1.         Coro et son port (Venezuela (République bolivarienne du)) (C 658)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1993

Critères  (iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril    2005-présent

Menaces pour lesquelles le bien a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril

État de conservation souhaité en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril

Adopté, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/449 ; à actualiser en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives

Mesures correctives identifiées

Adoptées précédemment, voir page https://whc.unesco.org/fr/decisions/1603 ; à actualiser en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives

Calendrier pour la mise en œuvre des mesures correctives

A actualiser en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/658/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/658/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Montant total accordé au bien : 20 000 dollars EU (Fonds-en-dépôt espagnol pour le patrimoine mondial) pour la planification, la mise en œuvre et les publications ultérieures des ateliers participatifs et des réunions avec les artisans et la société civile de Coro et La Vela. 

Missions de suivi antérieures

Septembre 2006 : mission d’évaluation du Centre de patrimoine mondial sur l’état de conservation. Mai 2008 et février 2011: mission conjointe de suivi réactif Centre du patrimoine mondial/ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/658/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 2013

L’État partie a soumis le 15 avril 2013 un rapport présentant des informations sur les actions menées en réponse aux décisions du Comité du patrimoine mondial.

La Déclaration rétrospective de valeur universelle exceptionnelle a été complétée par l’État partie. Toutefois, ce dernier n’a pas soumis d’État de conservation souhaité ni de mesures correctives en vue du retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, comme l’avait demandé le Comité du patrimoine mondial.

Selon les recommandations de la mission de suivi réactif de 2011, l’État partie mentionne la finalisation de la base de données pour le registre du patrimoine culturel du Venezuela (RPC-Venezuela). Cette base de données est maintenant accessible au public par Internet ; elle comprend des inventaires et des informations sur les biens culturels du pays inscrits sur la Liste du patrimoine mondial.

a)   Mesures de conservation

L’État partie indique que le Comité de gestion créé en 2011 a pris une série de mesures qui concernent le bien. Des travaux de consolidation et de restauration ont été effectués par les Conseils communautaires de Coro et La Vela, avec le soutien technique et administratif de l’Institut du patrimoine culturel. Cinquante maisons traditionnelles ont été restaurées et il est prévu d’achever quatre autres restaurations d’ici le second trimestre de 2013. De plus, le Gouvernement de l’État de Falcón a acheté trois demeures historiques et en a achevé la restauration et l’adaptation. La Casa de las Ventanas et la Casa del Tesoro seront toutes deux transformées en musées, tandis qu’il reste à définir la future fonction de la Casa del Sol. Quoi qu’il en soit, aucune information détaillée n’est fournie sur les interventions muséographiques pour adapter le bâtiment. D’autres interventions sont aussi menées dans d’autres monuments historiques, comme le Couvent San Francisco et la Casa Lugo, ainsi que des petits travaux d’entretien préventif dans des églises.

Les interventions de conservation ont été financées par des fonds alloués par la Présidence de la République et elles ont été réalisées avec une participation pluridisciplinaire. Les travaux ont aussi cherché à préserver et à mettre en valeur les techniques traditionnelles de construction, l’artisanat et le transfert des capacités à de nouvelles générations. À cet égard, cela vaut la peine de souligner que l’Escuela Taller (l’École-Atelier) de Coro a été maintenue, grâce à l’effort commun de la Municipalité de Miranda et de l’Agence Espagnole de Coopération pour le Développement International.

b)   Cadre législatif et mesures réglementaires

L’État partie note que des mesures juridiques continuent à être appliquées, en vertu de la Loi sur la protection et la défense du patrimoine culturel. Dix actions en justice pour infractions ont été intentées à Coro et deux à La Vela. L’État partie indique aussi que la Municipalité de Miranda prépare actuellement une nouvelle ordonnance municipale pour la protection et l’entretien du patrimoine bâti, ordonnance qui fera l’objet d’une consultation publique courant 2013, avant son approbation ; pourtant, aucune information concrète n’est fournie sur les mesures prévues dans ce nouvel instrument juridique.

