1.         Île Fraser (Australie) (N 630)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1992

Critères  (vii)(viii)(ix)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/630/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/630/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/630/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

En 1999, le Comité australien de l’UICN a adopté un procédé pour surveiller les sites australiens qui est désormais appliqué à la Grande barrière, à la baie Shark et aux Tropiques humides de Queensland. Dans le cas de la Grande barrière, des recommandations spécifiques (Focussed Recommendations) et un plan de gestion (Framework for Management) ont été adoptés par le Comité et l’Australie s’est engagée à adresser à la vingt-sixième session du Bureau en 2002 un rapport sur la mise en œuvre des actions prioritaires. Les autorités australiennes ont également accepté de travailler avec le Comité australien de l’UICN pour élaborer un plan de gestion qui sera basé sur les recommandations déjà débattues et appliqué à la baie Shark et aux Tropiques humides de Queensland et ce, dans le cadre des activités de soumission de rapports périodiques de la région Asie-Pacifique en 2002/2003.

 

Le 30 avril 2001, un enfant de 9 ans a été tué par des dingos sur l’île Fraser. C’est le premier cas d’attaque mortelle d’un être humain de plus d’un an par des dingos enregistré en Australie. Ce décès a suscité une ré-évaluation des risques présentés par les dingos pour l’homme et une révision des stratégies de gestion définies dans le projet de Stratégie de gestion des dingos de l’île Fraser (mars 2001). La Stratégie révisée, transmise au gouvernement de Queensland, est en attente d’approbation. 

 

Immédiatement après l’incident, le Queensland Parks and Wildlife Service (QPWS) a abattu 31 dingos pour réduire le risque immédiat présenté par des dingos habitués à fréquenter des zones très visitées. Cette extermination n’a eu lieu qu’une fois. Un rapport d’évaluation des risques (Risk Assessment: Risk to humans posed by the dingo population on Fraser Island, EPA, May 2001) a été commandité par l’Agence pour la protection de l’environnement du Queensland (EPA). Il donne des conseils pour la gestion immédiate des dingos sur l’île Fraser, ainsi que des recommandations spécifiques au site. A cet égard, il complète le projet de stratégie de gestion des dingos de l’île Fraser.Il préconise pour certains endroits quelques options jusque-là non envisagées, notamment (a) la pose de clôtures autour des campings et terrains de jeux ; (b) des méthodes actives pour éloigner les animaux des zones très fréquentées par les visiteurs ; (c) des mesures de restriction concernant l’introduction de nourriture dans certains endroits ; (d) des restrictions concernant les heures de visite dans certains endroits. Parmi les modes de gestion supplémentaires recommandés à l’échelle de l’île, figurent : (i) la limitation du nombre de visiteurs par divers moyens ; (ii) l’augmentation des amendes et des peines pour distribution de nourriture aux dingos ; (iii) l’amélioration des programmes d’éducation et de sensibilisation du public ; (iv) le renforcement de la surveillance par une plus grande présence des gardes forestiers ; (v) une meilleure surveillance et étude des dingos.

 

Le rapport insiste sur la nécessité de consulter les habitants de l’île, les voyagistes, le Comité consultatif de la population de l’île Fraser, les personnes se disant indigènes et le Comité de gestion de la zone du Patrimoine mondial de l’île, pour décider des limites à fixer et des mécanismes à adopter. L’UICN a reçu l’avis d’experts selon lesquels il y a peu de risques pour que l’abattage des 31 dingos ait des impacts négatifs sur la viabilité ou la survie à long terme de la population de dingos. Cette population a un grand intérêt et une grande importance pour le statut de site du Patrimoine mondial de l’île. Et si cette population n’est pas pure à 100 %, l’île n’en reste pas moins un lieu privilégié pour établir et maintenir une population autonome de dingos sauvages, génétiquement purs.

 

Ailleurs en Australie et dans d’autres pays de parcours d’Asie et d’Afrique, la plupart des populations de dingos sont déjà ou sont sur le point d’être en majorité hybrides. Le plan d’action « Canid » de l’UICN classe les dingos parmi les espèces menacées. Avec la 2nde édition du plan en cours de préparation, l’état de conservation des dingos est à l’étude et pourrait déboucher sur leur classement parmi les espèces menacées d’extinction. L’île Fraser pourrait être la seule possibilité dans le monde de conserver une population de dingos sauvages, génétiquement purs. 

