1.         Villages antiques du Nord de la Syrie (République arabe syrienne) (C 1348)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2011

Critères  (iii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2013-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1348/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2007-2007)
Montant total approuvé : 30 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1348/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien: 202.917 dollars EU (2001-2010 : appui technique et financier des ministères des affaires étrangères et de la culture dans le cadre de la coopération France-UNESCO).

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

a) Politique de protection n’intégrant pas suffisamment les paysages culturels ;

b) Manque de ressources humaines et financières ;

c) Projets de développement ou d’infrastructures risquant d’affecter l’intégrité du bien ;

d) Plan de gestion encore incomplet et absence de planification des activités à entreprendre.

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1348/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2012

La décision 35 COM 8B.23 adoptée par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session (UNESCO, 2011) demandait à l'État partie de prendre en considération les points suivants :

a) poursuivre et approfondir la politique de protection et de conservation des paysages culturels, notamment par la révision de la Loi sur les antiquités,

b) renforcer le nombre de gardes pour les parcs les moins bien dotés ou les plus exposés à des actions illégales,

c) confirmer que le parc n°1 (sanctuaire dédié à Saint Siméon) n'est pas affecté par un projet de ligne électrique à haute tension,

d) confirmer l'interdiction totale d'un grand projet immobilier au sein du parc n°3 (site de Sinkhar),

e) confirmer que l'intégrité visuelle du parc n°5 (Jebel Zawiyé) n'est pas compromise par des projets de grandes carrières et/ou d'industries,

f) achever dans les meilleurs délais le cadastre de chacun des parcs, sous le contrôle de la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM),

g) maintenir, durant la période transitoire de la gestion, les prérogatives de la DGAM dans le contrôle de la préservation et de la conservation du bien,

h) accorder à la Maison du patrimoine et aux centres de gestion des parcs des ressources humaines et des moyens matériels en rapport avec les nouvelles missions de protection, de conservation et de développement économique et touristique du bien prévus par le Plan de gestion,

i) compléter le Plan de gestion et le Plan d'action par une planification des actions jugées conformes à la conservation et à l'expression de la valeur universelle exceptionnelle du bien, ainsi que d'un calendrier de mise en œuvre,

j) préciser les indicateurs de suivi de la conservation du bien en fonction des particularités de chaque site et en fonction de données paysagères plus approfondies.

Le 30 janvier 2012, l’État partie a transmis un rapport sur l’état de conservation du bien, dans lequel il évoque les difficultés actuelles que connaît le pays et indique les avancées suivantes : 1. Les travaux de la commission établie au sein de la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM) ont avancé sur les amendements à apporter à la Loi sur les antiquités de 1963 afin de mieux prendre en compte la protection du patrimoine culturel, notamment celle des paysages culturels ; 2. La mise en œuvre de la protection, de la gestion et du plan d’action concernant le bien a été entreprise avec l’Autorité d’aménagement régional, afin de les inscrire dans les plans régionaux d’aménagement et d’impliquer les différentes autorités responsables de leur réalisation et de leur suivi. Le rapport de l’Etat partie comprend notamment les éléments suivants en cours de réalisation :

a) le suivi des mesures d’appropriation sur le site de Roueiha est financé comme une action prioritaire ;

b) le site de Sinkhar est annoncé comme complètement protégé contre d’éventuels projets immobiliers inadaptés à sa conservation ;

c) un budget a été prévu pour la protection et la réhabilitation des Villages antiques sur l’exercice 2012 ; il permettra la préparation du Plan de gestion et la réalisation contractuelle d’une étude pilotée par la DGAM sur l’aménagement et la conservation à long terme du bien ;

d) un projet documentaire sous forme de base de données et de système d’information géographique est annoncé pour les sites de Saint-Siméon et du Jebel Zawiyé;

Un recrutement de personnels qualifiés, notamment en archéologie, est annoncé à l’échelle de l’État partie, notamment pour les deux antennes régionales de la DGAM en charge du bien, mais sans précision supplémentaire ; il en va de même pour les gardiens de sites.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives considèrent que le rapport de l’Etat partie ne répond que partiellement aux recommandations de la décision 35 COM 8B.23, tout en notant les circonstances actuelles que traverse l’État partie. La recommandation d) est satisfaite ; les recommandations a), h), et g) sont satisfaites partiellement ou sont annoncées comme étant en cours de l’être ; les autres recommandations ne le sont pas. Il convient donc de suivre de près la mise en œuvre de ces recommandations. Par ailleurs, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ont été informés par diverses sources, non vérifiables pour l’instant, de dommages sur le village de Barra et des risques encourus par le bien dans son ensemble en raison de la situation prévalant dans le pays.

Décision adoptée: 36 COM 7B.58

Le Comité du patrimoine mondial,

1.   Ayant examiné le document WHC-12/36.COM/7B,

2.   Rappelant la décision 35 COM 8B.23, adoptée lors de sa 35e session (UNESCO, 2011),

3.   Exprime sa très vive préoccupation envers la situation actuelle du pays, les pertes humaines et les risques potentiels encourus par le bien ;

4.   Prend note du rapport envoyé par l’État partie et des circonstances qui ralentissent la mise en œuvre des réponses aux recommandations du Comité du patrimoine mondial ;

5.   Maintient l’essentiel de ses recommandations antérieures et demande à l’État partie de :

a)  poursuivre et approfondir la politique de protection et de conservation des paysages culturels, notamment par la révision de la Loi sur les antiquités,

b)  renforcer le nombre de gardes pour les parcs les moins bien dotés ou les plus exposés à des actions illégales,

c)  confirmer que le parc n°1 (sanctuaire dédié à Saint Siméon) n’est pas affecté par un projet de ligne électrique à haute tension,

d)  confirmer que l’intégrité visuelle du parc n°5 (Jebel Zawiyé) n’est pas compromise par des projets de grandes carrières et/ou d’industries,

e)  achever dans les meilleurs délais le cadastre de chacun des parcs, sous le contrôle de la Direction générale des antiquités et des musées (DGAM),

f)   maintenir, durant la période transitoire de la gestion, les prérogatives de la DGAM dans le contrôle de la préservation et de la conservation du bien,

g)  accorder à la Maison du patrimoine et aux centres de gestion des parcs des ressources humaines et des moyens matériels en rapport avec les nouvelles missions de protection, de conservation et de développement économique et touristique du bien prévus par le Plan de gestion,

h)  compléter le Plan de gestion et le Plan d’action par une planification des actions jugées conformes à la conservation et à l’expression de la valeur universelle exceptionnelle du bien, ainsi que d’un calendrier de mise en œuvre,

i)    préciser les indicateurs de suivi de la conservation du bien en fonction des particularités de chaque site et en fonction de données paysagères plus approfondies ;

6.  Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2013, un rapport sur l’état de conservation du bien pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 37e session en 2013.