1.         La Grande Barrière (Australie) (N 154)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/154/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/154/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/154/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2001

Précédents débats :
Vingt-quatrième session du Comité – paragraphe VIII.24 / Annexe X page 111.
Vingt-quatrième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.22

Questions principales : Pollution et échouage d'un navire ; gestion intégrée des terres et des captages.

Nouvelles informations : A la vingt-quatrième session du Bureau du patrimoine mondial, l'Etat partie a été prié de présenter un rapport sur l'échouage d'un navire dans le périmètre du site du patrimoine mondial de La Grande Barrière en novembre 2000. L'Etat partie a transmis un rapport en  pièce jointe à une lettre du 19 avril 2001 du Délégué permanent de l'Australie au Directeur du Centre. Le rapport a été envoyé à l'UICN pour étude et commentaires.

Le 2 novembre 2000, le cargo malais de 21.000 tonnes MV Bunga Teratai Satu s'est échoué sur le côté nord-ouest du Récif de Sudbury, au sud-est de Cairns et dans le périmètre du site du patrimoine mondial. Ce navire de 184 mètres faisait route de Singapour à Sydney. Il transportait du mazout, du gazole et des produits chimiques dangereux. Le navire se trouvait en dehors de la zone de pilotage obligatoire et, par conséquent, aucun pilote ne se trouvait à bord au moment de l'échouage (le pilote avait débarqué à Cairns environ deux heures plus tôt). Le 14 novembre 2000, le navire a été renfloué après 13 jours d'échouage. En février 2001, la Malaysian International Shipping Company (MISC), propriétaire du navire, a été condamnée à payer une amende de 400.000 dollars australiens en vertu de la Loi sur la préservation de l'environnement pour les dommages causés à l'environnement.

La Direction du Parc marin de La Grande Barrière (GBRMPA) a fait savoir que la navire avait causé des dommages sérieux mais localisés au récif de Sudbury. Le bateau a labouré un passage à travers le récif en détruisant une zone d'environ 1500 m2. Des débris et des blocs de rochers du récif poussés de chaque côté de l'avarie sur la coque ont créé un bourrelet de 5 à 10 mètres de large et d'un mètre de haut. Par la suite, une zone de 30.000m2 a subi une contamination à des taux relativement bas due à la dispersion de particules de peinture marine antisalissures causée par le mouvement de l'hélice du bateau lors d'une tentative de renflouage.

Le personnel de la GBRMPA et des représentants indépendants de la MISC ont mis en œuvre un programme de nettoyage fondé sur une méthodologie mutuellement approuvée dont les objectifs essentiels étaient les suivants :

La tentative de nettoyage a commencé le 9 janvier 2001 et s'est terminée le 27 mars 2001. Elle a été menée en deux phases. La première phase a consisté à nettoyer la zone d'impact de 1.500 m2, puis a suivi une seconde phase de nettoyage d'une plus vaste zone de 30.000 m² légèrement contaminée à la suite de la dispersion de particules de peinture antisalissures mélangées aux sédiments soulevés par le mouvement de l'hélice du bateau lors d'une tentative de renflouage. L'opération a pris plus longtemps que prévu étant donné la grande quantité de peinture marine antisalissures au tributylétain (TBT) profondément enterrée dans les sédiments et du retard causé par le mauvais temps. Il a fallu utiliser une équipe de plongeurs et de spécialistes utilisant des équipements lourds tels que pompes, vedettes et aspirateurs sous-marins pour retirer la peinture du récif qui avait éraflé la coque du bateau. Il a été impossible de retirer toutes les traces de TBT de la zone et les spécialistes disent que bien qu'il soit peu probable que la peinture restante ait un impact notable sur les poissons et les coraux adultes, elle peut être toxique pour les larves de coraux pendant plusieurs années. De grands morceaux de coraux ont également été replacés dans la tranchée formée par la coque du navire pour faciliter la régénération naturelle. La GBRMPA et les parties intéressées étudient actuellement un programme de suivi à long terme du site.

