1.         Parc national des Virunga (République démocratique du Congo) (N 63)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (vii)(viii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   1994-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/63/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1980-1994)
Montant total approuvé : 177 160 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/63/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/63/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1995

Le Parc national des Virunga, inscrit selon les critères (ii) (iii) et (iv) en 1979, a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en décembre 1994, à la suite des événements tragiques au Rwanda qui ont provoqué une arrivée massive de réfugiés en provenance de ce pays. Le Parc national des Virunga, situé à la frontière entre le Rwanda et l'Ouganda, a été déstabilisé par l'arrivée incontrôlée de réfugiés, cause de déforestation et de braconnage sur les sites. La Présidente du Comité du patrimoine mondial a approuvé l'octroi d'une assistance d'urgence de 50.000 dollars EU pour le Parc national de Kahuzi-Biega et le Parc national des Virunga. Le projet est réalisé par le WWF et le Centre du patrimoine mondial attend un rapport détaillé sur le site avant le 15 juin 1995. Les rapports préliminaires indiquent que le site est considéré comme une source essentielle de combustible et de bois de construction pour les réfugiés et que 30.000 à 40.000 personnes pénètrent chaque jour dans le parc. Le Centre coopère étroitement avec l'ICZN (Institut zaïrois pour la conservation de la nature) et a appris que la Coopération européenne, dans le cadre d'un programme de réhabilitation des pays voisins du Rwanda, avait fourni 3,2 millions d'ECU, dont 2 millions avaient été spécialement réservés au Parc national des Virunga. Grâce à la coopération du Centre avec le PNUD, un rapport détaillé sur "La réponse d'urgence à la crise de la biodiversité causée par les réfugiés au Zaïre" a été obtenu du PNUD/GEF en février 1995. Ce rapport contient une étude d'impact concernant le Parc national des Virunga. Le PNUD/GEF a informé le Centre le 6 avril 1995 qu'un coordinateur spécialiste de l'environnement serait basé à Goma et serait chargé du suivi, de la coordination, et de la direction des opérations ainsi que du soutien technique.

Action requise

Le Bureau félicite le PNUD/GEF pour le soutien qu'il a apporté à la protection du site et encourage une coopération permanente entre le coordinateur spécialiste de l'environnement nouvellement nommé et le Centre du patrimoine mondial. Il recommande de maintenir le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1995

Le Parc national des Virunga, inscrit selon les critères (ii) (iii) et (iv) en 1979, a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril à la dernière session du Comité du patrimoine mondial en décembre 1994, à la suite des événements tragiques au Rwanda qui ont provoqué un afflux massif de réfugiés en provenance de ce pays. Le Parc, situé à la frontière entre le Rwanda et l'Ouganda, a été déstabilisé par l'arrivée incontrôlée de réfugiés, cause de déforestation et de braconnage sur le site. Le Bureau a rappelé que la Présidente du Comité du patrimoine mondial avait approuvé l'octroi d'une assistance d'urgence de 50.000 dollars EU pour le Parc national de Kahuzi-Biega et le Parc national des Virunga. Le projet est exécuté en coopération avec l'UICN, le WWF et le Programme international pour la conservation des gorilles. Un rapport sur le projet a été reçu au moment de la session du Bureau ; il indiquait que le projet du Fonds du patrimoine mondial était efficace et capital pour aider à maintenir les activités de gestion du Parc et assister le personnel en place. Néanmoins, la situation écologique du Parc ne s'améliore pas, les forêts de bambous ont été abattues et le nombre d'éléphants et d'hippopotames a beaucoup diminué dans le site. La population de buffles est également menacée. Le rapport indiquait que le site est considéré comme une source essentielle de combustible et de bois de construction pour les réfugiés et que 30.000 à 40.000 personnes pénètrent chaque jour dans le Parc.

