1.         Le Caire historique (Égypte) (C 89)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (i)(v)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/89/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1979-1995)
Montant total approuvé : 140 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/89/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/89/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1995

L'UNESCO a été informée par plusieurs sources, de manière précise et concordante, que les travaux de restauration des trois mosquées fatimides d'Al Aqmar, Al-Guyushi et Lu-lu-a (XIe et XIIe siècles, parmi les plus anciennes du Caire), concédés à la communauté Bohra, avaient de fait abouti à une destruction de la plupart de leurs éléments historiques, à leur reconstruction quasi complète, et à la perte de leur authenticité et de leurs valeurs de patrimoine mondial. Il apparaît en effet que les plâtres, boiseries et murs peints anciens, intérieurs et extérieurs, ont été détruits et remplacés par des matériaux neufs, que du béton a été substitué aux structures anciennes, que la forme et le plan mêmes des monuments ont été complètement transformés en extension et en hauteur, par l'ajout d'étages et de pièces supplémentaires. Les techniques traditionnelles ont été de surcroît complètement ignorées.

 Un rapport avait été demandé en juin 1995 au Supreme Council of Antiquities et n'avait pas été reçu en septembre.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Bureau pourrait souhaiter recommander au Comité d'adopter le texte suivant :

"Le Comité juge particulièrement graves les travaux de rénovation et de reconstruction qui ont détruit l'authenticité des trois mosquées fatimides d'Al Aqmar, Al-Guyushi et Lu-lu-a, situées dans le site du patrimoine mondial du Caire islamique. Il rappelle aux autorités égyptiennes les articles 4 et 5 de la Convention du patrimoine mondial en vertu desquels les Etats parties s'engagent à assurer la protection et la conservation de leur patrimoine, et que cette conservation doit s'effectuer selon les normes internationales, telle la Charte de Venise, propres à assurer le respect de l'authenticité. Il leur rappelle également l'article 24(b) des Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial sur le respect de l'authenticité des biens inscrits et leur demande de bien vouloir se conformer à l'avenir à l'Article 58 invitant "les Etats parties à informer le Comité, par l'intermédiaire de son Secrétariat, de leur intention d'entreprendre ou d'autoriser, dans une zone protégée par la Convention, des restaurations importantes ou de nouvelles constructions".

Il rappelle enfin aux autorités égyptiennes que l'UNESCO est toujours disposée à fournir, chaque fois que nécessaire, les conseils d'experts internationaux avant tout travail de restauration. "

Décision adoptée: 19 EXT.BUR IV.B.1.1

Décision adoptée: 19 COM VII.C.2.35/36

VII.36 Le Caire islamique (Egypte)

Le Comité a été informé que, d'après plusieurs sources précises et concordantes, les travaux de restauration des trois mosquées fatimides d'Al Aqmar, Al-Guyushi et Lu-lu-a (XIe et XIIe siècles, parmi les plus anciennes du Caire), concédés à la communauté Bohra, avaient de fait abouti à une destruction de la plupart de leurs éléments historiques, à leur reconstruction quasi complète, et à la perte de leur authenticité et de leurs valeurs de patrimoine mondial. Il apparaît en effet que les plâtres, boiseries et murs peints anciens, intérieurs et extérieurs, ont été détruits et remplacés par des matériaux neufs, que du béton a été substitué aux structures anciennes, que la forme et le plan mêmes des monuments ont été complètement transformés en extension et en hauteur par l'ajout d'étages et de pièces supplémentaires. Les techniques traditionnelles ont été de surcroît complètement ignorées.

Un rapport avait été demandé en juin 1995 au Supreme Council of Antiquities et n'avait pas été reçu à la date de la dix-neuvième session du Comité.

