1.         Zones historiques d'Istanbul (Turquie) (C 356bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/356/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1986-1999)
Montant total approuvé : 402 208 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/356/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

novembre 1993: mission d'expert; octobre 1998: mission de suivi conjointe UNESCO / ICOMOS ; avril 1999: mission du Centre du patrimoine mondial 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/356/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Le monument de Sainte-Sophie dans le Parc archéologique

Résumé des précédentes délibérations : A sa vingt-deuxième session extraordinaire, le Bureau a noté les antécédents suivants de la coopération et de l’état de conservation des mosaïques de Sainte-Sophie. En 1993, une mission d'experts a visité Sainte-Sophie, l'un des principaux monuments des Zones historiques du patrimoine mondial d'Istanbul. Une série de recommandations pour sa réhabilitation élaborée par la mission UNESCO en 1993 a été approuvée par le gouvernement turc qui a, par la suite, augmenté de manière importante son allocation budgétaire pour leur mise en œuvre. En mars 1998, une autre mission a visité le monument et a insisté sur la nécessité de créer un organe consultatif d'experts internationaux et nationaux qui puisse se réunir régulièrement pour conseiller l'équipe nationale composée de représentants du Musée de Sainte-Sophie et du Laboratoire central de conservation et de restauration chargé de la restauration de ce monument. Elle a également noté que la restauration des mosaïques de Sainte-Sophie – pour laquelle le Fonds du patrimoine mondial a fourni des contributions entre 1983 et 1994 (en particulier 80 000 dollars en 1994) – se poursuit de façon satisfaisante. Afin d'augmenter le rythme du travail, le Laboratoire central a demandé des ressources humaines et financières complémentaires. Le Comité a approuvé à sa vingt-deuxième session un montant de 50 000 dollars sur le montant demandé de 100 000 dollars.

Nouvelles informations : En tant que mission préliminaire dans le cadre de la coopération technique approuvée pour la restauration des mosaïques de Sainte-Sophie, une mission d'experts a été envoyée sur place en mars 1999. L'objectif principal de la mission était de préparer une évaluation préliminaire de la condition structurelle du monument et d'assister les autorités turques à dresser un programme détaillé pour la restauration des mosaïques. Dans son rapport, la mission a conclu qu'il n'y avait pas de preuves évidentes de déformation structurelle et que l'équipe d'experts multidisciplinaires devrait être organisée pour passer en revue la situation actuelle et prendre des décisions pour les interventions futures pour les mosaïques comme pour les bâtiments. La mission a également fait remarquer que dix des études ou recherches étaient entreprises par plusieurs institutions nationales et internationales mais qu'en raison de la complexité des problèmes, aucune décision n'avait été prise quant au bon avancement à mi-parcours du plan de restauration. Pendant la mission, les organismes concernés ont convenu de conserver cette équipe multidisciplinaire cette année et de tenir un atelier en juin 1999 avant sa première véritable réunion. Le résultat de l'atelier sera présenté par le Secrétariat aux membres du Bureau à sa session.

Zones historiques d'Istanbul

Résumé des précédentes délibérations : Après avoir pris connaissance du rapport du Secrétariat sur la sauvegarde du patrimoine urbain dans le centre historique d’Istanbul et après discussion sur l’état d’avancement de la restauration des mosaïques de Sainte-Sophie, le Bureau lors, de sa vingt-deuxième session extraordinaire, a approuvé une demande de coopération technique de 30 000 dollars pour créer la "Maison des habitants de Fatih", service de conseil aux habitants de Fatih ; réaliser une évaluation technique détaillée ; et préparer un programme de réparations des bâtiments historiques en bois. Il s’est déclaré préoccupé de l’état de conservation des bâtiments en bois de l’époque ottomane de Zeyrek et a demandé à l’Etat partie d’informer le Secrétariat avant le 15 avril 1999, pour examen par le Bureau à sa vingt-troisième session ordinaire, des mesures qu’il a l’intention de prendre pour la préservation de ce site. Le Bureau a également demandé au Secrétariat de maintenir une étroite collaboration avec la Commission européenne et la municipalité de Fatih dans la poursuite du projet de réhabilitation des bâtiments historiques dans les zones protégées du site du patrimoine mondial.

