1.         Angkor (Cambodge) (C 668)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1992

Critères  (i)(ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   1992-2004

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/668/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1992-1998)
Montant total approuvé : 113 595 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/668/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

septembre 1997: mission d’un expert-juriste

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/668/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1999

Résumé des précédentes délibérations : Le Comité, en souhaitant une coordination plus étroite entre le Centre du patrimoine mondial et la Division du patrimoine culturel, avait insisté sur la nécessité de le tenir plus amplement informé des activités opérationnelles entreprises sur le site dans le cadre de l‘assistance internationale et de continuer à agir avec diligence afin d’empêcher les vols et le trafic de biens culturels en provenance d’Angkor.

Nouvelles informations : La session technique du Comité international de coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d’Angkor (C.I.C.), dont l’UNESCO assure le Secrétariat, s’est réuni, les 14 et 15 décembre 1998. Dans le cadre du CIC, les trois experts ad hoc ont mené leur mission d’évaluation des propositions de projets et des projets en cours. Outre la recommandation de réaliser une carte des risques à Angkor, les experts ont donné des conseils techniques à l’ensemble des projets. La session plénière du CIC est prévue pour le 21 juin 1999 à Phnom Penh.

Le 3ème colloque sur le Temple du Bayon, organisé par l’équipe Japonaise JSA avec le soutien de l’UNESCO, s’est déroulé les 18 et 19 décembre 1998. Les 60 participants ont poursuivi la réflexion engagée en 1997 sur la sauvegarde et la restauration du temple du Bayon. Dans le cadre de la préparation du Plan directeur, ils ont notamment examiné la fonction future de l’édifice et les aspects techniques des méthodes de réparation des éléments architecturaux.

A la demande des autorités cambodgiennes, la Division du patrimoine culturel de l’UNESCO a contribué à la constitution d’un dossier de requête à soumettre aux autorités des Etats-Unis d’Amérique, en vue de restreindre l’importation dans ce pays de biens culturels cambodgiens, en application de la Convention de 1970 sur le trafic illicite des biens culturels.

Les rapports d’activités préparés chaque année par le Comité international de coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d’Angkor (C.I.C.) sont mis à la disposition du Comité du Patrimoine mondial.

Action requise

Le Bureau après avoir examiné le rapport sur l’état de conservation du site félicite le Gouvernement royal du Cambodge et l’encourage à renforcer les moyens d’action de l’Autorité pour la Protection du Site et l’Aménagement de la Région d’Angkor (APSARA) afin que celle-ci puisse assurer la maîtrise d’ouvrage, la maintenance régulière et la protection du site contre les vols et le trafic des biens culturels. Le Bureau demande à l'Etat partie de soumettre un rapport sur les actions entreprises, avant le 15 septembre 1999, pour examen par la vingt-troisième session du Comité.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1999

Assistance internationale : Assistance préparatoire: 1992 – 15.000 dollars : Préparation de la Liste indicative et du dossier de proposition d’inscription pour Angkor. Assistance d’urgence: 1993 – 20.000 dollars : Installation d’un système d’alarme à Angkor. 1994 50.000 dollars : Consolidation du temple du Pre Rup. 1998 – 28.595 dollars : Etudes hydrogéologiques sur les douves d’Angkor Vat. Les études hydrogéologiques des douves d’Angkor, financées dans le cadre d’une requête d’assistance d’urgence acceptée par le Bureau du patrimoine mondial en juin 1998, ont été retardées en raison du changement de direction de l’APSARA (Autorité pour la protection du site et l’aménagement de la région d’Angkor). Ces études sont désormais confiées à l’Autorité APSARA. Aide à la formation :1992 – 10.000 dollars : Séminaire de formation.

Résumé des précédents débats :

Vingt-deuxième session du Comité – paragraphe VII.16 Vingt-troisième session du Bureau – paragraphe IV.12

Voir aussi le document d’information WHC-99/CONF.204/INF.13.

Nouvelles informations : La session plénière du Comité international de Coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d’Angkor (CIC), dont l’UNESCO assure le Secrétariat, s’est réunie, le 22 juin 1999. Les principales informations et décisions du CIC sont les suivantes :

1.      Réorganisation administrative de l’APSARA

- L’Autorité APSARA a désormais, par les décrets royaux du 22 janvier 1999, le statut d’établissement public administratif avec à sa tête un Président Directeur Général en la personne de S. Exc. Vann Molyvann et deux directeurs généraux adjoints. En tant que maître d’ouvrage des aménagements et du développement de Siem Reap/Angkor, l’APSARA fixe le cahier des charges d’une grande diversité de projets.

