1.         Zone de nature sauvage de Tasmanie (Australie) (C/N 181quinquies)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1982

Critères  (iii)(iv)(vi)(vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/181/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/181/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/181/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : A sa vingt-deuxième session (juin 1998), le Bureau a noté que l’Accord régional sur l’exploitation forestière en Tasmanie (RFA), signé par les gouvernements du Commonwealth et de Tasmanie le 8 novembre 1997, a permis ce qui suit : l'établissement d’un système de réserve considérablement augmentée pour le domaine forestier de Tasmanie ; la participation des signataires à une nouvelle évaluation des grands thèmes australiens liés au patrimoine mondial ; et l'instauration de discussions entre les signataires sur les possibilités de nouvelles propositions d’inscription de parties du domaine forestier en tant que "réserves consacrées" en sus du site actuel du patrimoine mondial. Le Bureau a demandé à l’Etat partie de tenir le Centre informé de toute extension potentielle des limites qui pourrait être prévue pour la Zone de nature sauvage de Tasmanie et de fournir un calendrier pour la mise en œuvre de l'Accord régional sur l'exploitation forestière. A sa vingt-deuxième session extraordinaire (novembre 1998), le Bureau a appris que des négociations entre les gouvernements de Tasmanie et du Commonwealth étaient en cours pour fixer un calendrier qui inclurait potentiellement l'extension des limites du site du patrimoine mondial et que les autorités australiennes avaient accepté de fournir le calendrier dès accord des deux parties. Le Bureau a recommandé que le Centre et l'UICN maintiennent des contacts avec les autorités australiennes afin d'obtenir des informations sur le calendrier et il a demandé au Centre de transmettre un rapport de l'ONG australienne concernant la Zone de nature sauvage de Tasmanie à l'Etat partie pour étude.

Nouvelles informations : L'UICN a informé le Centre que le Comité australien de l'UICN (ACUICN) propose d'achever en l'an 2000 une évaluation de l’état de conservation de la Zone de nature sauvage de Tasmanie en se fondant sur les apports d'ONG et d'autres partenaires. En principe, l'UICN appuie le processus du RFA car il représente une avancée significative vers un système de réserve global, adapté et représentatif. L'UICN considère que des éléments du système de réserve spécifique selon le RFA peuvent être utiles pour définir des extensions appropriées au site du patrimoine mondial. Elle estime que le RFA resserre les relations entre les gouvernements d'Etat et fédéral sur des questions concernant le site du patrimoine mondial telles que la politique générale, la gestion et le financement. Toutefois, l'UICN reste préoccupée que le RFA puisse exclure d'importantes zones forestières – déjà identifiées comme possédant une valeur de patrimoine mondial – du système de réserve. Elle craint également des menaces causées par l'abattage de bois autorisé par le RFA aux bassins d'alimentation forestiers qui pourraient être représentés dans le périmètre du site du patrimoine mondial.

Action requise

Le Bureau pourrait souhaiter demander à l'UICN de terminer son processus d'évaluation sur l’état de conservation de ce site, comprenant les motifs de préoccupation spécifiques qu'il a notés et de présenter un rapport actualisé à la vingt-quatrième session du Bureau en l'an 2000.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-deuxième session du Comité – paragraphe VII.30 et Annexe IV, p. 101.

Vingt-troisième session du Bureau – paragraphe IV.48.

 

Nouvelles informations : La vingt-troisième session ordinaire du Bureau en juillet 1999 a demandé au gouvernement australien d’informer le Centre de ce qui suit : (i) toute extension potentielle des limites qui pourrait être prévue, ainsi qu’un calendrier de mise en œuvre de l’accord régional d’exploitation forestière (RFA) ; (ii) son évaluation des implications du RFA dans d’autres aires définies comme possédant une valeur de patrimoine mondial ; et (iii) les impacts potentiels sur les bassins d’alimentation forestiers situés dans le périmètre du site du patrimoine mondial ou d’autres zones qui pourraient être soumises à des abattages de bois réglementés par le RFA.