Par ailleurs, au sujet de la restauration des mosaïques de Sainte-Sophie, le Bureau a recommandé au gouvernement d’organiser, en étroite collaboration avec le Secrétariat, une réunion d’experts internationaux pour faire le point des réalisations, dresser un plan d’action à moyen terme pour la poursuite du travail et établir le cahier des charges pour les experts internationaux requis par le Laboratoire central.

Nouvelles informations : En réponse à la demande formulée par le Bureau, à sa vingt-deuxième session extraordinaire, une expertise technique internationale a été lancée afin d’aider les autorités turques dans la préparation du rapport périodique sur l’état de conservation des sites localisés dans le district de Fatih et protégé par la Convention du patrimoine mondial – notamment le quartier de Zeyrek et les remparts byzantins. Cette expertise fournira notamment : (a) une analyse du bâti existant dans le district de Fatih, avec une localisation des bâtiments historiques et des édifices d’architecture remarquable, (b) une analyse des lois et des règlements protégeant les sites du patrimoine mondial et leur zone tampon, dans le district de Fatih, (c) une liste d’experts nationaux et internationaux qui pourront être consultés par la Municipalité de Fatih en collaboration avec l’UNESCO.

Par ailleurs, afin de permettre aux habitants locaux inclus dans la zone de protection de la Convention du patrimoine mondial de comprendre et soutenir la protection de ces sites du patrimoine mondial, une carte, sous forme de panneau, a été réalisée indiquant le périmètre de cette zone.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter étudier les informations sur l'atelier qui seront fournies lors de sa session et prendre les décisions appropriées à cet égard.

Le Bureau félicite les autorités turques, et notamment la Municipalité de Fatih, de la mise en place de la "Maison des habitants de Fatih" et de la poursuite des efforts engagés par la Municipalité de Fatih en vue d'inciter la participation des habitants dans la réhabilitation des bâtiments historiques dans les zones protégées du site du patrimoine mondial.

Le Bureau réaffirme sa préoccupation sur l’état de conservation des bâtiments de l’époque ottomane de Zeyrek et souhaite être informé à sa vingt-troisième session extraordinaire du rapport périodique sur l’état de conservation des sites localisés dans le district de Fatih et protégé par la Convention du patrimoine mondial – le quartier de Zeyrek et les remparts byzantins –, et des mesures que prendra l’Etat partie pour préserver ce site, qui fait partie intégrante du patrimoine mondial des Zones historiques d’Istanbul.

Le Bureau réitère sa demande auprès du Secrétariat afin que celui-ci maintienne une étroite collaboration avec la Commission européenne et la Municipalité de Fatih dans la prochaine phase du projet de réhabilitation des bâtiments historiques du district de Fatih."

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Seizième session du Bureau – paragraphe VI.44.

Seizième session du Comité  – paragraphe VIII.2.

Dix-septième session du Bureau – paragraphe VIII.3.

Dix-huitième session extraordinaire du Bureau  – paragraphe IV.1.

Dix-huitième session du Comité – paragraphe IX.22.

Vingt et unième session extraordinaire du Bureau  – paragraphe III.C.

Vingt et unième session du Comité – paragraphe VII.55.

Vingt-deuxième session du Bureau – paragraphe V.67.

Vingt-deuxième session extraordinaire du Bureau – paragraphe III.C.

Vingt-deuxième session du Comité – paragraphe VII.43.

Vingt-troisième session du Bureau  – paragraphe IV.85.2.

 

Nouvelles informations : A la suite de la demande du Bureau à sa vingt-troisième session extraordinaire, l’Etat partie a soumis un bref rapport sur l’état de conservation de l’aire de patrimoine mondial de Zeyrek, dans le district de Fatih. Le rapport indiquait que conformément au « Protocole sur la protection et la conservation de l’environnement historique de Fatih », signé par la municipalité de Fatih et le ministère de la Culture, les autorités municipales ont signé avec le gouvernorat d’Istanbul le « Protocole sur l’aménagement urbain et la réhabilitation des rues de Fatih, Zeyrek ». Ces protocoles régissent la fourniture d’appui technique et d’assistance financière, dans le cadre d’allocation de programmes d’investissements pour la conservation du patrimoine urbain du quartier de Fatih. Un montant d’un milliard de livres turques (environ 250.000 dollars) a été alloué en 1999 pour des travaux qui doivent être réalisés sous le contrôle technique du ministère de la Culture. La municipalité a signalé que le plan de conservation est en cours d’élaboration en collaboration avec des universités, des ONG et des bailleurs de fonds du secteur privé.

