1.         Memphis et sa nécropole – les zones des pyramides de Guizeh à Dahchour (Égypte) (C 86)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (i)(iii)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/86/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1991-1995)
Montant total approuvé : 81 450 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/86/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

novembre 1988: mission d'expert ; avril 1995:  mission d'expert UNESCO

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/86/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1995

A la suite d'un échange de correspondance entre le Directeur général de l'UNESCO, le Comité du patrimoine mondial et le Gouvernement égyptien, une mission d'experts de l'UNESCO s'est rendue en Egypte du 1er au 6 avril 1995 à l'invitation des autorités nationales, afin de proposer des mesures pour la sauvegarde du site du patrimoine mondial des Zones des Pyramides de Guizeh à Dahchour, après étude avec les autorités égyptiennes concernées, des possibilités d'adopter un nouveau tracé pour l'autoroute en construction, qui coupe actuellement en deux le site.

Le rapport de la mission de l’UNESCO se trouve dans le document WHC-95/CONF.201/INF.6.

Action requise

Après avoir pris connaissance du rapport de la mission d'experts de l'UNESCO invitée par le Gouvernement égyptien du 1er au 6 avril 1995 pour contribuer à définir des mesures propres à assurer la conservation du site du patrimoine mondial de la Zone des Pyramides de Guizeh à Dahchour, le Bureau adresse toutes ses félicitations et ses vifs remerciements aux autorités égyptiennes pour l'ensemble des décisions prises à ce jour et des actions déjà entreprises :

1) le choix d'un nouveau tracé passant au nord du site du patrimoine mondial pour la bretelle de l'autoroute circulaire, et qui suivra, après achèvement des études détaillées nécessaires, soit le canal de Mariouteyya, soit le canal de Mansoureyya, soit les deux ;

2) les actions déjà entreprises pour améliorer l'une des décharges d'ordures et celles prévues pour supprimer la seconde ;

3) l'engagement de stopper toute construction supplémentaire de logements à Kafr-el-Gabal et d'éliminer, dans les prochaines années, les constructions et les routes illégales empiétant sur le site du patrimoine mondial et sa zone tampon.

Il leur demande de bien vouloir examiner, entre autorités concernées, la relocalisation des différents camps militaires et des usines de l'armée qui empiètent sur le site et sa zone tampon.

Il remercie toutes les autorités égyptiennes représentées au Comité conjoint pour leur excellente collaboration avec la mission, leur compréhension et le haut niveau d'expertise fourni qui ont permis d'aboutir à un succès.

Il remercie le Président Hosni Moubarak, le Directeur général de l'UNESCO, M. Federico Mayor, et le Ministre de la Culture de l'Egypte, M. Farouk Hosni, pour leur rôle déterminant pour rechercher et parvenir à une solution pleinement satisfaisante aux problèmes posés par la bretelle de l'autoroute, ainsi que M. Abdel-Halim Nour-Eldin, Secrétaire général du Supreme Council of Antiquities, pour son engagement personnel en faveur du site, la manière dont il a organisé les travaux de la mission et présidé les réunions. Il demande aux autorités égyptiennes de bien vouloir tenir informé le Comité du patrimoine mondial, par l'intermédiaire de son Secrétariat, des progrès dans la mise en oeuvre de l'ensemble des mesures de sauvegarde déjà prises ou prévues, et en particulier pour ce qui concerne la question des empiètements de camps militaires sur le site du patrimoine mondial et sa zone tampon.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1995

A la suite d'un échange de correspondance entre le Directeur général de l'UNESCO, le Comité du patrimoine mondial - qui avait été saisi à sa 19e session de Phuket des très graves problèmes menaçant le site - et le Gouvernement égyptien, une mission d'experts de l'UNESCO s'est rendue en Egypte du 1er au 6 avril 1995 à l'invitation des autorités nationales. Son objet était de proposer des mesures pour la sauvegarde du site du patrimoine mondial des Zones des Pyramides de Guizeh à Dahchour, après étude avec les autorités égyptiennes concernées, des possibilités d'adopter un nouveau tracé pour l'autoroute en construction, qui coupe actuellement en deux le site. Au terme de discussions extrêmement approfondies et de visites sur le terrain, un accord a été atteint avec toutes les parties concernées sur le choix d'un nouveau tracé pour l'autoroute évitant complètement le site du patrimoine mondial, la suppression des deux décharges d'ordures, l'arrêt de toute nouvelle construction de logements à Kafr-el-Gabal et la suppression de nombreux empiétements sur le site et sa zone tampon.

