1.         Ville de Luang Prabang (République démocratique populaire lao) (C 479bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1995

Critères  (ii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/479/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1994-1998)
Montant total approuvé : 92 242 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/479/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

juillet 1999: mission du Centre du patrimoine mondial

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/479/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingtième session extraordinaire du Bureau  – paragraphe III.C.

Vingtième session du Comité –  paragraphe VII.51.

Vingt et unième session extraordinaire du Bureau – paragraphe III.C.

Vingt-deuxième session extraordinaire du Bureau – paragraphe III.C.

Vingt-deuxième session du Comité – paragraphe VII.43.

 

Nouvelles informations : Le projet de plan de conservation et d’aménagement pour le centre historique du site du patrimoine mondial de la Ville historique de Luang Prabang doit être achevé à la fin d’octobre 1999. Ce projet de plan, après étude par la Commission nationale interministérielle pour la Protection des Biens culturels, naturels et historiques du Laos en décembre 1999, doit entrer provisoirement en vigueur pour une période d’un an pendant laquelle seront faits les ajustements nécessaires. Le plan de conservation et d’aménagement ne sera définitivement achevé qu’après cette période d’essai, à la fin de l’an 2000. Ce projet de plan, établi dans le cadre du programme de coopération entre les autorités locales de Luang Prabang et Chinon (France), sous l’égide du Centre du patrimoine mondial de l’UNESCO, de l’Union européenne et d’autres bailleurs de fonds et organisations, sera présenté par le gouvernement provincial de Luang Prabang lors d’une réunion internationale de bailleurs de fonds prévue en janvier 2000 sous les auspices de la Commission nationale. Elle devra s’assurer que les projets multilatéraux, bilatéraux et nationaux d’aménagement d’infrastructure ne portent pas atteinte à la valeur de patrimoine mondial du site.

Durant la mission du Centre du patrimoine mondial à Luang Prabang en juillet 1999, les travaux publics en cours ou prévus suivants ont causé une certaine préoccupation :

·  Des travaux de consolidation des berges du Mékong et de la Nam Tha ont été effectués par la Banque asiatique de développement qui prévoit l’utilisation de gabions en béton. Le Centre a conseillé aux autorités nationales et locales de demander à la Banque asiatique de développement de mener une étude géologique des berges pour évaluer s’il est nécessaire ou non d’utiliser des gabions.

·  Les poteaux électriques installés le long du Mékong par l’Electricité du Laos (EDL) sont trop proches des berges, ce qui nuit au paysage. Une telle installation devra à l’avenir être faite en se préoccupant davantage de l’environnement.

·  Le pont prévu sur le Mékong à environ 1,5 km du Mont Phousi, et dont le financement est actuellement étudié par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), pourrait être trop près de la zone centrale historique du site du patrimoine mondial. Il paraît nécessaire d’effectuer une étude d’impact du pont sur le site du patrimoine mondial en raison, entre autres considérations, de la circulation de véhicules que cela va entraîner.

·  Certains des travaux de drainage et d'amélioration du réseau d'égouts financés par la KFW (projet allemand de coopération) ont entraîné l’assèchement d’une partie de la zone humide urbaine de Luang Prabang qui constitue un élément essentiel de la valeur de patrimoine mondial du site. Malgré l’importance de la poursuite de ces travaux publics pour les équipements sanitaires publics, l’UNESCO a demandé de prendre à l’avenir des mesures qui tiennent davantage compte de l’environnement.

Par ailleurs, l’UNESCO demeure préoccupée du développement touristique rapide de Luang Prabang et de la reconversion de bâtiments classés en pensions de famille et autres installations touristiques, ce qui risque d’entraîner l’expulsion des habitants de l’endroit et de modifier de manière irréversible l’identité de la ville qui est caractérisée par une occupation multi-ethnique. Le Centre a donc participé à la définition du cahier des charges d’une étude destinée à élaborer une stratégie de développement touristique durable qui sera réalisée par la ville de Chinon et l’Agence française de développement (AFD).

Enfin, le Secrétariat note avec préoccupation que la loi sur la protection des biens nationaux culturels, naturels et historiques publiée sous forme de décret du Conseil des ministres en 1997 n’a pas encore été officiellement promulguée par l’Assemblée nationale. De plus, la suppression dans ce décret de toute référence à la taxe de séjour censée financer le coût et l’entretien du site du patrimoine mondial est préoccupante pour la durabilité à long terme car les coûts importants de la conservation étaient couverts jusqu’ici par l’aide internationale.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 23 COM X.B.46

X.46 Le Comité a pris note des décisions de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau telles qu'elles figurent dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-99/CONF.209/6) et incluses en Annexe VIII de ce rapport sur les biens suivants :

Missions jésuites des Guaranis (Argentine et Brésil)

Mission jésuite de Santa Ana (Argentine)

Palais du Potala, Lhasa (Chine)

Ville de Quito (Equateur)

Le Délégué de l'Equateur a informé le Comité que le volcan La Pichincha avait eu des éruptions le 5 octobre et le 26 novembre 1999 et que l'Institut national pour le patrimoine culturel (INPC) et la Municipalité de Quito avaient pris des mesures préventives pour protéger la population et les monuments.

Centre historique (vieille ville) de Tallin (Estonie)

Mont-Saint-Michel et sa Baie (France)

Trèves - Monuments romains, cathédrale et église Notre- Dame (Allemagne)

Bâtiments traditionnels Asante (Ghana)

Eglises et couvents de Goa (Inde)

Luang Prabang (Laos)

Ile de Mozambique (Mozambique)

Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal)

L'observateur du gouvernement népalais de Sa Majesté a assuré le Comité que la conservation du Temple de Maya Devi serait entreprise conformément aux normes internationales de conservation prescrites par la Convention du patrimoine mondial. Il a informé le Comité que le gouvernement népalais de Sa Majesté serait heureux de recevoir les suggestions d'experts de l'UNESCO concernant l'avant-projet conceptuel des travaux de conservation du Temple de Maya Devi, car ces avis fourniraient des orientations pour élaborer les détails du projet en préparation. L'observateur a assuré le Comité que les projets des travaux du Temple de Maya Devi, une fois achevés, seraient transmis à l'UNESCO, comme l'a assuré le Gouvernement népalais de Sa Majesté. L'observateur a informé le Comité qu'une demande de coopération technique en vue de l'organisation d'une réunion technique internationale pour débattre de l'avant-projet de conservation, restauration et présentation du Temple de Maya Devi serait présentée, conformément à la demande du Bureau à sa vingt-troisième session.

Site archéologique de Chavin (Pérou)

Ville de Cuzco (Pérou)

Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines)

L'observateur des Philippines a assuré le Comité que le plan de développement intégré à long terme du site, comprenant un plan de développement touristique du site, serait soumis en temps voulu à l'UNESCO, de préférence avant le 15 septembre 2000. Afin de s'assurer du maintien de l'authenticité et de la conservation durable de ce site fragile, l'observateur a déclaré que son gouvernement accepterait l'offre généreuse du Comité de fournir une expertise technique au titre du Fonds du patrimoine mondial.

Camp de concentration d'Auschwitz (Pologne)

Grotte de Sokkuram et temple de Pulgulksa (République de Corée)

Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne)

Zones historiques d'Istanbul (Turquie)

L'observatrice de la Turquie a remercié le Comité de la sympathie exprimée aux victimes du tremblement de terre de cette année et elle a déclaré qu'Istanbul est le seul des neuf sites turcs du patrimoine mondial situé dans la région touchée par le tremblement de terre d'août 1999. Bien qu'il faille un certain temps pour évaluer les dommages, les premières estimations ont révélé des fissures mineures dans plusieurs monuments historiques, dont Sainte-Sophie et quatre musées. On a cependant constaté plusieurs grosses fissures au Musée archéologique d'Istanbul, au laboratoire de conservation installé dans un monument historique, dans deux bâtiments historiques abritant des bibliothèques, dans plus de dix tombes, ainsi que dans les remparts de la ville. Le Comité a été informé que les bureaux régionaux du ministère turc de la Culture ne lui ont pas encore communiqué l'importance de l'impact du second tremblement de terre (novembre 1999) sur les sites du patrimoine mondial. L'observatrice a déclaré qu'un rapport détaillé serait présenté au Comité dès son achèvement.

S'agissant du plan de conservation urbaine de la péninsule historique d'Istanbul, l'observatrice a informé le Comité que le plan au 1/5000e venait d'être achevé et présenté au Conseil du Grand Istanbul et après approbation sera transmis pour adoption au Conseil régional de conservation. Après avoir été officiellement approuvé, un plan au 1/1000e sera préparé pour les municipalité de Fatih et d'Eminonu. De plus, le plan de conservation détaillé au 1/500e du district de Zeyrek, établi par l'Université technique d'Istanbul et cofinancé par le Fonds du patrimoine mondial est presque achevé et sera présenté à la municipalité de Fatih pour approbation. L'observatrice a remercié le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO d'avoir mobilisé l'appui international pour la conservation du patrimoine urbain d'Istanbul et, à cet égard, s'est déclarée particulièrement satisfaite de l'aide financière octroyée par la Commission européenne et le gouvernement français.

L'observatrice a conclu son exposé en déclarant que les activités de réhabilitation dues au tremblement de terre avaient entraîné de sévères coupures dans le budget de l'Etat, et notamment celui du ministère de la Culture. Bien que l'on poursuive les projets de conservation avec les municipalités d'Istanbul, aucun développement du travail ou des activités complémentaires ne sera possible en l'an 2000.

La Déléguée de la Grèce a demandé au Comité de fournir un soutien à la Turquie pour la réhabilitation des zones touchées par le tremblement de terre et, à cet égard, a rappelé sa déclaration à la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau concernant la nécessité d'établir des priorités dans l'octroi du soutien international, étant donné l'étendue des besoins en matière de conservation de l'aire de patrimoine mondial d'Istanbul. Le Président, à titre personnel, a déclaré que l'esprit de collaboration et de solidarité témoigné par la Grèce en faveur de la Turquie rejoignait celui de la Convention du patrimoine mondial.