1.         Tyr (Liban) (C 299)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1984

Critères  (iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/299/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1986-1999)
Montant total approuvé : 6 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/299/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

mars 1995: mission de l'UNESCO 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/299/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : La Division du patrimoine culturel de l’UNESCO, responsable de la Campagne internationale lancée en mars 1998, avait déjà commencé à fournir cette assistance technique en envoyant en juillet 1998 un expert en urbanisme, dont le rapport a été transmis aux autorités libanaises.

Après avoir pris note du rapport du Secrétariat, le Bureau a bien accueilli la demande du ministère des Travaux publics qui souhaitait avoir les conseils de l’UNESCO et a recommandé de renforcer la coopération entre les autorités libanaises et l’UNESCO dans la préparation du plan directeur de Tyr. Le Bureau a également demandé :

Nouvelles informations : Les activités sur le site archéologique de Tyr, dans le cadre de la Campagne internationale de sauvegarde, ont été quelque peu ralenties depuis la dernière session du Comité du patrimoine mondial en raison du changement de gouvernement au Liban et de la nomination d'un nouveau directeur général des Antiquités.

Le nouveau ministre de la Culture et de l’Enseignement supérieur nous a confirmé son accord, par courrier, en date du 20 février 1999, sur la composition du Comité scientifique international (ICS) de Tyr. Cette confirmation officielle permettra d’organiser la première réunion du CSI à Tyr, au mois de juin prochain.

A la demande du ministre, une réunion d’information sur les activités de l’UNESCO en matière de protection du patrimoine culturel au Liban, et notamment du site de Tyr, a eu lieu à Paris, le vendredi 5 mars dernier. Le ministre a demandé que le CSI se réunisse, aussitôt que possible, en particulier afin de permettre la préparation du schéma directeur, qui est à la base de toutes les activités futures sur le site de Tyr.

Une brochure promotionnelle et d’information, destinée à recueillir des fonds en faveur de la Campagne de Tyr est actuellement en préparation.

Action requise

Le Bureau souhaitera poursuivre la coopération entre les autorités libanaises et le Centre du patrimoine mondial dans le cadre des Campagnes internationales.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-deuxième session du Comité – paragraphe VII.43.

Vingt-troisième session du Bureau – paragraphe IV.67.

 

Nouvelles informations : Le Comité scientifique international (ISC) pour la campagne de Tyr s’est réuni au Liban du 14 au 17 juin 1999. Après un examen de la situation sur le site et des plans d’aménagement de la ville de Tyr préparés par les autorités libanaises, le Comité a fait de sa préoccupation sur les points suivants :

a)             le risque de densification et d’engorgement de la ville, y compris de sa zone archéologique, si les plans d’aménagement sont mis en œuvre comme prévu ;

b)             l’absence totale de zones tampons autour de l’aire classée patrimoine mondial et le développement d’une construction rapide et incontrôlée à proximité immédiate du site.

Le Comité scientifique international a récemment recommandé de prendre les mesures urgentes appropriées pour sauvegarder le site :

·        adoption d’une planification urbaine pour la ville afin d’assurer la sauvegarde des zones archéologiques et de mesures juridiques pour réglementer l’intégration cohérente et l’aménagement des zones urbaines ;

·        vu l’absence de zones tampons, assurer la protection des bâtiments archéologiques par la création d’une ceinture verte afin de les séparer de manière bien visible de la zone bâtie.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 23 BUR IV.B.67

Il s’agit d’un site qui a fait l’objet d’une campagne internationale de sauvegarde, dont la préparation des documents et le suivi des opérations sont assurés par la Division du patrimoine culturel. Le Directeur du Centre du patrimoine mondial a rappelé aux membres du Bureau que, suite au lancement de la campagne par le Directeur général de l’UNESCO le 3 mars 1998, le Bureau, à sa vingt-deuxième session en juin 1998, avait encouragé les autorités libanaises à poursuivre la campagne en coopération avec l’UNESCO et avait « …engagé vivement les autorités libanaises à interrompre immédiatement tous les travaux mettant en péril le patrimoine de Tyr et à améliorer les mécanismes de contrôle afin d’empêcher toute nouvelle destruction du patrimoine de la région ».

Compte tenu de la mise en oeuvre de plusieurs chantiers tels que l’aménagement de l’autoroute et du port de Tyr, un courrier a été adressé en septembre 1998 au Ministre des Travaux publics, signé conjointement par le Directeur du Centre et le Directeur de la Division du patrimoine culturel, le priant « de bien vouloir surseoir à tous travaux d’envergure de nature à modifier le caractère du site de Tyr et de ses environs, inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

Par la suite, la Division du patrimoine culturel avait proposé aux autorités libanaises quatre experts pouvant composer le Comité scientifique international et dont les noms ont été acceptés par le Ministre de la Culture et de l’Enseignement supérieur du Liban. Ce Comité, s’est réuni pour la première fois du 14 au 17 juin 1999 au Liban, accompagné par M. Azedine Beschaouch, chargé de mission auprès du Sous-Directeur général pour la culture. Après de fructueuses réunions avec le nouveau Directeur général des Antiquités, le Dr Chaker Ghadban, le Directeur général de l’urbanisme, M. Joseph Abdel Ahad, et la Municipalité de Tyr, le Comité a élaboré un rapport et des recommandations détaillées concernant la poursuite des opérations à Tyr.

Le Bureau a recommandé de poursuivre la coopération entre l’UNESCO et les autorités libanaises, notamment dans le cadre des Campagnes internationales et, faisant siennes les recommandations du Comité scientifique international, a souligné la nécessité :

a) d’éviter une densification encore plus importante de la vieille ville de Tyr et de fixer et de respecter les servitudes de hauteur des constructions ;

b) d’une zone-tampon, conformément à la Convention de 1972 pour les sites inscrits sur la Liste du patrimoine mondial ;

c) de faire des prospections et des sondages bien en amont de toute opération de construction, notamment le long du tracé de la future autoroute ;

d) de la création d’une zone de protection spéciale « naturelle », où toute construction doit être interdite, à part des structures légères sans fondations en vue d’une éventuelle exploitation touristique.

Décision adoptée: 23 COM X.B.40

X.40 Tyr (Liban)

Le Comité a rappelé les rapports de la vingt-troisième session ordinaire et de la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau sur l'état de conservation de ce bien et a adopté la décision suivante :

« Le Comité a remercié le gouvernement libanais de sa coopération à la préservation de la ville de Tyr. Etant donné les menaces sérieuses et persistantes à la sauvegarde du site, le Comité a demandé que les recommandations du Comité scientifique international soient mises en oeuvre d'urgence, en particulier l'adoption d'un plan de gestion de la ville pour assurer la sauvegarde des zones archéologiques, ainsi que leur protection par la préparation d'un plan d'aménagement paysager en coopération avec l'ICOMOS, l'ICCROM et l'IFLA. Le Comité a également demandé aux autorités de nommer un coordonnateur national et d'ouvrir un compte national pour la Campagne internationale de sauvegarde comme convenu avec l'UNESCO et rappelé dans la lettre du 7 juillet 1999 du Directeur général au Ministre de la Culture. »