1.         Parc national des Virunga (République démocratique du Congo) (N 63)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (vii)(viii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   1994-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/63/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1980-1996)
Montant total approuvé : 177 160 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/63/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

avril 1996: mission centre du patrimoine mondial / UICN / WWF

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/63/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1997

Depuis la clôture de la dernière session du Comité (Mérida, 1996), l'Est du Zaïre est déstabilisé et le conflit militaire semble continuer à s'étendre à d'autres parties du pays. L'UICN a reçu des rapports indiquant que l'infrastructure a été détruite et que les populations de faune sauvage ont été décimées dans ces deux sites du patrimoine mondial en péril. L'UICN et le Centre gardent des contacts avec le HCR et d'autres organismes concernés, et ils fourniront des rapports à jour sur les Virunga et la Garamba lors de la réunion du Bureau.

Action requise

Le Bureau se joint à la communauté internationale pour lancer un appel à la paix au Zaïre et pour se déclarer sérieusement préoccupé de l'impact des conflits armés de l'Est du Zaïre sur les sites du patrimoine mondial de cette région. Le Bureau recommande que le Comité maintienne les Virunga et la Garamba sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Etant donné l'incertitude de la situation au Zaïre, le Bureau pourrait traiter les Parcs nationaux des Virunga et de la Garamba comme des cas exceptionnels et envisager de réserver une somme de 75.000 dollars E.U. comme assistance d'urgence du Fonds du patrimoine mondial pour permettre au Centre et à l'UICN de planifier dès que possible une mission d'évaluation de leur état de conservation, de préparer des plans de réhabilitation et de mettre en œuvre des mesures pour pallier le manque de moyens d'existence des populations résidant près de ces sites.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1997

L'UICN a fourni un rapport de quatre pages comprenant une carte indiquant l'emplacement des principales zones des combats, des camps de réfugiés et des activités des rebelles par rapport aux Virunga et à trois autres sites du patrimoine mondial dans l'Est de la République démocratique du Congo. La situation à l'intérieur et aux alentours des Virunga est instable ; des milices armées menacent les populations humaines et de faune sauvage. Il n'y a pas eu de recensements aériens de populations de faune sauvage entrepris depuis 1995. Des rapports fréquents font état de déforestation, de braconnage et d'exploitation illicite de minerai d'or dans le Parc. De nombreuses armes automatiques abandonnées par des soldats en fuite ont été récupérées par des habitants de l'endroit et des braconniers, ce qui met sérieusement en danger la vie du petit nombre de membres de personnel du Parc qui essaient de lutter contre le braconnage. L'UICN a dressé une liste de quatorze recommandations afin de restaurer le Parc ; elle a cependant noté que la mesure prioritaire la plus urgente à prendre actuellement était l'envoi d'une mission de haut niveau à Kinshasa, selon la recommandation du Bureau à sa session de juin 1997, afin de rappeler aux autorités nationales leurs responsabilités aux termes de la Convention du patrimoine mondial et fixer la politique du nouveau gouvernement en matière de préservation de la nature.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 21 BUR IV.A.4

Depuis la vingtième session du Comité, l'Est de la République démocratique du Congo est de plus en plus déstabilisé et le conflit militaire s'est étendu à d'autres parties du pays. Les rapports reçus indiquent que l'infrastructure a été détruite et que les populations de faune sauvage ont été décimées dans ces deux sites. Le Bureau a noté que l'UICN et le Centre continueraient à garder des contacts avec le HCR et des ONG spécialisées dans la conservation et qu'ils fourniraient des rapports à jour sur les Virunga comme sur la Garamba lors de la vingt et unième session du Comité.

Le Bureau a demandé au Centre et à l'UICN de prendre contact avec les autorités concernées du nouveau gouvernement de la République démocratique du Congo afin d'organiser une rencontre d'une mission de haut niveau avec de hauts fonctionnaires pour leur rappeler leurs responsabilités aux termes de la Convention du patrimoine mondial et pour discuter de la restauration et de la réhabilitation des cinq sites du patrimoine mondial du pays. Cette mission devrait prendre l'initiative de proposer des projets en consultation avec les autorités de la République démocratique du Congo. La mise en oeuvre de certains de ces projets pourrait être financée par une assistance d'urgence du Fonds du patrimoine mondial. Une politique à long terme et une vision stratégique de la préservation du patrimoine mondial en République démocratique du Congo sont les deux principaux objectifs actuels. Le Centre devrait coordonner ses activités avec celles d'autres agences des Nations Unies et des ONG spécialisées en conservation qui jouent un rôle actif dans le pays. Le Bureau a demandé au Centre et à l'UICN de présenter des rapports détaillés sur ces deux sites à la vingt et unième session extraordinaire du Bureau qui doit se tenir les 28 et 29 novembre 1997 à Naples, Italie.

Décision adoptée: 21 COM VII.B.13

VII.13 Parc national des Virunga (République démocratique du Congo)

L'UICN a fourni un rapport détaillé accompagné d'une carte indiquant l'emplacement des principales zones des combats, des camps de réfugiés et des activités des rebelles par rapport au Parc des Virunga et aux trois autres sites du patrimoine mondial dans l'Est de la République démocratique du Congo. La situation à l'intérieur et aux alentours des Virunga est instable ; des milices armées menacent les populations humaines et la faune sauvage. Aucun recensement aérien de la faune sauvage n'a été entrepris depuis 1995. Des rapports fréquents font état de déforestation, de braconnage et d'exploitation illicite de minerai d'or dans le Parc. De nombreuses armes automatiques abandonnées par des soldats en fuite ont été récupérées par des habitants et des braconniers, ce qui met sérieusement en danger la vie des quelques membres du personnel du Parc qui essaient de lutter contre le braconnage. L'UICN a dressé une liste de quatorze recommandations afin de restaurer le Parc ; elle a cependant noté que la mesure prioritaire la plus urgente à prendre actuellement était l'envoi d'une mission de haut niveau à Kinshasa, selon la recommandation du Bureau à sa session de juin 1997, afin de rappeler aux autorités nationales leurs responsabilités aux termes de la Convention du patrimoine mondial et de déterminer la politique du nouveau gouvernement en matière de préservation de la nature.

Le Comité a décidé de maintenir les Virunga sur la Liste du patrimoine mondial en péril et a demandé au Directeur général de l'UNESCO d'envoyer, dès que possible, une mission de haut niveau en République démocratique du Congo.