1.         Melaka et George Town, villes historiques du détroit de Malacca (Malaisie) (C 1223bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2008

Critères  (ii)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1223/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1223/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Avril 2009 : Mission commune de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Approbation de construction de bâtiments inadaptés dans le périmètre du bien et à ses abords (problème résolu) 

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1223/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

Le 17 janvier 2013, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation qui présente des informations sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre de la décision 35 COM 7B.73 adoptée par le Comité du patrimoine mondial à sa 35e session (UNESCO, 2011).

 

L’État partie rapporte qu’il a poursuivi l’élaboration des Orientations détaillées pour la conservation des deux villes, qu’il a modifié le projet de Plans de zones spéciales (Special Area Plans - SPA) qui mettent désormais l’accent sur l’importance de nouveaux aménagements qui ne portent pas préjudice à la valeur universelle exceptionnelle du bien et qui ont recours à des évaluations d’impact patrimonial pour tout nouveau projet. Les SPA seront officiellement adoptés avant l’été 2013, une fois établies les mesures statutaires à intégrer dans le Plan de conservation et de gestion (Conservation and Management plan – CMP) pour les deux villes et leurs zones tampons. L’État partie confirme qu’aucun projet d’aménagement d’une hauteur supérieure à 18 mètres, tant dans les villes que dans leurs zones tampons, ne sera approuvé avant l’adoption officielle des SAP. Concernant le calendrier spécifique de mise en œuvre d’un système renforcé de gestion du bien, l’État partie rapporte que la structure proposée, dénommée Bureau du patrimoine mondial, a désormais été mis en place pour superviser la gestion du bien tandis que les détails concernant la mise en œuvre du système de gestion sont précisés dans le CMP et les SAP. L’État partie a également soumis la version finale de l’évaluation d’impact patrimonial pour le projet Swiftlet industry (juin 2012). Aux termes des conclusions de ce rapport très exhaustif, cette industrie a un grave impact sur le tissu des bâtiments historiques. Conformément à ces conclusions, Melaka et George Town ont accepté de se mettre en conformité avec les dispositions du projet de Plans de zones spéciales qui définissent l’industrie comme une activité non autorisée sur le territoire du bien et des zones tampons. Les Plans d’action pour la suppression (2011-2012) et l’application de la loi (janvier à décembre 2013) ont été adoptés. En conséquence, l’activité agricole de Swiftlet sur le territoire du bien et des zones tampons dispaîtrait avant décembre 2013.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives estiment que les récentes préoccupations du Comité du patrimoine mondial en matière de protection et de gestion du bien sont actuellement prises en compte par l’État partie. Par conséquent, ils sont d’avis qu’aucune autre déclaration au Comité du Patrimoine mondial n’est requis. Cependant, le Centre du Patrimoine mondial et les organisations consultatives recommandent cependant que l’Etat partie surveille périodiquement l’état de conservation du bien, particulièrement, afin de garantir que les Plans de zones spéciales rendent absolument nécessaire le recours à des évaluations d’impact patrimonial pour tout projet d’aménagement ou de réaffectation. Ce suivi est également destiné à ce que le caractère spécifique du paysage urbain ne soit pas détérioré par des projets de reconstruction de bâtiment ou des aménagements d’espace public et que le calendrier de renforcement du système de gestion du bien soit mis en œuvre de façon efficace.  

Décision adoptée: 37 COM 7 B.103

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B.Add,

2.  Rappelant les décisions 34 COM 8B.6, 35 COM 7B.42, 35 COM 7B.63, 35 COM 7B.67, 35 COM 7B.68, 35 COM 7B.69, 35 COM 7B.73, 35 COM 7B.88, 35 COM 7B.94, 35 COM 7B.98, 35 COM 7B.102, 35 COM 7B.106, 35 COM 7B.109, 35 COM 7B.122, 35 COM 7B.127, 35 COM 7B.128, 35 COM 7B.131 et 35 COM 7B.133 ,adoptées respectivement à ses 34e (Brasilia, 2010) et 35e (UNESCO, 2011) sessions,

3.  Prend note avec satisfaction des mesures prises par les États parties concernés pour répondre à ses demandes antérieures visant à atténuer les menaces qui pèsent sur la valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial suivants:

4.  Encourage les États parties concernés à poursuivre leurs efforts visant à assurer la conservation des biens du patrimoine mondial ;

5.  Rappelle aux États parties concernés d'informer le Centre du patrimoine mondial en temps utile de tout projet de développement majeur qui pourrait nuire à la valeur universelle exceptionnelle d'un bien, avant tout engagement irréversible, conformément au Paragraphe 172 des Orientations .