1.         Bâtiments traditionnels ashanti (Ghana) (C 35)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1980

Critères  (v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/35/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1997-1997)
Montant total approuvé : 47 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/35/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

février 1997: mission d'experts, financée par le CRATerre-EAG, à la demande du Centre du patrimoine mondial

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/35/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1997

Satisfait des résultats de la formation pilote in situ, et constatant la nécessité de reformuler le plan de conservation en associant les populations locales, le Bureau a félicité les autorités ghanéennes d’avoir donné suite à la recommandation du Bureau de juin 1996, et les encourage à poursuivre la coopération avec le Centre du patrimoine mondial et ICCROM/CRATerre-EAG, en vue de préparer un plan de conservation pour l’ensemble du site.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1997

Le Bureau à sa 20e session (juin 1996), préoccupé par l’insuffisance des ressources disponibles pour la conservation des fragiles bâtiments asante, a recommandé que le Ghana Museums and Monuments Board prépare, en coopération avec le Centre, des plans d’ensemble de conservation et de gestion du site, dans le contexte des programmes régionaux de développement intégré envisagés. Il a demandé que les autorités ghanéennes informent le Comité, au plus tard avant sa vingt et unième session, des initiatives prises à cet égard.

En février 1997, au cours d’une mission, financée par le CRATerre-EAG, un expert, à la demande du Centre du patrimoine mondial, a pu constater que des travaux importants de restauration avaient été effectués dans les années soixante sur quasiment tous les sites classés (12), or ces travaux ont été réalisés sans réelle base scientifique et documentaire. Si certains aspects des travaux ont effectivement renforcé les structures, d’autres bâtiments nécessitent des réflexions périodiques d’autant plus fréquentes que des fautes techniques (sans cesse répétées) ont été introduites. Par ailleurs, le GMMB a depuis longtemps interdit aux populations locales d’intervenir sur les bâtiments, laissant à disposition de chaque site un gardien chargé principalement du nettoyage.

Les gros travaux de réfection sont donc toujours à la charge complète du Ghana Museum and Monuments Board (GMMB). La situation économique du Ghana s’étant très fortement dégradée, le GMMB a de plus en plus de mal à effectuer ces travaux et ceux-ci sont de plus en plus espacés dans le temps. De fait, début 1997, certains des bâtiments présentaient des dégradations et des situations de risques parfois très graves. Après réception d’une demande formelle des autorités concernées alarmées par les travaux d’urgence qui s’imposaient au pays Asante, 20.000 dollars E.U. qui avaient été approuvés par le Comité pour le Fort Prinzenstein (Fort d’Accra) et qui n’avaient pu être engagés, car les travaux préliminaires de mise en place de défense de protection sur la plage n’avaient pas été exécutés par GMMB, ont finalement été alloués aux monuments Asante.

Ce financement a été utilisé pour la réalisation d’une étude rapide de l’état de tous les sites et d’un chantier formation par CRATerre-EAG qui a eu lieu en juin 1997 sur le site le plus touché. Outre la participation des artisans du GMMB, des artisans et des ouvriers du village ont été formés en cette occasion, en partie sur les bases d’une participation communautaire. Suite à cette formation, le service local de la GMMB a engagé seul les mêmes types de travaux sur 6 autres sites, avec la participation des populations locales, permettant ainsi d’éviter de nouveaux dégâts importants.

Cette action aura certainement été salutaire, mais ne peut être considérée comme suffisante et il conviendra de rapidement la compléter de formation. Il sera aussi nécessaire de repenser le mode actuel de conservation en l’adaptant mieux aux moyens disponibles ainsi qu’à l’utilisation spécifique du chacun des sites. Pour cela, il est recommandé de démarrer la préparation d’un plan de conservation qui associe les populations locales. Un intérêt tout particulier devrait être porté à la conservation des savoir-faire (qui seront toujours nécessaires pour réaliser l’entretien des toitures, des bas-reliefs, etc.) en voie de disparition du fait de l’influence très forte dans la région des méthodes de construction et de décoration occidentales.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 21 EXT.BUR V.3

Décision adoptée: 21 COM VII.C.55

VII.55 Le Comité a pris note des décisions de la 21e session extraordinaire du Bureau concernant les biens culturels qui suivent, tels qu'ils figurent dans le rapport de la session du Bureau (documents de travail WHC-97/CONF.208/4B Section III.C.c) :

Site archéologique de Joya de Ceren (El Salvador)

Vieille ville de Ségovie et son aqueduc (Espagne)

Le Canal du Midi (France)

Mont-Saint-Michel et sa baie (France)

Bâtiments traditionnels asante (Ghana)

Site maya de Copan (Honduras)

Fort d'Agra, Taj Mahal, Fatehpur Sikri (Inde)

Quseir Amra (Jordanie)

Ville de Luang Prabang (République populaire démocratique lao)

Cité préhispanique de Teotihuacan (Mexique)

Ile de Mozambique (Mozambique)

Itchan Kala, Centre historique de Boukhara (Ouzbékistan)

Mohenjo Daro (Pakistan)

Eglises baroques des Philippines (Philippines)

Sites culturels du patrimoine mondial au Sri Lanka

Ancienne ville de Damas (République arabe syrienne)

Zones historiques d'Istanbul (Turquie)

Shibam et Zabid (Yémen)

 

Décision adoptée: 21 COM X.1-2

X.1 Le Comité a examiné les demandes d'assistanceinternationale présentées par les Etats parties et les organesconsultatifs dans le Document de travail WHC-97/CONF.208/12Rev.Conformément aux paragraphes 91-117 des Orientations, le Comitéa pris des décisions concernant les demandes d'assistanceinternationale se rapportant au patrimoine naturel et culturelpour un montant supérieur à 30.000 dollars EU.

