1.         Îles Galápagos (Équateur) (N 1bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1978

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2007-2010

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1979-1998)
Montant total approuvé : 517 850 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

juin 1996: mission d'étude

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2000

Précédents débats :
Vingt-troisième session du Comité – Paragraphe X.28 et l'Annexe VIII.
Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.32.

Nouvelles informations : L'UICN a signalé que le Président de l'Equateur avait approuvé, en janvier 2000, une réglementation générale en vue de l'entrée en vigueur de la loi spéciale pour les Galapagos. La mise en œuvre des dispositions relatives à la conservation est lente et il faut mettre en place dès que possible une réglementation sur le tourisme, la pêche, l'agriculture et les évaluations d'impact environnemental. S'agissant du contrôle de l'immigration vers les îles, la réglementation en est maintenant au stade préparatoire et le travail se poursuit. L'INGALA travaille pour terminer dès que possible une analyse démographique de tous les résidents des Galapagos afin de distinguer les résidents permanents des autres.

Le calendrier de la pêche pour l'utilisation des ressources des aires marines a fait l'objet d'une évaluation à la fin de 1999 et un nouveau calendrier a été établi pour 2000 ; celui-ci exige la mise en place d'un programme de zonage avant la reprise possible de la pêche au concombre de mer. Les zones définies doivent servir à protéger les espèces et à limiter les efforts de pêche. Il faut accélérer l'établissement d'une réglementation sur la pêche et mettre au point des programmes éducatifs destinés aux pêcheurs locaux. L'UICN a noté une pression continuelle pour tenter de mettre en place des bateaux de pêche semi-industriels et installer un centre industriel. Des mesures sont prises pour définir la pêche "artisanale" dans le contexte des Galapagos et la distinguer de la pêche industrielle. La capacité du personnel du Parc pour patrouiller dans les aires marines a cependant été renforcée. Un bateau de pêche contrevenant a été appréhendé et une action en justice a été entreprise. Le résultat du procès est suivi attentivement par les défenseurs des ressources naturelles car le jugement du tribunal à cet égard pourrait bien concerner directement le contrôle futur des activités de pêche illicite dans les eaux marines des Galapagos.

L'UICN note qu'il est important que le gouvernement procède rapidement à la réforme du SESA (Service équatorien de la Santé animale) pour faciliter la mise en place du Système d'inspection et de quarantaine pour les Galapagos, à la fois dans les ports d'entrée aux Galapagos et dans les ports d'embarcation sur le continent (aéroports et ports). Le projet financé par l'UNF a débuté ; il renforcera la capacité du Service des Parcs nationaux des Galapagos (GNPS) et de la Fondation Charles Darwin (CDRS) qui veulent introduire et améliorer le système de quarantaine, en vue de l'éradication et du contrôle des espèces envahissantes. Un projet PNUD/FEM, évalué à 8 millions de dollars, devrait également débuter cette année. Il est axé entre autres sur l'éradication d'espèces introduites de grands mammifères, comme les chèvres dans l'île Isabela. Les projets de l'UNF et du FEM incluent des engagements à réunir des subventions en contrepartie d'un montant s'élevant jusqu'à 5 à 7 millions de dollars, qui seront utilisés pour créer une fondation pour les Galapagos. La CDS, la CDRS et le GNPS, en consultation avec l’UNESCO, l'UNF et le FEM, cherchent actuellement à recruter un spécialiste qui serait responsable du lancement de campagnes de collecte de fonds pour créer la fondation. De plus, un projet de prêts, qui doit être financé par la Banque interaméricaine de développement (BID) et évalué à environ 20 millions de dollars, traitera de questions liées à la protection des ressources marines, à la gestion de l'environnement des îles et au renforcement des institutions et des capacités. Il doit être finalisé avant la fin de 2000. La BID envisage de mettre en place un autre projet sur le tourisme écologique aux Galapagos. L'Unité de l’UNESCO pour la coordination des relations avec les banques de développement (BER/BKS) est en contact avec la BID pour étudier un engagement possible à l'échelle de l'UNESCO, dont celui du Centre et d'autres unités comme le MAB, la COI, etc. et des partenaires comme l'UICN et la CDF pour la mise en œuvre de projets de la BID.

Un membre du personnel du Centre et le Délégué permanent adjoint de l'Equateur ont participé à la session du Conseil exécutif de la Fondation Charles Darwin (CDF) qui 'est tenue au Siège de l'UICN à Gland, Suisse, du 4 au 7 avril 2000. Le rôle du Comité du patrimoine mondial, qui a contribué à faciliter l'adoption de la loi spéciale pour les Galapagos, a été très apprécié par les membres du Conseil exécutif de la CDF. L'entrée en vigueur de cette loi a été un élément essentiel de garantie des perspectives à long terme de préservation des Galapagos. Cela a eu une grande importance dans les décisions des bailleurs de fonds tels que l'UNF, le FEM et la BID qui se sont engagés à fournir un appui financier à des projets permettant une application intégrale de cette loi.

