1.         Ville de Luang Prabang (République démocratique populaire lao) (C 479bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1995

Critères  (ii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/479/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1994-1996)
Montant total approuvé : 62 242 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/479/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/479/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1996

La ville de Luang Prabang a été inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en décembre 1994. Après des années d'isolement politique et économique du Laos, la politique de libéralisation économique menée par le Gouvernement aboutit maintenant à un afflux d'investissements publics et privés étrangers, spécialement dans le développement d'infrastructures matérielles et dans le tourisme. L'agrandissement récent de l'aéroport de Luang Prabang a permis d'instaurer des vols directs à partir d'un certain nombre de grandes villes d'Asie du Sud-est, faisant de Luang Prabang l'une des destinations touristiques les plus recherchées de la région.

On réalise dans toute la ville des rénovations de bâtiments et de nouvelles constructions, y compris la réhabilitation de nombreux temples financée par des contributions religieuses. Etant donné la faiblesse de la réglementation sur la construction et le manque de personnel qualifié pour la délivrance et le contrôle ultérieur des permis de construire, les transgressions sont nombreuses.

Pour renforcer la capacité nationale permettant de faire face à cette situation, une Maison du patrimoine a été créée ; elle a son siège temporaire au Bureau du Département de la Culture du Gouvernement provincial et son personnel est constitué d'un expert expatrié et de trois architectes nationaux. Ils vont préparer des recommandations sur la conception de la construction et les méthodes de conservation pour toutes les demandes de permis de construire dans l'aire protégée du patrimoine mondial et les zones tampons/de soutien pour étude par le Département de la Construction. Le travail consultatif de la Maison du patrimoine est l'une des activités prévues au titre du Projet Luang Prabang-Chinon-Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, financé par le Gouvernement français, l'Union européenne, la Ville de Chinon, et Electricité de France (EDF) parmi d'autres bailleurs de fonds. Ce travail est complété par la préparation d'un Plan de sauvegarde et de développement de la ville. La première phase de préparation de ce plan a été la réévaluation du cadre juridique et régulateur réglementant actuellement l'aménagement du territoire et les permis de construire. Un soutien financier et technique complémentaire est toutefois nécessaire pour préparer une étude détaillée des bâtiments et du paysage urbain de la partie centrale de la zone protégée, ainsi que des lignes directrices sur les pratiques de conservation pour aider à l'application de la réglementation sur la construction.

Bien qu'un comité provincial interdépartemental pour la protection et le développement de Luang Prabang ait été créé en septembre 1996 sous la direction du Vice-gouverneur et des représentants des Départements de la Construction, de la Culture, du Tourisme, de l'Education et des Organisations des masses, sans réglementation correcte et sans pouvoir administratif d'application, on ne peut réduire les incidents de transgressions du code de la construction face aux pressions d'investissements massifs.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Bureau pourrait vouloir transmettre le rapport au Comité et recommander au Comité d'adopter le texte suivant :

"Le Comité félicite le Gouvernement provincial de Luang Prabang de la création de la Maison du patrimoine et du Comité provincial pour la protection et le développement de Luang Prabang et remercie le Gouvernement français, l'Union européenne, la Ville de Chinon, Electricité de France et les autres bailleurs de fonds pour leur généreux soutien financier et technique.

Le Comité, en outre,

(a) demande instamment au Gouvernement lao d'accorder la priorité absolue à l'adoption par l'Assemblée Nationale de la loi sur la protection des biens culturels ;

(b) demande instamment au Gouvernement de créer un comité interministériel pour la protection des biens culturels nationaux ;

(c) demande au Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO d'aider le Gouvernement lao à organiser une réunion d'information à Luang Prabang pour présenter le Plan de sauvegarde et de développement de Luang Prabang et les réglementations sur l'aménagement du territoire et sur la construction à l'intention des bailleurs de fonds bilatéraux et multilatéraux et des institutions financières, afin de s'assurer que les nombreux projets de développement des infrastructures ne compromettent pas la valeur de patrimoine mondial de la ville ;

(d) demande à la communauté internationale des bailleurs de fonds de fournir un soutien financier et technique pour la sauvegarde de Luang Prabang en coordination avec l'UNESCO."

