1.         Centre historique de la ville d’Arequipa (Pérou) (C 1016)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  2000

Critères  (i)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1016/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 2001-2001)
Montant total approuvé : 75 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1016/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Février 2000: mission d’expert ICOMOS; avril/mai 2008: mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/1016/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

Le 31 janvier 2013, l’État partie a soumis un rapport sur l’état de conservation du bien, qui inclut des informations sur les progrès accomplis dans la mise en œuvre des recommandations faites par le Comité du patrimoine mondial à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012).

a)  Plan de préparation aux risques pour le bien

L’État partie précise qu’au moment de la soumission du rapport environ 80% du « Plan de prévention et de gestion des risques » avait été élaboré. Le projet de plan, inclus dans les annexes au rapport, prend en compte l’évaluation générale des conditions du territoire concerné, ainsi que les dangers, la vulnérabilité et une évaluation des risques liés aux facteurs humains et naturels. Divers scenarios par rapport au risque ont également été envisagés afin de prioriser les actions à mener en cas de risque de catastrophe. Les conclusions des évaluations et les potentiels plans d’action ont été validés par des ateliers techniques. Le plan proposé est lié au Système national de gestion des risques de catastrophes (Sistema nacional de gestión del riesgo de desastres – SINAGERD), créé le 19 février 2011 et il est prévu que les dispositions concernant son financement soient liées au nouveau schéma directeur du centre historique. L’État partie précise enfin que 80% des actions prévues ont été menées à bien et que l’achèvement de l’élaboration du Plan de prévention et de gestion des risques est prévu pour mars 2013.

b)  Délimitation du bien et définition de la zone tampon

L’État partie signale que l’ordonnance N° 01-2000, dite « Ordonnance pour le centre historique et la zone de monuments d’Arequipa », définit le périmètre du centre historique et de la zone de monuments. L’État partie reconnaît cependant que les limites du bien doivent être redessinées et qu’une zone tampon doit également être définie avec précision afin que les zones de protection soient distinctement identifiées et que les réglementations actuellement applicables soient plus lisibles que dans la situation présente, où diverses dénominations de zones protégées coexistent. La procédure de révision du plan est censée permettre également une définition des zones par activité au sein du centre historique qui permettra de mieux gérer la croissance et le développement potentiels du secteur. Comme recommandé par le Comité du patrimoine mondial, les limites révisées du bien incluront des éléments du cadre essentiels à la conservation de la valeur universelle exceptionnelle du bien. Par la Résolution suprême N° 2900-72-ED, la zone des monuments de Yanahuara a déjà été officiellement inscrite en tant que secteur du centre historique. Les cartes révisées ainsi que les mesures réglementaires pertinentes doivent encore être soumises à l’examen du Centre du patrimoine mondial. Aucune information complémentaire n’est communiquée sur l’adoption officielle des propositions déjà faites.

c)  Mise à jour du schéma directeur du bien

Un nouveau schéma directeur du bien est actuellement en cours d’élaboration. À ce jour, un certains nombre de progrès ont été accomplis dans cette procédure d’élaboration, à savoir, la mise à jour de l’évaluation, la proposition de nouvelles limites pour le bien et sa zone tampon, le projet de zonage et de répartition des zones par activité, la définition de paramètres pour les interventions, un projet de nouveau traitement des secteurs, un projet de nouvel indice d’utilisation et un calendrier d’achèvement des projets. Les informations générales communiquées dans le projet de document qui est annexé au dossier semblent bien adaptées et en adéquation avec les conditions actuelles du bien, en particulier en matière de zonage et de définition des projets. Aucun calendrier d’achèvement prévu n’a cependant été communiqué.