X.2 Les décisions et les commentaires du Comité concernantles demandes d'assistance internationale se rapportant aupatrimoine naturel et culturel ont été résumés dans les tableauxsuivants.

Patrimoine naturel

1. Formation
Inde Réunion des centres régionaux de formation et d'instituts universitaires/de formation choisies pour mettre au point des programmes et matériels de formation, Wildlife Institute of India 41,000. 30,000. Le Comité a demandé à l'Etat parite d'envisager de prendre en charge les frais de participation des gestionnaires et des specialistes des sites naturels indiens du patrimoine mondial.
Sous-total : Formation 41,000. 30,000.  
2. Cooperation technique
Inde Renforcement de la protection du Parc national de Kaziranga 50,000. 50,000. Le Comité a approuvé un montant de 50.000$ EU au titre de ce projet pour 1998, pour permettre la construction de 10 camps de gardes (25.000 $EU), 5 refuges pour la faune sauvage dans les hautes terres (21.000 $EU) et l'achat de matériel audiovisuel pour le Centre d'information du Parc à Kohara (4.000 $EU). En référence de la Thaïlande s'est dissocié de cette décision.
Niger Achat de matériel pour le Parc nationale du W 75,000. 50,000. Après discussion au sujet d'une intervention du délégué de la Thaïlande pour savoir si l'article 22(d) de la convention excluait ou non la construction de logements et de postes de garde, le Comité a demandé au Centre, à la Division de l'Equipement de l'UNESCO et à l'Etat partie d'acheter le matériel en lançant des appels d'offres compétitifs dans un souci de rentabilité optimale. Le comité a décidé que les fonds ne devaient etre utilisés ni pour des projets de construction ni pour l'entretien des véhicules, et a demandé à l'Etat partie de coopérer avec le Centre et de soumettre à la 22e session du Bureau, un rapport sur l'etat d'avancement de la mise en œuvre du projet.
Sous-total : Coopération technique 125,000. 100,000.  
3. Assistance d'urgence
République democratique du Congo Achat de véhicules pour 4 sites du patrimoine mondial 88,400. 45,000. Le Bureau, tout en reconnaissant le besoin de véhicules pour les 4 sites, s'est dit préoccupé de la situation actuelle en matière de sécurité à l'est du pays et de son impact sur l'assurance de la livraison et le bon usage et entretien des véhicules. Par conséquent, le Bureau a recommandé au Comité, dans un premier temps, d'approuver un montant de 45000 $EU pour 2 véhicules (sur les 90000 $EU demandés pour 4 véhicules) pour 2 des 4 sites en cours d'examen, et de demander à l'Etat partie de coopérer avec le Centre du patrimoine mondial afin de présenter un rapport d'avancement sur le projet à la 22e session du Bureau. De plus, le Bureau a suggéré au Comité de demander au Centre de coopérer avec les ONG traitant de la conservation pour assurer la livraison et le bon usage et entretien des véhicules.
Inde Contribution à la mise en application d'un Plan de réhabilitation d'urgence du Sanctuaire de faune de Manas 160,000. 90,000. Le Bureau a recommandé l'approbation par le Comité d'une somme supplémentaire de 90000.$EU au titre de l'Assistance d'urgence couvrant: achat de 2-3 autres bateaux de bois/fibre (5000$EU), achat de 400 tenues de patrouille (15000$EU) et contribution pour la construction de bâtiments (70000$EU)
Sous-total: Assistance d'urgence 248,400. 135,000.  
Total : Patrimoine naturel 414,400. 265,000.  

Patrimoine culturel

1. Formation
Autriche Cours de formation sur l'examen et la conservation des surfaces architecturales 35,000. 35,000. Un Délégué a demandé si les demandes des pays développés devaient etre soumises, compte tenu des ressources limitées du Fonds du patrimoine mondial. Il a , par ailleurs, demandé d'inscrire à ce cours les participants des pays en developpement. L'ICCROM a précisé que cette activité de formation s'adressait avant tout à des participants d'Europe centrale et orientale, où la conversation des surfaces architecturales est particulièrement nécessaire, mais où les pays avaient des difficultés à traiter ce problème.
Brésil Cours inter-régional de troisième cycle sur la conservation des Monuments et la réhabilitation des Villes historiques 50,000. 50,000.  
Ghana Bâtiments traditionnels asante 47,000. 47,000. Le Comité a demandé à l'Etat partie de donner des éclaircissements sur les bénéficiaires de cette activité de formation dans le développement de son programme.
ICCROM Elaboration d'une stratégie de formation et d'une procédure d'évaluation 50,000. 40,000. Le Comité a approuvé la somme de 40.000 $EU pour financer la réunion déxpertd afin de préciser la Stratégie générale et d'etudier la Stratégie de développement pour l'Amérique latine.
Sous-total : Formation 182,000. 172,000.  
2. Cooperation technique
Mexique Cours spécial sur la Convention du patrimoine mondial pour l'Amérique latine et les Caraïbes 30,000. 30,000.  
Vietnam Révision des réglementations d'urbanisme du Complexe de Hué 35,000. 35,000.  
Zimbabwe Préparation d'un plan de conservation des Ruines de Khami 76,900. 36,900.  
Sous-total : Coopération technique 141,900. 101,900.  
3. Assistance d'urgence
Albanie Butrinti 47,000. 100,000. Le Comité a alloué un montant de 100.000 $EU pour l'assistance d'urgence, dont 47.000 $EU pour la mise en œuvre des mesures immédiates comme demandé. Les sommes résiduelles devraient etre affectées, aprés consultation avec le Président du Comité, au développement et à la mise en œuvre de son programme de mesures correctives.
Sous-total : Assistance d'urgence 47,000. 100,000.  
Total: Patrimoine culturel 370,900. 373,900.