1.         Parc national Sangay (Équateur) (N 260)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1983

Critères  (vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    1992-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/260/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1985-1993)
Montant total approuvé : 58 500 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/260/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

mars 1989: UICN

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/260/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1998

A sa dernière session, le Comité a été informé que l'on avait mis un terme à la colonisation ainsi qu'aux activités d'exploitation minière à petite échelle, qu'un nouveau plan de gestion était en voie d'achèvement et que plusieurs projets de conservation financés par le WWF avaient débuté. Le Comité a engagé le Centre, en collaboration avec l'UICN, en accord avec l'Etat partie et avec l'appui éventuel du WWF, à planifier et organiser une visite du site pour traiter le problème de la construction de la route Guamote-Macas et d'autres menaces qui pèsent sur l'intégrité du site.

L'UICN a informé le Centre que la construction en cours de la route Guamote-Macas reste la grande question à résoudre pour ce Parc. La route est construite essentiellement à des fins stratégiques et il n'y a pas eu d'évaluation d'impact environnemental malgré les demandes du Comité. La construction a été lente mais très destructrice pour l'environnement. Bien qu'il n'y ait qu'un petit tronçon de la route dans le périmètre du site du patrimoine mondial, le reste en constitue la limite sud. Etant donné que l'achèvement de la construction semble inévitable, l'UICN recommande (1) d'encourager l'adoption de règles de construction plus strictes pour limiter les dommages causés au secteur restant et de prendre des mesures palliatives pour les parties qui ont subi des dommages, mesures qui seront nécessaires si la route doit rester ouverte ; (2) d'engager l'Etat partie à terminer le plan de gestion en préparation depuis trois ans et toujours non terminé ; (3) d'étudier l'accroissement du cheptel dans certaines parties du Parc. Il est prévu que le plan de gestion traite de ce problème. (4) Quatrième cause de préoccupation, des rapports non confirmés indiquent qu'une concession de prospection pétrolière aurait été accordée au début de 1998 et inclurait la partie nord du site du patrimoine mondial.

Sur le plan positif, le WWF a reçu 1,6 million de dollars EU du gouvernement néerlandais (DGIS) pour aider à la protection du Parc. C'est une ONG locale, la Fundación Natura, qui réalisera le projet au cours des cinq ans à venir.

L'UICN a présenté au Centre un budget permettant à son personnel basé à Quito, Equateur, d'entreprendre une mission de suivi sur le site. Le Centre engage vivement l'UICN et l'Etat partie à réduire au minimum les dépenses de la mission de suivi sur le site en cherchant à renforcer la coopération avec le WWF qui réalise actuellement un projet de préservation de Sangay. Le résultat de ces négociations en cours entre le Centre, l'UICN, l'Etat partie et le WWF sera présenté lors de la vingt-deuxième session du Bureau.

Action requise

Le Bureau recommande au Comité de maintenir Sangay sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau prie le Centre d'écrire une lettre pour (1) encourager fermement le gouvernement équatorien à améliorer la qualité de la construction de la route Guamote-Macas ; (2) entreprendre des mesures palliatives pour les secteurs qui ont subi des dégâts. Le Bureau prie en outre le gouvernement de terminer le plan de gestion qui aurait dû être achevé depuis longtemps et de fournir des clarifications concernant toute concession qui aurait pu être accordée sur une partie du Parc. Le Bureau félicite le gouvernement néerlandais de ses efforts pour aider l'INEFAN à améliorer la protection du site par l'intermédiaire de la Fundación Natura.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1998

A sa dernière session, le Comité a été informé que la colonisation et les modestes activités d'exploitation minière avaient été arrêtées, qu'un nouveau plan de gestion était en voie d'achèvement et que plusieurs projets de conservation financés par le WWF avaient été lancés. Le Comité a également engagé le Centre, en collaboration avec l'UICN et avec l'accord de l'Etat partie et si possible le soutien du WWF, à planifier et organiser une visite sur site afin de répondre au problème du projet de construction de la route Guamote-Macas et aux autres menaces à l'intégrité du site.

Le Bureau, à sa vingt-deuxième session ordinaire (juin 1998), a été informé que la construction actuelle de la route Guamote-Macas constitue le problème principal de ce Parc et qu'une visite sur le terrain n'était pas jugée nécessaire actuellement. Cette route est construite essentiellement à des fins stratégiques et n'a pas fait l'objet d'une évaluation d'impact environnemental malgré les demandes répétées du Comité. Le chantier avance lentement mais cause de très graves dommages à l'environnement. Bien qu'un court tronçon seulement de la route soit situé à l'intérieur du site du patrimoine mondial, le reste de son tracé dessine la limite sud du Parc. Le Bureau s'est toutefois montré préoccupé de l'opinion générale selon laquelle l'achèvement de la route est sans doute inévitable.