d)  Pont de Chilina

À la demande du Comité du patrimoine mondial, l’État partie a soumis l’évaluation technique du projet de construction d’un tronçon d’interconnexion autoroutier entre les districts de Miraflores, d’Alto Selva Alegre, de Yanahuara, de Cayama et de Cerro Colorado.  Comme précédemment exposé dans divers rapports sur l’état de conservation, le projet, adopté par le Gouvernement régional d’Arequipa au moyen d’une Résolution de gestion régionale en 2009, comprend onze composantes. L’impact potentiel du pont de Chilina et des composantes relatives aux routes de liaison susceptibles d’avoir des effets négatifs sur le cadre du bien ont soulevé de vives inquiétudes. L’évaluation technique soumise avec le rapport se concentre sur le pont de Chilina et conclut que, de façon générale, la construction du pont ne résoudra pas les problèmes de circulation et aura un impact négatif sur le paysage du bien. La documentation examinée en 2012 ne comprenait pas d’étude d’impact environnemental et les photomontages présentés ne prenaient pas en compte les perspectives visuelles du pont potentiel depuis la zone protégée. En conséquence, une analyse globale et bien documentée de l’impact potentiel n’a pu être faite. Ces informations manquantes ont été demandées en janvier 2013 et seront soumises dès réception pour examen des Organisations consultatives.

En ce qui concerne l’évaluation d’impact environnemental de tout l’axe routier d’interconnexion, l’État partie précise qu’une demande a été présentée en décembre 2012. Une fois que la Municipalité provinciale d’Arequipa aura défini le type d’étude à entreprendre pour la partie manquante de l’axe routier d’interconnexion, la procédure de choix et de sélection d’un consultant débutera. Aucun calendrier d’achèvement n’a été communiqué.

e)  Autres questions

 

L’État partie a annexé au rapport l’évaluation entreprise pour identifier des bâtiments patrimoniaux en péril, ainsi que des données sur les projets de mise en œuvre. L’État partie communique également des documents sur les travaux entrepris sur le territoire du bien, y compris des interventions et des actions complémentaires telles que la formation et la diffusion. Il présente également des projets de nouvelles ordonnances municipales de réglementation en matière, entre autres, de publicité et d’utilisation publique.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note des progrès limités accomplis par l’État partie dans la mise en œuvre des recommandations faites par le Comité du patrimoine mondial, étant donné que les principaux outils de planification du bien sont encore à la phase de planification et qu’aucun calendrier précis d’achèvement n’a été communiqué. Bien que de nombreux bâtiments patrimoniaux aient été identifiés comme « en péril » et que des actions aient été proposées, celles-ci sont toujours mises en œuvre de façon Ad hoc sans qu’aucun calendrier précis d’actions ne soit défini ou ne s’inscrive dans le cadre plus large de la gestion globale du bien. 

Décision adoptée: 37 COM 7B.101

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7B,

2.  Rappelant la décision 36 COM 7B.104 , adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Prend note des informations communiquées par l’État partie au sujet des actions de mise en œuvre des recommandations faites par le Comité du patrimoine mondial et réitère sa préoccupation que les mesures destinées à garantir la conservation et la protection du bien n’en soient toujours qu’à la phase de planification ;

4.  Réitère sa demande à l’État partie de finaliser et soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 30 novembre 2013 , les documents ci-dessous pour examen :

a)  plan de préparation aux risques pour le bien,

b)  délimitation de la zone tampon et approbation de mesures réglementaires adéquates,

c)  schéma directeur du bien en trois exemplaires imprimés, en sus de la version électronique, pour examen par les Organisations consultatives,

d)  proposition de modification mineure des limites conformément à la procédure définie par les Orientations  ;

5.  Prie instamment l’État partie de finaliser le plan de gestion du bien, comme demandé par le Comité du patrimoine mondial depuis 2009, d’en soumettre trois exemplaires au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives d’ici le 1er février 2014  ;

6.  Réitère également sa demande à l’État partie d’entreprendre une évaluation d’impact environnemental, y compris une évaluation d’impact patrimonial, pour le projet d’axe routier d’interconnexion (Via Troncal Interconectora) dans son ensemble, qui inclut l’évaluation des impacts potentiels sur les paysages de Lari Lari, de Los Tucos, de Cayma et de Yanahuara et l’identification de mesures d’atténuation, et de soumettre l’étude d’évaluation au Centre du patrimoine mondial, pour examen par les Organisations consultatives, avant l’approbation et la mise en œuvre du projet ;

7.  Demande à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014 , un rapport actualisé sur l’état de conservation du bien et sur la mise en œuvre des points ci-dessus mentionnés, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014.