1.         La Grande Barrière (Australie) (N 154)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/154/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/154/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/154/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1998

A sa vingt et unième session extraordinaire en novembre 1997, le Bureau a prié les autorités australiennes de fournir des informations spécifiques sur les résultats de l'étude financière de la Direction du Parc marin de la Grande Barrière de corail  (GBRMPA). Le ministre australien de l'Environnement a informé le Centre que bien que l'étude financière de la GBRMPA ait été achevée, il ne pouvait donner de détails la concernant car les résultats de cette étude étaient en cours d'examen par le gouvernement. Le ministre a informé le Centre qu'il fournirait des informations supplémentaires lorsque des décisions appropriées auraient été prises.

Depuis la clôture de la vingt et unième session du Comité en décembre 1997, le Centre a reçu une lettre du National Campaign Office de la Wilderness Society adressée au Président du Comité du patrimoine mondial et signée au nom de treize groupes australiens de préservation de la nature. Cette lettre mentionne des menaces pesant sur quatre biens naturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, soit la Grande Barrière, la Baie Shark - Australie occidentale, les Tropiques humiques du Queensland, ainsi que deux sites mixtes naturels et culturels – le Parc national du Kakadu et la Zone de nature sauvage de Tasmanie. Les menaces mentionnées dans la lettre incluent l'exploitation commerciale (par exemple l'exploitation minière, l'abattage du bois et les projets touristiques) dans le périmètre et immédiatement autour des biens du patrimoine mondial. Le Président a transmis la lettre au Délégué permanent de l'Australie auprès de l'UNESCO, ainsi qu'à l'UICN et à l'ICOMOS, pour avis et commentaires. De plus, le Centre a également reçu un double d'une lettre adressée au rédacteur du journal "The Australian" concernant l'état de conservation de la Grande Barrière et signée de spécialistes de la conservation de la nature mondialement connus. Cette lettre a été transmise au Délégué permanent de l'Australie auprès de l'UNESCO et à l'UICN pour étude et commentaires. A ce jour, aucun commentaire n'a été reçu des autorités australiennes concernant l'une ou l'autre des lettres mentionnées ci-dessus.

L'UICN a reconnu dans son rapport adressé au Centre qu'elle reçoit une grande quantité de rapports et de déclarations concernant des menaces auxquelles sont confrontés nombre des 13 sites australiens du patrimoine mondial et qu'elle ne peut les évaluer toutes, son Siège étant à  Genève. Le Comité australien de l'UICN avait proposé en novembre 1997 d'entreprendre des évaluations annuelles d'un ensemble sélectionné de biens et compte terminer les rapports sur deux de ces biens avant la vingt-deuxième session du Comité.

Action requise

Le Bureau recommande que l'UICN, en coopération avec son Comité australien, crée un mécanisme permettant d'évaluer opportunément le flot permanent d'informations que reçoit le Centre sur l'état de conservation de sites australiens du patrimoine mondial et s'assure qu'un rapport à jour sur l'état de conservation de la Grande Barrière et d'un autre site naturel est présenté à la vingt-deuxième session du Comité.

22e session extraordinaire du Bureau en 1998 :
A sa vingt et unième session extraordinaire (novembre 1997), le Bureau a demandé aux autorités australiennes de fournir des informations spécifiques sur les résultats de l'étude financière de l'organisme responsable du Parc marin de la Grande Barrière (GBRMPA). A sa vingt-deuxième session ordinaire (juin 1998), le Bureau a été informé que les autorités australiennes ont fixé des conditions rigoureuses de respect de l’environnement pour contrôler les activités d’aménagement de la région d’Hinchinbrook et ont mis en oeuvre plusieurs autres mesures pour renforcer la conservation de la Grande Barrière.
Depuis la conclusion de la session du Bureau en juin 1998, les autorités australiennes ont informé le Centre qu'elles ont pris des mesures en se fondant sur les conclusions de l'étude financière. Conformément aux principales recommandations de l'étude, le gouvernement australien a réorganisé la GBRMPA pour aider l'administration à traiter des problèmes critiques de protection et de gestion de La Grande Barrière. Les autorités australiennes ont indiqué qu'elles ne pouvaient pas fournir au Centre d'exemplaire de l'étude financière de la GBRMPA car cette étude est considérée comme un document de travail interne du gouvernement.
L'UICN a informé le Centre qu'elle va présenter à la vingt-deuxième session extraordinaire du Bureau un rapport sur l'état de conservation de ce site, à partir des informations fournies par le Comité national australien.

Décision requise : Le Bureau, après étude des nouvelles informations qui pourraient être présentées par l'UICN à sa session, pourrait faire des recommandations comme il convient

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1998

A sa vingt et unième session extraordinaire, le Bureau a demandé aux autorités australiennes de fournir des informations spécifiques sur les résultats de l'étude financière de l'organisme responsable du Parc marin de la Grande Barrière (GBRMPA). A sa vingt-deuxième session (juin 1998), le Bureau a été informé que les autorités australiennes ont fixé des conditions rigoureuses de respect de l’environnement pour contrôler les activités d’aménagement de la région d’Hinchinbrook et ont mis en œuvre plusieurs autres mesures pour renforcer la conservation de la Grande Barrière. Depuis lors, les autorités australiennes ont informé le Centre qu'elles ont pris des mesures en se fondant sur les conclusions de l'étude financière. Conformément aux principales recommandations de l'étude, le gouvernement australien a réorganisé la GBRMPA pour aider l'administration à traiter des problèmes critiques de protection et de gestion de La Grande Barrière. Le Bureau a noté que les autorités australiennes ne peuvent pas fournir au Centre d'exemplaire de l'étude financière de la GBRMPA car cette étude est considérée comme un document de travail interne du gouvernement.

Le Bureau a été informé que l'UICN a reçu des rapports sur l'état de conservation de ce site de son Comité australien, de la GBRMPA et d'ONG australiennes et qu'elle étudie actuellement tous ces rapports.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Le Bureau a demandé au Centre de transmettre les rapports de l'UICN-Australie et des ONG australiennes à l'Etat partie pour étude et commentaires. De plus, le Bureau a recommandé que l'UICN fournisse un rapport mis à jour sur l'état de conservation du site pour la vingt-troisième session du Bureau. 

Décision adoptée: 22 BUR V.B.18

A sa vingt et unième session extraordinaire en novembre 1997, le Bureau a prié les autorités australiennes de fournir des informations spécifiques sur les résultats de l'étude financière de la Direction du Parc marin de la Grande Barrière (GBRMPA). Le Bureau a noté que le ministre australien de l'Environnement a informé le Centre de l’achèvement de cette étude financière et lui a indiqué que de nouvelles informations détaillées sur les recommandations de cette étude seront communiquées au Centre dès que le gouvernement les aura étudiées et aura pris les décisions appropriées (voir Annexe IV).

L’observateur de l’Australie a informé le Bureau de mesures prises pour traiter d’autres menaces potentielles qui pèsent sur le site et dont plusieurs ONG australiennes ont informé le Centre et le Président du Comité. Ce faisant, elle a fait remarquer que les préoccupations exprimées par les ONG dans leur lettre de décembre 1997 étaient extrêmement vagues, sans preuves concluantes, et qu’il était donc difficile d’y répondre. Elle a toutefois présenté les grandes lignes des mesures suivantes qui avaient été prises en indiquant qu’elle avait en fait déjà formulé des commentaires sur la plupart de ces questions :