Le rapport de la mission de l'UNESCO avait été communiqué au Bureau lors de sa 19e session de juillet 1995.



Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Bureau pourrait souhaiter recommander au Comité d'adopter le texte suivant :

"Après avoir pris connaissance des résultats de la mission d'experts de l'UNESCO invitée par le Gouvernement de l'Egypte du 1er au 6 avril 1995 pour contribuer à définir des mesures propres à assurer la conservation du site du patrimoine mondial de la Zone des Pyramides de Guizeh à Dahchour, le Comité adresse toutes ses félicitations et ses vifs remerciements aux autorités égyptiennes pour l'ensemble des décisions prises à ce jour et des actions déjà entreprises :

1) le choix d'un nouveau tracé passant au nord du site du patrimoine mondial pour la bretelle de l'autoroute circulaire, et qui suivra, après achèvement des études détaillées nécessaires, soit le canal de Mariouteyya, soit le canal de Mansoureyya, soit les deux ;

2) les actions déjà entreprises pour améliorer l'une des décharges d'ordures et celles prévues pour supprimer la seconde ;

3) l'engagement de stopper toute construction supplémentaire de logements à Kafr-el-Gabal et d'éliminer, dans les prochaines années, les constructions et les routes illégales empiétant sur le site du patrimoine mondial et sa zone tampon.

Il leur demande de bien vouloir examiner, entre autorités concernées, la relocalisation des différents camps militaires et des usines de l'armée qui empiètent sur le site et sa zone tampon.

Il remercie toutes les autorités égyptiennes représentées au Comité conjoint pour leur excellente collaboration avec la mission, leur compréhension et le haut niveau d'expertise fourni qui ont permis d'aboutir à un succès.

Il remercie le Président Hosni Moubarak, le Directeur général de l'UNESCO, M. Federico Mayor, et le Ministre de la Culture de l'Egypte, M. Farouk Hosni, pour leur rôle déterminant pour rechercher et parvenir à une solution pleinement satisfaisante aux problèmes posés par la bretelle de l'autoroute, ainsi que M. Abdel-Halim Nour-Eldin, Secrétaire général du Supreme Council of Antiquities, pour son engagement personnel en faveur du site, la manière dont il a organisé les travaux de la mission et présidé les réunions. Il demande aux autorités égyptiennes de bien vouloir le tenir informé, par l'intermédiaire de son Secrétariat, des progrès dans la mise en œuvre de l'ensemble des mesures de sauvegarde déjà prises ou prévues, et en particulier pour ce qui concerne la question des empiétements de camps militaires sur le site du patrimoine mondial et sa zone tampon."

Décision adoptée: 19 BUR VI.22

Après avoir pris connaissance du rapport de la mission d'experts de l'UNESCO invitée par le Gouvernement égyptien du ler au 6 avril 1995 pour contribuer à définir des mesures propres à assurer la conservation du site du patrimoine mondial de la Zone des Pyramides de Guizeh à Dahchour, le Bureau adresse toutes ses félicitations et ses vifs remerciements aux autorités égyptiennes pour l'ensemble des décisions prises à ce jour et des actions déjà entreprises :

1)      le choix d'un nouveau tracé passant au nord du site du patrimoine mondial pour la bretelle de l'autoroute circulaire, et qui suivra, après achèvement des études détaillées nécessaires, soit le canal de Mariouteyya, soit le canal de Mansoureyya, soit les deux ;

2)      les actions déjà entreprises pour améliorer l'une des décharges d'ordures et celles prévues pour supprimer la seconde ;

3)      l'engagement de stopper toute construction supplémentaire de logements à Kafr-el-Gabal et d'éliminer, dans les prochaines années, les constructions et les routes illégales empiétant sur le site du patrimoine mondial et sa zone tampon.

