1.         Ensemble monumental de Hampi (Inde) (C 241bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1986

Critères  (i)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   1999-2006

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/241/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/241/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

février 2000: mission conjointe UNESCO/ICOMOS de suivi réactif

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/241/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 2000

Résumé des précédents débats :
Vingt-troisième session du Comité – paragraphe X.33.

Nouvelles informations : Aucune réponse officielle n'a été reçue concernant les mesures prises par l'Etat partie pour supprimer les menaces qui pèsent sur le site depuis son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Une mission commune ICOMOS-UNESCO en février 2000 a pu vérifier la construction en cours du grand pont pour les véhicules et le quasi-achèvement du petit pont piétonnier sur la Tungabhadra. A la suite de cette mission commune, des mesures correctives ont été recommandées au gouvernement de l'Etat du Karnataka et aux autorités compétentes du gouvernement central. Les mesures correctives comprenaient les quatre points suivants :

1. Suppression des menaces dues aux deux ponts
1.1 Assurer un moyen de transport plus sûr entre Anegundi et Hampi, et Virapapura Gada et Hampi, en tant que mesure transitoire.
1.2 Effectuer des études d'évaluation approfondies des besoins des communautés locales, des gestionnaires du site, des industries locales (agriculture, tourisme, etc.) concernant la nécessité d'un transport traversant la Tungabhadra.
1.3 Mener des études scientifiques d'évaluation de l'impact de tels ponts sur le site du patrimoine mondial.
1.4 Déterminer s'il convient ou non de construire un/des pont(s) reliant Anegundi et Hampi, et Virapapura Gada et Hampi, après étude approfondie des points 1.2 et 1.3.
1.5 Si le point 1.4 aboutit à la confirmation de la nécessité de construire un pont ou les deux, déterminer l'importance adaptée (pont piétonnier, pont pour les véhicules, etc.) de ce(s) pont(s).
1.6 Après décision sur le point 1.5, étudier d'autres emplacements et d'autres conceptions pour ce(s) pont(s), qui n'aient pas d'impacts négatifs sur le site du patrimoine mondial (c'est-à-dire qui ne menacent pas l'intégrité et l'authenticité du site du patrimoine mondial).
1.7 Jusqu'à ce que les évaluations des besoins et les études d'évaluation aient été effectuées et que les décisions consécutives aient été prises, interrompre la poursuite de la construction du grand pont pour les véhicules reliant Anegundi et Hampi, et suspendre toute poursuite de la construction du pont piétonnier reliant Virapapura Gada et Hampi.

 

2. Suppression des menaces causées par le démantèlement et le déplacement de monuments historiques dans le périmètre du site du patrimoine mondial
2.1 Réintégrer la mandapa historique déplacée à Anegundi à son emplacement d'origine, afin d'assurer le maintien de la morphologie initiale et de l'authenticité de la citadelle antique d'Anegundi.
2.2 Faire en sorte qu'il n'y ait plus de destruction, démantèlement, déplacement et dégradation de monuments historiques dans le périmètre du site du patrimoine mondial, afin de préserver la morphologie initiale et l'authenticité du site.
2.3 Appliquer la législation et les mesures existantes concernant le patrimoine culturel.

 

3. Suppression des menaces dues aux empiétements illicites dans le site du patrimoine mondial
3.1 Entreprendre une action en justice pour mettre fin aux empiétements illicites dans le site du patrimoine mondial, en particulier dans les aires protégées, propriétés du gouvernement de l'Etat, qui entourent le temple de Virupaksha Temple et les mandapas du Bazar de Hampi.
3.2 Empêcher tout nouvel empiétement illicite dans le site du patrimoine mondial.
3.3 Contrôler soigneusement la construction dans le périmètre du site du patrimoine mondial.

