1.         Parc national de Los Katíos (Colombie) (N 711)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/711/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/711/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/711/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : En novembre 1997, l'UICN a été informée que des conflits entre des groupes armés avaient interdit l'accès du personnel à une importante partie du Parc et que cela avait mis un terme au tourisme dans la région. La vingt-deuxième session du Bureau (juin 1998) a demandé à l'UICN d'étudier un rapport adressé au Centre par les autorités colombiennes et de soumettre ses conclusions à sa vingt-deuxième session extraordinaire (novembre 1998). L'UICN a informé le Bureau en novembre 1998 qu'une très importante restructuration des services colombiens de conservation était en cours pour déléguer la responsabilité de la gestion de Los Katios au niveau provincial. L'UICN a toutefois estimé que le site est sérieusement menacé et que l'on devait envisager son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Un second rapport des autorités colombiennes a informé le Bureau que le Parc a été affecté par la confrontation entre des guérilleros et des groupes paramilitaires et que le personnel a très peu surveillé quatre secteurs du Parc. En 1997 et 1998, il a cependant été possible d'entreprendre diverses activités : renforcement de la protection du Parc par des unités de contrôle, tenue de réunions entre institutions, collaboration avec les communautés locales, définition de la zone tampon et établissement d'un plan de gestion. Un appui a été fourni pour la création et à la consolidation de la Zone de gestion spéciale de Darien (DSMA), en vue de coordonner la gestion des deux sites du patrimoine mondial (Darien au Panama et Los Katios en Colombie). Il a été envisagé de créer une Réserve de biosphère de l'UNESCO. Un certain nombre de réunions de la commission binationale de Colombie et du Panama ont eu lieu et un projet de 500 000 dollars – financé par la Fondation Mac Arthur – pour une évaluation écologique rapide de cette région est en cours d'exécution par des ONG des deux pays.

Le Bureau a noté les conclusions de l’Etat partie selon lesquelles, malgré des impacts, le Parc n'a pas été envahi par des colons et la pression sur le Parc et ses ressources naturelles s'est considérablement réduite. Des mesures préventives ont été prises pour la sécurité du personnel et le Parc a retrouvé en quelque sorte son caractère normal et son calme, ce qui permet au personnel de contrôler la zone concernée et de réaliser des activités. L'Etat partie n'a pas estimé nécessaire d'inscrire Los Katios sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau a demandé au Centre et à l'UICN de rester en contact avec l'Etat partie pour suivre l'évolution de la situation et rendre compte à sa vingt-troisième session. Le Bureau a rappelé la recommandation du Comité lors de l'inscription du site, visant à créer un site unique du patrimoine mondial associant les sites du patrimoine mondial de Darien (Panama) et de Los Katios (Colombie).

Nouvelles informations : Dans son étude du rapport de novembre 1998 présenté par l’Etat partie, l'UICN a reconnu l'avancement réalisé dans l'élaboration du plan de gestion. Elle a également noté une amélioration de la collaboration avec les communautés locales : coopération transfrontalière facilitée avec le Panama et interdiction d'extraction illégale des ressources dans les zones du Parc contrôlées par le personnel. L'UICN a recommandé que le Bureau félicite l’Etat partie de ces efforts, malgré la situation difficile à laquelle est confronté ce site. L'UICN a néanmoins rappelé sa préoccupation quant aux sérieuses menaces qui pèsent sur Los Katios et elle recommande que l'on envisage d'inclure ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Par lettre en date du 22 avril 1999, la délégation permanente de la Colombie auprès de l’UNESCO a présenté un rapport de quatre pages sur la situation actuelle à Los Katios. Cette lettre et ce rapport ont été transmis à l'UICN pour étude.

Action requise

Le Bureau, à partir des nouvelles informations qui doivent être présentées lors de sa session, pourrait prendre des décisions appropriées à cet égard et déterminer s'il souhaite recommander au Comité, à sa vingt-troisième session, d'envisager d'inclure ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédents débats :

Vingt-deuxième session du Comité – Annexe IV, p. 96.

Vingt-troisième session ordinaire du Bureau – paragraphe IV.29.