Le Bureau a longuement discuté de la situation et a recommandé plusieurs mesures à prendre, y compris d'écrire des lettres au Gouvernement zaïrois pour obtenir davantage d'aide opérationnelle, ainsi que le paiement des salaires du personnel du site. Ces lettres sont restées jusqu'ici sans réponse. Le 8 août 1995, le Centre a été informé que six ressortissants italiens avaient été tués par des braconniers dans le Parc. Le Centre a écrit aux autorités pour demander que le Comité du patrimoine mondial soit informé de toutes les mesures prises pour mettre fin aux activités de braconnage illicite à l'intérieur du site et pour renforcer le contrôle dans le Parc.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Prenant en compte la présence de milliers de réfugiés, le Bureau exprime sa préoccupation quant à la dégradation du Parc et recommande au Comité de maintenir le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 19 BUR VI.20

Le Parc national des Virunga, inscrit selon les critères (ii) (iii) et (iv) en 1979, a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril en décembre 1994, à la suite des événements tragiques au Rwanda qui ont provoqué une arrivée massive de réfugiés en provenance de ce pays. Le Parc national des Virunga, situé à la frontière entre le Rwanda et l'Ouganda, a été déstabilisé par l'arrivée incontrôlée de réfugiés, cause de déforestation et de braconnage sur les sites. Le Bureau a rappelé que la Présidente du Comité du patrimoine mondial avait approuvé l'octroi d'une assistance d'urgence de 50.000 dollars EU pour le Parc national de Kahuzi-Biega et le Parc national des Virunga. Le projet est exécuté en coopération avec l'UICN, le WWF et le Programme international pour la conservation des gorilles. Un rapport sur le projet a été reçu au moment de la session du Bureau ; il indique que le projet du Fonds du patrimoine mondial est effectivement capital pour aider à maintenir les activités de gestion du Parc et contribuer à maintenir le personnel en place. Néanmoins, la situation écologique du Parc ne s'améliore pas,' les forêts de bambous ont été abattues et le nombre d'éléphants et d'hippopotames a beaucoup diminué dans le site. La population de buffles est également menacée. Le rapport indique que le site est considéré comme une source essentielle de combustible et de bois de construction pour les réfugiés et que 30.000 à 40.000 personnes pénètrent chaque jour dans le Parc.

Le rapport recommande : (1) une solution politique à long terme, avec évacuation des camps de réfugiés situés à l'intérieur du site et (2) le paiement par l'IZCN des salaires de son personnel employé dans le Parc.

Le Bureau a longuement discuté de la situation et a recommandé : (1) de préparer un communiqué de presse en collaboration avec l'UICN pour une action de sensibilisation sur la nécessité de rapatrier les réfugiés et transférer les camps ; (2) d'écrire une lettre au Gouvernement zaïrois pour obtenir davantage d'aide opérationnelle, y compris le paiement des salaires du personnel du site ; (3) que le Centre organise une réunion entre le Directeur général de l'UNESCO et l'Ambassadeur du Zaïre afin de discuter de ces questions, et (4) que, à la demande du Délégué du Sénégal, toutes les possibilités de solution soient explorées dans le cadre du système des Nations Unies, notamment avec le HCR et le PNUD. Le Bureau a par ailleurs demandé au Centre d'écrire une lettre pour féliciter le PNUD/FME et la GTZ pour le soutien qu'ils ont apporté à la protection du site et encourager une coopération permanente entre le coordinateur spécialiste de l'environnement nouvellement nommé et le Centre du patrimoine mondial.

Décision adoptée: 19 COM VII.A.1.10

VII.10 Parc national des Virunga (Zaïre)

Le Comité a rappelé que le Parc national des Virunga a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril à la dernière session' du Comité du patrimoine mondial en décembre 1994, à la suite des événements tragiques intervenus au Rwanda et de l'afflux massif de réfugiés en provenance de ce pays. Il a noté que le site est sérieusement menacé par l'arrivée incontrôlée de réfugiés qui a entraîné une déforestation et un braconnage dans son périmètre.

Le Comité a pris note des rapports fournis par le Secrétariat et l'UICN ainsi que des réponses reçues du Ministère de l'environnement du Zaïre relatives aux préoccupations exprimées par le Bureau à sa dernière session. Le Comité a aussi noté que l'Union européenne, l'International Gorilla Conservation Programme (IGCP) et le HCR exécutaient actuellement des projets pour renforcer la gestion du site.

Le Comité, prenant en compte la présence de milliers de réfugiés dans le site et les zones adjacentes, exprime ses graves préoccupations quant à la dégradation continue du Parc et a décidé de maintenir le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Comité a demandé au Centre de soutenir le travail de l'IGCP et d'autres organisations et a demandé au Centre et à l'UICN de demeurer en liaison avec les différents donateurs et agences. Il a demandé au Centre d'organiser une mission sur le site et a demandé qu'un rapport soit présenté à la 20ème session du Bureau du patrimoine mondial.