 

4. Suppression des menaces potentielles causées par des plans ponctuels d'aménagement dans le périmètre du site du patrimoine mondial, y compris les plans d'aménagement touristique à Virapapura Gada.
4.1 Mettre au point un plan d'ensemble de gestion et d'aménagement intégré pour la totalité du site du patrimoine mondial et ses abords, en étroite coopération avec l'UNESCO et l'ICOMOS.
4.2 Afin de mettre au point le plan mentionné au point 4.1, créer un système d'information géographique regroupant les données existantes et les relevés rassemblés par les autorités ou les experts concernés (par ex. le Département des Impôts, le Département d'Archéologie, le Percepteur adjoint, l'IAS, des experts internationaux, etc.), conseillés comme il se doit par l'UNESCO et l'ICOMOS.
4.3 Afin de mettre en œuvre le plan mentionné au point 4.1, créer un cadre juridique et institutionnel adapté, doté de suffisamment d'autorité sur le site. Des services et des conseils de juristes pourraient être fournis par le biais d'une assistance de l'UNESCO et de l'ICOMOS.
4.4 Le cadre juridique et institutionnel mentionné au point 4.3 devrait recevoir l'appui et les conseils d'un groupe professionnel approprié constitué de représentants d'organisations ou de personnalités actives dans le domaine de la conservation et de la gestion du patrimoine.
4.5 Suite à la notification au journal officiel publiée en 1988 par le gouvernement de l'Etat du Karnataka, les zones centrales constituant le site du patrimoine mondial de Hampi (Anegundi, Virapapura Gada, l'île-cimetière, les limites sud, est et ouest de Hampi) , ainsi que les zones tampons comprenant la zone de la couronne de Vijayanagara / Hampi devraient être délimitées.
4.6 Il faudrait mener des activités de sensibilisation impliquant tous les partenaires concernés (propriétaires privés, tourisme, industries locales, etc.) et les autorités (Département des Travaux publics, Département de l'Aménagement rural, responsables des districts de Koppal et Hospet, grands Panchayats police, entre autres). Le Programme éducatif sur le patrimoine mondial devrait être intégré dans le programme éducatif existant dans la mesure du possible.
4.7 Mettre en œuvre le plan mentionné au point 4.1.

Lors de la préparation du présent document de travail, au début de mai 2000, le Centre du patrimoine mondial a reçu des informations selon lesquelles les travaux de construction s'accéléraient pour terminer le pont réservé aux véhicules et le gouvernement de l'Etat avait annoncé son intention d'inaugurer les deux ponts en août 2000.

S'agissant de la fourniture d'assistance internationale pour la mise au point d'un plan de gestion d'ensemble demandé par le Comité, le Centre du patrimoine mondial, en consultation avec l'Etat partie, organise une mission comprenant un expert international en aménagement rural et un expert en gestion du patrimoine culturel.

Action requise

Le Bureau, sérieusement préoccupé par la poursuite de la construction des deux ponts dans le périmètre du site du patrimoine mondial, demande aux autorités indiennes de mettre en œuvre les mesures correctives recommandées par l'ICOMOS-UNESCO pour supprimer les menaces qui pèsent sur le site, ainsi que l'a précisé le Comité du patrimoine mondial à sa vingt-troisième session. Le Bureau demande au Centre du patrimoine mondial de continuer à aider l'Etat partie à mettre au point un plan de gestion d'ensemble, en étroite coopération avec les autorités compétentes. Le Bureau demande aux autorités de soumettre, d'ici le 15 septembre 2000, un rapport sur l'avancement réalisé pour supprimer les menaces sur le site, ainsi que sur la mise en œuvre des recommandations faites par la mission UNESCO-ICOMOS en février 2000. Le Bureau recommande que le Comité maintienne ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2000

Un atelier sous-national prévu sur le site d'Hampi en octobre 2000 et devant traiter du renforcement de la gestion des sites indiens du patrimoine mondial était en cours d'organisation par le Centre du patrimoine mondial lors de la préparation du présent document. Le Centre du patrimoine mondial fera rapport à la session du Bureau sur les résultats concernant l'état de conservation du site et les récents aménagements à Hampi qu'ont entrepris les Gouvernements central et fédéral responsables du site ; ces résultats seront  disponibles à l'issue de l'atelier en octobre 2000.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 24 BUR IV.A.18