Action requise

Le Bureau constate avec satisfaction l'évolution favorable de la situation concernant la conservation sur ce site et engage l'Etat partie à accélérer la mise en place de réglementations spéciales, en particulier en ce qui concerne le contrôle du tourisme, de la pêche et de l'introduction d'espèces végétales et animales. Il l'engage également à envisager l'extension de l'aire de patrimoine mondial pour y inclure la zone marine. Le Bureau a demandé au Centre et à l'UICN de coopérer avec l'Etat partie pour soumettre un rapport d'avancement sur les mesures entreprises pour faire appliquer la loi spéciale pour les Galapagos, y compris le plan de zonage des aires marines, pour étude par la vingt-quatrième session extraordinaire du Bureau en novembre 2000.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2000

: A la suite de la réunion avec le Ministre équatorien de l'Environnement en mai 2000, le rapport sur l'extension des Iles Galapagos pour y inclure la zone marine a été fourni le 1er juillet 2000 pour étude en 2001. L'UICN a reçu le rapport de l'Etat partie sur les progrès réalisés dans la protection de ce site. L'UICN note un bon avancement de la mise en œuvre du plan de gestion. Elle note également que des dispositions de la Loi spéciale pour les Galapagos ont été mises au point concernant l'immigration, les espèces envahissantes et le tourisme. Des dispositions concernant les pêcheries sont prêtes à être adoptées et on a établi un plan de zonage des pêcheries qui prévoit des zones d'accès interdit. L'UICN se félicite du rapport complet et détaillé sur la mise en œuvre des activités de gestion, notamment du contrôle des pêcheries illégales et des espèces envahissantes. L'UICN note que l'Etat partie a proposé d'ajouter la Réserve marine au site du patrimoine mondial et qu'une mission d'évaluation serait menée en 2001. L'UICN considère qu'il serait également utile de mener une mission de suivi sur la partie terrestre du site du patrimoine mondial au moment de l'évaluation, si l'Etat partie l'acceptait. L'UICN a approuvé les efforts de l'Etat partie pour harmoniser les plans de gestion de la Réserve marine et de la Réserve terrestre.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 24 BUR IV.B.29

 Le Centre a mis en lumière un certain nombre de projets en cours sur la protection des îles Galapagos, dont celui de la Fondation des Nations Unies (3,9 millions de dollars des Etats-Unis), un projet PNUD/FEM évalué à 8 millions de dollars des Etats-Unis et un projet de prêts devant être financé par la Banque interaméricaine de développement (BID) et estimé environ à 20 millions de dollars des Etats-Unis, pour les questions liées à la protection des ressources marines, à la gestion de l’environnement des îles et au renforcement des institutions et des capacités.

L’UICN a noté les progrès positifs accomplis, mais elle a souligné un certain nombre de points à aborder : (a) la nécessité de définir dès que possible une réglementation sur le tourisme, la pêche, l’agriculture et les évaluations d’impact environnemental provenant de la Loi spéciale ; et (b) la nécessité d’établir un lien entre cette réglementation et des activités éducatives et communautaires appropriées pour plus de conformité. L’UICN s’est réjouie d’accueillir le Conseil exécutif de la Fondation Charles Darwin dans le cadre d’un atelier sur le financement durable des sites du patrimoine mondial – un sujet pertinent pour de nombreux sites du patrimoine mondial naturel et culturel. Des orientations seront publiées prochainement à cet égard.

L’observateur de l’Equateur a accueilli favorablement les rapports du Centre et de l’UICN et a souligné l’engagement de son gouvernement vis-à-vis de l’ensemble des projets. Il a également exprimé sa satisfaction au Centre du patrimoine mondial pour les progrès faits dans le cadre du projet pilote avec l'UNFIP et a souhaité voir l'UNESCO et le Centre partenaires dans la mise en oeuvre du prêt de la BID. Une nouvelle proposition d’inscription de la zone marine est en cours de préparation. Son gouvernement met aussi en place toutes les réglementations, bien qu’il soit parfois difficile de satisfaire les différents intérêts concernés. La situation s’est améliorée grâce au plan de gestion du site.

Le Bureau a constaté avec satisfaction l’évolution favorable de la situation concernant la conservation sur ce site et a engagé l’Etat partie à accélérer la mise en place de réglementations spéciales, notamment en ce qui concerne le contrôle du tourisme, de la pêche et de l’introduction d’espèces végétales et animales. Il l’a également engagé à envisager l’extension de l’aire de patrimoine mondial pour y inclurer la zone marine. Le Bureau a demandé au Centre et à l’UICN de coopérer avec l’Etat partie pour soumettre un rapport d’avancement sur les mesures prises pour faire appliquer la Loi spéciale pour les Galapagos, y compris le plan de zonage des aires marines, pour étude par la vingt-quatrième session extraordinaire du Bureau en novembre 2000.

Décision adoptée: 24 COM VIII.iii

Rapports sur l'état de conservation de biens naturels dont le Comité a pris note:

 

La forêt de Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza (Bélarus/Pologne)

Parc national de Pirin (Bulgarie)

Réserve de faune du Dja (Cameroun)

Parc national du Gros Morne (Canada)

Parcs des Rocheuses canadiennes (Canada) 

Parc national de la Comoé (Côte d'Ivoire)

Iles Galapagos (Equateur)

Parc national de Komodo (Indonésie)

Parc national de Lorentz (Indonésie)

Parc national /Forêt naturelle du Mont Kenya (Kenya)

Te Wahipounamu - Zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande (Nouvelle-Zélande)

Sanctuaire de l'oryx arabe (Oman)

Parc national de Huascaran (Pérou)

Delta du Danube (Roumanie)

Lac Baïkal (Fédération de Russie)

Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal)

Parc national de Doñana (Espagne)

Réserve forestière de Sinharaja (Sri Lanka)

Forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda)

Ile de Gough (Royaume-Uni)

Zone de conservation de Ngorongoro et Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)

Baie d'Ha-Long (Viet Nam)

Mosi-oa-Tunya/Chutes Victoria (Zambie/Zimbabwe)