Le ministre australien de l’Environnement et du Patrimoine, par lettre du 14 septembre 1999, a transmis au Centre la réponse du gouvernement australien à la demande du Bureau. Le Centre a fourni un double de la lettre du ministre à l’UICN et au Comité australien de l’UICN (ACIUCN), conformément à la demande de la vingt-troisième session du Bureau. Cette lettre indique que le gouvernement australien estime prioritaire de renforcer le régime de gestion de l’actuel bien du patrimoine mondial et de s’assurer que toutes les valeurs du patrimoine mondial sont protégées. Les extensions des limites ne sont pas activement étudiées à ce stade. Dans sa lettre, le ministre note les sujets de préoccupations exprimées par l’UICN concernant les activités d’abattage de bois et il fournit l’assurance qu’il prendra les mesures nécessaires pour protéger les valeurs du patrimoine mondial au cas où elles seraient menacées. Le gouvernement australien estime que les questions relatives au patrimoine mondial ont été bien abordées par le RFA et que celui-ci prévoit une gestion écologiquement viable des forêts de Tasmanie.

La lettre du ministre fournit des informations sur le Plan de gestion de l’aire de patrimoine mondial de la Zone de nature sauvage de Tasmanie, mis au point par le Service des Parcs et de la Faune sauvage de Tasmanie. Ce plan de gestion a été ratifié par les gouvernements de Tasmanie et du Commonwealth. Il présente un cadre de mesures favorisant les pratiques de gestion dans les terres adjacentes à l’aire de patrimoine mondial afin de protéger efficacement les valeurs du bien. Le ministre a également informé le Centre qu’une nouvelle loi de 1999 sur la protection de l’environnement et la conservation de la biodiversité entrera en vigueur au plus tard en juillet 2000.

L’UICN a informé le Centre que le Comité australien de l’UICN (ACIUCN) propose d’achever en l'an 2000 une évaluation de l’état de conservation de la Zone de nature sauvage de Tasmanie. L'UICN prend note de l’achèvement du Plan de gestion de l’aire de patrimoine mondial de la Zone de nature sauvage de Tasmanie en 1999 et s’en félicite. Elle recommande d’en contrôler régulièrement l’efficacité au cours du temps.

L’UICN prend note et approuve le processus de l’accord régional sur l’exploitation forestière de Tasmanie (RFA) car il représente une avancée significative vers un système de réserve global, adapté et représentatif et peut jeter les bases d’une gestion écologiquement viable des forêts de Tasmanie. L’UICN estime que le RFA renforce les relations entre les gouvernements d'Etat et fédéral sur des questions concernant le site du patrimoine mondial telles que la politique générale, la gestion et le financement.

L’UICN considère qu’il est important de ne pas exclure d’options de futures extensions du bien du patrimoine mondial. Elle considère donc que les zones du système de "réserves consacrées" aux termes du RFA, déjà identifiées comme possédant une valeur de patrimoine mondial, devraient être gérées conformément à un statut potentiel de patrimoine mondial.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Néant

Décision adoptée: 23 BUR IV.B.48

A sa vingt-deuxième session (juin 1998), le Bureau a noté que l’Accord régional sur l’exploitation forestière en Tasmanie (RFA), signé par les gouvernements du Commonwealth et de Tasmanie le 8 novembre 1997, a permis : (i) l'établissement d’un système de réserve considérablement augmentée pour le domaine forestier de Tasmanie; (ii) la participation des signataires à une nouvelle évaluation des grands thèmes australiens liés au patrimoine mondial ; et (iii) l'instauration de discussions entre les signataires sur les possibilités de nouvelles propositions d’inscription de parties du domaine forestier en tant que "réserves consacrées" en sus du site actuel du patrimoine mondial. A sa vingt-deuxième session, le Bureau avait demandé à l’Etat partie de tenir le Centre informé de toute extension potentielle des limites qui pourrait être prévue pour la Zone de nature sauvage de Tasmanie et de fournir un calendrier pour la mise en œuvre de l'Accord régional sur l'exploitation forestière. A sa vingt-deuxième session extraordinaire (novembre 1998), le Bureau a appris que des négociations entre les gouvernements de Tasmanie et du Commonwealth étaient en cours pour fixer un calendrier qui inclurait potentiellement l'extension des limites du site du patrimoine mondial et que les autorités australiennes avaient accepté de fournir le calendrier dès accord des deux parties. La vingt-deuxième session extraordinaire du Bureau a recommandé que le Centre et l'UICN maintiennent des contacts avec les autorités australiennes afin d'obtenir des informations sur le calendrier et il a demandé au Centre de transmettre un rapport de l'ONG australienne concernant la Zone de nature sauvage de Tasmanie à l'Etat partie pour étude.

