au PGI et une vision globale doit être définie afin de protéger la valeur universelle exceptionnelle du bien. l'État partie doit par ailleurs être encouragé à poursuivre ses efforts visant à réduire l'activité industrielle aux alentours du bien et à développer des programmes de réhabilitation environnementale.

Décision adoptée: 36 COM 7B.65

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B,

2.   Rappelant la décision 35 COM 7B.74, adoptée à sa 35e session (UNESCO, 2011),

3.   Prend acte des progrès accomplis dans l’élaboration du plan de gestion intégrée (PGI) et des mesures de conservation prises pour le bien ;

4.   Demande à l’État partie de poursuivre son travail de finalisation du plan de gestion intégré (PGI) et de maintenir son engagement à ne pas autoriser de projet d’aménagement sur le territoire du bien ou dans les zones limitrophes identifiées comme ayant une potentielle importance archéologique avant l’achèvement du PGI et avant que ne soit entreprise une évaluation d’impact patrimonial, conformément aux Orientations de l’ICOMOS sur les évaluations d’impact patrimonial pour les biens du patrimoine mondial culture ;

5.   Encourage l’État partie à poursuivre le développement d’autres stratégies visant à réduire l’activité industrielle aux alentours du bien et demande que pour tout projet à venir une évaluation d’impact patrimonial soit entreprise afin de prendre en compte l’impact potentiel sur la valeur universelle exceptionnelle du bien et de son environnement, et ce, dans le cadre plus vaste d’une évaluation d’impact environnemental soumise à l’examen du Centre du patrimoine mondial et des Organisations Consultatives ;

6.   Réitère sa demande auprès de l’État partie afin que soient remises au Centre du patrimoine mondial des informations précises sur tout projet de restauration ou de nouvelles constructions aux alentours du bien, pour examen par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations Consultatives ;

7.   Demande également à l’État partie de remettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014, un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en oeuvre des éléments détaillés ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014.

Décision adoptée: 36 COM 8D

Le Comité du patrimoine mondial,

 

  1. Ayant examiné le Document WHC-12/36.COM/8D,
  2. Rappelant la Décision 35 COM 8D, adoptée lors de sa 35e session (UNESCO, 2011),
  3. Reconnaît l’excellent travail accompli par les États parties dans la clarification de la délimitation de leurs biens du patrimoine mondial et les remercie pour leurs efforts visant à améliorer la crédibilité de la Liste du patrimoine mondial ;
  4. Rappelle que le Centre du patrimoine mondial ainsi que les organisations consultatives ne seront pas en mesure d’examiner des propositions de modifications mineures ou importantes des limites pour les biens du patrimoine mondial dont les limites à l’époque de l’inscription ne sont pas claires ;
  5. Prend note des clarifications des limites et des superficies de biens fournies par les États parties suivants en réponse à l’Inventaire rétrospectif, telles que présentées dans l’annexe du Document WHC-12/36.COM/8D :

 

6.    Demande aux États parties n’ayant pas encore répondu aux questions soulevées dans le cadre de l’Inventaire rétrospectif de bien vouloir fournir toutes les clarifications ainsi que la documentation demandée le plus rapidement possible et avant le 1 décembre 2012 au plus tard.

Décision adoptée: 36 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

1.    Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/8E,

2.    Félicite les Etats Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;

3.    Adopte les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle,  telles que présentées dans l’Annexe I du Document WHC-12/36.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

4.    Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue par les Organisations consultatives en priorité ;

5.    Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l’ordre dans lequel elles seront passées en revue par les Organisations consultatives suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que :