Il leur demande de bien vouloir examiner, entre autorités concernées, la relocalisation des différents camps militaires et des usines de l'armée qui empiètent sur le site et sa zone tampon.

Il remercie toutes les autorités égyptiennes représentées au Comité conjoint pour leur excellente collaboration avec la mission, leur compréhension et le haut niveau d'expertise fourni qui ont permis d'aboutir à un succès.

Il remercie le Président Hosni Moubarak, le Directeur général de l'UNESCO, M. Federico Mayor, et le Ministre de la Culture de l'Egypte, M. Farouk Hosni, pour leur rôle déterminant pour rechercher et parvenir à une solution pleinement satisfaisante aux problèmes posés par la bretelle de l'autoroute, ainsi que M. Abdel-Halim Nour-Eldin, Secrétaire général du Supreme Council of Antiquities, pour son engagement personnel en faveur du site, la manière dont il a organisé les travaux de la mission et présidé les réunions. Il demande aux autorités égyptiennes de bien vouloir tenir informé le Comité du patrimoine mondial, par l'intermédiaire de son secrétariat, des progrès dans la mise en oeuvre de l'ensemble des mesures de sauvegarde déjà prises ou prévues, et en particulier pour ce qui concerne la question des empiètements de camps militaires sur le' site du patrimoine mondial et sa zone tampon.

L'Observateur du Sénégal se réjouit de ce magnifique succès dû à la détermination et à l'efficacité des autorités égyptiennes et de l'UNESCO pour sauvegarder ce site, et leur adresse ses félicitations. Cette réussite sera gardée en mémoire partout dans le monde.

L'ICOMOS s'associe pleinement aux félicitatiOns du Sénégal pour la rapidité et l'efficacité de cette intervention. Il craint cependant que d'autres problèmes de ce type ne surgissent en Egypte et pense qu'une vigilance particulière doit être consacrée à l'état de préservation des sites dans ce pays.

Décision adoptée: 19 COM VII.C.2.34/35

VII.35 Memphis et sa nécropole - les zones des pyramides de Guizeh à Dahchour (Egypte)

Il a été rappelé au Comité qu'à la suite d'un échange de correspondance entre le Directeur général de l'UNESCO, le Comité du patrimoine mondial - qui avait été saisi à sa dix-huitième session de Phuket des très graves problèmes menaçant le site - et le Gouvernement égyptien, une mission d'experts de l'UNESCO s'était rendue en Egypte du 1er au 6 avril 1995, à l'invitation des autorités nationales, pour étudier avec elles les possibilités d'adopter un nouveau tracé pour l'autoroute en construction qui coupait en deux le site, et de remédier aux autres problèmes qui l'affectait. Le Comité a été informé qu'au terme de discussions extrêmement approfondies et de visites sur le terrain, un accord a été atteint avec toutes les parties concernées sur le choix d'un nouveau tracé pour l'autoroute évitant complètement le site du patrimoine mondial, la suppression des deux décharges d'ordures, l'arrêt de toute nouvelle construction de logements à Kafr-el-Gabal et la suppression de nombreux empiétements sur le site et sa zone tampon.

Le rapport de la mission de l'UNESCO avait été communiqué au Bureau lors de sa dix-neuvième session de juillet 1995.

Sur la proposition du Délégué de l'Allemagne, le Comité a décidé d'adresser aux autorités égyptiennes une lettre commune concernant ce site et celui du Caire islamique. Ce texte figure donc après l'exposé de la situation de ce second site.