Décision adoptée: 20 EXT.BUR V.D.1.2

PATRIMOINE CULTUREL

D. Demandes concernant le patrimoine culturel d'un montant supérieur à 30.000 $EU que le Bureau recommande pour approbation par le Comité (budget 1997)

D.1. COOPERATION TECHNIQUE

D.1.2 Conservation de maisons traditionnelles à Luang Prabang (Laos) - (49.900 $EU demandés)

Le Bureau a recommandé au Comité d'approuver un montant de 39.900 $ EU pour répondre aux frais encourus par ce projet (avec une réduction d'apport pour l'achat de matériaux de construction en passant de 20.000 $ EU à 10.000 $ EU), pour cofinancer un projet visant à transmettre des compétences pour la conservations des maisons en bois traditionnelles, à améliorer la qualité des briques et des tuiles produites localement et à distribuer des matériaux de construction traditionnels (tuiles et bois) afin de rénover dix maisons appartenant à des familles pauvres.

 

Décision adoptée: 20 COM VII.D.51/52

VII.52 Ville de Luang Prabang (Laos)

Le Comité a été informé du rapport du Secrétariat au Bureau indiquant que l'on assistait à un afflux d'investissements publics et privés étrangers, ainsi qu'au développement du tourisme dans cette ville du patrimoine mondial.

Des rénovations de bâtiments et de nouvelles constructions, y compris la réhabilitation de nombreux temples sont réalisés dans toute la ville, sans considération suffisante pour leur authenticité. Les violations de la réglementation sur la construction sont nombreuses.

Afin de renforcer la capacité nationale, une Maison du patrimoine a été créée au titre du projet Luang Prabang - Chinon (France) Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO, pour préparer des recommandations sur la conception des constructions et les méthodes de conservation, ainsi que pour toutes les demandes de permis de construire dans la zone protégée du patrimoine mondial et dans les zones tampons et de soutien, ainsi que pour préparer le Plan de sauvegarde et de développement de la ville.

Le Comité a été informé que le renforcement de la protection juridique des biens culturels meubles et immeubles, y compris les sites archéologiques et les établissements humains, était une nécessité urgente. La promulgation par l'Assemblée nationale d'une loi sur la protection des biens culturels, pour renforcer les décrets ministériels existants, est en cours d'examen.

Le Comité a été informé que le représentant de l'ICOMOS avait rappelé au Bureau que celui-ci avait recommandé de différer l'inscription de Luang Prabang jusqu'à preuve de l'efficacité du plan de gestion. Il avait déclaré que ce cas montrait la nécessité de différer la décision de l'inscription. Le Comité a également été informé qu'un certain nombre de membres du Bureau avaient fait des commentaires sur l'utilité de l'inscription pour renforcer la protection et avaient exprimé leur satisfaction pour les réalisations accomplies en si peu de temps.

Le Maire de Chinon, à l'invitation de la Présidente, a précisé au Comité que le projet de coopération consistait en un renforcement des structures nationales et que la Maison du patrimoine était un service technique au sein de l'administration provinciale. Il a déclaré que la Ville de Chinon prévoyait une coopération à long terme avec Luang Prabang pour le transfert et la mise en commun des connaissances. Le Comité a remercié le Maire de son engagement.

Le Comité a pris note du rapport du Secrétariat et a félicité le Gouvernement lao de la création de la Maison du patrimoine au sein du Département de la Culture de l'administration provinciale, du Comité provincial pour la protection et le développement de Luang Prabang et du Comité national interministériel pour la protection des biens culturels, tout cela moins d'un an après l'inscription.

Le Comité en outre,

(a) a rappelé l'engagement du Gouvernement lao, par lettre de novembre 1995 du Ministre des Affaires Etrangères au Directeur général de l'UNESCO pour une adoption rapide de la loi sur la protection des biens culturels par l'Assemblée nationale ;

(b) a prié le Gouvernement lao d'organiser une réunion d'information pour présenter le Plan de sauvegarde et de développement de Luang Prabang à l'intention des donateurs, des institutions financières et des investisseurs, afin de s'assurer que les nombreux proj ets de construction et de développement de l'infrastructure ne compromettent pas la valeur de patrimoine mondial de la ville.