De plus, la municipalité a indiqué qu’à la suite du tremblement de terre du 17 août 1999, le ministère des Travaux publics et du Logement a arrêté tous les plans de construction et la délivrance de permis dans la région d’Istanbul jusqu’à l’achèvement des études d’urbanisme en cours. S’agissant des dommages causés par le tremblement de terre, le Secrétariat a été informé par des sources indépendantes que les zones placées sous protection du patrimoine mondial n’ont pas été affectées par cette tragédie, bien que l’on ait pu noter quelques fissures dans la partie restaurée du rempart byzantin.

Suite à la mission entreprise en avril 1999 par un membre du personnel du Centre du patrimoine mondial et un ingénieur en construction indépendant, deux projets de coopération ont été mis au point en étroite collaboration avec des experts d’ICOMOS-Turquie. L’Université Mimar va mettre à jour le plan cadastral et mener une étude sur les besoins de Zeyrek en matière de réhabilitation. Cette étude sera partiellement financée par le budget 1999 du Fonds du patrimoine mondial au titre du suivi de l’état de conservation 5.500 dollars). L’Université technique d’Istanbul a mis au point un projet sur deux ans afin de mettre à jour l’inventaire du patrimoine architectural et urbain de l’ensemble de la péninsule historique d’Istanbul. Une demande de soutien financier du Fonds d’un montant de 58.276 dollars a été soumise par l’intermédiaire de l’Etat partie pour cette activité. La recommandation du Secrétariat de réviser ce projet pour l’axer davantage sur le travail d’inventaire nécessaire à l’élaboration du plan de conservation au 1/5000e qui doit être adopté pour le Grand Istanbul, comme le veut la loi, a bénéficié de l’appui de l’ICOMOS et est présentée à l’approbation du Comité au titre de l’assistance internationale. Afin de seconder les efforts du Grand Istanbul et du ministère de la Culture, le Centre a obtenu de bénéficier des services qualifiés d’un urbaniste français dans le cadre de l’Accord France-UNESCO pour la protection du patrimoine monumental et urbain. Cet urbaniste doit entreprendre une mission à Istanbul en novembre 1999. Lors de la préparation du présent rapport, le projet de réhabilitation des quartiers historiques de Fatih, mis au point par le Centre en 1997-1998 et approuvé par l’Union européenne, d’un montant de 7,7 millions de dollars, n’a pas encore démarré. Cela serait dû aux retards dans le lancement des appels d’offres publics pour choisir l’organisme chargé de la mise en œuvre.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 23 BUR IV.B.85

1) Le monument de Sainte-Sophie dans le Parc archéologique

Le Bureau a remercié les autorités pour les efforts entrepris et a recommandé que le Comité scientifique international se réunisse rapidement et conformément aux termes de référence retenus afin qu’un programme de travail puisse être arrêté.

2) Zones historiques d'Istanbul

Le Bureau a été informé de la mission d’experts internationaux menée en juin 1999 pour aider les autorités turques à la préparation d’un rapport périodique sur l’état de conservation des sites se trouvant dans le quartier de Fatih – notamment le site de Zeyrek et la zone des remparts qui sont deux des quatre zones protégées au titre de la Convention du patrimoine mondial. En étroite collaboration avec les autorités locales de Fatih et le Comité national turc de l’ICOMOS, la mission s’est fondée sur le rapport soumis par le ministère turc de la Culture, selon la demande du Bureau à sa vingt-deuxième session extraordinaire, ainsi que sur les études menées par le Centre en 1997, dans le cadre du projet financé par la Commission européenne et les descriptifs de projets préparés par l’Université technique d’Istanbul pour la Campagne internationale de sauvegarde d’Istanbul.