Depuis la conclusion de la dernière session du Bureau en juin 1998, le gouvernement équatorien a présenté au Centre un projet de plan de gestion qui a été transmis à l'UICN pour étude. L'Etat partie a également informé l'UICN et le Centre que les contraintes économiques avaient abouti à un arrêt des activités liées à la construction de la route Guamote-Macas. L'UICN a noté que le projet d'1,6 million de dollars des E.-U. sur cinq ans, financé par le gouvernement néerlandais, renforcera la protection du Parc. L'UICN s'est déclarée préoccupée du fait que le gouvernement équatorien n'ait pas clarifié si une concession de prospection pétrolière avait été ou non accordée en 1998.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 22 BUR V.A.5

Le Bureau a noté qu'à sa dernière session, le Comité avait été informé que la colonisation et les modestes activités d'exploitation minière avaient été arrêtées, que la dernière main était sur le point d'être mise à un nouveau plan de gestion et que plusieurs projets de conservation financés par le WWF avaient été lancés. Le Comité avait également engagé le Centre, en collaboration avec l'UICN et avec l'accord de l'Etat partie et si possible le soutien du WWF, de planifier et organiser une visite sur le site afin de répondre au problème posé par le projet de construction de la route Guamote-Macas et aux autres menaces pesant sur l'intégrité du site.

Le Bureau a appris que l'UICN a reçu du WWF de très amples informations au sujet du site et qu'une visite sur le terrain n'avait pas été jugée nécessaire pour l'heure. Il a noté que la construction actuelle de la route Guamote-Macos est le principal problème auquel est confronté le Parc. Cette route est construite principalement à des fins stratégiques et n'a pas fait l'objet d'une évaluation d'impact environnemental en dépit des demandes du Comité. Le chantier avance lentement mais cause de très graves dommages à l'environnement. Bien qu'un court tronçon seulement de la route soit situé à l'intérieur du site du patrimoine mondial, le reste de son tracé dessine la limite sud du Parc. Tout en se disant préoccupé par l'opinion de l'UICN selon laquelle l'achèvement de la route est sans doute inévitable, le Bureau a approuvé les recommandations de l'UICN et a :

(i) recommandé que le Comité maintienne l'inscription de Sangay sur la Liste du patrimoine mondial en péril ;

(ii) vivement encouragé le Gouvernement de l'Equateur à améliorer les normes de construction de la route Guamote-Macos et à prendre des mesures correctives sur les portions de la route où l'environnement a subi des dégradations ;

(iii) prié le Gouvernement d'achever le plan de gestion depuis longtemps en souffrance, en vue en particulier de faire le point sur la présence croissante de bétail dans le Parc ;

(iv) invité le Gouvernement à clarifier certains rapports non confirmés faisant état de l'octroi d'une quelconque concession à des fins de prospection pétrolière dans une partie du Parc ; et

(v) félicité le Gouvernement des Pays-Bas de ses efforts pour aider l'organisme équatorien officiellement responsable de la gestion du Parc, l'INEFAN, et pour améliorer la protection du site en coopérant avec Fundación Natura Ecuador.

Décision adoptée: 22 COM VII.5/3

VII.3 Parc national Sangay (Equateur)

A sa dernière session, le Comité a été informé que la colonisation et les modestes activités d'exploitation minière avaient été arrêtées, qu'un nouveau plan de gestion était en voie d'achèvement et que plusieurs projets de conservation financés par le WWF avaient été lancés. Le Comité avait engagé le Centre, en collaboration avec l'UICN et avec l'accord de l'Etat partie et si possible le soutien du WWF, à planifier et organiser une visite sur site afin de répondre au problème du projet de construction de la route Guamote-Macas et aux autres menaces à l'intégrité du site. Le Comité a été informé que le Bureau, à sa vingt-deuxième session en juin 1998, avait noté que la construction actuelle de la route Guamote-Macas constitue le problème principal de ce Parc et qu'il n'y a pas eu d'évaluation d'impact environnemental. Le chantier avance lentement mais cause de très graves dommages à l'environnement. Seul un court tronçon de la route est situé à l'intérieur du site du patrimoine mondial ; le reste de son tracé constitue la limite sud du Parc. Le Comité a noté que depuis la dernière session du Bureau en juin 1998, les contraintes économiques avaient abouti à un arrêt des activités liées à la construction de la route Guamote-Macas. L'UICN a noté que le projet d'un million six cent mille dollars sur cinq ans, financé par le gouvernement néerlandais et mis en œuvre conjointement par le WWF et la Fundación Natura, renforcera la protection du Parc.

Le Comité a été informé que les autorités équatoriennes ont adressé au Centre plusieurs nouveaux documents, dont le "Plan de gestion stratégique pour le Parc national de Sangay" juste avant le début de la vingt-deuxième session du Comité. Le délégué de l'Equateur a informé le Comité que son gouvernement n'avait pas délivré de permis de prospection pétrolière à Sangay et accueillerait volontiers une mission Centre/UICN sur le site en 1999. Le Comité a noté avec satisfaction l'avis de l'UICN selon lequel les conditions de renforcement de la conservation de ce site s'amélioraient et qu'il était possible que la mission prévue en 1999 puisse recommander le retrait de ce site de la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Comité a décidé de maintenir ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril et a remercié le délégué de l'Equateur d'inviter une mission Centre/UICN à se rendre sur place en 1999 pour étudier l'état de conservation du Parc national de Sangay. Le Comité a demandé au Centre et à l'UICN de coopérer avec l'Etat partie et d'autres partenaires comme le WWF pour organiser une telle mission dès que possible en 1999, afin de présenter un rapport actualisé sur l'état de conservation à la vingt-troisième session du Comité.