- Le Gouvernement Royal du Cambodge a fait part au CIC de sa décision de concéder à une société privée le recouvrement des recettes d'entrée au Parc d'Angkor pour une durée de cinq ans, et d'allouer, en 1999, un budget de 800.000 dollars à l’Autorité pour la Protection du Site et l’Aménagement de la Région d’Angkor (APSARA), budget qui augmentera par la suite de 15% par an.

- L’APSARA comporte désormais 5 départements : l’Administration centrale, l’Agence comptable et trois départements techniques : la Direction de la Culture et des Monuments , la Direction du développement touristique d’Angkor, la Direction du développement urbain. Cette restructuration administrative s’accompagne du recrutement d’une dizaine de personnes qualifiées dont des archéologues et des architectes (trois pour Phnom Penh et sept pour Siem Reap).

2.      Plan d’action et mise en œuvre des activités de l’APSARA

- Dans le cadre du programme de la Direction de la Culture et des Monuments, un projet de gestion spécifique d’Angkor Vat a été mis en œuvre en tant que projet pilote depuis le 1er juillet 1999 dans l’optique d’établir une Conservation d’Angkor Vat. Ce projet comprend la protection accrue du temple par le recrutement, dans un premier temps, de 18 gardiens, l’information et l’implication des populations locales et une action pédagogique, sous forme de panneaux et de publications, à l’intention des visiteurs khmers et étrangers. L’APSARA participe techniquement et financièrement au projet de restauration de la chaussée d’accès ouest d’Angkor Vat et à celui du porche d’entrée du massif central qui menace de s’effondrer.

En partenariat avec l’Université de Sophia et l’Institut de Nara (Japon), l’APSARA poursuit les fouilles archéologiques menées sur les fours anciens du village de Tani  dont la méthodologie et les résultats scientifiques constituent une innovation à Angkor. L’APSARA travaille, en outre, à un projet de mise en valeur du petit temple de Prasat Top et s’associe au projet de recherche préhistorique de l’Université d’Otago (Nouvelle Zélande) dans les villages dits « ronds » de la région région Nord-Ouest du Parc d’Angkor. L’APSARA assure financièrement les activités du projet de maintenance des routes et des abords des monuments du Parc d’Angkor lancé par le BIT en 1991 ;

- Pour le développement urbain et touristique, l'Autorité APSARA a présenté au CIC ses activités en faveur de la promotion du site d’Angkor et son plan d'action pour l'aménagement d'une première tranche (60 ha) de la cité hôtelière, destinée à accueillir plusieurs hôtels haut de gamme

3.    Formation : L’APSARA et le CIC ont décidé d'élaborer une stratégie nationale de formation dans le domaine de la conservation du patrimoine, et de lancer, au mois d’octobre 1999, grâce au financement du gouvernement japonais et en étroite coopération avec l'ICCROM et le SPAFA, le premier projet de formation technique sur le terrain des futurs spécialistes cambodgiens du patrimoine. Une réunion technique de préparation a été organisée à Bangkok du 31 août au 2 septembre 1999.

4.    Trafic illicite : Le CIC a été informé que le dossier de requête en vue de restreindre l’importation aux Etats-Unis de biens culturels cambodgiens, préparé à la demande des autorités cambodgiennes par la Division du patrimoine culturel de l’UNESCO, a été soumis aux autorités américaines au mois de mai 1999. En ce qui concerne la protection du site d’Angkor, l’APSARA apporte un appui financier au Commissariat spécial de la Police du patrimoine.