 

L’île Fraser n’a pas de plan de gestion propre : son plan de gestion fait partie du Plan de gestion de la Great Sandy Region (GSRMP). Celui-ci couvre le Parc national de la Great Sandy Region, dont fait partie l’île Fraser, et les zones marines adjacentes, auxquelles s’ajoutent des terres extérieures à la zone protégée. Publié en 1994, il a été conçu comme un plan de conservation régional, avec les apports de nombreuses administrations de l’Etat. Il n’a aucun caractère obligatoire. Le GSRMP va être prochainement revu dans le détail. Les parties concernées et la population seront invitées à participer à sa révision qui devrait être achevée en mars 2003. Cette révision envisage explicitement un plan de gestion spécifique au bien du patrimoine mondial de l’île Fraser, ainsi qu’un engagement à adopter de nouvelles dispositions législatives pour le site du Patrimoine mondial.

 

Le 27 juillet 2001, le gouvernement du Queensland a annoncé l’allocation de 1,75 millions de dollars AU supplémentaires pour la gestion de l’île Fraser. 1 million de dollars AU ont été affectés pour l’exercice en cours à la gestion des dingos sur l’île ; les 750 000 dollars AU restants serviront à payer huit gardes forestiers permanents sur l’île.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 25 COM VIII

Rapports sur l'état de conservation de biens naturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial dont le Comité a pris note

La Grande Barrière (Australie)

Ile Fraser (Australie)

Les Sundarbans (Bangladesh)

Forêt Belovezhskaya Pushcha / Bialowieza (Bélarus et Pologne)

Parc national du Gros-Morne (Canada)

Pac national Nahanni (Canada)

Parc national de Los Katios (Colombie)

Grottes du karst aggtelek et du karst slovaque (Hongrie et Slovaquie)

Le Comité a noté que les questions soulevées concernaient exclusivement la partie slovaque de ce site transfrontalier.

Parc national des Sundarbans (Inde)

Le Délégué de l'Inde a informé le Comité qu'il n'y a pas de projet de construction de voies navigables prévu ou risquant d'avoir un impact quelconque sur le site.

Parc national de Kaziranga (Inde)

Parc national de Komodo (Indonésie)

Parc national de Lorentz (Indonésie)

L'Observateur de l'Indonésie a remercié les autorités australiennes de leur assistance financière. Il a informé le Comité qu'il serait difficile de respecter la date limite du 1er février et qu'un rapport pourrait être présenté fin mars 2002.

Isole Eolie (Iles Eoliennes) (Italie)

L'Observatrice de l'Italie a confirmé qu'il y avait eu une décision de justice le 4 décembre 2001, qui n'était pas encore publique, mais qu'elle serait disponible prochainement. Elle a informé le Comité qu'il serait difficile de respecter la date limite du 1er février et qu'un rapport pourrait être fourni vers la fin du mois de mars 2002.

Parc national du Gunung Mulu (Malaisie)

Parc national du Banc d'Arguin (Mauritanie)

Le Délégué de l'Egypte a attiré l'attention du Comité sur l'importance de protéger les zones humides qui servent de haltes aux oiseaux migrateurs le long de leurs itinéraires. Il a suggéré que le Centre du patrimoine mondial dispose d'un plan définissant les zones humides importantes pour les oiseaux et qu'il utilise ces informations pour créer des sites « satellites » du patrimoine mondial. Le représentant de l'UICN a évoqué la coopération entre le Centre du patrimoine mondial et la Convention de Ramsar et BirdLife International pour protéger les zones humides. Il a également souligné l'importance des aires qui entourent les aires classées au patrimoine mondial et les liens avec le Programme sur l'Homme et la biosphère pour la protection des sites. Le Secrétariat a donné des détails sur les discussions en cours avec le Secrétariat de la Convention des Espèces Migratrices pour établir un mémorandum d'accord entre ces deux Conventions.

Sian Ka'an (Mexique) 

La Déléguée du Mexique a indiqué que la confirmation du Plan écologique d'utilisation des terres en est actuellement à sa phase finale et elle a donc demandé que la date limite de remise du rapport au Bureau soit fixée au 15 mai 2002 pour examen par la vingt-sixième session du Comité en juin.

Parc national de Royal Chitwan (Népal)

Caucase de l'Ouest (Fédération de Russie)

Montagnes de l'Altaï (Fédération de Russie)

Parc national de Doñana (Espagne)

Réserve forestière de Sinharaja (Sri Lanka)

Baie d'Ha Long (Viet Nam)

Chaussée des Géants et sa côte (Royaume-Uni)

Ile de St Kilda (Royaume-Uni)

Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)

Parc national des Great Smoky Mountains (Etats-Unis d'Amérique)

Parc national Canaima (Venezuela)