 

Nouvelles informations : L’UICN indique que le ministère de l’Environnement établit actuellement un plan de gestion pour la région concernée. Ce nouveau plan de gestion comprendra des dispositions de gestion participative favorisant l’engagement des communautés locales, ainsi qu’un programme visant à favoriser la coopération transfrontalière avec le Parc national de Darien, site du patrimoine mondial. Il s’est tenu plusieurs ateliers auxquels ont participé les communautés locales et l’Unité spéciale du ministère de l’Environnement pour discuter des modalités de mise en œuvre des dispositions de gestion communautaire destinées à renforcer la protection de ce site. Malgré la poursuite du conflit armé, les autorités du Parc continuent à assurer un certain niveau de gestion et de contrôle dans certains secteurs du Parc ; on pu noter dans ces secteurs une diminution de l’extraction illégale de ressources par les communautés locales. Le rapport fournit cependant peu d’informations sur ce qui se passe dans les secteurs du Parc contrôlés par les groupes armés. L’UICN rappelle également la déclaration faite par l’observateur de la Colombie à la vingt-troisième session du Bureau, qui a souligné les mesures prises par son gouvernement, s’agissant notamment de : (1) la participation de la communauté ; (2) la coopération interinstitutionnelle entre les autorités locales, les ONG et les communautés ; (3) l’avancement réalisé dans la seconde phase du plan de gestion ; et (4) la coopération transfrontalière avec le Parc national de Darien au Panama. Il a insisté sur l’engagement de son gouvernement en faveur de la protection du site et n’a pas appuyé la recommandation de l’inclure sur la Liste du patrimoine mondial en péril. L’UICN reconnaît l’avancement réalisé dans la préparation du plan de gestion de ce site et félicite l’Etat partie de ces efforts malgré la situation difficile à laquelle est confronté ce site. L’UICN signale cependant une certaine incertitude quant à la nature des impacts de plusieurs menaces, en soulignant notamment que :

(a)                le Parc n’est pas totalement contrôlé par l’organisme responsable de sa gestion ;

(b)               les impacts du projet de délivrance d’un droit collectif de propriété sur 100.000 hectares du Parc ne sont pas clairs et doivent faire l’objet d’une évaluation ; et

(c)                les impacts des incendies de forêts sur les zones humides doivent être réétudiés. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 23 BUR IV.B.29

En novembre 1997, l'UICN a été informée que des conflits entre des groupes armés avaient interdit l'accès du personnel à une importante partie du Parc et que cela avait mis un terme au tourisme dans la région. La vingt-deuxième session du Bureau  a demandé à l'UICN d'étudier un rapport adressé au Centre par les autorités colombiennes et de soumettre ses conclusions à sa vingt-deuxième session extraordinaire. L'UICN a informé le Bureau en novembre 1998 qu'une très importante restructuration des services colombiens de conservation était en cours pour déléguer la responsabilité de la gestion du site au niveau provincial. L'UICN a toutefois estimé que le site est sérieusement menacé et que l'on devait envisager son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Un second rapport des autorités colombiennes a informé le Bureau que le Parc a été affecté par la confrontation entre des guérilleros et des groupes paramilitaires et que le personnel a très peu surveillé quatre secteurs du Parc. En 1997 et 1998, il a cependant été possible d'entreprendre diverses activités : renforcement de la protection du Parc par des unités de contrôle, tenue de réunions entre institutions, collaboration avec les communautés locales, définition de la zone tampon et établissement d'un plan de gestion. Un appui a été fourni pour la création et à la consolidation de la Zone de gestion spéciale de Darien (DSMA), en vue de coordonner la gestion des deux sites du patrimoine mondial (Darien au Panama et Los Katios en Colombie). Il a été envisagé de créer une Réserve de biosphère de l'UNESCO. Le Bureau a noté la conclusion de l’Etat partie indiquant que, malgré les impacts, le Parc n’a pas été envahi par des colons et que la pression sur le Parc et ses ressources naturelles s’est considérablement réduite. Des mesures préventives ont été prises pour la sécurité du personnel et le Parc a retrouvé en quelque sorte son caractère normal et son calme, ce qui permet au personnel de contrôler la zone concernée et de réaliser des activités. L'Etat partie n'a pas estimé nécessaire d'inscrire Los Katios sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau a demandé au Centre et à l'UICN de rester en contact avec l'Etat partie pour suivre l'évolution de la situation et rendre compte à la vingt-troisième session du Bureau. Le Bureau a rappelé la recommandation du Comité lors de l'inscription du site, visant à créer un site unique du patrimoine mondial associant les sites du patrimoine mondial de Darien (Panama) et de Los Katios (Colombie).