L'Etat partie a informé l'UICN qu'une étude des mesures en vue d'améliorer la sécurité des navires et la prévention de la pollution dans le périmètre de La Grande Barrière est menée par un comité directeur composé de l'Australian Maritime Safety Authority, du Département des Transports et des Services régionaux du Commonwealth, de la GBRMPA et du Département des Transports du Queensland. Les sessions de consultations du public ont commencé en février 2001. Le comité directeur doit rendre compte au Ministre des Transports et des Services régionaux le 29 juin 2001. La GBRMPA a entrepris un certain nombre de modifications législatives pour améliorer la sécurité à l'intérieur de La Grande Barrière à la suite de cet accident, notamment :

L'UICN signale un rapport du Brisbane Institute sur l'apparition d'acantasthers – étoiles de mer tueuses – sur La Grande Barrière. Les professionnels du tourisme dépenseraient, paraît-il, 2 millions de dollars australiens par an pour tenter de supprimer les étoiles de mer de leurs sites de plongée, essentiellement en leur injectant une solution stérilisante. De telles apparitions d'étoiles de mer sont jugées naturelles sur une cycle de 12-15 ans et l'espèce disparaît naturellement. Il y a cependant des raisons de s'inquiéter que la troisième grande infestation qui affecte La Grande Barrière ne disparaisse pas naturellement. Des facteurs anthropogènes raccourcissent peut-être les intervalles entre l'apparition des infestations qui pourraient maintenant se produire à des intervalles de 3 à 5 ans. Les responsables les plus probables de ces infestations sont les ruissellements côtiers chargés de nutriments – qui pourraient fournir davantage de nourriture aux étoiles de mer au stade larvaire – ainsi que la pêche qui diminue le nombre de prédateurs de jeunes étoiles de mer. Il y a également quelques preuves que d'importantes inondations pourraient avoir un rapport avec ces infestations, comme d'ailleurs l'augmentation du volume de sédiments des cours d'eau du Queensland qui se déversent dans La Grande Barrière. Les eaux polluées par l'azote qui se déversent dans le récif pourraient être un important facteur de croissance du phytoplancton qui constitue la nourriture de l'acantasther. Aucune législation effective n'est en place dans le Queensland pour traiter cette pollution agricole. Au début de 2001, le Premier Ministre du Queensland, M. Beattie, a annoncé que son gouvernement allait s'employer activement à protéger La Grande Barrière, en engageant un programme de recherche sur l'acantasther et son éradication. Les chercheurs qui étudient le récif souhaiteraient que l'on travaille davantage sur les liens entre le débordement des rivières, les niveaux de pollution et l'acantasther.

Action requise

Le Bureau approuve les mesures rapides prises par l'Etat partie pour nettoyer les impacts de l'accident survenu sur le récif de Sudbury et ses efforts pour réviser la législation à partir des leçons apprises lors des opérations de nettoyage, afin d'améliorer la sécurité de la navigation dans le périmètre du Parc marin de La Grande Barrière. Compte tenu de cet accident, le Bureau souligne l'importance du pilotage obligatoire des grands navires – spécialement ceux qui transportent des matières dangereuses – dans toute l'aire de patrimoine mondial. Le Bureau note la nécessité de stratégies de réponse effective pour limiter autant que possible les impacts environnementaux dans le cas d'accidents marins, par des consultations avec les principaux partenaires concernés – y compris les propriétaires traditionnels. Le Bureau se déclare préoccupé des impacts possibles des restes de TBT sur les larves de corail dans la zone touchée et il demande instamment à l'Etat partie de finaliser le programme de suivi à long terme du site actuellement à l'étude. Le Bureau invite l'Etat partie à présenter un rapport d'avancement au Centre, avant le 15 septembre 2001, sur les mesures complémentaires à prendre pour assurer la sécurité de la navigation dans le Parc. Il l'invite également à lancer un programme de suivi à long terme du site ainsi que sur les questions liées à l'infestation par des étoiles de mer du type acantasther comme l'a signalé l'UICN, pour étude par la vingt-cinquième session extraordinaire du Bureau.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