Les résultats préliminaires de la mission ont indiqué qu’il se produisait des démolitions non autorisées et des constructions illégales à l’intérieur des zones protégées au titre du patrimoine mondial, par suite de l’abolition en 1992 du Plan de développement urbain pour la conservation d’Istanbul, datant de 1990. Par ailleurs, malgré les déclarations faites en 1996 par le Conseil régional des monuments et des sites, classant toute la péninsule historique d’Istanbul en tant que zone de conservation, un nouveau Plan de développement urbain pour la conservation (au 1/5000e) et le Plan de conservation détaillé des quartiers de Fatih et d’Eminonu (au 1/1000e) n’ont pas été adoptés dans le délai d’un an, comme le veut la loi. Ce retard dans l’adoption du Plan a entraîné la prolongation de ladite « phase transitoire » pendant laquelle toutes les demandes concernant la construction dans la totalité de la péninsule doivent être approuvées par le Conseil Régional. Le Conseil régional étant doté d’un personnel réduit, ceci retarde le processus de délivrance des permis de construire et entraîne de nouvelles constructions illégales.

Le projet de coopération technique cofinancé par le Fonds du patrimoine mondial, le gouvernement français et la municipalité de Fatih a permis à la Maison des habitants de Fatih – maintenant intitulée « Maison du patrimoine d’Istanbul » – d’entreprendre des activités. Le bureau de ce service de conseil communautaire a maintenant été rénové, un panneau d’information comportant une carte des zones protégées en tant que patrimoine mondial est maintenant terminé et l’Université technique d’Istanbul prépare un inventaire détaillé de Zeyrek. Des juristes spécialisés et des urbanistes internationaux et nationaux ont été choisis pour aider les autorités à préparer et adopter un Plan, ainsi que pour définir les termes et les mécanismes de prêts à des conditions de faveur aux habitants pour l’amélioration de l’habitat à Fatih. Ces prêts seraient financés dans le cadre du projet de l’Union européenne, conçu par le Centre, d’un montant de 7,7 millions de dollars. Le gouvernement français va également fournir la fourniture les services d’un architecte des Bâtiments de France pour épauler cet effort dans le cadre de l’Accord France-UNESCO pour la protection du patrimoine monumental et urbain.

La mission d’experts a également noté avec préoccupation la démolition des bâtiments en bois de Zeyrek et leur remplacement par des constructions en béton revêtues de bois, ce qui porte atteinte à l’authenticité de cette zone.

Le Centre, en concertation avec des experts turcs et britanniques du Comité du Bois de l’ICOMOS et l’Association des Architectes d’Istanbul, met actuellement au point un plan d’action pour la formation en réhabilitation et restauration des bâtiments en bois.

S’agissant du rapport du Secrétariat, l’ICOMOS a apprécié l’approche communautaire adoptée par les groupes locaux de conservation et il a félicité le rôle du Secrétariat à cet égard. Il a néanmoins noté que l’importante dégradation des bâtiments en bois et la pauvreté des habitants de Zeyrek et de certains autres secteurs des aires protégées rendent cet effort de conservation du patrimoine urbain presque utopique. Il a toutefois souligné que l’engagement de la communauté locale est le seul moyen possible d’assurer la protection de ces parties du site du patrimoine mondial.

Le Bureau a félicité les autorités turques et la Municipalité de Fatih de la création de la « Maison du patrimoine d’Istanbul » et notamment de la poursuite des efforts engagés par la Municipalité de Fatih pour inciter les habitants à conserver le tissu historique urbain des zones classées au patrimoine mondial.

Le Bureau a réaffirmé sa préoccupation concernant l’état de conservation des bâtiments en bois de l’époque ottomane de Zeyrek, leur démolition et leur remplacement par des bâtiments en béton revêtus de bois, ce qui porte atteinte à l’authenticité du site.

Le Bureau a par ailleurs demandé à l’Etat partie de favoriser rapidement la préparation du Plan de développement urbain pour la conservation, par l’Administration métropolitaine du Grand Istanbul et des environs. Les municipalités de Fatih et d’Eminonu devraient préparer le Plan détaillé de conservation. Le Bureau a également demandé l’adoption officielle de ces Plans pour assurer la protection des zones de patrimoine mondial.