L'UICN a informé le Centre que le Comité australien de l'UICN (ACIUCN) propose d'achever en l'an 2000 une évaluation de l’état de conservation de la Zone de nature sauvage de Tasmanie en se fondant sur les apports d'ONG, d’agences gouvernementales et d'autres partenaires intéressés en l’an 2000. En principe, l'UICN appuie le processus de l’évaluation régionale de l’exploitation forestière (RFA) car il représente une avancée significative vers un système de réserve global, adapté et représentatif. L'UICN considère que des éléments du système de réserve spécifique selon le RFA peuvent être utiles pour définir des extensions appropriées au site du patrimoine mondial. Elle estime que le RFA resserre les relations entre les gouvernements d'Etat et fédéral sur des questions concernant le site du patrimoine mondial telles que la politique générale, la gestion et le financement. Toutefois, l'UICN reste préoccupée que le RFA puisse exclure d'importantes zones forestières – déjà identifiées comme possédant une valeur de patrimoine mondial – du système de réserve. Elle craint également des menaces causées par l'abattage de bois autorisé par le RFA aux bassins d'alimentation forestiers qui pourraient être représentés dans le périmètre du site du patrimoine mondial.

Le Bureau souhaite demander à l'ACIUCN de terminer son processus d’étude de l’état de la Zone de nature sauvage de Tasmanie, comprenant les motifs de préoccupation spécifiques qu'il a notés et de présenter un rapport actualisé à la vingt-quatrième session du Bureau en l'an 2000.

Afin de permettre à l’ACIUCN d’entreprendre son évaluation de l’état de conservation de ce site, le Bureau invite l’Etat partie à informer le Centre, avant le 15 septembre 1999, de ce qui suit : (i) toute extension potentielle des limites qui pourrait être prévue, ainsi qu’un calendrier de mise en œuvre de l’accord régional d’exploitation forestière (RFA) ; (ii) son évaluation des implications du RFA dans d’autres domaines définis comme ayant une valeur de patrimoine mondial ; et (iii) les impacts potentiels sur les bassins d’alimentationforestiers situés dans le périmètre du site du patrimoine mondial ou d’autres zones qui pourraient être soumises à des coupes aux termes du RFA.

Décision adoptée: 23 COM X.B.29

X.29 Zone de nature sauvage de Tasmanie (Australie)

Le Comité a rappelé les rapports de la vingt-troisième session ordinaire et de la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau sur l'état de conservation de ce bien et a adopté la décision suivante :

« Le Comité a demandé au Comité australien de l'UICN (ACIUCN) de terminer le processus d'étude de l'état de la Zone de nature sauvage de Tasmanie afin de présenter un rapport actualisé à la vingt-quatrième session du Bureau en l'an 2000. L'étude de l'ACIUCN doit mentionner les motifs de préoccupation permanents tels que ceux qui ont été signalés à la vingt-troisième session du Bureau, ainsi que les suggestions concernant toute future extension du bien et la gestion de zones du système de « réserves consacrées » aux termes de l'accord régional sur l'exploitation forestière (RFA), qui ont été précédemment identifiées comme ayant une valeur de patrimoine mondial.

Le Comité a félicité l'Etat partie du récent achèvement du Plan de gestion de l'aire de patrimoine mondial de la Zone de nature sauvage de Tasmanie et a recommandé d'en contrôler régulièrement l'efficacité au cours du temps. »