 

Décision adoptée: 20 COM XII

XII.1 Le Bureau, à sa vingtième session extraordinaire, a noté que plusieurs demandes d'assistance internationale se référaient à des rapports sur l'état de conservation des mêmes biens et il a suggéré au Comité de considérer si ces demandes devaient être examinées ensemble. Le Comité a approuvé la recommandation du Bureau. En outre, le Délégué de l'Allemagne a proposé que toutes les demandes de formation soumises au Fonds du patrimoine mondial de manière récurrente chaque année, soient étudiées ensemble pour fournir des informations sur les fonds régulièrement engagés. La Déléguée du Canada a insisté afin que ces programmes de formation soient évalués, comme cela a déjà été fait dans le cadre de la stratégie de formation pour le patrimoine naturel. Le Comité a prié le Secrétariat "de faire appel à des conseils d'experts des organisations appropriées (ICOMOS, UICN, ICCROM) ", conformément au paragraphe 102 des Orientations. L'Australie a demandé que dans les évaluations des demandes d'assistance internationale au Comité, le Centre précise (le cas échéant) si l'organisme consultatif compétent a été consulté. Le Comité a prié également les organismes consultatifs d'informer le Centre du patrimoine mondial de toutes leurs activités concernant les sites du patrimoine mondial. Afin de faciliter les consultations avec les organismes consultatifs, le Comité a décidé de modifier au paragraphe 108 des Orientations la date limite de soumission des demandes d'assistance internationale, qui sera désormais le 1er septembre.

 

A. BIENS NATURELS

A.1 Coopération technique

A.1.1 Atelier technique prévu sur national du Simen (Ethiopie) la conservation du Parc (46.000 $ E.U. demandés)
Le Comité a approuvé le montant réduit de 30.000 $ E.U. Il a aussi demandé à l'Etat partie de mieux définir, en consultation avec le Secrétariat et l'UICN, le programme de l'atelier, les résultats attendus, et de réviser le budget.

A.2. Formation A.2.1 Dix-neuvième cours international du CATIE sur les zones protégées (Costa Rica) - (48.000 $ E.U. demandés)
Le Comité a approuvé une somme de 30.000 $ E.U. pour couvrir les frais des participants pour assister au dix-neuvième cours international du CATIE sur les zones protégées, au Costa Rica.

A.2.2 Bourses individuelles à l'Ecole pour la formation de spécialistes de la faune et de la flore à Garoua (Cameroun) (45.000 $ E.U. demandés)
Le Comité a approuvé un montant de 45.000 $ E.U. pour des bourses individuelles pour trois étudiants d'Etats parties de pays africains francophones, pour deux ans (1997/98 et 1998/99).

 

B. BIENS CULTURELS

B.1. Cooperation technique B.l.l Centre historique de la ville d'Olinda (Brésil) (33.000 $ E.U. demandés)
Considérant l'intégration potentielle d'Olinda dans un important programme pour le développement du tourisme dans le nord-est du Brésil avec des possibilités ultérieures de financement pour la rénovation et la restauration d'Olinda, le Comité a approuvé la demande pour un montant de 33.000 $ E.U. pour cette coopération technique. Cette demande permettra d'apporter un soutien aux autorités municipales pour la création d'un bureau de projets et la préparation d'une étude de faisabilité sur la réhabilitation et la restauration urbaine.

B.1.2 Conservation de maisons traditionnelles à Luang Prabang (Laos) - (49.900 $ E.U. demandés)
Le Comité a approuvé un montant de 39.900 $ E.U. pour répondre aux frais encourus par ce projet (avec une réduction de l'apport pour l'achat de matériaux de construction qui passe de 20.000 $ E.U. à 10.000 $ E.U.), pour cofinancer un projet visant à transmettre des compétences pour la conservation des maisons en bois traditionnelles, améliorer la qualité des briques et des tuiles produites localement et distribuer des matériaux de construction traditionnels (tuiles et bois) afin de rénover dix maisons appartenant à des familles pauvres.

B.1.3 Parc national de Serra de Capivara (Brésil) - (35.500 $ E.U. demandés)
Le Comité a approuvé un montant de 35.000 $ E.U. pour la coopération technique à la documentation, l'inventaire et l'étude de l'état des peintures rupestres du parc national de Serra da Capivara.

B.1.4 Site archéologique de Joya de Ceren (El Salvador) (10.000 $ E.U. demandés en plus des 25.000 $ E.U. déjà approuvés en 1994)
Considérant la fragilité du site et la complexité de sa conservation et de sa gestion ainsi que la nécessité de poursuivre le processus commencé en 1994, le Comité a approuvé le montant supplémentaire de 10.000 $ E.U. pour un séminaire international sur la conservation et la gestion de Joya de Ceren et de son voisinage qui se tiendra en 1997.