Le Bureau a demandé à l’Etat partie de soumettre au Secrétariat, avant le 15 septembre 1999, une mise à jour des mesures prises pour traiter les motifs de préoccupation évoqués plus haut. Il a également prié le Secrétariat de continuer à mobiliser la coopération internationale pour seconder les efforts des autorités nationales et locales.

Décision adoptée: 23 COM X.B.46

X.46 Le Comité a pris note des décisions de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau telles qu'elles figurent dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-99/CONF.209/6) et incluses en Annexe VIII de ce rapport sur les biens suivants :

Missions jésuites des Guaranis (Argentine et Brésil)

Mission jésuite de Santa Ana (Argentine)

Palais du Potala, Lhasa (Chine)

Ville de Quito (Equateur)

Le Délégué de l'Equateur a informé le Comité que le volcan La Pichincha avait eu des éruptions le 5 octobre et le 26 novembre 1999 et que l'Institut national pour le patrimoine culturel (INPC) et la Municipalité de Quito avaient pris des mesures préventives pour protéger la population et les monuments.

Centre historique (vieille ville) de Tallin (Estonie)

Mont-Saint-Michel et sa Baie (France)

Trèves - Monuments romains, cathédrale et église Notre- Dame (Allemagne)

Bâtiments traditionnels Asante (Ghana)

Eglises et couvents de Goa (Inde)

Luang Prabang (Laos)

Ile de Mozambique (Mozambique)

Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal)

L'observateur du gouvernement népalais de Sa Majesté a assuré le Comité que la conservation du Temple de Maya Devi serait entreprise conformément aux normes internationales de conservation prescrites par la Convention du patrimoine mondial. Il a informé le Comité que le gouvernement népalais de Sa Majesté serait heureux de recevoir les suggestions d'experts de l'UNESCO concernant l'avant-projet conceptuel des travaux de conservation du Temple de Maya Devi, car ces avis fourniraient des orientations pour élaborer les détails du projet en préparation. L'observateur a assuré le Comité que les projets des travaux du Temple de Maya Devi, une fois achevés, seraient transmis à l'UNESCO, comme l'a assuré le Gouvernement népalais de Sa Majesté. L'observateur a informé le Comité qu'une demande de coopération technique en vue de l'organisation d'une réunion technique internationale pour débattre de l'avant-projet de conservation, restauration et présentation du Temple de Maya Devi serait présentée, conformément à la demande du Bureau à sa vingt-troisième session.

Site archéologique de Chavin (Pérou)

Ville de Cuzco (Pérou)

Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines)

L'observateur des Philippines a assuré le Comité que le plan de développement intégré à long terme du site, comprenant un plan de développement touristique du site, serait soumis en temps voulu à l'UNESCO, de préférence avant le 15 septembre 2000. Afin de s'assurer du maintien de l'authenticité et de la conservation durable de ce site fragile, l'observateur a déclaré que son gouvernement accepterait l'offre généreuse du Comité de fournir une expertise technique au titre du Fonds du patrimoine mondial.

Camp de concentration d'Auschwitz (Pologne)

Grotte de Sokkuram et temple de Pulgulksa (République de Corée)

Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne)

Zones historiques d'Istanbul (Turquie)

L'observatrice de la Turquie a remercié le Comité de la sympathie exprimée aux victimes du tremblement de terre de cette année et elle a déclaré qu'Istanbul est le seul des neuf sites turcs du patrimoine mondial situé dans la région touchée par le tremblement de terre d'août 1999. Bien qu'il faille un certain temps pour évaluer les dommages, les premières estimations ont révélé des fissures mineures dans plusieurs monuments historiques, dont Sainte-Sophie et quatre musées. On a cependant constaté plusieurs grosses fissures au Musée archéologique d'Istanbul, au laboratoire de conservation installé dans un monument historique, dans deux bâtiments historiques abritant des bibliothèques, dans plus de dix tombes, ainsi que dans les remparts de la ville. Le Comité a été informé que les bureaux régionaux du ministère turc de la Culture ne lui ont pas encore communiqué l'importance de l'impact du second tremblement de terre (novembre 1999) sur les sites du patrimoine mondial. L'observatrice a déclaré qu'un rapport détaillé serait présenté au Comité dès son achèvement.