Suite à la décision du Comité d'inscrire le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril à sa vingt-troisième session, une mission commune UNESCO-ICOMOS de suivi réactif a été entreprise en février 2000. Elle avait plusieurs objectifs : discuter avec les autorités nationales et régionales compétentes en vue de supprimer les menaces sur le site précisées par le Comité et fournir une assistance technique pour la mise au point d'un plan de gestion d'ensemble. En dépit des informations fournies pendant le Comité du patrimoine mondial signalant l'arrêt de la construction des deux ponts, la mission a pu constater la poursuite de la construction et l'avancement des travaux du grand pont réservé aux véhicules comme du pont piétonnier. Vu la situation alarmante sur le site, la mission commune UNESCO-ICOMOS a formulé une recommandation de mesures correctives en quatre points afin de supprimer les menaces qui pèsent sur Hampi. Ces mesures recommandées ont été transmises au gouvernement de l'Etat du Karnataka et au gouvernement central indien lors de la mission commune et ultérieurement.

Le Bureau a été informé que depuis l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril en décembre 1999, le ministre en chef du gouvernement de l'Etat du Karnataka avait constitué un groupe d'étude à la mi-janvier 2000 pour étudier la situation à Hampi et proposer des mesures à long terme pour préserver ce site du patrimoine mondial. Le groupe d'étude a étudié attentivement l'état de conservation de Hampi, les travaux d'aménagement de l'infrastructure en cours dans le périmètre du site et les recommandation de mesures correctives en quatre points de la mission commune UNESCO-ICOMOS de suivi réactif. En mai 2000, le groupe d'étude a recommandé de réinstaller les deux ponts gênants hors du site du patrimoine mondial. Cette recommandation du groupe d'étude a été unanimement approuvée par le Conseil des ministres du cabinet du gouvernement de l'Etat du Karnataka en mai 2000. Le 16 mai 2000, le Président du groupe d'étude a informé le Directeur général de l'UNESCO de cette décision de l'Etat, accueillie favorablement par l'opinion publique au Karnataka comme en Inde.

Le Bureau a cependant été informé que le Centre avait reçu des informations à la mi-juin 2000 indiquant que la construction des deux ponts avait de nouveau repris le 31 mai 2000.

Le délégué du Zimbabwe a demandé une clarification sur l'intention des autorités indiennes et si elles souhaitaient ou non supprimer le site de la Liste du patrimoine mondial. Le Centre du patrimoine mondial a informé le Bureau qu'au cours des consultations entreprises entre l'UNESCO et les autorités nationales et régionales compétentes, celles-ci avaient manifesté leur souhait d'un retrait du site de la Liste du patrimoine mondial en péril dès que l'on aurait limité les menaces sur le site. Le Bureau a également été informé que l'Archaeological Survey of India – autorité du gouvernement central responsable du site – avait informé le Centre, par le biais du Bureau de l'UNESCO à New Delhi, de ses intentions d'organiser un atelier national pour les gestionnaires de sites culturels du patrimoine mondial à Hampi en octobre 2000, pour débattre de l'état de conservation des sites culturels indiens du patrimoine mondial et en renforcer la gestion, en utilisant Hampi comme étude de cas.

L'observateur du Royaume-Uni a demandé une clarification quant au degré de dommage irréversible causé au site par les travaux de construction et quelles actions pourraient être entreprises pour réduire de nouvelles menaces sur le site. Le Bureau a été informé par le Centre que des constructions historiques – comme la mandapa près de la porte d'Anegundi – démantelées et reconstruites en utilisant à la fois des matériaux de construction traditionnels et nouveaux dans un autre emplacement, auraient perdu une partie de leur authenticité, même si l’on les réinstallait à leur emplacement initial. L'impact visuel négatif des ponts qui dominent le cadre naturel extraordinaire du site, pourrait être annulé et entièrement supprimé si le gouvernement de l'Etat appliquait sa décision de réinstaller les ponts à l'extérieur du site du patrimoine mondial. Le Centre a souligné que la menace la plus grave à laquelle le site devait actuellement faire face était le dommage qu'entraînerait l'augmentation considérable de la circulation des véhicules dès que le grand pont relierait les deux routes actuelles d'Anegundi et Hampi qui traversent déjà des monuments historiques ayant valeur de patrimoine mondial ou passent juste à côté.

