1.         Kizhi Pogost (Fédération de Russie) (C 544)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1990

Critères  (i)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/544/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1992-1992)
Montant total approuvé : 9 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/544/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Eté 1993: mission de l'ICOMOS

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/544/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1994

Rapport préparé par l'ICOMOS

Kizhi Pogost, Fédération de Russie (C 544)
Historique

L'ICOMOS travaille depuis l'automne 1988, soit deux ans avant l'inscription de ce site sur la Liste du Patrimoine mondial, avec les autorités responsables. A l'époque, l'un des Vice-Présidents et officiel de la conservation de l'Union Soviétique, Jonas Glemza avait organisé un symposium international sur le site pour 108 professionnels de la conservation dont le Comité Bois et le Comité Architecture vernaculaire de l'ICOMOS dans le but de réfléchir aux problèmes de la conservation dans ce pays. Les recommandations du Comité Bois de l'ICOMOS ont été adoptées et ont servi de façon informelle à guider les activités dont le site a bénéficié depuis.

Après l'inscription du site sur la Liste du Patrimoine mondial en décembre 1990, il a été confronté à une série de difficultés, au moins à court terme, pendant le transfert d'autorité de l'URSS à la Fédération de Russie. Un grand nombre des problèmes actuels découlent des incertitudes quant au budget, aux priorités et aux responsabilités au sein du nouveau gouvernement tel qu'il est organisé aujourd'hui.

L'ICOMOS a proposé d'organiser une mission en octobre 1992 pour estimer le degré d'urgence et la nature des problèmes du site. Cette mission au cours de l'été 1993 s'est composée de visites de terrain et d'échanges entre un groupe invité composé de huit spécialistes de la conservation de l'ICOMOS, originaires du Canada, d'Allemagne de Norvège et de Finlande et plus de vingt-cinq confrères russes.

Compte-tenu des difficultés de la Russie à payer sa contribution au Patrimoine mondial, aucune aide, ni technique ni financière, n'a été accordée par le Fonds du Patrimoine mondial au site. L'ICOMOS a utilisé une contribution extra-budgétaire du gouvernement canadien qui lui était destinée par l'intermédiaire de l'UNESCO pour combler le déficit à court-terme - l'extrême gravité des problèmes du site n'a pas permis de faire plus. Les recommandat­ions de ce groupe ont été présentées à Carthagène en décembre 1993 au Comité du Patrimoine mondial et acceptées comme pouvant servir de base à des interventions plus profondes de l'ICOMOS en 1994.

L'architecte canadien Andrew Powter, spécialiste de la conservation et membre de l'ICOMOS continue à assurer la coordination des efforts techniques relatifs à la planification des mesures de conservation de ce site. En dépit des encouragements permanents du Comité pour ce projet et d'une nouvelle contribution extra-budgétaire du Canada en 1994 (pour l'ICOMOS par l'intermédiaire de l'UNESCO destinée à financer les dépenses de voyages), le rythme d'avancement de ce projet n'a pas pu être maintenu. Les conditions politiques de la Russie restent difficiles et les ressources financières disponibles sont rares.

Situation actuelle

Au début du mois de mai 1994, Andrew Powter a rencontré à Moscou le Vice-Ministre de la Culture de la Fédération de Russie, M. Mikhail Shvidkoy, ainsi que des membres du personnel du Ministère et des spécialistes russes dont deux membres du Comité national de l'ICOMOS Russie (Makovetskij et Semenova). Son rapport (disponible à l'ICOMOS) présente une vision plutôt positive en dépit de difficultés permanentes ; il apparaît clairement que, ces deux dernières années, les autorités russes ont fait de gros progrès en matière de conservation et de gestion du site : L'amélioration de la législation applicable au site et la nomination d'un responsable - l'architecte Tatyana Vachrorneyeva - chargé de la liaison et de la coordination avec les autorités russes sont les deux éléments déterminants de ces progrès.

Les principales conclusions de cette réunion sont les suivantes :

  1. Pour 1994, l'ICOMOS devrait poursuivre ses efforts d'aide aux autorités russes en clarifiant les conclusions dans quatre domaines bien définis (ingénierie des structures, mycologie, protection contre 1' incendie ainsi que gestion et informatisation de la documentation. Ces objectifs exigent des visites de plusieurs-experts de l'ICOMOS en été et automne 1994.
  2. L'idée d'une réunion d'inspection a été repoussée jusqu'à janvier-février 1995. Son  objet premier sera la faisabilité de diverses solutions techniques pour l'église de la Tranfiguration actuellement à l'étude (le financement extra-budgétaire du Canada de 18.750.000 $ peut être utilisé jusqu'au 31 mars 1995). L'ICOMOS croit en la signification de cette exceptionnelle construction de bois, d'une extrême fragilité et avec des problèmes structurels très particuliers, suffisant à justifier l'examen de plusieurs solutions par un panel d'experts internationaux.
  3. L'ICOMOS n'a pas répondu positivement à la demande d'utiliser les rares subsides disponibles à l'acquisition d'équipement en particulier des ordinateurs. L'ICOMOS, en revanche, a commencé à solliciter au nom des autorités, les sources de financement possibles en vue d'acheter des équipements. Ses chances de réussir sont raisonnables. La mission de l'ICOMOS a toujours été d'aider les spécialistes russes à la mise en oeuvre d'un programme de conservation du site équilibré et intégré et non de se substituer à un financement national déficient, tout valable et nécessaire qu'il soit. Cette demande met en évidence les obstacles à une conservation à long terme réussie, obstacles qui persisteront aussi longtemps que le gouvernement russe ne sera pas en mesure de surmonter ses difficultés financières actuelles.

Conclusion

Ce rapport adressé au Bureau n'a qu'une valeur informative et n'attend pas d'action. L'ICOMOS soumettra en décembre au Comité un rapport détaillé qui comprendra une analyse des besoins de conservation du site pour les dix années à venir.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1994

 [Rapport oral au Comité du patrimoine mondial]

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 18 COM IX

Kizhi Pogost (Fédération de Russie)

Il a été rappelé que, depuis 1991, l'ICOMOS avait présenté au Comité et au Bureau des rapports sur sa participation au suivi de ce site et aux efforts faits pour en conserver et restaurer les monuments. L'ICOMOS a ainsi expliqué que la protection juridique du monument et de la zone tampon avait été considérablement améliorée et qu'un professionnel de la conservation y avait été affecté. Le plan de travail pour 1994 a été réalisé et comprenait :

Un budget et des plans de travail à court et à long terme ont été établis, et leur mise en œuvre prévoit la participation de l'ICOMOS. Considérant les problèmes financiers de la Fédération de Russie, l'ICOMOS a fait les recommandations suivantes :

Le Comité a entériné ces recommandations et a prié l'ICOMOS de les mettre en œuvre en consultation avec le Secrétariat.

 

Décision adoptée: 18 BUR VI.B

Le Bureau a été informé des améliorations considérables apportées à la gestion et à la conservation du site dans les deux ans qui ont suivi la mission initiale. Ces améliorations ont été obtenues grâce à l'appui du gouvernement canadien. Le Bureau a noté avec satisfaction que l'ICOMOS fournirait un rapport détaillé à la session de décembre du Comité, ainsi qu'une évaluation à long terme des problèmes de conservation du site pour les dix ans à venir.