S'agissant du plan de conservation urbaine de la péninsule historique d'Istanbul, l'observatrice a informé le Comité que le plan au 1/5000e venait d'être achevé et présenté au Conseil du Grand Istanbul et après approbation sera transmis pour adoption au Conseil régional de conservation. Après avoir été officiellement approuvé, un plan au 1/1000e sera préparé pour les municipalité de Fatih et d'Eminonu. De plus, le plan de conservation détaillé au 1/500e du district de Zeyrek, établi par l'Université technique d'Istanbul et cofinancé par le Fonds du patrimoine mondial est presque achevé et sera présenté à la municipalité de Fatih pour approbation. L'observatrice a remercié le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO d'avoir mobilisé l'appui international pour la conservation du patrimoine urbain d'Istanbul et, à cet égard, s'est déclarée particulièrement satisfaite de l'aide financière octroyée par la Commission européenne et le gouvernement français.

L'observatrice a conclu son exposé en déclarant que les activités de réhabilitation dues au tremblement de terre avaient entraîné de sévères coupures dans le budget de l'Etat, et notamment celui du ministère de la Culture. Bien que l'on poursuive les projets de conservation avec les municipalités d'Istanbul, aucun développement du travail ou des activités complémentaires ne sera possible en l'an 2000.

La Déléguée de la Grèce a demandé au Comité de fournir un soutien à la Turquie pour la réhabilitation des zones touchées par le tremblement de terre et, à cet égard, a rappelé sa déclaration à la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau concernant la nécessité d'établir des priorités dans l'octroi du soutien international, étant donné l'étendue des besoins en matière de conservation de l'aire de patrimoine mondial d'Istanbul. Le Président, à titre personnel, a déclaré que l'esprit de collaboration et de solidarité témoigné par la Grèce en faveur de la Turquie rejoignait celui de la Convention du patrimoine mondial.

 

Décision adoptée: 23 COM XV.6.3

Le Comité a examiné et approuvé les 14 demandes d'assistance internationale suivantes concernant le patrimoine culturel pour un total de US$ 694.348 qui a été recommandé par le Bureau.

 

3.AFRIQUE(c).I REGIONAL Activités de formation

AFRICA 2009

US$ 80.000 demandés US$ 80.000 approuvés

Le Comité a approuvé US$ 80.000 pour cette activité de formation dans la région de l'Afrique sub-saharienne en rappelant que l'activité devait être mise en oeuvre par le Centre du patrimoine mondial, l'ICCROM et CRATerre-EAG.

 

3.AFRIQUE(d).III ZIMBABWE Coopération technique

Mise en oeuvre d'un plan de gestion des Ruines de Khami.

US$ 50.300 demandés US$ 50.300 approuvés

Le Comité a approuvé US$ 50.300 pour cette activité, en demandant aux Musées et Monuments nationaux du Zimbabwe de couvrir les frais de la connexion à l'Internet après l'an 2000 et de soumettre à la vingt-cinquième session du Comité un rapport sur l'état de conservation, le suivi et les activités de gestion menées à Khami en 1999 et 2000.

 

3.ARABE(c).I SYRIE Assistance de formation

Séminaire sur le tourisme culturel, le développement durable et la gestion des sites du patrimoine mondial.

US$ 58.000 demandés US$ 35.000 approuvés

L'ICCROM a présenté son évaluation de la demande, qui a été reçue le 17 novembre 1999. Bien que l'ICCROM ait jugé positifs les objectifs et les thèmes du séminaire, il a émis quelques réserves concernant le programme, les participants et le montant des fonds demandés pour ce séminaire. Après étude de la documentation et plusieurs entretiens avec le Centre du patrimoine mondial, l'ICCROM a recommandé d'approuver US$ 35.000, à condition que l'Etat partie convienne des points suivants :

(a) Que l'on améliore l'organisation du séminaire pour obtenir le maximum d'impact ;

(b) Que l'on définisse les résultats escomptés pour faire en sorte que le séminaire ait des retombées après la fin de la réunion ;

(c) Que l'on revoit le budget proposé pour s'assurer que les coûts indiqués sont réalistes.