En 1999, le Comité australien de l’UICN a adopté un procédé pour surveiller les sites australiens qui est désormais appliqué à la Grande barrière, à la baie Shark et aux Tropiques humides de Queensland. Dans le cas de la Grande barrière, des recommandations spécifiques (Focussed Recommendations) et un plan de gestion (Framework for Management) ont été adoptés par le Comité et l’Australie s’est engagée à adresser à la vingt-sixième session du Bureau en 2002 un rapport sur la mise en œuvre des actions prioritaires. Les autorités australiennes ont également accepté de travailler avec le Comité australien de l’UICN pour élaborer un plan de gestion qui sera basé sur les recommandations déjà débattues et appliqué à la baie Shark et aux Tropiques humides de Queensland et ce, dans le cadre des activités de soumission de rapports périodiques de la région Asie-Pacifique en 2002/2003.

 

Le 10 septembre 2001, le gouvernement australien a publié un rapport scientifique consacré aux effets de l’exploitation des terres sur la qualité de l’eau dans le périmètre du site de la Grande Barrière. Ce rapport, intitulé Great Barrier Reef Catchment Water Quality Action Plan, recommande des objectifs spécifiques de réduction de la pollution au niveau du cours inférieur des fleuves pour 2011 et ce, pour les 26 bassins versants qui jouxtent la Grande Barrière. Ce Plan a été mis au point par la Direction du Parc marin de la Grande Barrière (GBRMPA) à la demande du Conseil ministériel de la Grande Barrière et du ministre de l’Environnement et du Patrimoine du Commonwealth. Un groupe de scientifiques a passé en revue les données disponibles et les lignes directrices nationales relatives à la qualité de l’eau, a classé les bassins versants par ordre de priorité en fonction du risque écologique qu’ils présentent pour la Grande Barrière et a recommandé des objectifs minimum de charge de polluants pour enrayer la dégradation de la qualité de l’eau qui se déverse dans la Grande Barrière. Ce Plan peut être consulté sur le site Web du GBRMPA à l’adresse : http://www.gbrmpa.gov.au

 

Le Plan note qu’au cours des 150 dernières années la charge de sédiments a augmenté de 300-900 %, celle de phosphate de 300–1500 %, celle d’azote total de 200-400 %, et que l’on trouve maintenant des résidus de pesticides dans les sédiments infralittoraux. Pour la décennie 2001-2011, il propose de réduire les teneurs en sédiments de 38 %, en azote de 39 %, en phosphore de 47 % et en chlorophylle de 30-60 %, respectivement. Il est également proposé de réduire les concentrations de métaux lourds et de pesticides détectables.

 

Le Plan recommande que ces objectifs soient intégrés dans les plans correspondants du Plan d’action national pour la salinité et la qualité de l’eau (NAP) et du Natural Heritage Trust. Pour les bassins versants non couverts par le NAP, le rapport recommande que le gouvernement de l’Etat concerné élabore et soumette au Conseil ministériel de la Grande Barrière des plans de gestion intégrés précisant les actions nécessaires pour atteindre les objectifs de qualité de l’eau qui ont été fixés. Le Plan suggère des actions spécifiques, en particulier un ensemble de mesures réglementaires et non réglementaires visant à améliorer la qualité de l’eau qui se déverse dans la Grande Barrière, notamment :

·       des réformes pour soumettre toutes les activités ayant des répercussions sur l’environnement à des évaluations d’impact sur l’environnement en bonne et due forme, ainsi qu’à des procédures d’approbation, le tout accompagné de conditions destinées à s’assurer que ces activités tiendront compte des impératifs de protection et d’amélioration de la qualité de l’eau ;