Dans son étude du rapport de novembre 1998 présenté par l’Etat partie, l’UICN a reconnu l’avancement réalisé dans la mise en œuvre du plan de gestion. L’UICN a également noté des améliorations de la coopération avec les communautés locales, ce qui favorise la coopération transfrontalière avec le Panama et empêche l’extraction illégale de ressources dans les parties du Parc contrôlées par le personnel. L’UICN a recommandé que le Bureau complimente l’Etat partie de ces efforts malgré la situation difficile à laquelle est confronté ce site. L’UICN s’est néanmoins déclarée de nouveau préoccupée des sérieuses menaces qui pèsent sur Los Katios et sur son intégrité, en soulignant que :

(a) le Parc n’est pas totalement sous le contrôle de l’agence responsable de sa gestion ;

(b) le projet d’accorder un droit collectif de propriété foncière sur 100 000 hectares du Parc doit être évalué ; et

(c) les impacts des incendies de forêts sur les zones humides doivent être réétudiés. L’UICN a recommandé de réaliser une mission conjointe UICN/Centre sur le site.

L’observateur de la Colombie a souligné les mesures prises par son gouvernement, en particulier en ce qui concerne :

(1) la participation de la communauté ; (2) la coopération interinstitutionnelle entre les autorités locales, les ONG et les communautés ; (3) l’avancement réalisé dans la seconde phase du plan de gestion ; et (4) la coopération transfrontalière avec le Parc national de Darien au Panama. Il a insisté sur l’engagement de son gouvernement en faveur de la protection du site et n’a pas appuyé la recommandation de l’inclure sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il s’est félicité de l’envoi d’une mission pour évaluer l’état de conservation du site.

Le Bureau a étudié les nouvelles informations fournies par le gouvernement colombien et l’UICN et il a demandé au Centre et à l’UICN de rester en contact avec l’Etat partie pour s’assurer des progrès réalisés et faire rapport à la vingt-troisième session du Comité, ainsi que sur l’organisation de la mission proposée. Le Bureau a félicité l’Etat partie de l’avancement concernant la gestion transfrontalière et il a réitéré la recommandation du Comité lors de l’inscription du site : créer un seul site du patrimoine mondial réunissant les sites du patrimoine mondial de Darien (Panama) et Los Katios (Colombie). 

Décision adoptée: 23 COM X.B.28

X.28 Le Comité a pris note des décisions de la vingttroisième session extraordinaire du Bureau telles qu'elles figurent dans le Rapport de la session du Bureau (document de travail WHC-99/CONF.209/6) et incluses en Annexe VIII de ce rapport sur les biens suivants. Des observations complémentaires faites au cours de la session du Comité sont reflétées ci-dessous :

Baie Shark - Australie occidentale (Australie)

Tropiques humides de Queensland (Australie)

Les îles Heard et McDonald (Australie)

Le Délégué de l'Australie a remercié l'UICN du processus consultatif amorcé, qui pourrait servir de modèle à d'autres Etats parties. Il a aussi informé le Comité que l'aire de protection marine autour de l'Ile Macquarie avait été étendue et qu'elle comprend maintenant 16 millions d'hectares, ce qui en fait la plus grande zone marine sous haute protection du monde.

Forêt Belovezhskaya Pushcha/Bialowieza Belovezhskaya Puscha (Bélarus/Pologne)

Réserve de faune du Dja (Cameroun)

Parc national de Los Katios (Colombie)

Le Délégué de la Colombie a informé le Comité qu'une délégation du ministère de l'Environnement s'était récemment rendue à Los Katios et avait visité des zones dont l'accès n'était pas possible jusque là. Il a souligné que la proposition d'accorder un droit collectif de propriété sur 100.000 hectares concernerait un secteur situé à l'extérieur du Parc, dans la zone tampon. Il a ajouté que son gouvernement serait heureux de recevoir la visite de la mission de suivi sur ce site en l'an 2000. Les autorités colombiennes ont resserré la coopération transfrontalière avec le Parc national de Darien (Panama) et renforcé le système des aires protégées.