L'ICCROM a proposé d'étendre ses services, sur demande, pour conseiller l'Etat partie dans la reformulation du programme comme il convient. Le Comité a approuvé US$ 35.000, à condition que l'Etat partie reformule le programme et le budget en consultation avec l'ICCROM.

 

3.ARABE(c).II TUNISIE Activités de formation

Atelier international de formation sur la protection de Carthage.

US$ 50.000 demandés US$ 40.000 approuvés

L'ICCROM a proposé son plein appui pour l'excellente initiative que représente cette demande. L'ICCROM a cependant noté que celle-ci fournit trop peu d'informations sur les participants, les spécialistes, le plan de formation et le budget. En conséquence, l'ICCROM, tout en appuyant la demande par principe, a recommandé qu'elle soit renvoyée à l'Etat partie pour informations complémentaires. L'ICOMOS a fait les mêmes commentaires que l'ICCROM et souligné qu'étant donné que l'activité proposée profiterait à la conservation de Carthage, il aurait dû être consulté lors de l'évaluation de la demande. Le Comité a renvoyé la demande, en demandant à l'Etat partie d'entreprendre des consultations avec l'ICOMOS et l'ICCROM pour une reformulation de l'activité proposée. Le Comité a approuvé US$ 40.000, à condition que l'Etat partie reformule la proposition en étroite collaboration avec les organes consultatifs.

 

3.ARABE(d).I EGYPTE Coopération technique

Réhabilitation du Caire islamique

US$ 100.000 demandés US$ 80.000 approuvés

L'ICOMOS a informé le Comité que la demande a été transmise très tard, ce qui a rendu son évaluation difficile. Néanmoins, vu les menaces qui pèsent sur le Caire islamique, l'ICOMOS a recommandé d'approuver la suggestion du Secrétariat d'accorder un montant limité à US$ 80.000, à approuver par le Comité. L'ICCROM a informé le Comité qu'il n'avait pas reçu la demande pour évaluation bien que le document de travail indique qu'elle ait été transmise à l'ICCROM. Le Président a fait part de sa préoccupation devant l'importance du montant demandé, bien qu'il ait déclaré qu'il avait totalement appuyé la première phase de cette demande en 1998 lors de la vingt-deuxième session du Comité. Le Comité a décidé d'approuver US$ 80.000, à condition que l'Etat partie fournisse des informations complémentaires sur les détails des activités aux organes consultatifs et que le budget révisé reçoive l'approbation du Président du Comité.

 

3.ARABE(d).II LIBAN Coopération technique

Travaux de restauration des monastères de Ouadi Quadisha et des Forêts des Cèdres de Dieu.

US$ 50.000 demandés US$ 35.000 approuvés

L'ICOMOS et l'ICCROM, après évaluation de la demande, ont recommandé de répartir l'activité sur une période de deux ans. L'UICN, notant que la demande incluait une recherche écologique dans le cadre du projet, a suggéré de préciser ce point lors de la reformulation du projet, en concertation avec l'UICN et le ministère libanais de l'Environnement et des Aires protégées, afin de mieux définir les valeurs naturelles de la vallée. Suite à l'évaluation de l'UICN, de l'ICOMOS et de l'ICCROM, le Comité a approuvé US$ 35.000 pour la première phase de l'activité prévue en l'an 2000, en demandant à l'Etat partie de consulter l'UICN lors de l'entreprise de la recherche écologique et de consulter l'ICOMOS et l'ICCROM au sujet des experts internationaux à engager pour cette activité. Le Comité a recommandé que l'Etat partie soumette une demande de US$ 15.000 pour la seconde phase de l'activité en 2001.

 

3.ASIE(b).I VIET NAM Assistance d'urgence

Assistance d'urgence pour Huê et Hoi An à la suite des inondations de novembre 1999.

US$ 100.000 demandés US$ 50.000 approuvés

Le Comité a rappelé qu'il avait déjà pris une décision d'allouer US$ 50.000 lors du débat du point de l'ordre du jour concernant les rapports sur l'état de conservation. Le Comité a approuvé US$ 50.000 pour aider l'Etat partie dans les travaux de réhabilitation de Huê et Hoi An et pour la préparation d'un programme général de réhabilitation comprenant une évaluation des risques et des programmes de limitation des menaces.

