1.         Parc national de Hortobágy - la Puszta (Hongrie) (C 474rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1999

Critères  (iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/474/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2000-2000)
Montant total approuvé : 50 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/474/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/474/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2000

Nouvelles informations : Le Directeur adjoint du Parc national de l'Hortobágy a signalé à l'UICN que, bien qu'il soit actuellement difficile d'estimer les dégâts exacts, il y a des preuves de dégâts causés au site du patrimoine mondial par le déversement accidentel de cyanure et de métaux lourds en Roumanie. Il faut disposer d'un programme global de suivi pour connaître le niveau exact des pertes et l'impact sur l'ensemble de l'écosystème. L'Etat partie a présenté une demande d'assistance d'urgence pour ce site qui a reçu le ferme appui de l'UICN. On a relevé des carcasses de 21 espèces de poissons, dont cinq sont protégées par la loi hongroise et dont plusieurs sont protégées par des conventions internationales. Les cadavres empoisonnés menacent également les oiseaux piscivores comme les pygargues à queue blanche. On a également signalé des impacts sur des canards sauvages, des cormorans et des loutres. Les effets à long terme du cyanure sur l'aire protégée qui longe la Tisza sont actuellement inconnus mais l'accumulation de métaux lourds comme le plomb, le zinc et le cuivre dans les organismes vivants pourrait avoir des effets très nuisibles. L'équipe spéciale du PNUE qui a commencé à travailler après la première pollution fera rapport à ce sujet. L'Union européenne a créé l'équipe spéciale de Baia Mare avec la participation de représentants des gouvernements roumain et hongrois, de la Convention sur la protection du Danube, du WWF et des Nations Unies et cette équipe spéciale va diriger le programme de restauration.

Action requise

Le Bureau rend hommage aux efforts de l'Etat partie et à de nombreuses autres organisations pour leur réaction rapide devant cette catastrophe écologique. Le Bureau demande instamment à l'Etat partie de créer un programme de suivi global pour tous les secteurs et écosystèmes susceptibles d'avoir été touchés par les déversements polluants et de donner la priorité à la mise en œuvre d'un programme de restauration. Le Bureau demande à l'Etat partie de fournir un rapport sur l'état de conservation du site et sur les mesures palliatives prises, avant le 15 septembre 2000.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2000

L'Etat partie a fourni un rapport le 12 septembre 2000 sur l'état de conservation du site au sujet de la pollution au cyanure de la Tisza, causée par le déversement accidentel du 30 janvier 2000 sur le site minier roumain de Baia Mare. Cette pollution au cyanure menaçait potentiellement les zones humides artificielles et naturelles du site. Il existe trois unités distinctes le long de la rivière et l'on a bâti des structures pour stopper les impacts de la pollution et mis en place un programme de suivi. Le rapport signale que l'utilisation du sol et les autres valeurs culturelles ne sont pas affectées.

Les commentaires de l'UICN peuvent se résumer comme suit. Le rapport présente les menaces et les dommages causés à l'environnement du site. En raison des mesures prises par les autorités, la pollution au cyanure n'a touché que la faune et la flore, spécialement les poissons de la Tisza, en provenance du lac Tisza. Les algues de rivière sont réapparues quelques jours après le déversement et la recherche montre qu'il n'y a pas eu de diminution du nombre d'invertébrés. Le nombre de l'une des plus importantes espèces d'éphémères a augmenté, ce qui indiquerait une diminution du nombre de poissons prédateurs qui se nourrissent des larves de cette espèce. Un grand nombre de poissons ont été empoisonnés, y compris des espèces protégées par la législation nationale et internationale. On ne dispose pas de chiffres. On n'a pas trouvé de mammifères ou d'espèces d'oiseaux morts dans le Parc ou aux alentours ; on n'a pas non plus signalé de diminution du nombre d'oiseaux d'eau pour la saison de reproduction de 2000. Le Ministère hongrois de l'Environnement a mis en place un programme de suivi, y compris de la qualité de l'eau et des questions de biodiversité. Ce programme est coordonné par l'Institut de Recherche sur l'Eau, avec la participation de diverses autorités et ONG. Le suivi de la biodiversité comprend : l'étude et le suivi des mammifères strictement protégés (spécialement la loutre européenne et les chauves-souris) ; le suivi des oiseaux rares et de ceux qui nichent en colonies ; le suivi des reptiles et des amphibiens ; le suivi des espèces de poissons protégées et commerciales ; les effets de la pollution au cyanure sur les insectes ; les effets de la pollution sur la végétation de grande taille et les forêts-galeries ; le suivi à l'échelle paysagère ; et la création d'une base de données utilisant le SIG sur la flore et la faune de la Tisza. L'Etat partie suggère de prendre les mesures suivantes pour éviter des dommages à l'avenir : un plan d'action détaillé doit être préparé par les autorités compétentes (hauts responsables de l'eau, de l'environnement et des parcs nationaux) et par des spécialistes à des fins de prévention. Ce plan devra être centré sur l'amélioration de l'échange de l'information dans de telles situations d'urgence. Trois structures permanentes devront être construites pour empêcher toute eau polluée de pénétrer dans les zones humides protégées du Parc national.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 24 BUR IV.B.45