Le CIC a également pris note de la création par les autorités cambodgiennes d'un Comité interministériel, composé de l’APSARA et du Ministère de la Culture et des Beaux-Arts et chargé de prendre les mesures nécessaires pour assurer la protection du temple de Banteay Chmar, victime d'un pillage de grande envergure au mois de novembre 1998. Dans ce cadre, la restitution au Gouvernement royal du Cambodge des pièces qui ont été saisies par les autorités thaïlandaises a été évoquée avec les autorités thaïes. Il est également prévu de créer une Unité de police avec les autorités provinciales pour surveiller le temple et de travailler à la documentation du site de Banteay Chmar, qui figure déjà sur la Liste indicative, en vue de sa proposition d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

5.    Centre International de Documentation Scientifique et Technique sur Angkor (CID) : Le CIC a été informé de l'ouverture du CID, dont la vocation est de devenir le centre documentaire de référence et la mémoire du programme international de sauvegarde et de développement du site d'Angkor. Il a invité toutes les équipes à y déposer une copie de leur documentation de chantier.

6.    Nouvelles propositions de projets : La réunion du CIC a enfin été l'occasion d'examiner plusieurs propositions de nouveaux projets, qui témoignent de la vitalité du programme international de sauvegarde du site d'Angkor dont, par exemple, le projet de restauration de Chau Say Tevoda par le gouvernement chinois, la préparation d’une carte des risques pour laquelle des financements sont recherchés, la participation soutenue de la population dans le parc d’Angkor. Parmi les projets acceptés, figure la reconduction pour six années des projets menés par la Japanese Team for Safeguarding Angkor (JSA). Un projet de réhabilitation de la Route Nationale 6, en cours de réalisation grâce au financement conjoint de la Banque mondiale et de la Banque asiatique de développement, inclut la sauvegarde de 10 ponts historiques.

Le prochain Comité Technique du CIC se déroulera les 17 et 18 décembre 1999, à Siem Reap. Les membres du groupe ad hoc d'experts du CIC se rendront en mission à Angkor du 12 au 19 décembre afin d'examiner les projets en cours, et participer à la réunion du Comité Technique ainsi qu'au quatrième symposium sur le Bayon.

Le quatrième Symposium sur la sauvegarde du Bayon, organisé par l’équipe japonaise JSA avec le soutien de l’UNESCO, se tiendra les 13 et 14 décembre 1999, à Siem Reap.

Un exemplaire en français et en anglais des rapports d’activités préparés chaque année par le Comité international de coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d’Angkor (CIC) ont été transmis au Comité du patrimoine mondial.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 23 BUR IV.A.12

Le Bureau, après étude de l’état de conservation du site et vu les informations complémentaires fournies par le Directeur du Centre du patrimoine mondial, l’ICOMOS et les membres du Bureau, s’est félicité du travail exemplaire réalisé par l’Autorité pour la protection du site et l’aménagement de la région d’Angkor (APSARA) et le Comité international de coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d’Angkor (ICC).

Le Bureau a noté qu’une centaine de projets étaient en cours de mise en œuvre par plus d’une douzaine de pays et d’organismes, y compris des projets d’infrastructure à grande échelle comme la construction de routes et de ponts, l’extension d’un aéroport et la modernisation d’installations publiques pour la Banque mondiale, la Banque asiatique pour le développement, L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et d’autres organismes bilatéraux et multilatéraux de coopération en matière de finances et de développement, ainsi que des projets à financement privé, notamment pour la construction d’installations touristiques. Afin de s’assurer que de tels travaux, nécessaires au bien-être socio-économique de la population, ne portent pas atteinte aux valeurs de patrimoine mondial du site, le Bureau a demandé un renforcement des efforts de coopération internationale de l’APSARA et de l’ICC pour passer en revue tous les travaux publics et privés ayant une incidence sur le site, en plus des projets de conservation des monuments.

Rappelant le paragraphe 56 des Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial, le Bureau a invité l’Etat partie à informer le Comité, par le biais de son Secrétariat, des restaurations ou constructions les plus importantes qu’il prévoit d’entreprendre ou d’autoriser et susceptibles de porter atteinte aux valeurs de patrimoine mondial du site, avant la rédaction des documents de base des différents projets et avant de délivrer des permis.

En ce qui concerne un outil de gestion pour enregistrer et contrôler les différents travaux d’aménagement, le délégué de la Hongrie a insisté sur la nécessité d’actualiser le Système d’information géographique (SIG) d’Angkor établi en 1993, et de mettre cet ensemble de données à la disposition de tous les Etats parties concernés.

