1.         Parc national/Forêt naturelle du mont Kenya (Kenya) (N 800bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1997

Critères  (vii)(ix)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/800/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2000-2000)
Montant total approuvé : 25 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/800/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/800/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2001

Précédents débats :
Vingt-troisième session du Comité - page 90 de l'Annexe VII
Vingt-quatrième session du Bureau – paragraphe IV.31
Vingt-quatrième session du Comité – paragraphe VIII.25 / Annexe X page 114.

Questions principales : Phase transitoire de la gestion, déforestation et réhabilitation.

Nouvelles informationsLe Centre a reçu un courrier électronique daté du 12 avril 2001 du Directeur des Parcs nationaux du Kenya par lequel il informait le Centre que l'Etat partie avait quelque peu tardé à préparer un plan de gestion en utilisant l'assistance internationale (25.000 dollars EU) approuvée par la vingt-quatrième session du Bureau. L'UICN craint une poursuite des activités illégales dans la Forêt du Mont Kenya, bien que le service kenyan de protection de la nature n'ait pris la responsabilité l'année dernière d'une partie plus importante de ladite Forêt. On assiste à des appropriations de terres sur place, en particulier dans les secteurs du Mont Hombe et de Ragati, qui font partie de la Forêt du Mont Kenya, à l'extérieur du site du patrimoine mondial. En février 2001, le Ministre de l'Environnement a donné 28 jours de préavis d'intention pour l'allocation de 68.000 hectares de terres forestières, dont certaines parties autour du Mont Kenya où l'on peut s'établir. Des rapports signalent que des géomètres travaillent dans les secteurs d'Home et Ragati pour essayer de commencer à délimiter les terres avant l'application de la loi forestière. Toutefois, le 16 mars 2001, il a été signalé que la Haute Cour kenyane avait formellement interdit aux autorités d'autoriser des coupes dans les forêts. Ces forêts resteront maintenant propriété de l'Etat jusqu'à l'audition d'un procès contre le Ministre de l'Environnement. Des plantations de cannabis continuent à menacer la conservation du mont Kenya. Ces plantations d'un hectare à un hectare et demi sont situées sur les pentes du Mont Kenya, du côté d'Embu et de Meru South. Lorsque la brigade des stupéfiants détruit des plantations, les planteurs s'enfoncent simplement plus profondément dans la forêt. Malgré l'arrestation de plusieurs gardiens de plantations, les autorités n'ont pas pu identifier les propriétaires des plantations. La police et le service kenyan de protection de la nature n'ont pas actuellement assez de moyens pour supprimer les plantations.

L'UICN recommande que le Bureau invite l'Etat partie à fournir des informations complémentaires avant le 15 septembre 2001 sur ses mesures pour lutter contre la déforestation aux alentours du Mont Kenya. L'UICN engage vivement l'Etat partie à inviter une mission de suivi sur ce site comme l'avait suggéré le Bureau du patrimoine mondial en novembre 2000.

Action requise

Le Bureau approuve les recommandations de l'UICN, et demande au Centre et à l'UICN de coopérer avec l'Etat partie en vue d'entreprendre une mission de suivi sur le site pour s'assurer de son état de conservation. Le Bureau demande de nouveau à l'Etat partie de coopérer avec le Centre et l'UICN afin de terminer le plan de gestion et un programme de réhabilitation du site, et de fournir des informations sur ses mesures de lutte contre la déforestation, à soumettre au Centre avant le 15 septembre 2001, pour examen par la vingt-cinquième session du Bureau.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2001