·       l’établissement de « cartes des contraintes » pour les activités agricoles actuelles et futures ;

·       la protection et la remise en état des bassins versants exposés, tels que les zones humides d’eau douce et la végétation riparienne ;

·       l’instauration et l’application de normes pour le déversement, dans les cours d’eau, des eaux d’égout, des eaux usées et des eaux pluviales résultant des aménagements côtiers ;

·       la promotion, pour les activités agricoles, de plans de gestion de l’environnement encourageant les pratiques qui réduisent au maximum les impacts en aval ;

·       des incitations à se conformer aux codes de bonne pratique de la profession ;

·       la mise en place de programmes d’éducation sur les liens entre utilisation des terres et impacts sur la Barrière, à l’intention du public et des populations des bassins versants.

 

Le WWF-Australie a estimé à plus de 300 millions de dollars AU le coût d’un vaste programme de remise en état destiné à réduire la pollution et à décontaminer les eaux qui se jettent dans la Grande barrière ; il a également répertorié plusieurs actions déterminantes pour réussir, à savoir : (i) un moratoire immédiat et permanent du défrichage dans les bassins versants de la Grande Barrière ; (ii) l’adoption urgente d’une législation protégeant les zones humides d’eau douce du littoral ; (iii) la réglementation de toutes les activités agricoles conformément à la loi de 1994 relative à la protection de l’environnement dans le Queensland ; (iv) l’instauration d’une procédure d’autorisation pour l’usage des engrais et des pesticides ; (v) la fixation, par voie législative, de limites de rejet de ces produits dans les sols acides sulfatés ; (vi) la mise au point et le financement d’un vaste programme de restauration des zones humides et de la végétation riparienne dans les bassins versants de la Grande barrière.

 

L’UICN note que le Great Barrier Reef Catchment Water Quality Action Plan s’attaque directement à l’un des principaux problèmes soulevés par le rapport de l’ACIUCN sur le Parc marin de la Grande Barrière, à savoir la nécessité d’une gestion plus efficace des bassins versants sur les terres qui jouxtent le Parc.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 25 BUR V.106-112

V.106     Le Bureau a rappelé qu’à sa vingt-quatrième session, l'Etat partie avait été prié de présenter un rapport sur l'échouage d'un navire dans le périmètre du site du patrimoine mondial de La Grande Barrière en novembre 2000. L'Etat partie a transmis un rapport en  pièce jointe à une lettre du 19 avril 2001 envoyée à l’UICN pour étude et commentaires.

V.107     La Direction du Parc marin de La Grande Barrière (GBRMPA) a fait savoir que le navire avait causé des dommages sérieux mais localisés au récif de Sudbury. Le bateau a labouré un passage à travers le récif en détruisant une zone d'environ 1500 m2. Des débris et des blocs de rochers du récif poussés de chaque côté de l'avarie sur la coque ont créé un bourrelet de 5 à 10 mètres de large et d'un mètre de haut. Par la suite, une zone de 30.000 m2 a subi une contamination à des taux relativement bas due à la dispersion de particules de peinture marine antisalissures causée par le mouvement de l'hélice du bateau lors d'une tentative de renflouage. Le personnel de la GBRMPA et des représentants indépendants de la Malaysian International Shipping Company (MISC) ont mis en œuvre un programme de nettoyage fondé sur une méthodologie mutuellement approuvée dont les objectifs essentiels étaient de retirer le produit de protection de la coque dans l'environnement marin pour le ramener un niveau où il n'aura pas d'effets à long terme sur les communautés benthiques (spécialement les coraux) ; et de stabiliser partiellement le substratum du récif à l'endroit du principal impact pour faciliter la récupération naturelle de la zone.