Quant aux projets de conservation, le Bureau, tout en se félicitant de la haute qualité des normes appliquées pour les projets en cours, a insisté sur la nécessité d’assurer le transfert des connaissances et du savoir-faire aux experts nationaux et locaux par la formation. A cet égard, l’ICCROM, reconnu par le Comité comme le partenaire principal pour la formation en conservation du patrimoine culturel, a répété qu’il était prêt à évaluer les aspects des projets en cours concernant la formation et améliorer, comme il convient, l’efficacité d’une telle démarche.

Le Bureau a d’autre part exprimé sa sérieuse préoccupation devant les rapports alarmants signalant un pillage persistant et un trafic illicite de biens culturels à Angkor et dans d’autres sites culturels de la Liste indicative du Cambodge. Se référant au rapport présenté par le Secrétariat sur cette question et bien que son pays ne soit pas encore partie à la Convention de 1970, l’observateur de la Thaïlande a exprimé sa satisfaction quant aux mesures prises par les autorités thaïlandaises, après la saisie par la police thaïlandaise de plus de 100 pièces d’un temple au Cambodge. Rappelant la demande du Comité à sa vingt et unième session pour l’enregistrement et la documentation de ces sites, le Bureau a demandé au Secrétariat de renforcer l’appui accordé à l’Etat partie à cet égard. Le Bureau a également engagé l’Etat partie à prendre de nouvelles mesures pour renforcer la protection du site contre le pillage et celle des frontières nationales contre l’exportation illicite de biens culturels et il a demandé aux signataires de la Convention de 1970 de prendre toutes les mesures possibles pour empêcher l’importation et la vente d’objets culturels khmers de provenance douteuse.

Le Bureau a demandé à l’Etat partie de préparer un rapport actualisé sur l’état de conservation du site avec l’appui du Bureau de l’UNESCO à Phnom Penh et la Division du patrimoine culturel de l'UNESCO sur les mesures en cours pour traiter les motifs de préoccupation énoncés plus haut. Le Bureau a invité le Président du Comité à écrire aux vice-présidents de l’ICC pour leur demander d’aider l’Etat partie à la préparation de ce rapport. Celui-ci devrait inclure des informations concernant les travaux publics et privés prévus ou en cours dans la région d’Angkor, ainsi que l’état d’avancement des mesures entreprises aux niveaux national et local pour contrôler le pillage et le trafic illicite de biens culturels d’Angkor et d’autres sites figurant sur la Liste indicative du Cambodge. Le Bureau a demandé que ce rapport soit adressé au  Secrétariat avant le 15 septembre 1999, pour étude par le Comité à sa vingt-troisième session.

Décision adoptée: 23 COM X.A.15

X.15 Angkor (Cambodge)

Le Secrétariat a fait part des résultats obtenus par le Comité international de coordination pour la sauvegarde et le développement du site historique d'Angkor (CIC) qui s'est réuni en séance plénière en juin 1999. L'attention du Comité a été portée sur la décision du gouvernement royal du Cambodge d'accorder à une société privée le montant des droits d'entrée au Parc d'Angkor pour une période de cinq ans contre l'allocation, en 1999, de 800.000 dollars par cette société à l'Autorité pour la protection du site et l'aménagement de la région d'Angkor (APSARA) pour des activités de conservation. Le Comité a noté le rapport soumis par l'Etat partie sur la réorganisation de l'APSARA et le fait qu'une centaine de projets étaient en cours de mise en oeuvre par plus d'une douzaine de pays et d'organismes, notamment plusieurs projets d'infrastructure à grande échelle comme la construction de routes et de ponts, l'extension de l'aéroport et la modernisation d'installations publiques par la Banque mondiale, la Banque asiatique pour le développement, l'Agence japonaise de coopération internationale (JICA) et d'autres organismes bilatéraux et multilatéraux de coopération en matière de finances et de développement, ainsi que des projets à financement privé, en particulier pour la construction d'équipements touristiques. Afin de s'assurer que de tels travaux nécessaires au bien-être socio-économique de la population, ne portent pas atteinte aux valeurs de patrimoine mondial du site, le Comité a demandé un renforcement des efforts de coopération internationale de l'APSARA et du CIC pour passer en revue tous les travaux publics et privés ayant une incidence sur le site, en plus des projets de conservation des monuments. Rappelant le paragraphe 56 des Orientations devant guider la mise en oeuvre de la Convention du patrimoine mondial, le Comité a invité l'Etat partie à l'informer, par le biais de son Secrétariat, des restaurations ou constructions les plus importantes qu'il prévoit d'entreprendre ou d'autoriser et susceptibles de porter atteinte aux valeurs de patrimoine mondial du site, avant la rédaction des documents de base des différents projets et avant de délivrer des permis.