 

Décision adoptée: 19 COM VII.C.2.35/36

VII.36 Le Caire islamique (Egypte)

Le Comité a été informé que, d'après plusieurs sources précises et concordantes, les travaux de restauration des trois mosquées fatimides d'Al Aqmar, Al-Guyushi et Lu-lu-a (XIe et XIIe siècles, parmi les plus anciennes du Caire), concédés à la communauté Bohra, avaient de fait abouti à une destruction de la plupart de leurs éléments historiques, à leur reconstruction quasi complète, et à la perte de leur authenticité et de leurs valeurs de patrimoine mondial. Il apparaît en effet que les plâtres, boiseries et murs peints anciens, intérieurs et extérieurs, ont été détruits et remplacés par des matériaux neufs, que du béton a été substitué aux structures anciennes, que la forme et le plan mêmes des monuments ont été complètement transformés en extension et en hauteur par l'ajout d'étages et de pièces supplémentaires. Les techniques traditionnelles ont été de surcroît complètement ignorées.

Un rapport avait été demandé en juin 1995 au Supreme Council of Antiquities et n'avait pas été reçu à la date de la dix-neuvième session du Comité.

Le Comité a donc chargé le Secrétariat de transmettre aux autorités égyptiennes le texte suivant concernant la Zone des Pyramides de Guizeh à Dahchour et le Caire islamique:

Après avoir pris connaissance des résultats de la mission d'experts de l'UNESCO invitée par le Gouvernement de l'Egypte du 1er au 6 avril 1995 pour contribuer à définir des mesures propres à assurer la conservation du site du patrimoine mondial de la Zone des Pyramides de Guizeh à Dahchour, le Comité adresse toutes ses félicitations et ses vifs remerciements aux autorités égyptiennes pour l'ensemble des décisions prises à ce jour et des actions déjà entreprises :

1) le choix d'un nouveau tracé passant au nord du site du patrimoine mondial pour la bretelle de l'autoroute circulaire, et qui suivra, après achèvement des études détaillées nécessaires, soit le canal de Mariouteyya, soi t le canal de Mansoureyya, soit les deux ;

2) les actions déjà entreprises pour améliorer l'une des décharges d'ordures et celles prévues pour supprimer la seconde ;

3) l'engagement de stopper toute construction supplémentaire de logements à Kafr-el-Gabal et d'éliminer, dans les prochaines années, les constructions et les routes illégales empiétant sur le site du patrimoine mondial et sa zone tampon.

Il leur demande de bien vouloir examiner, entre autorités concernées, la relocalisation des différents camps militaires et des usines de l'armée qui empiètent sur le site et sa zone tampon.

Il invite les autorités égyptiennes à bien vouloir le tenir informé, par l'intermédiaire de son secrétariat, des progrès dans la mise en œuvre de l'ensemble des mesures de sauvegarde déjà prises ou prévues, et en particulier pour ce qui concerne la question des empiétements de camps militaires sur le site du patrimoine mondial et sa zone tampon.

En revanche, le Comité juge particulièrement graves les travaux de rénovation et de reconstruction qui ont détruit l'authenticité des-trois mosquées fatimides d'Al Aqmar, Al-Guyushi et Lu-lu-a, situées dans le site du patrimoine mondial du Caire islamique. Il rappelle aux autorités égyptiennes les articles 4 et 5 de la Convention du patrimoine mondial en vertu desquels les Etats parties s'engagent à assurer la protection et la conservation de leur patrimoine, et que cette conservation doit s'effectuer selon les normes internationales, telle la Charte de Venise, propres à assurer le respect de l'authenticité. Il leur rappelle également l'article 24(b) des Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial sur le respect de l'authenticité des biens inscrits et leur demande de bien vouloir se conformer à l'avenir à l'Article 58 invitant "les Etats parties à informer le Comité, par l'intermédiaire de son Secrétariat, de leur intention d'entreprendre ou d'autoriser, dans une zone protégée par la Convention, des restaurations importantes ou de nouvelles constructions".

Il rappelle enfin aux autorités égyptiennes que l'UNESCO est toujours disposée à fournir, chaque fois que nécessaire, les conseils d'experts internationaux avant tout travail de restauration et que ceux qu'elle envoie régulièrement sur place sont à leur entière disposition pour les conseiller chaque fois que nécessaire.