 

3.ASIE(c).II. LAOS Assistance de formation

Levé archéologique et documentation de la Plaine des Jarres.

US$ 83.055 demandés US$ 30.000 approuvés

Le Comité a approuvé la somme de US$ 30.000, en demandant à l'Etat partie de réviser le budget en coopération avec le Bureau de l'UNESCO à Bangkok, ou de trouver d'autres sources extrabudgétaires de cofinancement.

 

3.ASIE(c).VI OUZBEKISTAN Assistance de formation

Atelier de formation pour la préparation des dossiers de proposition d'inscription concernant les sites urbains du patrimoine mondial.

US$ 41.000 demandés US$ 30.000 approuvés

Le Secrétariat a informé le Comité que cette demande avait été préparée par l'Etat partie et le Centre du patrimoine mondial pendant la session du Comité et soumise le 2 décembre 1999. L'ICCROM et l'ICOMOS, qui avaient reçu la demande pour évaluation à la dernière minute, ont noté que cette activité pouvait être considérée comme une demande d'assistance préparatoire car la formation visait à préparer des formulaires de proposition d'inscription pour soumission au Comité. L'ICCROM a noté que cette activité de formation pouvait être conçue à l'intention des gestionnaires de sites pour la conservation urbaine et, à l'exception des frais de documentation du dossier de proposition d'inscription, a jugé le budget de formation bien détaillé et raisonnable. L'ICOMOS comme l'ICCROM ont recommandé d'approuver une somme de US$ 30.000 pour l'activité de formation. Le Comité a approuvé les US$ 30.000 prévus pour cette activité.

XV.7 Comité a noté que les soumissions de demandes internationale à la dernière minute étaient très contraignantes pour le Secrétariat et les organes consultatifs et il a rappelé la nécessité de respecter les dates limites de soumission des demandes. Le Directeur du Centre du patrimoine mondial a souligné que c'était là un cas exceptionnel où un Etat partie de la sous-région d'Asie centrale sous-représentée demandait d'urgence une formation pour préparer la documentation manquante afin de compléter les dossiers d'inscription.

 

1.EUROPE(c).I HONGRIE Activités de formation

Atelier de formation de l'ITUC pour les gestionnaires des villes historiques d'Europe centrale

US$ 33.840 demandés US$ 33.840 approuvés

 

1.EUROPE(d).I GEORGIE Coopération technique

Etude et élaboration du plan directeur pour le patrimoine et le tourisme de Mtskheta

US$ 35.000 demandés US$ 35.000 approuvés

Le Comité a approuvé US$ 35.000 à condition que l'Etat partie paye ses cotisations non réglées pour 1998 et 1999 au Fonds du patrimoine mondial.

 

3.EUROPE(d).IV TURQUIE Coopération technique

Production d'une documentation sur les bâtiments et monuments à l'intérieur des murs de la ville dans le site des Zones historiques d'Istanbul

US$ 58.376 demandés US$ 35.208 approuvés

Le Comité a noté que l'Etat partie avait approuvé la révision du budget proposée par le Centre du patrimoine mondial et approuvée par l'ICOMOS et l'ICCROM. Le Comité a donc approuvé le montant de US$ 35.208.

 

3.LATIN(b).III MEXIQUE Assistance d'urgence

Réparation et consolidation du monastère de Tochimilco, Puebla

US$ 100.000 demandés US$ 100.000 approuvés

Le Comité a approuvé US$ 100.000 pour ces travaux à condition que le Président approuve la répartition détaillée du budget, ainsi que les clarifications et la définition des tâches planifiées qui seront transmises par l'Etat partie.

 

3.LATIN(d)I COLOMBIE Coopération technique

Conservation intégrale du Cloître de San Pedro Claver à Carthagène des Indes

US$ 60.000 demandés US$ 60.000 approuvés

Le Comité a noté qu'une répartition budgétaire détaillée des activités avait été présentée au Secrétariat qui a estimé ces informations suffisantes et raisonnables.