1.         Île de Mozambique (Mozambique) (C 599)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1991

Critères  (iv)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/599/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1994-1995)
Montant total approuvé : 55 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/599/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

juillet 1995: mission d'expert UNESCO

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/599/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1995

1. Antécédents

Un rapport sur l'état de conservation de l'Ile de Mozambique a été présenté à la 18e session du Comité du patrimoine mondial. Ce rapport faisait partie de l'Exercice de suivi systématique entrepris en collaboration avec le Projet régional PNUD/UNESCO pour le patrimoine culturel, urbain et environnemental (1991-1994). A la suite de cela, le Gouvernement du Mozambique a demandé l'envoi d'une mission dont la tâche était la suivante :

Le Centre du patrimoine mondial, en consultation avec les autorités, a envoyé une mission sur place en juillet 1995. Ses principales conclusions sont résumées ci-dessous.

 

2. Situation actuelle

La situation économique de l'île demeure précaire - comme d'ailleurs la situation générale dans le pays. Le cyclone survenu en 1993 a sérieusement endommagé l'architecture et le tissu urbain de l'île qui possède depuis toujours deux types distincts d'habitations : au nord, pierre/chaux et la ville de paille de Macuti. Ces habitations sont dans un état précaire. Des projets d'entraide dans la ville de Macuti et dans certaines parties de la cité en pierre sont en cours. L'infrastructure de l'île en ce qui concerne l'approvisionnement en eau, les installations sanitaires, l'eau potable, les égouts, l'approvisionnement électrique (énergie, transports, et communications), se situe en dessous de la ligne de pauvreté. La situation du logement est également alarmante, avec la présence de squatters dans la cité de pierre et des problèmes d'environnement sur les plages (ordures et défécation). Le ramassage des ordures pose également des problèmes. La population est cependant pleine d'enthousiasme et de bonne volonté pour réhabiliter son île et préserver son patrimoine.

Plusieurs projets bilatéraux financés par l'OIKOS (Union européenne) pour la construction de bateaux, l'approvisionnement en eau et les installations sanitaires (Suisse, Canada et France) en sont à leurs débuts et commencent à donner de relativement bons résultats.

3. Financement

Tous les financements disponibles pour l'île sont actuellement internationaux. On ne dispose pas pour l'instant de fonds correspondants importants en espèces ou même en nature. La mission a rencontré la communauté des donateurs et a constaté une lassitude de ces donateurs et un ensemble de priorités. Cependant, la déclaration de volonté politique du Premier ministre à l'issue des visites effectuées par la mission permet d'espérer la mise en œuvre de projets en commun avec les autorités du Mozambique pour un futur Projet de développement durable de l'ensemble du patrimoine culturel urbain avec des éléments différents.

En ce qui concerne le suivi, à l'exception du suivi systématique effectué en 1994, il n'y a pas de système en place et il ne peut en être question tant qu'un bureau de gestion et d'exécution des projets n'est pas installé dans l'île.

4. Résultat de la mission

Les consultants ont présenté les grandes lignes d'un programme qui prend en compte les points suivants :

 

1) Restauration physique et programme d'entretien du patrimoine culturel ;

2) Durabilité économique ;

3) Réhabilitation des établissements humains ;

4) Infrastructure, habitat, environnement ;

5) Education/formation des artisans locaux.

Ce Plan d'action d'ensemble de conservation et réhabilitation durables doit être mis en place dans l'ile pour la période 1995-2000, le financement devant être assuré par des donateurs extérieurs. La mission a déjà distingué une série de projets dans le cadre du Programme de conservation intégrale, notamment :

a) Les jardins intégrés dans le tissu urbain, les places et le mobilier urbain, le front de mer et les plages.

b) Les monuments et les bâtiments publics (restauration et réadaptation)

c) Infrastructure (eau, égouts, électricité, environnement, transports, etc.).

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Bureau pourrait vouloir recommander l'adoption du texte suivant :

"Le Comité a demandé au Centre du patrimoine mondial, en collaboration avec le Gouvernement du Mozambique, de donner suite aux résultats de la mission et de s'assurer de la préparation de croquis d'architectes détaillés qui seraient soumis aux pays donateurs pour des projets de restauration à petite échelle (des fonds sont disponibles pour cela). Le Comité a également encouragé le Gouvernement du Mozambique à soumettre une demande de coopération technique afin de préparer des projets détaillés et chiffrés pour la restauration de chaque monument et de l'infrastructure de base de l'île."

Décision adoptée: 19 COM VII.C.2.42/46

VII.46 Ile de Mozambique (Mozambique)

Le Comité a été informé que la mission, financée par le Centre du patrimoine mondial en juillet dernier, avait :

- défini les mesures nécessaires pour préparer un programme de réhabilitation intégré de l'Ile;
- et dressé la liste des travaux de conservation urgents.

Le Comité a pris note de la création d'un Fonds-en-dépôt pour financer des proj ets de conservation dans le cadre du programme de réhabilitation de l'Ile qui a été préparé par l'UNESCO. Le Comité a demandé au Centre du patrimoine mondial de préparer, en collaboration avec les autorités du Mozambique, des projets de conservation chiffrés en vue de leur soumission à des bailleurs de fonds.