Comme outil de gestion pour enregistrer et contrôler les différents travaux d'aménagement, il a été proposé d'actualiser le Système d'information géographique (SIG) d'Angkor établi en 1993 et de mettre cet ensemble de données à la disposition de toutes les parties concernées.

Quant aux projets de conservation, le Comité, tout en se félicitant de la haute qualité des normes appliquées pour les projets en cours, a insisté sur la nécessité d'assurer le transfert des connaissances et du savoir-faire aux experts nationaux et locaux par la formation. A cet égard, l'ICCROM, reconnu par le Comité comme le partenaire principal pour la formation en conservation du patrimoine culturel, a répété qu'il était prêt à évaluer les aspects des projets en cours concernant la formation et améliorer, comme il convient, l'efficacité d'une telle démarche.

Le Comité a exprimé, par ailleurs, sa sérieuse préoccupation devant les rapports alarmants signalant un pillage persistant et un trafic illicite de biens culturels à Angkor et dans d'autres sites culturels de la Liste indicative du Cambodge. Le Comité a engagé l'Etat partie à prendre de nouvelles mesures pour renforcer la protection du site contre le pillage et celle des frontières nationales contre l'exportation illicite de biens culturels et il a demandé aux signataires de la Convention de 1970 de prendre toutes les mesures possibles pour empêcher l'importation et la vente d'objets culturels khmers de provenance douteuse.

L'observateur de l'Indonésie a informé le Comité de l'assistance octroyée par son gouvernement à l'Etat partie pour renforcer la capacité technique des laboratoires de conservation d'Angkor grâce à des activités de formation.

L'observateur du Japon, exprimant le souhait de son gouvernement de continuer à coprésider le CIC avec le gouvernement français, a informé le Comité de l'engagement du gouvernement japonais à poursuivre l'octroi d'une l'assistance financière à Angkor.

L'observateur des Etats-Unis d'Amérique, en informant le Comité de sa récente adhésion à la Convention de 1970, a fait part de son engagement en faveur d'un renforcement des mesures visant à restreindre l'importation de biens du patrimoine culturel cambodgien aux Etats-Unis.

Le Comité a adopté la décision suivante :

« Le Comité a décidé de maintenir ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Après avoir examiné le rapport sur l'état de conservation du site, il a félicité le gouvernement royal du Cambodge pour les avancées significatives intervenues dans les domaines du financement et de la réorganisation de l'Autorité pour la Protection du Site et l'Aménagement de la Région d'Angkor (APSARA). Le Comité a engagé l'APSARA à renforcer son action dans le domaine de la formation afin de pouvoir assurer la maîtrise d'ouvrage, la maintenance régulière des monuments et la protection du site contre les vols et le trafic des biens culturels. Il a invité l'APSARA et le CIC à veiller attentivement au développement rapide des activités et des collections du Centre International de Documentation Scientifique et Technique sur Angkor, qui devra regrouper à terme toute la documentation produite par les projets de sauvegarde et de développement du site. Le Comité a demandé à l'Etat partie de préparer un rapport actualisé sur l'état de conservation du site, avec l'appui du Bureau de l'UNESCO à Phnom Penh et de la Division du patrimoine culturel de l'UNESCO, sur les mesures en cours pour traiter les motifs de préoccupation énoncés précédemment. Le Comité a invité son Président à écrire aux vice-présidents du CIC pour leur demander d'aider l'Etat partie à la préparation de ce rapport. Celui-ci devrait inclure des informations concernant les travaux publics et privés prévus ou en cours dans la région d'Angkor, ainsi que l'état d'avancement des mesures prises aux niveaux national et local pour contrôler le pillage et le trafic illicite de biens culturels d'Angkor et d'autres sites figurant sur la Liste indicative du Cambodge. Le Comité a demandé que ce rapport soit adressé au Secrétariat avant le 15 avril 2000 pour étude par le Comité à sa vingt-quatrième session. »