Le Comité a donc chargé le Secrétariat de transmettre aux autorités égyptiennes le texte suivant concernant la Zone des Pyramides de Guizeh à Dahchour et le Caire islamique:

Après avoir pris connaissance des résultats de la mission d'experts de l'UNESCO invitée par le Gouvernement de l'Egypte du 1er au 6 avril 1995 pour contribuer à définir des mesures propres à assurer la conservation du site du patrimoine mondial de la Zone des Pyramides de Guizeh à Dahchour, le Comité adresse toutes ses félicitations et ses vifs remerciements aux autorités égyptiennes pour l'ensemble des décisions prises à ce jour et des actions déjà entreprises :

1) le choix d'un nouveau tracé passant au nord du site du patrimoine mondial pour la bretelle de l'autoroute circulaire, et qui suivra, après achèvement des études détaillées nécessaires, soit le canal de Mariouteyya, soi t le canal de Mansoureyya, soit les deux ;

2) les actions déjà entreprises pour améliorer l'une des décharges d'ordures et celles prévues pour supprimer la seconde ;

3) l'engagement de stopper toute construction supplémentaire de logements à Kafr-el-Gabal et d'éliminer, dans les prochaines années, les constructions et les routes illégales empiétant sur le site du patrimoine mondial et sa zone tampon.

Il leur demande de bien vouloir examiner, entre autorités concernées, la relocalisation des différents camps militaires et des usines de l'armée qui empiètent sur le site et sa zone tampon.

Il invite les autorités égyptiennes à bien vouloir le tenir informé, par l'intermédiaire de son secrétariat, des progrès dans la mise en œuvre de l'ensemble des mesures de sauvegarde déjà prises ou prévues, et en particulier pour ce qui concerne la question des empiétements de camps militaires sur le site du patrimoine mondial et sa zone tampon.

En revanche, le Comité juge particulièrement graves les travaux de rénovation et de reconstruction qui ont détruit l'authenticité des-trois mosquées fatimides d'Al Aqmar, Al-Guyushi et Lu-lu-a, situées dans le site du patrimoine mondial du Caire islamique. Il rappelle aux autorités égyptiennes les articles 4 et 5 de la Convention du patrimoine mondial en vertu desquels les Etats parties s'engagent à assurer la protection et la conservation de leur patrimoine, et que cette conservation doit s'effectuer selon les normes internationales, telle la Charte de Venise, propres à assurer le respect de l'authenticité. Il leur rappelle également l'article 24(b) des Orientations devant guider la mise en œuvre de la Convention du patrimoine mondial sur le respect de l'authenticité des biens inscrits et leur demande de bien vouloir se conformer à l'avenir à l'Article 58 invitant "les Etats parties à informer le Comité, par l'intermédiaire de son Secrétariat, de leur intention d'entreprendre ou d'autoriser, dans une zone protégée par la Convention, des restaurations importantes ou de nouvelles constructions".

Il rappelle enfin aux autorités égyptiennes que l'UNESCO est toujours disposée à fournir, chaque fois que nécessaire, les conseils d'experts internationaux avant tout travail de restauration et que ceux qu'elle envoie régulièrement sur place sont à leur entière disposition pour les conseiller chaque fois que nécessaire.

 

Décision adoptée: 19 COM XIII.B

B.1.1 Coopération technique

Préparation d'orientations pour la planification préalable des risques pour les sites du patrimoine mondial (demande présentée par l'ICOMOS) (30.000 $EU demandés)
Le Comité a approuvé la demande de 30.000 dollars EU pour la préparation et la publication de cet ouvrage en 1.000 exemplaires. L'UICN devrait être associée à ce projet. Quinze mille dollars EU seraient versés à l'ICOMOS au titre du budget 1996 et le solde serait imputé au budget 1997.

Missions jésuites de Chiquitos (Bolivie) (30.000 $EU demandés)
Le Comité a approuvé un montant de 30.000 dollars EU pour la préparation d'un plan stratégique et la formulation de projets pour les Missions (22.000 $EU) et pour des conseils techniques urgents (8.000 $EU). Il a été demandé au Centre, en collaboration avec les autorités boliviennes, de mobiliser des bailleurs de fonds afin d'obtenir des ressources complémentaires pour ce projet.

