1.         Zone de nature sauvage de Tasmanie (Australie) (C/N 181quinquies)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1982

Critères  (iii)(iv)(vi)(vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/181/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/181/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/181/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1995

Le Bureau a rappelé à sa 19e session que ce site mixte a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1982 et que le Bureau à sa 18e session, en juillet 1994, avait discuté de plusieurs rapports qui faisaient état d'opérations d'abattage dans les zones adjacentes à celle du site du patrimoine mondial. L'UICN a fait une mise à jour de la situation et a rappelé deux sujets de préoccupation évoqués : il existe un territoire couvert de forêts à l'extérieur du site qui pourrait posséder des valeurs de site de patrimoine mondial et, les activités d'abattage et de construction de routes tout près du site pourraient avoir un effet négatif sur le site actuel du patrimoine mondial. L'UICN a noté que les Assemblées générales de l'UICN de 1990 et 1994 avaient instamment demandé à l'Australie de procéder à une évaluation des valeurs de patrimoine mondial de ces zones et que les récentes préoccupations concernant l'effet négatif de l'exploitation des forêts ont été exprimées par les Comités australien et néo-zélandais de l'UICN ainsi que par la Wilderness Society en Tasmanie.

Le Directeur général de l'UICN a écrit au Gouvernement australien en mars 1995 pour lui demander conseil à ce sujet. Une réponse détaillée en date du 28 juin 1995 lui a été adressée par le sénateur Faulkner, ministre australien de l'Environnement ; elle indique que les Gouvernements d'Australie et de Tasmanie s'engagent à protéger les valeurs du patrimoine mondial et à entreprendre une évaluation d'ensemble des forêts de Tasmanie.

Le Bureau a noté les sujets de préoccupation exprimés concernant les activités d'abattage et de construction de routes dans des zones forestières et susceptibles d'avoir un impact négatif sur les valeurs de patrimoine mondial de la Zone de nature sauvage de Tasmanie. Il a décidé de remercier l'Etat partie pour la réponse encourageante du ministre australien de l'Environnement. Le Bureau a noté, en particulier (1) l'engagement des gouvernements d'Australie et de Tasmanie pour négocier un Accord régional sur les forêts qui comprendrait une évaluation d'ensemble d'une large gamme de valeurs - y compris des valeurs de patrimoine mondial - pour une zone forestière de Tasmanie ; (2) que, d'ici-là, les deux Gouvernements se sont mis d'accord pour éviter les activités risquant de porter atteinte de manière grave aux zones de forêts anciennes ou de nature sauvage possédant éventuellement une grande valeur sur le plan de la conservation ; (3) que d'ici l'aboutissement d'un Accord régional sur les Forêts, les deux Gouvernements se sont mis d'accord pour entreprendre en commun un accord précisant les zones forestières où l'abattage commercial sera suspendu afin, entre autres, de permettre l'évaluation des valeurs du site en tant que patrimoine mondial. Le Bureau a insisté sur le fait que l'intégrité du site devait être respectée.

De plus, les autorités ont fait savoir que les négociations visant à réduire les effets possibles sont toujours en cours et qu'un rapport pourrait parvenir à temps pour la 19e session du Comité du patrimoine mondial.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Le Bureau pourrait vouloir noter les mesures prises par l'Etat partie pour renforcer la protection du site et pourrait vouloir faire des recommandations au Comité suivant le contenu du rapport complet qui reste à recevoir.

Décision adoptée: 19 BUR VI.20

Le Bureau a rappelé que ce site mixte a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1982 et que le Bureau à sa 18e session en juillet 1994 avait discuté de plusieurs rapports qui faisaient état d'opérations d'abattage dans les zones adjacentes à celle du site du patrimoine mondial. L'UICN a fait une mise à jour de la situation et a rappelé deux sujets de préoccupation évoqués : d'une part, il existe un territoire couvert de forêts à l'extérieur du site qui pourrait posséder des valeurs de site de patrimoine mondial et, d'autre part, les activités d'abattage et de construction de routes tout près du site pourraient avoir un impact négatif sur le site actuel du patrimoine mondial. L'UICN a noté que les Assemblées générales de l'UICN de 1990 et 1994 avaient instamment demandé à l'Australie de procéder à une évaluation des valeurs de patrimoine mondial de ces zones et que les récentes préoccupations concernant l'impact de l'exploitation des forêts ont été exprimées par les Comités australien et néo-zélandais de l'UICN ainsi que par la Wilderness Society en Tasmanie.