L’État partie ajoute que l’Institut du Patrimoine Culturel a publié une décision administrative n° 029-12, établissant des normes et procédures pour les activités archéologiques et paléontologiques. Cette décision réglementera aussi les travaux de recherche dans les zones protégées urbaines et non urbaines du pays. Il est prévu que ces mesures renforcent la protection des vestiges archéologiques du bien inscrit et de sa zone tampon ainsi que d’aires associées, comme le Parc paléontologique de Taima Taima.

c)   Dispositions de gestion

L’État partie mentionne que le Bureau de Projets stratégiques et de conception pour les zones patrimoniales de Coro, La Vela et leurs zones protégées (OPEDAP) a été créé par décision administrative n° 018/12 d’octobre 2012. Selon l’État partie, ce bureau va organiser et harmoniser d’importantes actions publiques, privées et populaires visant à assurer la conservation des valeurs architecturales, structurelles et stylistiques des monuments et espaces publics patrimoniaux des aires protégées de Coro et de La Vela. Ce bureau devrait servir d’organe de gestion du bien du point de vue officiel, juridique et technique.

L’État partie indique que ce bureau a déjà coordonné des mesures prises par le Gouvernement de l’État de Falcón, par les Municipalités de Miranda et Colina, par les Conseils communautaires et par la communauté en général. L’État partie mentionne aussi que ce bureau a fourni un soutien à la société civile et à des organismes publics et privés pour des interventions sur 67 bâtiments, et qu’il a tenu des réunions multipartites de partenaires concernés. Ces réunions ont permis la création d’un réseau d’ensembles patrimoniaux pour entreprendre des actions globales pour la protection du patrimoine bâti. Il n’a cependant pas été fourni d’informations détaillées sur les compétences de ce bureau en matière de coordination, ni sur ses structures participatives.

Qui plus est, aucun plan de gestion n’a été soumis par l’État partie au Centre du patrimoine mondial et aux Organisations consultatives, malgré la demande du Comité du patrimoine mondial. Il est prévu que l’OPEDAP, en tant qu’organisme planificateur, définisse des actions à entreprendre dans le bien et sa zone tampon, et conçoive des directives d’intervention, de protection et de mise en valeur des aires protégées pour servir de base au plan de gestion.

d)   Limites et zone tampon

Comme demandé par le Comité du patrimoine mondial, les informations géographiques et cartographiques concernant le bien et sa zone tampon ont été soumises au Centre du patrimoine mondial, dans le cadre de l’Inventaire rétrospectif pour l’Amérique latine et les Caraïbes. 

e)   Interventions prévues et questions diverses

Comme demandé par le Comité du patrimoine mondial, l’État partie décrit d’autres actions menées dans le bien, notamment l’actualisation de la signalisation et de l’interprétation, la diffusion d’informations, ainsi que des actions sur le terrain pour promouvoir les valeurs matérielles et immatérielles du bien – notamment par la publication et la large diffusion de documentation, l’organisation d’ateliers, d’expositions et d’exposés.

L’élaboration de projets pour des travaux de drainage à grande échelle pour les municipalités de Miranda et de Colina, ainsi que le projet de travaux routiers et de restriction de circulation des véhicules rue Zamora, ont aussi été décrits par l’État partie. Ces interventions sont prévues dans le cadre des recommandations de la mission de suivi réactif de 2011, bien qu’il ne soit fourni aucune information technique ou juridique précise sur les projets effectifs d’interventions.

L’État partie mentionne en outre la réouverture de l’aéroport de Coro comme moyen de développer l’attraction touristique du bien, mais aucune information détaillée n’est fournie sur l’impact de cette infrastructure.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives prennent note des actions réalisées par l’État partie pour traiter la situation qui a justifié l’inscription du bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Bien que certaines activités aient répondu aux problèmes identifiés par le Comité les années passées, il convient d’assurer le fonctionnement précis de nouveaux instruments de gestion juridiques et techniques. Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives estiment que l’établissement officiel d’un bureau de gestion du bien est une étape essentielle pour assurer la mise en œuvre d’une ligne d’action cohérente et systématique, et que la formulation et l’approbation du plan de gestion doivent être entreprises en priorité.

De plus, des informations techniques détaillées doivent être fournies par l’État partie sur les aspects muséographiques de la conservation du patrimoine bâti, ainsi que sur les interventions prévues concernant le système de drainage et les restrictions de circulation des véhicules dans la rue Zamora.

Le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives soulignent aussi l’importance d’efforts permanents concernant le renforcement des capacités et le transfert de connaissances sur la construction et la conservation de l’architecture en terre, car cela garantira la durabilité à long terme du bien. 