L'observateur de l'Allemagne, rappelant la demande du Comité et de l'ICOMOS faite à l'Etat partie depuis 1986 concernant l'établissement d'un plan de gestion d'ensemble pour Hampi, a souligné que l'impact négatif causé par les activités d'aménagement actuelles pourrait avoir été réduit si un plan de gestion d'ensemble avait été préparé. L'observateur du Royaume-Uni a attiré l'attention du Bureau sur les leçons à tirer du cas d'Hampi et il a souligné la nécessité pour l'Etat partie d'informer le Comité d'importants travaux publics de ce genre avant de commencer la construction, comme le stipulent les Orientations.

Le Bureau a étudié les informations complémentaires présentées par le Secrétariat sur l'état de conservation de Hampi. Le Bureau a félicité le groupe d'étude sur Hampi – créé par le gouvernement de l'Etat du Karnataka – de son travail qui a abouti à la décision prise le 16 mai 2000 par le gouvernement de l'Etat de réinstaller les deux ponts à l'extérieur du site du patrimoine mondial. Cependant, le Bureau s'est montré sérieusement préoccupé par les nouveaux rapports indiquant une reprise de la construction des deux ponts dans le périmètre du site du patrimoine mondial depuis le 31 mai 2000. Il a donc demandé aux autorités indiennes de mettre en œuvre les mesures correctives recommandées par la mission commune ICOMOS-UNESCO, afin de supprimer les menaces qui pèsent sur le site et qui ont été précisées par le Comité du patrimoine mondial à sa vingt-troisième session.

Le Bureau, rappelant la recommandation du Comité à l'Etat partie lors de l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial, a demandé aux autorités compétentes de mettre au point un plan de gestion d'ensemble du site. Le Bureau a demandé au Centre du patrimoine mondial de continuer à aider l'Etat partie à mettre au point ce plan de gestion d'ensemble, en étroite coopération avec les autorités compétentes et les organes consultatifs. Le Bureau a demandé aux autorités de soumettre, d'ici le 15 septembre 2000, un rapport sur l'avancement réalisé pour (a) réinstaller les deux ponts gênants à l'extérieur du site du patrimoine mondial ; (b) supprimer les menaces qui pèsent sur ce site ; (c) mettre en œuvre les recommandations faites par la mission UNESCO-ICOMOS en février 2000 ; et (d) préparer un plan de gestion d'ensemble du site.

Le Bureau a recommandé que le Comité maintienne ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

L'observateur de l'Inde a remercié le Bureau et le Comité du patrimoine mondial de leur intérêt pour sauvegarder ce site unique d'une valeur universelle exceptionnelle, qui témoigne de l'apogée et du déclin de l'Empire de Vijayanagara. Il a assuré le Bureau que l'inscription du site sur la Liste du patrimoine mondial en péril est prise au sérieux par le gouvernement indien central et le gouvernement de l'Etat du Karnataka. Un groupe d'étude de haut niveau a été créé pour étudier la situation à Hampi. L'observateur a souligné que la récente décision prise par le gouvernement de l'Etat du Karnataka de réinstaller les deux ponts à l'extérieur du site du patrimoine mondial serait appliquée et que les autorités compétentes s'étaient engagées à protéger le site, conformément aux recommandations du Comité du patrimoine mondial.