Le Centre a informé le Bureau que, bien qu’il soit actuellement difficile d’estimer les dégâts exacts, il y a des preuves de dégâts causés au site par le déversement accidentel de cyanure et de métaux lourds en Roumanie. L’assistance d’urgence pour ce site est en cours.

L’ICOMOS a fait remarquer qu’il n’y avait actuellement aucun impact sur les valeurs culturelles du site, mais qu’il pourrait y en avoir à long terme, et qu’il appuyait la demande d’assistance d’urgence.

L’UICN a également appuyé la demande d’assistance pour ce paysage culturel en partageant les préoccupations quant à l’impact environnemental des déversements accidentels de cyanure. L’UICN a souligné qu’il fallait définir clairement les priorités pour la mise en place d’un programme global de suivi et de restauration du site.

Le délégué de la Hongrie a remercié le Centre de traiter la demande d’assistance d’urgence et a exprimé sa gratitude pour la contribution de l’Australie de 300.000 dollars australiens affectée à la création d’un programme global de suivi. Il a informé le Bureau que les rapports de presse selon lesquels l’Ukraine serait impliquée dans le déversement accidentel de cyanure sont infondés, ce qui apparaît clairement dans les informations communiquées par le PNUE.

Le délégué du Maroc a attiré l’attention du Bureau sur l’impact éventuel des déversements toxiques des tributaires du Danube à la Mer Noire et sur la région de la Méditerranée en général.

Le Bureau a rendu hommage aux efforts de l’Etat partie et à de nombreuses autres organisations pour leur réaction rapide devant cette catastrophe écologique. Il a instamment demandé à l’Etat partie de créer un programme de suivi global pour tous les secteurs et écosystèmes susceptibles d’avoir été touchés par les déversements polluants et de donner la priorité à la mise en œuvre d’un programme de suivi et de restauration. Le Bureau a demandé à l’Etat partie de fournir un rapport sur l’état de conservation du site et sur les mesures palliatives qui auront été prises, avant le 15 septembre 2000.

Décision adoptée: 24 COM VIII.iii.35-43

VIII.35 Brasilia (Brésil)

Site de l'Homme de Pékin à Zhoukoudian (Chine)

Palais du Potala, Lhasa (Chine)

VIII.36 Le Caire islamique (Egypte)

VIII.37 Trèves, monuments romains, cathédrale et église Notre-Dame (Allemagne)

Châteaux et parcs de Potsdam et Berlin (Allemagne)

Weimar classique (Allemagne)

Parc national de l'Hortobagy (Hongrie)

VIII.38 Ensemble monumental de Khajuraho (Inde)

Temple du soleil à Konarak (Inde)

Petra (Jordanie)

Luang Prabang (République démocratique populaire lao)

Byblos (Liban)

Ksar Aït Ben Haddou (Maroc)

VIII.39 Ile de Mozambique (Mozambique)

Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal)

Fortifications de la côte caraïbe du Panama : Portobelo-San Lorenzo (Panama)

Site archéologique de Chavin (Pérou)

VIII.40 Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines)

VIII.41 Eglises baroques des Philippines (Philippines)

VIII.42 Paysage culturel de Sintra ( Portugal)

VIII.43 Istanbul (Turquie)

Ensemble de monuments de Huê (Viet Nam)