1.         Parc national de Tongariro (Nouvelle-Zélande) (C/N 421bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1990

Critères  (vi)(vii)(viii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/421/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/421/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/421/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

L’éruption du Ruapehu, en 1995/1996, a provoqué l’accumulation d’un volume important de cendres qui bloque l’émissaire de Crater Lake. On craint que, lorsque le lac se remplira de nouveau, la digue de cendres ne s’effondre brutalement et ne provoque un gigantesque lahar (coulée boueuse). Les options possibles pour gérer ce risque doivent prendre en compte la protection des valeurs à la fois naturelles et culturelles du site, car toute intrusion dans la région du sommet et de Crater Lake a des répercussions sur la protection des valeurs spirituelles, traditionnelles et culturelles aux yeux du peuple maori.

 

Information nouvelles :

Un nouveau rapport sur la gestion de l’accumulation de cendres à Crater Lake mentionne une évaluation de risque pour l’environnement du ministère de la Conservation réalisée en vue d’atténuer les risques liés au Crater Lake de Ruapehu. Ce rapport indique qu’à la suite de nombreuses consultations et études approfondies des divers aspects de l’évaluation des effets sur l’environnement, le ministre de la Conservation a approuvé la mise en place d’un système d’alerte précoce et la construction d’une digue pour empêcher le lahar de se déverser dans le bassin hydrographique du Tongariro par la vallée de Whangaehu. Le ministre devrait se prononcer prochainement sur la nécessité des travaux de génie civil à Crater Lake pour atténuer le risque de lahar.

 

Le rapport se fait l’écho de certaines inquiétudes, notamment que les travaux de génie civil envisagés, à savoir d’importants travaux de terrassement (y compris la construction éventuelle d’un émissaire artificiel pour Crater Lake) soient une réaction démesurée par rapport au danger réel et portent atteinte de façon notable aux valeurs culturelles et naturelles associées au bord du cratère. Dans la nomination du Parc national du Tongariro, le Crater Lake du Ruapehu est spécifiquement identifié comme l’une des trois caractéristiques vulcanologiques justifiant le statut de parc national.

 

Le rapport s’inquiète aussi de ce que les travaux de génie civil envisagés risquent de créer un précédent dangereux pour le Parc national du Tongariro et d’autres parcs nationaux. Les éruptions à proximité de Crater Lake sont un phénomène régulier et continu. Des travaux de génie civil seraient nécessaires après chaque nouvelle éruption. De plus, les montagnes du Parc national du Tongariro sont sacrées pour les Maoris de Nouvelle-Zélande. Le rapport fait remarquer qu’il est plus conforme à la législation et aux principes régissant les parcs nationaux de laisser se dérouler les processus naturels et de prendre des mesures pour à la fois assurer la sécurité publique et protéger les infrastructures.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Néant

Le Bureau pourrait souhaiter adopter ce qui suit :

« Le Bureau demande à l’Etat partie de lui rendre compte de l’état de conservation du Parc national du Tongariro et d’indiquer en particulier les options possibles comme alternative aux travaux de génie civil proposés, afin de conserver la valeur naturelle et culturelle exceptionnelle du site. Il lui demande également de lui fournir, d’ici le 1er février 2002, un rapport qu’il étudiera à sa vingt-sixième session en avril 2002."