Le Centre et l’UICN ont reçu une lettre du service kenyan de la faune sauvage (KWS) indiquant que l’UICN avait « demandé au KWS de proposer l’inscription du site du patrimoine mondial du Mont Kenya sur la Liste du patrimoine mondial en péril » et exprimant son opposition au projet de retrait du site du Mont Kenya de la Liste. Cette lettre déclarait que la gestion du site avait été récemment transférée du Département des Forêts au KWS pour améliorer la gestion et l’application de la loi. Le KWS a déclaré qu’il avait élargi les limites du site pour inclure la forêt naturelle et qu’il était en train de préparer un plan de gestion intégrée. L’UICN a répondu à l’Etat partie en : clarifiant son rôle en tant qu’organe consultatif, présentant le processus entraîné par le classement sur la Liste du patrimoine mondial en péril, expliquant les implications de l’inclusion sur la Liste du patrimoine mondial en péril et en décrivant l’objectif des missions de suivi et la nécessité de l’accord de l’Etat partie pour de telles missions. Le Centre et l’UICN notent que le retard de réception d’une invitation de l’Etat partie kenyan semble dû à un malentendu quant à la demande du Bureau en juin 2001. Le KWS avait compris que la demande d’une mission pour étudier une éventuelle inclusion sur la Liste du patrimoine mondial en péril constituait une inclusion automatique sur la Liste du patrimoine mondial en péril ainsi qu’un retrait systématique de la Liste du patrimoine mondial.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 25 BUR V.91-92

V.91       Le Bureau a noté que l'Etat partie avait quelque peu tardé à préparer un plan de gestion en utilisant l'assistance internationale approuvée par la vingt-quatrième session du Bureau. L'UICN craignait une poursuite des activités illégales dans la Forêt du Mont Kenya, bien que le Service kenyan de protection de la nature ait pris la responsabilité l'année dernière d'une partie plus importante de ladite Forêt. On continue d’assister à des appropriations de terres sur place, en particulier dans les secteurs du Mont Hombe et de Ragati qui font partie de la Forêt du Mont Kenya, à l'extérieur du site du patrimoine mondial. En février 2001, le Ministre de l'Environnement a donné 28 jours de préavis d'intention pour l'allocation de 68 000 hectares de terres forestières, dont certaines parties autour du Mont Kenya où des populations peuvent s'implanter. Des rapports signalent que des géomètres travaillent dans les secteurs d'Home et Ragati pour essayer de commencer à délimiter les terres avant l'application de la loi forestière. Toutefois, le 16 mars 2001, il a été signalé que la Haute Cour kenyane avait formellement interdit aux autorités d'autoriser des coupes dans les forêts. Celles-ci resteront désormais propriété de l'Etat jusqu'à l'audition d'un procès contre le Ministre de l'Environnement. Des plantations de cannabis continuent de menacer la conservation du Mont Kenya. Ces plantations d'un hectare à un hectare et demi sont situées sur les pentes du Mont Kenya, du côté d'Embu et de Meru South. Lorsque la brigade des stupéfiants détruit des plantations, les planteurs s'enfoncent simplement plus profondément dans la forêt. Malgré l'arrestation de plusieurs gardiens de plantations, les autorités n'ont pas pu identifier les propriétaires des plantations. A l’heure actuelle, la police et le service kenyan de protection de la nature n'ont pas assez de moyens pour supprimer les plantations.

V.92       Le Bureau a accueilli avec satisfaction les recommandations de l'UICN et a demandé au Centre et à l'UICN de coopérer avec l'Etat partie en vue d'entreprendre une mission de suivi sur le site pour s'assurer de son état de conservation. Le Bureau a demandé de nouveau à l'Etat partie de coopérer avec le Centre et l'UICN afin d’achever le plan de gestion ainsi qu’un programme de réhabilitation du site, et de fournir des informations sur ses mesures de lutte contre la déforestation, à soumettre au Centre avant le 15 septembre 2001, pour examen par la vingt-cinquième session du Bureau. 

Décision adoptée: 25 COM VIII.88

VIII.88 Le Comité a demandé à l'Etat partie d'inviter une mission sur le site dès que possible pour permettre une évaluation indépendante de l'état de conservation du site du patrimoine mondial.