Le Directeur général de l'UICN a écrit au Gouvernement australien en mars 1995 pour lui demander conseil à ce sujet. Une réponse détaillée en date du 28 juin 1995 lui a été adressée par le sénateur Faulkner, ministre australien de l'Environnement ; elle indique que les Gouvernements d'Australie et de Tasmanie s'engagent à protéger les valeurs du patrimoine mondial et à entreprendre une évaluation d'ensemble des forêts de Tasmanie. L'ICOMOS a demandé à être informé si certaines valeurs culturelles étaient menacées. L'Observateur de l'Australie a insisté sur le fait que l'évaluation à entreprendre concernait à la fois les valeurs naturelles et culturelles des zones forestières de ce bien et que le Gouvernement australien s'était engagé à protéger les valeurs du patrimoine mondial.

Le Bureau a noté les sujets de préoccupation exprimés concernant les activités d'abattage et de construction de routes dans des zones forestières et susceptibles d'avoir un impact négatif sur les valeurs de patrimoine mondial de la Zone de nature sauvage de Tasmanie. Il a décidé de remercier l'Etat partie pour la réponse encourageante du ministre australien de l'Environnement. Le Bureau a noté, en particulier : (1) l'engagement des gouvernements d'Australie et de Tasmanie pour négocier un Accord régional sur les forêts qui comprendrait une évaluation d'ensemble d'une large gamme de valeurs - y compris des valeurs de patrimoine mondial - pour une zone forestière de Tasmanie ; (2) que, d'ici-là, les deux Gouvernementst se sont mis d'accord pour éviter les activités qui puissent porter atteinte de manière grave aux zones de forêts anciennes ou de nature sauvage possédant éventuellemènt une grande valeur sur le plan de la conservation ; (3) que d'ici l'aboutissement d'un Accord régional sur les Forêts, les deux Gouvernements se sont mis d'accord pour entreprendre en commun un accord précisant les zones forestièresoù l'abattage commercial sera suspendu afin, entre autres, de permettre l'évaluation des valeurs du site en tant que patrimoine mondial. Le Bureau a demandé à être tenu informé de tous faits nouveaux permettant de maintenir l'intégrité du site existant et de conduire à l'identification par l'Etat partie de nouvelles valeurs de patrimoine mondial, y compris par des ajouts possibles des limites de la Zone de nature sauvage de Tasmanie.

L'ICOMOS a rappelé que ce site était un site mixte et que dans l'avenir les informations le concernant devraient être adressées aussi bien à l'ICOMOS qu'à l'UICN.

Décision adoptée: 19 COM VII.A.2.11

VII.11 Zone de nature sauvage de Tasmanie (Australie)

Le Comité a rappelé que ce bien mixte avait été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1982 et que le Bureau avait discuté, lors de sa dix-huitième session de juillet 1994, les rapports reçus sur des opérations d'abattage des arbres dans les régions adjacentes à celle classée au patrimoine mondial. Il a également rappelé les deux sujets de préoccupation évoqués : (a) d'une part, il existe un territoire couvert de forêts à l'extérieur du site qui pourrait posséder des valeurs de site de patrimoine mondial, et (b) d'autre part, les activités d'abattage et de construction de routes tout près du site pourraient avoir un impact négatif sur le site actuel du patrimoine mondial.

Le Comité a pris note du fait que les autorités nationales ont fourni des informations indiquant que des négociations sont toujours en cours pour la réduction des impacts possibles.

Le Comité, prenant note des mesures prises par l'Etat partie pour renforcer la protection du site et de la poursuite des négociations, a demandé au Centre de prendre contact avec l'Etat partie pour obtenir dès que possible un rapport sur la situation.