Parc national de Morne Trois Pitons (Dominique)

Les Iles Galapagos (Equateur)

L'observateur des Etats-Unis a souligné le rôle de son gouvernement dans la sauvegarde des îles Galapagos et il a félicité le gouvernement équatorien des progrès réalisés. Il a noté la décision de référence relative à la Loi sur les Galapagos et a demandé si elle était entrée en vigueur, notamment en ce qui concerne la zone de 40 milles marins. Le Secrétariat a informé le Comité que l'on avait signalé quelques menaces de pêche illégale. L'UICN a noté le caractère essentiel de l'application de cette législation novatrice et le fait qu'il fallait rapidement élaborer et mettre en oeuvre une réglementation spécifique. La Déléguée de l'Equateur a fourni des informations provenant du ministère de l'Environnement faisant état de progrès dans le contrôle des espèces introduites et d'une amélioration générale de la conservation de la biodiversité du site. S'agissant du contrôle de la zone de 40 milles marins, elle a déclaré que la loi n'était pas encore entrée en vigueur mais qu'il existait déjà une base sur laquelle fonder la conservation et le contrôle de l'environnement. Elle a remercié le Comité de tous ses efforts de sauvegarde des Galapagos.

Parc national de Kaziranga (Inde)

Parc national de Komodo (Indonésie)

Parc national du Mont Kenya (Kenya)

Parc national de Sagarmatha (Népal)

L'observateur du Népal a exprimé sa gratitude pour l'appui international en faveur de l'important projet touristique mené dans le Parc national de Sagarmatha. L'observateur du Royaume- Uni a noté la caractère novateur du projet.

Te Wahipounamu - Zone sud-ouest de la Nouvelle-Zélande (Nouvelle-Zélande)

Sanctuaire de l'oryx arabe (Oman)

Le Délégué de la Thaïlande a noté les sérieux motifs de préoccupation soulevés par le Bureau concernant la gestion de ce site, vu la diminution du nombre d'oryx arabes et le fait que la délimitation des limites et la planification de la gestion devaient être achevés depuis longtemps. Il a rappelé que le Comité avait inscrit ce site en l'absence d'un texte de loi et d'un plan de gestion en décembre 1994. Il a souligné le rôle des Orientations concernant le retrait des biens. Le Délégué du Bénin a noté que l'on n'avait pas toujours agi avec rigueur dans le passé et qu'un certain nombre de sites n'auraient pas été acceptés s'ils étaient présentés aujourd'hui. S'agissant du retrait, un site serait d'abord mis sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Délégué de la Thaïlande a clairement indiqué qu'il n'avait pas proposé le retrait du site de la Liste du patrimoine mondial et qu'il était parfaitement informé des modalités de cette procédure. L'observateur du Royaume-Uni a observé que l'on rencontre des problèmes similaires dans un certain nombre de sites et que le processus de soumission périodique de rapports permettra certainement de traiter ces questions. L'UICN a fait remarquer qu'elle avait signalé à maintes reprises les problèmes que pose ce site. L'IUCN a noté que la législation était inefficace si l'on ne disposait pas de ressources suffisantes pour sa mise en oeuvre. Le Président a rappelé aux membres du Comité que les sites naturels de la Région arabe étaient rares sur la Liste. En conclusion, le Président a remercié le Comité du débat qui avait eu lieu et il a noté qu'il fallait sensibiliser les pays à la Convention du patrimoine mondial et à ses obligations, ainsi qu'aux valeurs à préserver pour les générations futures, en particulier les décideurs. Il a remercié le Délégué de la Thaïlande de sa déclaration et il a engagé le Comité à continuer à réfléchir sur la manière de renforcer la protection des sites du patrimoine mondial.

Parc national de Huascaran (Pérou)

Lac Baïkal (Fédération de Russie)

L'observateur de la Russie a demandé que les informations concernant ce site, fournies durant l'adoption du rapport de la vingt-troisième session extraordinaire du Bureau, soient incluses dans ledit rapport.

Forêt impénétrable de Bwindi (Ouganda)

Ile de Gough (Royaume-Uni)

Zone de conservation de Ngorongoro et Parc national de Serengeti (République-Unie de Tanzanie)

Parc national Canaima (Venezuela)

Baie d'Ha-Long (Viet Nam)

Mosi-oa-Tunya/Victoria Falls (Zambie/Zimbabwe)