V.108     La tentative de nettoyage a commencé le 9 janvier 2001 et s'est terminée le 27 mars 2001. Elle a été menée en deux phases. L'opération a pris plus longtemps que prévu étant donné la grande quantité de peinture marine antisalissures au tributylétain (TBT) profondément enterrée dans les sédiments, et du retard causé par le mauvais temps. La GBRMPA et les parties intéressées étudient actuellement un programme de suivi à long terme du site.

V.109     L'Etat partie a informé l'UICN qu'une étude des mesures en vue d'améliorer la sécurité des navires et la prévention de la pollution dans le périmètre de La Grande Barrière est menée par un comité directeur composé de l'Australian Maritime Safety Authority, du Département des Transports et des Services régionaux du Commonwealth, de la GBRMPA et du Département des Transports du Queensland. Les sessions de consultations du public ont commencé en février 2001. Le comité directeur doit rendre compte au Ministre des Transports et des Services régionaux le 29 juin 2001. La GBRMPA a entrepris un certain nombre de modifications législatives pour améliorer la sécurité à l'intérieur de La Grande Barrière à la suite de cet accident.

V.110     L'UICN signalait un rapport du Brisbane Institute sur l'apparition d'acantasthers – étoiles de mer tueuses – sur La Grande Barrière. Les professionnels du tourisme dépenseraient, paraît-il, 2 millions de dollars australiens par an pour tenter de supprimer les étoiles de mer de leurs sites de plongée, essentiellement en leur injectant une solution stérilisante. Il y avait également quelques preuves que d'importantes inondations pourraient avoir un rapport avec ces infestations, comme d'ailleurs l'augmentation du volume de sédiments des cours d'eau du Queensland qui se déversent dans La Grande Barrière. Les eaux polluées par l'azote qui se déversent dans le récif pourraient être un important facteur de croissance du phytoplancton qui constitue la nourriture de l'acantasther. Aucune législation effective n'est en place dans le Queensland pour traiter cette pollution agricole. Au début de 2001, le Premier Ministre du Queensland, M. Beattie, a annoncé que son gouvernement allait s'employer activement à protéger La Grande Barrière, en engageant un programme de recherche sur l'acantasther et son éradication. Les chercheurs qui étudient le récif souhaiteraient que l'on travaille davantage sur les liens entre le débordement des rivières, les niveaux de pollution et l'acantasther.

V.111     Le Délégué de l’Australie a déclaré que son Gouvernement s’était engagé à présenter une série de rapports sur cette aire de patrimoine mondial. L’Etat partie avait convenu de faire rapport sur ces questions à la vingt-sixième session du Bureau en 2002, notamment sur les domaines d’action prioritaires des recommandations ciblées de l’ACUIUCN dans le cadre de la soumission de rapports périodiques. De plus, le Délégué de l’Australie a informé le Bureau que le Premier Ministre adjoint et le Ministre des Transports et des Services régionaux allaient bientôt recevoir un rapport d’un comité directeur de haut niveau sur les mesures destinées à améliorer la sécurité de la navigation et sur des stratégies à adopter pour lutter contre la pollution.

V.112     Le Bureau a approuvé les mesures rapides prises par l'Etat partie pour nettoyer les impacts de l'accident survenu sur le récif de Sudbury et ses efforts pour réviser la législation à partir des leçons apprises lors des opérations de nettoyage, afin d'améliorer la sécurité de la navigation dans le périmètre du Parc marin de La Grande Barrière. Compte tenu de cet accident, le Bureau souligne l'importance du pilotage obligatoire des grands navires – spécialement ceux qui transportent des matières dangereuses – dans toute l'aire de patrimoine mondial. Le Bureau a noté la nécessité de stratégies de réponse effective pour limiter autant que possible les impacts environnementaux dans le cas d'accidents marins, par des consultations avec les principaux partenaires concernés – y compris les propriétaires traditionnels. Le Bureau s’est déclaré préoccupé des impacts possibles des restes de TBT sur les larves de corail dans la zone touchée et il a instamment demandé à l'Etat partie de finaliser le programme de suivi à long terme du site actuellement à l'étude. Le Bureau a invité l'Etat partie à tenir le Centre informé de l’avancement sur ces questions dans le cadre des rapports périodiques présentés par les Etats parties en 2000/2003.