B.1.5 Troisième Assemblée générale de l'Organisation des villes du patrimoine mondial et quatrième Symposium des villes du patrimoine mondial, Evora (Portugal) (50.000 $ E.U. demandés)
Le Comité, en examinant cette demande, a rappelé qu'il avait décidé à sa dix-huitième session que le Fonds du patrimoine mondial ne devait pas financer de réunions statutaires ni subventionner d'autres organisations. Le Comité a noté qu'une demande concernant l'octroi de 15.000 $ E.U. provenant du budget du Programme ordinaire de l'UNESCO pour cette Assemblée générale de l'O.V.P.M. avait été proposée dans le budget de 1997 au titre des activités promotionnelles et éducatives. Le Comité a décidé d'approuver, à titre exceptionnel, une contribution de 30.000 $ E.U. destinés à la Mairie d' Evora, pour le Symposium sur le Tourisme et les Villes du patrimoine mondial. Cette subvention du Fonds doit financer la participation des maires des villes du patrimoine mondial des pays en développement.

B.2 Formation

B.2.1 Cours régional de formation à la conservation et à la protection des monuments et sites culturels, destiné à des architectes du Maghreb à Tunis (2ème session, novembre 1996-jui11et 1998) (Tunisie) (36.000 $ E.U. demandés)
Le Comité a approuvé montant de 36.000 $ E.U. pour trois bourses d'étudiants non tunisiens pour la seconde session de deux ans du cours qui se traduira par une activité régionale de formation de la plus grande importance.

B.2.2 Amérique latine et Caraïbes : Cours régional de formation de troisième cycle sur "la conservation urbaine et territoriale intégrée" (CUTI/BR) (demande présentée par le Brésil) (42.600 $ E.U. demandés)
Le cours répond à la stratégie de formation concernant le patrimoine culturel et aux besoins soulignés par de très nombreux rapports sur l'état de conservation. Considérant que le cours est le premier de ce type dans la région, que vingt-trois sites du patrimoine mondial dans la région sont· des villes ou des zones urbaines historiques représentant cinquante pour cent des sites culturels, le Comité a approuvé un montant de 40.000 $ E.U., à condition que les bourses soient attribuées à des participants exerçant une responsabilité concernant des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

B.2.3 Projet pilote de conservation de l'Ile James (Gambie) (40.000 $ E.U. demandés)
Le Comité a approuvé cette demande de 40.000 $ E.U. au vu de la recommandation concernant la stratégie de formation au sud du Sahara et a demandé à l'ICCROM/GAIA de mettre en œuvre ce projet qui est une illustration de son approche stratégique. Ce projet couvrira les frais de formation in situ à l'Ile James afin de permettre au Département des Musées et Monuments de préparer des plans de conservation, non seulement pour l'Ile James, mais aussi pour d'autres sites.

B.2.4 ICCROM: Cours de formation pour une approche intégrée de la conservation urbaine (40".000 $ E.U. demandés)
Etant donné qu'il est demandé aux organes consultatifs, dans la stratégie de formation décrite dans le document WHC-96/CONF.201.12, de concevoir des cours thématiques au niveau international et de les adapter au niveau régional, le Comité a approuvé le montant de 30.000 $ E.U. pour le co-financement d'un séminaire international de formation destiné aux gestionnaires de villes du patrimoine mondial qui sera organisé à l'ICCROM pour les responsables en gestion de la conservation de villes ou zones historiques, et pour les enseignants.

B.2.5 ICCROM Conservation de biens immeubles en Afrique subsaharienne (50.000 $ E.U. demandés)
Etant donné que le projet pilote pour l'Afrique fait partie de la stratégie de formation pour les biens culturels telle qu'elle est décrite dans le document WHC-96/CONF.201.12, le Comité a approuvé le montant demandé de 50.000 $ E. U. Ce montant servira à cofinancer la mise en œuvre de la prem1.ere phase du projet, organiser un séminaire en Afrique avec des partenaires africains et choisir des partenaires scientifiques pour des approches thématiques concernant la préservation de la pierre, la conservation des briques et du bois et les sites archéologiques.