1.         Sites rupestres du Tadrart Acacus (Libye) (C 287)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1985

Critères  (iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/287/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/287/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Janvier 2011 : mission de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Vandalisme

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/287/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

Le 28 mars 2013, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien. Il rappelle que la protection du bien, les sites rupestres, a toujours souffert d’une certaine faiblesse même avant le conflit de 2011 et que le Département des antiquités a été informé d’un risque accru de vandalisme sur les sites. L’État partie explique également qu’en raison du conflit, la mise en œuvre du plan d’action et des recommandations faites par la mission de suivi réactif de 2011 n’a pas été possible.

 

Dans le cadre du Programme pour la protection et la promotion du patrimoine culturel libyen élaboré et mis en œuvre en collaboration avec l’UNESCO et financé par le Gouvernement italien, un centre devrait être installé à Ghat ou à Uweynat afin de former le personnel chargé de protéger et de gérer le bien et d’accueillir un musée censé jouer un rôle important en matière de sensibilisation. Un atelier sur le thème de l’établissement éventuel d’une politique de patrimoine et sur une possible lutte contre le trafic illicite des biens culturels s’est déroulé du 27 au 30 avril 2013. Cet atelier devait aborder le problème du nombre d’employés nécessaires à la garantie d’une protection efficace du bien. Une mission technique doit se rendre sur le bien au début du mois de mai 2013 afin de développer ces propositions et d’évaluer, si les conditions de sécurité le permettent, l’état de conservation du bien. Il est prévu que les conclusions du rapport de la mission constituent les bases de la requête d’assistance internationale que l’État partie a été invité à soumettre pour financer la mise en œuvre des mesures prioritaires et le développement d’une stratégie de conservation et de gestion du bien. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives souhaitent souligner les progrès accomplis dans la mise en œuvre des mesures destinées à garantir la protection du bien grâce au projet élaboré en collaboration avec l’UNESCO et financé par le Gouvernement italien. Ils souhaitent cependant recommander au Comité du patrimoine mondial d’exprimer à nouveau sa préoccupation quant à l’absence d’informations sur l’état actuel de conservation du bien et au besoin urgent de mettre en œuvre des mesures de conservation et de réhabilitation des sites vandalisés en 2009 dès que les conditions de sécurité seront favorables à ces initiatives. Étant donné les importantes ressources financières nécessaires à la mise en œuvre d’actions de conservation et de gestion à long terme, le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives souhaitent également recommander au Comité du patrimoine mondial de remercier le Gouvernement italien de son soutien et de faire appel à la communauté internationale afin qu’elle accorde un soutien supplémentaire et pérenne à l’État partie pour la mise en œuvre d’une stratégie globale pour le bien basée sur les recommandations de la mission de suivi réactif de 2011. 

Décision adoptée: 37 COM 7B.54

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B.Add,

2.  Rappelant la décision 36 COM 7B.55 , adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Prend note des actions actuellement menées afin de mettre en œuvre les recommandations faites par la mission de suivi réactif de 2011, mais exprime sa préoccupation quant à l’absence d’informations sur l’état actuel de conservation du bien ;

4.  Prie instamment l’État partie de lancer les mesures de conservation et de réhabilitation des sites vandalisés en 2009 et identifiées par la mission de suivi réactif de 2011, dès que les conditions de sécurité le permettront ;

5.  Réitère sa recommandation   à l’État partie d’envisager la soumission d’une requête d’assistance internationale pour la mise en œuvre des mesures prioritaires et pour l’élaboration d’une stratégie de conservation et de gestion du bien ;

6.  Remercie le Gouvernement italien de sa contribution à la sauvegarde du patrimoine culturel libyen et fait appel à la communauté internationale afin qu’elle accorde un soutien supplémentaire et pérenne à l’État partie pour la mise en œuvre d’un plan de conservation et de gestion à long terme du bien ;

7.  Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2015 , un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 39e session en 2015.