Décision adoptée: 25 COM VIII

Rapports sur l'état de conservation de biens naturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial dont le Comité a pris note

La Grande Barrière (Australie)

Ile Fraser (Australie)

Les Sundarbans (Bangladesh)

Forêt Belovezhskaya Pushcha / Bialowieza (Bélarus et Pologne)

Parc national du Gros-Morne (Canada)

Pac national Nahanni (Canada)

Parc national de Los Katios (Colombie)

Grottes du karst aggtelek et du karst slovaque (Hongrie et Slovaquie)

Le Comité a noté que les questions soulevées concernaient exclusivement la partie slovaque de ce site transfrontalier.

Parc national des Sundarbans (Inde)

Le Délégué de l'Inde a informé le Comité qu'il n'y a pas de projet de construction de voies navigables prévu ou risquant d'avoir un impact quelconque sur le site.

Parc national de Kaziranga (Inde)

Parc national de Komodo (Indonésie)

Parc national de Lorentz (Indonésie)

L'Observateur de l'Indonésie a remercié les autorités australiennes de leur assistance financière. Il a informé le Comité qu'il serait difficile de respecter la date limite du 1er février et qu'un rapport pourrait être présenté fin mars 2002.

Isole Eolie (Iles Eoliennes) (Italie)

L'Observatrice de l'Italie a confirmé qu'il y avait eu une décision de justice le 4 décembre 2001, qui n'était pas encore publique, mais qu'elle serait disponible prochainement. Elle a informé le Comité qu'il serait difficile de respecter la date limite du 1er février et qu'un rapport pourrait être fourni vers la fin du mois de mars 2002.

Parc national du Gunung Mulu (Malaisie)

Parc national du Banc d'Arguin (Mauritanie)

Le Délégué de l'Egypte a attiré l'attention du Comité sur l'importance de protéger les zones humides qui servent de haltes aux oiseaux migrateurs le long de leurs itinéraires. Il a suggéré que le Centre du patrimoine mondial dispose d'un plan définissant les zones humides importantes pour les oiseaux et qu'il utilise ces informations pour créer des sites « satellites » du patrimoine mondial. Le représentant de l'UICN a évoqué la coopération entre le Centre du patrimoine mondial et la Convention de Ramsar et BirdLife International pour protéger les zones humides. Il a également souligné l'importance des aires qui entourent les aires classées au patrimoine mondial et les liens avec le Programme sur l'Homme et la biosphère pour la protection des sites. Le Secrétariat a donné des détails sur les discussions en cours avec le Secrétariat de la Convention des Espèces Migratrices pour établir un mémorandum d'accord entre ces deux Conventions.

Sian Ka'an (Mexique) 

La Déléguée du Mexique a indiqué que la confirmation du Plan écologique d'utilisation des terres en est actuellement à sa phase finale et elle a donc demandé que la date limite de remise du rapport au Bureau soit fixée au 15 mai 2002 pour examen par la vingt-sixième session du Comité en juin.

Parc national de Royal Chitwan (Népal)

Caucase de l'Ouest (Fédération de Russie)

Montagnes de l'Altaï (Fédération de Russie)

Parc national de Doñana (Espagne)

Réserve forestière de Sinharaja (Sri Lanka)

Baie d'Ha Long (Viet Nam)

Chaussée des Géants et sa côte (Royaume-Uni)

Ile de St Kilda (Royaume-Uni)

Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)

Parc national des Great Smoky Mountains (Etats-Unis d'Amérique)

Parc national Canaima (Venezuela)