1.         Bâtiments traditionnels ashanti (Ghana) (C 35)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1980

Critères  (v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/35/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1997-1997)
Montant total approuvé : 47 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/35/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

février 1997: mission d'experts, financée par le CRATerre-EAG, à la demande du Centre du patrimoine mondial

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/35/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt et unième session extraordinaire du Bureau – paragraphe III.C.c.

Satisfait des résultats de l’activité pilote de formation in situ et reconnaissant la nécessité d’une reformulation du plan de conservation afin de faire participer les populations locales, le Bureau a félicité les autorités ghanéennes et les a engagées à préparer un plan de conservation pour l’ensemble du site.

 

Nouvelles informations : Ce programme du Centre du patrimoine mondial s’est poursuivi en 1998 et a été renforcé par une assistance technique fournie par l’ambassade de France au Ghana qui a permis de :

·  poursuivre la mise en œuvre des mesures de conservation préventive sur tous les sites ;

·  restaurer le sanctuaire de Besease et l’ouvrir au public ;

·  lancer une campagne de sensibilisation et de promotion ;

·  faire également participer les communautés locales et l’université.

En 1999, l’ambassade de France a financé des activités destinées aux activités suivantes :

·  renforcement des activités de sensibilisation et de promotion ;

·  création d’un comité de gestion pour le sanctuaire de Besease, qui comprend des représentants des communautés locales ;

·  évaluation des besoins en termes d’entretien régulier de tous les bâtiments ;

·  programme de recherche préliminaire pour la restauration des bas-reliefs.

Trois entreprises françaises ont fourni des fonds pour la publication d’un livret, basé sur l’exposition présentée à Besease. Ce livret a été officiellement lancé par l’Asantehene (le roi des Asante) et l’ambassadeur de France. Un premier lot de 1500 exemplaires va être fourni au Bureau régional du GMBB, pour renforcer le fonds de roulement déjà créé avec l’édition de cartes postales et de tee-shirts. Les revenus de ces ventes, ainsi que les droits provenant de Besease sont une première étape vers une perspective durable mais les revenus actuels restent trop bas et il faudrait un plus grand nombre de visiteurs pour assurer une viabilité totale.

Il y a eu beaucoup de réalisations ces trois dernières années mais la situation du site demeure cependant très fragile car celui-ci subit régulièrement de fortes pluies et demande un entretien permanent et systématique. Cela pourrait se faire dans le cadre d’un plan de gestion d’ensemble qui serait particulièrement axé sur la recherche de revenus réguliers pour en assurer la mise en œuvre. Il se fonderait sur l’évaluation d’une année complète d’activités du sanctuaire de Besease en tant que ressource financière et rechercherait de nouveaux aménagements/investissements possibles (et souhaités localement).

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 23 COM X.B.46

X.46 Le Comité a pris note des décisions de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau telles qu'elles figurent dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-99/CONF.209/6) et incluses en Annexe VIII de ce rapport sur les biens suivants :

Missions jésuites des Guaranis (Argentine et Brésil)

Mission jésuite de Santa Ana (Argentine)

Palais du Potala, Lhasa (Chine)

Ville de Quito (Equateur)

Le Délégué de l'Equateur a informé le Comité que le volcan La Pichincha avait eu des éruptions le 5 octobre et le 26 novembre 1999 et que l'Institut national pour le patrimoine culturel (INPC) et la Municipalité de Quito avaient pris des mesures préventives pour protéger la population et les monuments.

Centre historique (vieille ville) de Tallin (Estonie)

Mont-Saint-Michel et sa Baie (France)

Trèves - Monuments romains, cathédrale et église Notre- Dame (Allemagne)

Bâtiments traditionnels Asante (Ghana)

Eglises et couvents de Goa (Inde)

Luang Prabang (Laos)

Ile de Mozambique (Mozambique)

Lumbini, lieu de naissance du Bouddha (Népal)

L'observateur du gouvernement népalais de Sa Majesté a assuré le Comité que la conservation du Temple de Maya Devi serait entreprise conformément aux normes internationales de conservation prescrites par la Convention du patrimoine mondial. Il a informé le Comité que le gouvernement népalais de Sa Majesté serait heureux de recevoir les suggestions d'experts de l'UNESCO concernant l'avant-projet conceptuel des travaux de conservation du Temple de Maya Devi, car ces avis fourniraient des orientations pour élaborer les détails du projet en préparation. L'observateur a assuré le Comité que les projets des travaux du Temple de Maya Devi, une fois achevés, seraient transmis à l'UNESCO, comme l'a assuré le Gouvernement népalais de Sa Majesté. L'observateur a informé le Comité qu'une demande de coopération technique en vue de l'organisation d'une réunion technique internationale pour débattre de l'avant-projet de conservation, restauration et présentation du Temple de Maya Devi serait présentée, conformément à la demande du Bureau à sa vingt-troisième session.