Décision adoptée: 37 COM 7A.39

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné le document WHC-13/37.COM/7A.Add,

2.  Rappelant la décision 36 COM 7A.35 , adoptée à sa 36e session (Saint-Pétersbourg, 2012),

3.  Reconnaît les efforts de l’État partie pour traiter les problèmes de conservation du bien et l’encourage à poursuivre ces efforts en coopération avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;

4.  Prie instamment l’État partie d’élaborer et d’approuver le plan de gestion du bien, incluant un programme de conservation comportant des priorités à court, moyen et long terme, des dispositions concernant la gestion des risques et des dispositions sur l’usage public, et lui demande de soumettre trois exemplaires imprimés et une version électronique du projet de plan de gestion d’ici le 1er février 2014 pour étude par le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives ;

5.  Demande également à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, pour étude par les Organisations consultatives, les spécifications techniques et les détails des projets de drainage à grande échelle à l’intérieur du bien, ainsi que la réglementation sur la circulation des véhicules dans la rue Zamora, avant mise en œuvre ;

6.  Réitère sa demande à l’État partie d’actualiser, en consultation avec le Centre du patrimoine mondial et les Organisations consultatives, l’état de conservation souhaité assorti de mesures correctives pour le retrait du bien de la Liste du patrimoine mondial en péril, ainsi qu’un calendrier révisé, et de soumettre un projet au Centre du patrimoine mondial d’ici le 30 novembre 2013, pour examen par les Organisations consultatives, en vue de soumettre le projet final au Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014 pour approbation ;

7.  Demande en outre à l’État partie de soumettre au Centre du patrimoine mondial, d’ici le 1er février 2014 , un rapport actualisésur l’état de conservation du bien et la mise en œuvre de ce qui précède, pour examen par le Comité du patrimoine mondial à sa 38e session en 2014 ;

8.  Décide de maintenir Coro et son Port (République bolivarienne du Venezuela) sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Décision adoptée: 37 COM 8C.2

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné les rapports sur l’état de conservation des biens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial en péril (WHC-13/37.COM/7A, WHC-13/37.COM/7A.Add et WHC-13/37.COM/7A.Add.2),

2.  Décide de maintenir les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

Décision adoptée: 37 COM 8E

Le Comité du patrimoine mondial,

1.  Ayant examiné les documents WHC-13/37.COM/8E et WHC-13/37.COM/8E.Add,

2.  Félicite les Etats Parties pour l’excellent travail accompli dans l’élaboration de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle pour les biens du patrimoine mondial dans leurs territoires ;

3.  Adopte les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle,  telles que présentées dans l’Annexe I du Document WHC-13/37.COM/8E, pour les biens du patrimoine mondial suivants :

4.  Décide que les déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle des biens du patrimoine mondial en péril seront passées en revue par les Organisations consultatives en priorité ;

5.  Décide également que, compte tenu du grand nombre de déclarations rétrospectives de valeur universelle exceptionnelle à examiner, l’ordre dans lequel elles seront passées en revue par les Organisations consultatives suivra le deuxième cycle de soumission de Rapports périodiques, tel que :

6.  Demande au Centre du patrimoine mondial d'harmoniser l'ensemble des sous-titres dans les Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle lorsque cela s’avère approprié et lorsque les ressources et le temps du personnel permettent d’effectuer ce travail ;

7.  Demande également aux États parties, aux Organisations consultatives et au Centre du patrimoine mondial de s’assurer de l’utilisation d’un langage neutre à l’égard du genre dans les Déclarations proposées pour l’adoption par Comité du patrimoine mondial ;

8.  Demande en outre au Centre du patrimoine mondial de s’assurer que les Déclarations adoptées sont conformes aux décisions ultérieures du Comité du patrimoine mondial concernant les modifications de noms des biens du patrimoine mondial et les refléter dans la totalité du texte des Déclarations concernées, en consultation avec les États parties et les Organisations consultatives ;

9.  Demande par ailleurs aux États parties de fournir un soutien au Centre du patrimoine mondial pour la traduction des Déclarations adoptées de valeur universelle exceptionnelle vers l’anglais ou le français selon les cas, et demande finalement au Centre de les publier sur son site Internet.