1.         Ensemble historique du Palais du Potala, Lhasa (Chine) (C 707ter)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1994

Critères  (i)(iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/707/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/707/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/707/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1996

Lorsque le Palais du Potala a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en décembre 1994, le Comité a demandé aux autorités chinoises d'envisager une future extension de l'aire protégée du patrimoine mondial, afin d'inclure le temple de Jokhang et le secteur historique de Barkor qui font déjà partie de la zone centrale préservée de la ville de Lhasa, une des villes historiques de Chine placées sous la protection de l'Etat.

Les pressions dues au développement urbain et la croissance des activités en rapport avec le tourisme aboutissent à de nombreuses activités de construction dans ce secteur historique de Lhasa. Bien que la réglementation relative à la construction dans la municipalité de Lhasa, entérinée par l'Etat, interdise la démolition de bâtiments historiques, beaucoup de travaux de reconstruction en cours ont entraîné la démolition de constructions historiques et la reconstruction avec des matériaux nouveaux et des caractéristiques de conception qui mettent en péril l'authenticité des bâtiments.

De même, à Shol, l'ancienne circonscription administrative du Palais du Potala, qui fait partie de la zone protégée au titre du patrimoine mondial, les travaux de réhabilitation en cours entraînent la démolition des ajouts aux maisons traditionnelles construits après 1959, leur reconstruction et l'élargissement des rues. Ces activités, en dépit de bonnes intentions, risquent de marquer de manière irréversible le caractère historique de cette zone.

Qui plus est, les peintures murales du Palais du Potala en général sont marquées par des détériorations causées par l'humidité et l'application de vernis-laque dans les années 60-70 qui ont abouti à un écaillage des surfaces et une décoloration des peintures. L'authenticité des peintures murales est de plus menacée par l'altération de l'apparence initiale par suite de "retouches" excessives et, dans certains cas, d'un original entièrement repeint. La fumée des lampes à beurre de yack utilisées pour les offrandes religieuses a également causé des dégâts. Bien qu'il ne soit pas question de faire cesser l'utilisation traditionnelle du beurre de yack, on peut instaurer des mesures préventives pour en minimiser l'impact sur les peintures.

Au titre du projet de coopération Chine-Norvège-UNESCO pour la préservation des biens culturels du Tibet, un cours de formation sur les techniques de restauration des peintures murales a été proposé et attend actuellement l'approbation des autorités chinoises. La peinture murale du Temple de Lukhang qui appartient à l'ensemble du patrimoine mondial du palais du Potala constituerait un projet pilote et le cours de formation proposé envisage la réhabilitation du toit du temple pour faire cesser les infiltrations d'eau de pluie, ainsi que des expériences sur l'enlèvement du vernis-laque recouvrant la peinture murale, puis conservation de la peinture en utilisant une peinture traditionnelle non chimique.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Bureau pourrait vouloir adopter le texte suivant et le transmettre au Comité pour qu'il en prenne note :

"Le Bureau prenant note du rapport sur l'état de conservation du Palais du Potala à Lhasa,

(a) encourage les autorités chinoises à renforcer leur coopération avec le Programme du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO pour la sauvegarde et le développement des villes historiques d'Asie, notamment dans la réévaluation du plan directeur urbain de Lhasa pour intégrer la préservation du tissu urbain historique comme partie du plan d'ensemble de développement urbain, et à mettre au point des lignes directrices techniques sur la pratique de la conservation des bâtiments historiques ;

(b) demande instamment aux autorités, chinoises de donner rapidement leur autorisation au cours de formation aux techniques de conservation des peintures murales proposé au titre du projet Chine-Norvège-UNESCO pour la préservation des biens culturels du Tibet ;

(c) encourage les autorités chinoises à envisager l'extension de l'aire protégée du patrimoine mondial pour inclure le Temple de Jokhang et le centre historique de Barkor, ainsi que l'a recommandé le Comité à sa dix-huitième session, en décembre 1994."

Décision adoptée: 20 COM VII.D.48/49

VII.49 Palais du Potala, Lhasa (République populaire de Chine)

Le Secrétariat a fait état des pressions dues au développement urbain et à la croissance des activités liées au tourisme qui se matérialisent en de nombreuses activités de construction dans ce secteur historique de Lhasa. Il en résulte un impact négatif sur les structures historiques et leur authenticité.

De même, à Shol, l'ancienne circonscription administrative du Palais du Potala, qui fait partie de la zone protégée au titre du patrimoine mondial, les travaux effectués sur les bâtiments historiques et l'élargissement des rues risquent de modifier de manière irréversible le caractère historique de cette zone.

Les peintures murales du Potala sont menacées par l'humidité et l'application de vernis-laque dans les années 1960-70, ainsi que par l'altération de l'apparence initiale par suite de "retouches" excessives et par la fumée des lampes à beurre de yack. Il a été noté qu'au titre du projet de coopération Chine-Norvège-UNESCO pour la préservation des biens culturels du Tibet, un cours de formation sur les techniques de restauration des peintures murales a été proposé et attend actuellement l'approbation des autorités chinoises.

Le Délégué de la Chine, qui a assisté à la vingtième session extraordinaire du Bureau en tant qu'Observateur, a informé le Comité que la préservation du patrimoine culturel tibétain était l'une des premières priorités pour la Chine. Il a exprimé la satisfaction de son Gouvernement pour l'assistance technique du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO et la mobilisation de la coopération internationale qui soutiennent les efforts de préservation du Gouvernement. Il a indiqué que les autorités chinoises se sont prononcées pour l'extension du site du patrimoine mondial du Palais du Potala à Lhasa, afin d'inclure le temple de Jokhang et le secteur historique avoisinant, selon la recommandation du Comité. Il a informé le Bureau que le proj et proposé de coopération Chine-Norvège-UNESCO, qui comprend un cours de formation à la restauration des peintures murales, fait l'objet d'un examen approfondi de la part des autorités chinoises.

Le représentant de l'ICCROM et un certain nombre de membres du Bureau ont manifesté leur intérêt et proposé leurs compétences pour participer aux activités de conservation des peintures murales.

Le Comité prenant note du rapport du Secrétariat :

(a) a encouragé les autorités chinoises à renforcer leur coopération avec le programme du Centre du patrimoine mondial de l'UNESCO pour la sauvegarde et le développement des villes historiques d'Asie, notamment dans la réévaluation du plan directeur urbain de Lhasa pour intégrer la préservation du tissu urbain historique comme partie du plan d'ensemble de développement urbain, et à mettre au point des lignes directrices techniques sur la pratique de la conservation des bâtiments historiques ;

(b) a encouragé les autorités chinoises à renforcer la coopération internationale pour les activités de conservation des peintures murales et dans d'autres domaines concernant la préservation du patrimoine culturel dans le cadre de la Convention du patrimoine mondial ;

(c) a encouragé les autorités chinoises à envisager l'extension de l'aire protégée du patrimoine mondial pour inclure le Temple de Jokhang et le centre historique de Barkor, ainsi que l'a recommandé le Comité à sa dix-huitième session, en décembre 1994.