Site archéologique de Chavin (Pérou)

Ville de Cuzco (Pérou)

Rizières en terrasses des cordillères des Philippines (Philippines)

L'observateur des Philippines a assuré le Comité que le plan de développement intégré à long terme du site, comprenant un plan de développement touristique du site, serait soumis en temps voulu à l'UNESCO, de préférence avant le 15 septembre 2000. Afin de s'assurer du maintien de l'authenticité et de la conservation durable de ce site fragile, l'observateur a déclaré que son gouvernement accepterait l'offre généreuse du Comité de fournir une expertise technique au titre du Fonds du patrimoine mondial.

Camp de concentration d'Auschwitz (Pologne)

Grotte de Sokkuram et temple de Pulgulksa (République de Corée)

Alhambra, Generalife et Albaicin, Grenade (Espagne)

Zones historiques d'Istanbul (Turquie)

L'observatrice de la Turquie a remercié le Comité de la sympathie exprimée aux victimes du tremblement de terre de cette année et elle a déclaré qu'Istanbul est le seul des neuf sites turcs du patrimoine mondial situé dans la région touchée par le tremblement de terre d'août 1999. Bien qu'il faille un certain temps pour évaluer les dommages, les premières estimations ont révélé des fissures mineures dans plusieurs monuments historiques, dont Sainte-Sophie et quatre musées. On a cependant constaté plusieurs grosses fissures au Musée archéologique d'Istanbul, au laboratoire de conservation installé dans un monument historique, dans deux bâtiments historiques abritant des bibliothèques, dans plus de dix tombes, ainsi que dans les remparts de la ville. Le Comité a été informé que les bureaux régionaux du ministère turc de la Culture ne lui ont pas encore communiqué l'importance de l'impact du second tremblement de terre (novembre 1999) sur les sites du patrimoine mondial. L'observatrice a déclaré qu'un rapport détaillé serait présenté au Comité dès son achèvement.

S'agissant du plan de conservation urbaine de la péninsule historique d'Istanbul, l'observatrice a informé le Comité que le plan au 1/5000e venait d'être achevé et présenté au Conseil du Grand Istanbul et après approbation sera transmis pour adoption au Conseil régional de conservation. Après avoir été officiellement approuvé, un plan au 1/1000e sera préparé pour les municipalité de Fatih et d'Eminonu. De plus, le plan de conservation détaillé au 1/500e du district de Zeyrek, établi par l'Université technique d'Istanbul et cofinancé par le Fonds du patrimoine mondial est presque achevé et sera présenté à la municipalité de Fatih pour approbation. L'observatrice a remercié le Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO d'avoir mobilisé l'appui international pour la conservation du patrimoine urbain d'Istanbul et, à cet égard, s'est déclarée particulièrement satisfaite de l'aide financière octroyée par la Commission européenne et le gouvernement français.

L'observatrice a conclu son exposé en déclarant que les activités de réhabilitation dues au tremblement de terre avaient entraîné de sévères coupures dans le budget de l'Etat, et notamment celui du ministère de la Culture. Bien que l'on poursuive les projets de conservation avec les municipalités d'Istanbul, aucun développement du travail ou des activités complémentaires ne sera possible en l'an 2000.

La Déléguée de la Grèce a demandé au Comité de fournir un soutien à la Turquie pour la réhabilitation des zones touchées par le tremblement de terre et, à cet égard, a rappelé sa déclaration à la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau concernant la nécessité d'établir des priorités dans l'octroi du soutien international, étant donné l'étendue des besoins en matière de conservation de l'aire de patrimoine mondial d'Istanbul. Le Président, à titre personnel, a déclaré que l'esprit de collaboration et de solidarité témoigné par la Grèce en faveur de la Turquie rejoignait celui de la Convention du patrimoine mondial.