Achat de matériel pour améliorer la sécurité du musée du site de la Résidence de montagne et des temples avoisinants de Chengde (Chine) (34.150 $EU demandés)
Le Comité a approuvé un montant de 34.150 dollars EU pour l'achat d'équipement, dans le cadre d'un programme de cofinancement, étant entendu que la demande de formation de 20.000 dollars EU pour ce même site devra être financée sur d'autres fonds.

Tombeau thrace de Kazanlak, Cavalier de Madara, Eglise de Boyana, Eglises rupestres d'Ivanovo, Monastère de Rila, Ancienne cité de Nessebar, Tombeau thrace de Svechtari (Bulgarie) (39.000 $EU demandés)
Le Comité a approuvé cette demande pour un montant de 30.000 dollars EU. Il a été demandé au Secrétariat de contacter ~/Etat partie pour réexaminer la liste des équipements à la lumière du montant approuvé.

Le Caire islamique (Egypte) (50.000 $EU demandés)
Bien que la restauration d'un monument isolé ne puisse pas être considérée comme une priorité, compte 'tenu des autres besoins exprimés cette année, le Comité a reconnu la très grande qualité des restaurations réalisées lors de la première tranche de travaux, le caractère exemplaire et d'entraînement qu'elles revêtent pour les autres restaurations en cours dans ce site, et a donc approuvé la somme de 30.000 dollars EU pour cette action qui illustre parfaitement bien la mission de l'UNESCO d'aider à mobiliser les ressources nécessaires, nationales et internationales, publiques et privées, pour la sauvegarde du patrimoine.

Tombouctou (Mali) (Liste du patrimoine mondial en péril) (41.850 $EU demandés)
Vu l'engagement des autorités maliennes, la qualité du partenariat ICCROM/CRATerre et le caractère novateur du projet qui avait reçu l'aval du Comité à sa dix-huitième session, le Comité a approuvé un montant de 40.000 dollars pour ce projet.

Centre historique de Mompox (Colombie) (30.000 $EU demandés)
Le Comité a approuvé le montant demandé de 30.000 $EU pour une étude sur l'impact du tourisme sur ce site, étant entendu que celle-ci ferait l'objet d'un appel d'offre.

B.1.2 Formation

Cours post-universitaire interrégional sur la conservation des monuments et la réhabilitation des villes historiques (CECRE) (Salvador de Bahia, Brésil, mars-décembre 1996) demande de professeurs internationaux soumise par le Brésil (45.000 $EU demandés)
Le Comité a approuvé un montant de 30.000 dollars EU pour six professeurs internationaux.

Cours post-universitaire interrégional sur la conservation des monuments et la réhabilitation des villes historiques (CECRE) (Salvador de Bahia, Brésil, mars-décembre 1996) demande de bourses pour dix étudiants soumises par le Brésil (70.000 $EU demandés)
Le Comité a approuvé un montant de 35.000 dollars EU pour des bourses internationales.

Iles James et Albreda, Juffure, San Domingo ; Cercle de pierres préhistorique [sites inscrits sur la Liste indicative] (Gambie) (98.000 $EU demandés)
Dans l'attente de l'inscription formelle, le Comité a approuvé une somme de 10.000 dollars EU. Il a été demandé à l'ICCROM de s'associer à la mise en oeuvre de ce projet, pour réévaluer les besoins en matière de formation in situ et à l'étranger.

Amérique centrale : Séminaire de formation pour les gestionnaires de sites archéologiques du patrimoine mondial en Amérique centrale (Tegucigalpa / Copan, Honduras, 1996) (demande présentée par le Honduras) (35.000 $EU demandés)
Le Comité a approuvé une somme de 35.000 $EU pour cet atelier/séminaire de formation.