Décision adoptée: 24 COM VIII.18

VIII.18 Ensemble monumental de Hampi (Inde)

L'attention du Comité a été attirée sur l'état de conservation de l'Ensemble monumental de Hampi et sur les dernières informations concernant les progrès accomplis par l'Etat partie pour supprimer les menaces qui pèsent sur ce site et qui sont dues à des travaux publics non planifiés dans le périmètre des aires de patrimoine mondial. Le Comité a étudié les conclusions et les recommandations préconisant des mesures correctives formulées par la mission ICOMOS-UNESCO de suivi réactif (février 2000), selon la demande du Comité à sa vingt-troisième session. Il a noté avec satisfaction le travail couronné de succès de l'Equipe spéciale du Gouvernement du Karnataka pour Hampi chargée d'étudier les recommandations de la mission ICOMOS-UNESCO qui ont abouti à la décision du gouvernement de l'Etat de démolir et transférer ailleurs les deux ponts qui avaient un impact négatif sur le site. Le Comité a noté que le Président de l'Equipe spéciale avait informé le Directeur général de l'UNESCO que la décision du Gouvernement de l'Etat avait été favorablement accueillie par le grand public en Inde. Le Comité a également étudié les délibérations et la décision du Bureau à sa vingt-quatrième session en juin 2000, ainsi que la résolution concernant Hampi adoptée par les participants à l'atelier national UNESCO-Archaeogical Survey of India sur la gestion du patrimoine culturel mondial.

L'observateur de l'Inde a fait part de la satisfaction de son Gouvernement devant la coopération du Comité du patrimoine mondial et du Centre du patrimoine mondial pour les mesures prises en vue de renforcer la conservation et la gestion de ce site. Elle a informé le Comité que le Gouvernement indien prenait toutes les mesures nécessaires pour assurer la conservation et l'aménagement de ce vaste site unique. L'observateur a déclaré que la construction des deux ponts avait été interrompue, alors qu'on avait annoncé plusieurs fois la reprise des travaux d'achèvement des ponts. L'observateur a informé le Comité que le Gouvernement de l'Etat du Karnataka avait décidé de démonter et de transférer ailleurs le pont pour les piétons reliant le temple de Virupaksha à l'île de Virapapura Gada. D'autres mesures ont également été mentionnées telles que la suppression des empiétements illicites et la préparation d'un plan de gestion d'ensemble - mesures prises par le Commissaire du District de Bellary. Les autorités compétentes de l'Etat se sont engagées à assurer la protection de l'intégrité et de l'authenticité du site. Le Comité a été informé que le premier Ministre du Gouvernement de l'Etat du Karnataka avait récemment annoncé qu'il s'engageait à protéger les aires de patrimoine mondial de Hampi, et que l'on allait entreprendre une étude approfondie du pont réservé aux véhicules en vue de maintenir l'équilibre entre les exigences de protection des valeurs du patrimoine et celles des membres de la communauté locale qui avaient demandé la construction de ces ponts et avaient donc des opinions fermes sur la question. L'observateur a souligné l'importance de faire pleinement participer ces communautés locales au processus d'élaboration du plan de gestion d'ensemble.

Le Comité a fait part de sa satisfaction au sujet des actions et mesures positives prises par l'Etat partie pour assurer la conservation des valeurs de patrimoine mondial de l'Ensemble monumental de Hampi, site du patrimoine mondial. Le Comité a demandé à l'Etat partie de soumettre pour examen par le Bureau à sa vingt-cinquième session un rapport d'avancement sur :

(a) le transfert des deux ponts incriminés à l'extérieur du site du patrimoine mondial ;

(b) la mise en oeuvre des recommandations en 4 points préconisant des mesures correctives formulées par la mission UNESCO-ICOMOS de février 2000 ;

(c) la préparation d'un plan de gestion d'ensemble du site.

De plus, le Comité a demandé au Gouvernement indien d'étudier les possibilités de création d'un organe administratif spécial chargé d'assurer un développement et une conservation intégrés de l'ensemble des aires protégées classées au patrimoine mondial. Cet organe aurait pour objectif essentiel de coordonner diverses activités liées au développement et à la conservation du patrimoine culturel et naturel dans le périmètre des aires protégées du site du patrimoine mondial de Hampi. Le Comité a demandé au Centre du patrimoine mondial de continuer à coopérer étroitement avec l'Etat partie pour assurer la mise au point d'un plan de gestion d'ensemble. Le Comité a décidé de maintenir le bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril.