1.         Églises et couvents de Goa (Inde) (C 234)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1986

Critères  (ii)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/234/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/234/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

octobre 1999: mission de suivi réactif du Centre du patrimoine mondial dans la région

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/234/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Nouvelles informations : Le Centre du patrimoine mondial a entrepris une mission à Goa en janvier 1999 pour mettre au point une proposition de projet fondée sur la coopération entre les autorités locales de la vieille ville de Goa (Inde), Guimaraes (Portugal) et Brighton et Hove (Royaume-Uni) pour présentation au Programme Asia Urbs de l'Union européenne. Lors de cette mission, il a été noté que malgré l'effort important réalisé pour conserver les différents monuments, l'ensemble du site manque de cohésion visuelle et spatiale. L'élargissement des routes, l'abandon des ruines archéologiques et la nouvelle organisation de l'espace et du paysage ont enfermé les différents monuments dans des places traitées en jardins qui n'ont aucun rapport avec le tissu urbain historique, ce qui transforme le site en ensemble de monuments et porte atteinte à l'intégrité du site en tant qu'ancienne ville portuaire.

La mission a pu noter d'urgentes nécessités en matière de conservation pour la cathédrale de Se', la basilique du Bom Jesus et l'église St François d'Assise, notamment en ce qui concerne les réparations de panneaux de bois endommagés par l'humidité pour éviter la perte des œuvres d'art (peintures et sculptures) figurant sur ces panneaux.

Un rapport d'un expert indépendant reçu ultérieurement par le Centre fait état de dommages causés à certains des monuments en raison de travaux de restauration mal faits, réalisés avec des matériaux non adaptés (béton, peinture synthétique, etc.) il y a quelques années. Tout en notant des améliorations dans les travaux de restauration effectués plus récemment, le rapport de l'expert indépendant a souligné la nécessité de renforcer la formation spécialisée en conservation des matériaux et conservation architecturale, ainsi que la nécessité d'établir un plan de gestion d'ensemble du site qui prendrait en compte une meilleure présentation du tissu urbain historique de ce site. Par ailleurs, le rapport a signalé que l'intégrité et l'authenticité du site courront un risque sérieux si le projet prévu pour la modernisation et l'extension de la route nationale 4 est mis à exécution.

Le Centre, après consultation avec les autorités de la vieille ville de Goa, de l'Etat de Goa et avec des experts de l'Orient Foundation basés sur place, entre autres institutions et organisations non gouvernementales, et en étroite concertation avec le service local de l'Archaeological Survey of India, a préparé une proposition de projet de conservation urbaine et mise en valeur qui attend actuellement l'accord des autorités du gouvernement central avant soumission aux donateurs. Des discussions ultérieures avec la Direction générale portugaise pour les Monuments et Edifices nationaux (DGEMN) ont abouti à un engagement de collaboration entre le Centre et la DGEMN pour dresser un inventaire du site comme premier stade de l'élaboration d'un plan de gestion de la conservation plus cohérent.

Action requise

Le Bureau, ayant été informé de l’état de conservation du bien et des efforts entrepris par le Secrétariat pour mobiliser un appui financier et technique, demande à l’Etat partie, en concertation avec l’UNESCO et des experts internationaux de la conservation, de : (a) réaliser une évaluation approfondie des besoins en matière de conservation de chaque monument, y compris les nécessités de formation en conservation ; (b) étudier le plan actuel de développement du site en vue d'améliorer la cohérence entre les monuments et le contexte urbain historique ; (c) mettre au point une méthode intégrée et multisectorielle pour la sauvegarde et le développement du site afin de s'assurer que les travaux publics destinés à améliorer le réseau des routes et services publics ne portent pas atteinte à l'intégrité de ce site du patrimoine mondial. Le Bureau demande à l’Etat partie de présenter un rapport sur les mesures prises avant le 15 avril 2000, pour étude par le Bureau à sa vingt-quatrième session.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-troisième session du Bureau – paragraphe IV.61.

 

Nouvelles informations : Suite à la décision du Bureau à sa vingt-troisième session, un membre du personnel du Centre du patrimoine mondial a effectué une mission sur le site du patrimoine mondial de Goa en octobre 199, dans le cadre de la mission de suivi réactif dans la région. La mission a été informée par les autorités compétentes du gouvernement de l’Etat de Goa que le projet de modernisation et d’extension de la route nationale 4 a été modifié suite à la décision du Bureau et que le plan actuel consiste à faire dévier la route nationale 4 afin que le plan d’aménagement urbain n’ait pas d’impact sur les valeurs de patrimoine mondial et la morphologie du site. L’autorité compétente a demandé au Comité du patrimoine mondial d’étudier la nouvelle proposition pour s’assurer de la préservation totale de la valeur de patrimoine mondial du site. Ce nouveau plan, accompagné de la document pertinente, sera transmis à l’ICOMOS et à l’ICCROM pour commentaires lors de la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau.

S’agissant de la proposition de projet préparée par le Centre en janvier 1999, dont le financement est à l’étude dans le cadre du Programme Asia-Urbs de la Commission européenne – fondé sur la coopération entre les autorités locales de la vieille ville de Goa (Inde), Guimaraes (Portugal) et Brighton et Hove (Royaume-Uni) et des experts de la Direction générale portugaise des Monuments et Edifices nationaux (DGEMN) – la municipalité de Panaji et le Panchayat de la vieille ville de Goa étudient ce projet en détail avec l’Archaeological Survey of India et toutes les autorités compétentes du gouvernement de l’Etat de Goa. S’il est approuvé, ce projet devrait permettre la fourniture d’un appui technique bien nécessaire pour élaborer un plan de conservation urbaine fondé sur une organisation spatiale et un aménagement paysager du site qui respecte la forme urbaine historique de cette ancienne ville portuaire.

Durant la mission, l’Archaeological Survey of India a été engagé à préparer et présenter une demande d’assistance internationale pour réaliser une évaluation approfondie des besoins en matière de conservation de chaque monument, ainsi que les besoins en matière de formation en conservation, conformément à la décision du Bureau à sa vingt-troisième session.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 23 BUR IV.B.61

Le Bureau a été informé que le Centre du patrimoine mondial a entrepris une mission à Goa en janvier 1999 pour mettre au point une proposition de projet fondée sur la coopération entre les autorités locales de la vieille ville de Goa (Inde), Guimaraes (Portugal) et Brighton et Hove (Royaume-Uni) pour présentation au Programme Asia Urbs de l'Union européenne. Lors de cette mission, il a été noté que malgré l'effort important réalisé pour conserver les différents monuments, l'ensemble du site manque de cohésion visuelle et spatiale. L'élargissement des routes, l'abandon des ruines archéologiques et la nouvelle organisation de l'espace et du paysage ont enfermé les différents monuments dans des places traitées en jardins qui n'ont aucun rapport avec le tissu urbain historique, ce qui transforme le site en ensemble de monuments et porte atteinte à l'intégrité du site en tant qu'ancienne ville portuaire.

La mission a pu noter d'urgentes nécessités en matière de conservation pour la cathédrale de Se', la basilique du Bom Jesus et l'église St François d'Assise, notamment en ce qui concerne les réparations de panneaux de bois endommagés par l'humidité pour éviter la perte des œuvres d'art (peintures et sculptures) figurant sur ces panneaux.

Un rapport d'un expert indépendant reçu ultérieurement par le Centre faisait état de dommages causés à certains des monuments en raison de travaux de restauration mal faits, réalisés avec des matériaux non adaptés (béton, peinture synthétique, etc.) il y a quelques années. Tout en notant des améliorations dans les travaux de restauration effectués plus récemment, le rapport de l'expert indépendant a souligné la nécessité de renforcer la formation spécialisée en conservation des matériaux et conservation architecturale, ainsi que la nécessité d'établir un plan de gestion d'ensemble du site qui prendrait en compte une meilleure présentation du tissu urbain historique de ce site. Par ailleurs, le rapport a signalé que l'intégrité et l'authenticité du site courront un risque sérieux si le projet prévu pour la modernisation et l'extension de la route nationale 4 est mis à exécution.

Le Centre, après consultation avec les autorités de la vieille ville de Goa, de l'Etat de Goa et avec des experts de l'Orient Foundation basés sur place, entre autres institutions et organisations non gouvernementales, et en étroite concertation avec le service local de l'Archaeological Survey of India, a préparé une proposition de projet de conservation urbaine et mise en valeur qui attend actuellement l'accord des autorités du gouvernement central avant soumission aux donateurs. Des discussions ultérieures avec la Direction générale portugaise pour les Monuments et Edifices nationaux (DGEMN) ont abouti à un engagement de collaboration entre le Centre et la DGEMN pour dresser un inventaire du site comme premier stade de l'élaboration d'un plan de gestion de la conservation plus cohérent.

Le Bureau, ayant été informé de l’état de conservation du bien et des efforts entrepris par le Secrétariat pour mobiliser un appui financier et technique, a demandé à l’Etat partie, en collaboration avec l’UNESCO et des experts internationaux de la conservation, de : (a) réaliser une évaluation approfondie des besoins en matière de conservation de chaque monument, y compris les nécessités de formation en conservation ; (b) étudier le plan actuel de développement du site en vue d'améliorer la cohérence entre les monuments et le contexte urbain historique et (c) mettre au point une méthode intégrée et multisectorielle pour la sauvegarde et le développement du site afin de s'assurer que les travaux publics destinés à améliorer le réseau des routes et services publics ne portent pas atteinte à l'intégrité de ce site du patrimoine mondial. Le Bureau a demandé à l’Etat partie de présenter un rapport sur les mesures prises avant le 15 avril 2000, pour étude par le Bureau à sa vingt-quatrième session.

Décision adoptée: 23 COM X.B.46

X.46 Le Comité a pris note des décisions de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau telles qu'elles figurent dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-99/CONF.209/6) et incluses en Annexe VIII de ce rapport sur les biens suivants :

Missions jésuites des Guaranis (Argentine et Brésil)

Mission jésuite de Santa Ana (Argentine)

Palais du Potala, Lhasa (Chine)

Ville de Quito (Equateur)

Le Délégué de l'Equateur a informé le Comité que le volcan La Pichincha avait eu des éruptions le 5 octobre et le 26 novembre 1999 et que l'Institut national pour le patrimoine culturel (INPC) et la Municipalité de Quito avaient pris des mesures préventives pour protéger la population et les monuments.

Centre historique (vieille ville) de Tallin (Estonie)

Mont-Saint-Michel et sa Baie (France)

Trèves - Monuments romains, cathédrale et église Notre- Dame (Allemagne)

Bâtiments traditionnels Asante (Ghana)

Eglises et couvents de Goa (Inde)

Luang Prabang (Laos)

Ile de Mozambique (Mozambique)

Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal)

L'observateur du gouvernement népalais de Sa Majesté a assuré le Comité que la conservation du Temple de Maya Devi serait entreprise conformément aux normes internationales de conservation prescrites par la Convention du patrimoine mondial. Il a informé le Comité que le gouvernement népalais de Sa Majesté serait heureux de recevoir les suggestions d'experts de l'UNESCO concernant l'avant-projet conceptuel des travaux de conservation du Temple de Maya Devi, car ces avis fourniraient des orientations pour élaborer les détails du projet en préparation. L'observateur a assuré le Comité que les projets des travaux du Temple de Maya Devi, une fois achevés, seraient transmis à l'UNESCO, comme l'a assuré le Gouvernement népalais de Sa Majesté. L'observateur a informé le Comité qu'une demande de coopération technique en vue de l'organisation d'une réunion technique internationale pour débattre de l'avant-projet de conservation, restauration et présentation du Temple de Maya Devi serait présentée, conformément à la demande du Bureau à sa vingt-troisième session.

Site archéologique de Chavin (Pérou)

Ville de Cuzco (Pérou)

Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines)

L'observateur des Philippines a assuré le Comité que le plan de développement intégré à long terme du site, comprenant un plan de développement touristique du site, serait soumis en temps voulu à l'UNESCO, de préférence avant le 15 septembre 2000. Afin de s'assurer du maintien de l'authenticité et de la conservation durable de ce site fragile, l'observateur a déclaré que son gouvernement accepterait l'offre généreuse du Comité de fournir une expertise technique au titre du Fonds du patrimoine mondial.

Camp de concentration d'Auschwitz (Pologne)

Grotte de Sokkuram et temple de Pulgulksa (République de Corée)

Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne)

Zones historiques d'Istanbul (Turquie)

L'observatrice de la Turquie a remercié le Comité de la sympathie exprimée aux victimes du tremblement de terre de cette année et elle a déclaré qu'Istanbul est le seul des neuf sites turcs du patrimoine mondial situé dans la région touchée par le tremblement de terre d'août 1999. Bien qu'il faille un certain temps pour évaluer les dommages, les premières estimations ont révélé des fissures mineures dans plusieurs monuments historiques, dont Sainte-Sophie et quatre musées. On a cependant constaté plusieurs grosses fissures au Musée archéologique d'Istanbul, au laboratoire de conservation installé dans un monument historique, dans deux bâtiments historiques abritant des bibliothèques, dans plus de dix tombes, ainsi que dans les remparts de la ville. Le Comité a été informé que les bureaux régionaux du ministère turc de la Culture ne lui ont pas encore communiqué l'importance de l'impact du second tremblement de terre (novembre 1999) sur les sites du patrimoine mondial. L'observatrice a déclaré qu'un rapport détaillé serait présenté au Comité dès son achèvement.

S'agissant du plan de conservation urbaine de la péninsule historique d'Istanbul, l'observatrice a informé le Comité que le plan au 1/5000e venait d'être achevé et présenté au Conseil du Grand Istanbul et après approbation sera transmis pour adoption au Conseil régional de conservation. Après avoir été officiellement approuvé, un plan au 1/1000e sera préparé pour les municipalité de Fatih et d'Eminonu. De plus, le plan de conservation détaillé au 1/500e du district de Zeyrek, établi par l'Université technique d'Istanbul et cofinancé par le Fonds du patrimoine mondial est presque achevé et sera présenté à la municipalité de Fatih pour approbation. L'observatrice a remercié le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO d'avoir mobilisé l'appui international pour la conservation du patrimoine urbain d'Istanbul et, à cet égard, s'est déclarée particulièrement satisfaite de l'aide financière octroyée par la Commission européenne et le gouvernement français.

L'observatrice a conclu son exposé en déclarant que les activités de réhabilitation dues au tremblement de terre avaient entraîné de sévères coupures dans le budget de l'Etat, et notamment celui du ministère de la Culture. Bien que l'on poursuive les projets de conservation avec les municipalités d'Istanbul, aucun développement du travail ou des activités complémentaires ne sera possible en l'an 2000.

La Déléguée de la Grèce a demandé au Comité de fournir un soutien à la Turquie pour la réhabilitation des zones touchées par le tremblement de terre et, à cet égard, a rappelé sa déclaration à la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau concernant la nécessité d'établir des priorités dans l'octroi du soutien international, étant donné l'étendue des besoins en matière de conservation de l'aire de patrimoine mondial d'Istanbul. Le Président, à titre personnel, a déclaré que l'esprit de collaboration et de solidarité témoigné par la Grèce en faveur de la Turquie rejoignait celui de la Convention du patrimoine mondial.