1.         Zone de conservation de Ngorongoro (République-Unie de Tanzanie) (C/N 39bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (iv)(vii)(viii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   1984-1989

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/39/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1979-1990)
Montant total approuvé : 208 632 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/39/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Imperfection de la gestion et manque de ressources financières (problèmes résolus)

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/39/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1993

Le Bureau a rappelé que ce site a été retiré de la Liste du patrimoine en péril en 1988 et il s'est montré très inquiet d'apprendre que le Premier Ministre de Tanzanie avait annoncé que les populations résidant dans la zone pourraient cultiver des récoltes à l'intérieur du site du patrimoine mondial, en contrevenant à la Loi régissant la Zone de conservation de Ngorongoro. Le Bureau a recommandé que le Comité, à sa dix-septième session, en décembre 1993, inscrive de nouveau la Zone de conservation de Ngorongoro sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Par ailleurs, il a demandé au Centre de transmettre ses inquiétudes au Ministre du Tourisme, des Ressources naturelles et de l'Environnement de Tanzanie. Le Centre a donc fait part des inquiétudes du Bureau aux autorités tanzaniennes.

Une copie d'une lettre adressée à l'UICN en date du 22 septembre 1993 indique que la pression des agriculteurs se maintient ; l'UICN fournira un rapport sur l'état de conservation de cette zone.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et des Organisations consultatives

Néant

Décision adoptée: 17 BUR VIII.2

Le Bureau a rappelé que ce site a été retiré de la Liste du patrimoine en péril en 1988 et il s'est montré très inquiet d'apprendre que le premier ministre de Tanzanie avait annoncé que les populations résidant dans la zone pourraient cultiver des récoltes à l'intérieur du site du patrimoine mondial, en contrevenant à la Loi régissant la Zone de conservation de Ngorongoro. Le représentant de l'UICN a noté que bien que la permission de cultiver de petites superficies de maïs puisse contribuer à atténuer les conflits entre les populations locales et le personnel du site, cette annonce semble avoir encouragé les populations à déboiser sur de vastes étendues, y compris de nombreuses pentes inutilisables pour l'agriculture, ce qui a eu pour résultat de créer une bande ininterrompue de cultures sur les pentes du cratère de Ngorongoro, d'Edulen au nord d'Empaï. Le Bureau a demandé à l'UICN de fournir au Comité, à sa prochaine session, un rapport sur les conclusions d'une étude actuellement en cours pour évaluer l'impact de ces zones nouvellement cultivées. Le Bureau a recommandé que le Comité, à sa dix-septième session, en décembre 1993, inscrive de nouveaula Zone de conservation de Ngorongoro sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Par ailleurs, il a demandé au Centre de transmettre ses inquiétudes au ministre du Tourisme, des Ressources naturelles et de l'Environnement de Tanzanie.

Décision adoptée: 17 COM X

Zone de conservation de Ngorongoro (Tanzanie)

Le Comité a rappelé que ce site avait été retiré de la Liste du patrimoine mondial en péril en 1990 et il a pris note des discussions et des recommandations formulées par le Bureau à sa dix-septième session au sujet des cultures non contrôlées à l'intérieur de la Zone de conservation. Du point de vue technique, ce type d'agriculture n'est pas permis selon la loi régissant la zone et il a causé un grand dommage aux valeurs naturelles de cette zone.

Le Directeur du Centre du patrimoine mondial et le Directeur de la Division du patrimoine physique de l'UNESCO ont fait des déclarations sur la situation du patrimoine culturel dans cette zone (Gorge d'Olduvai), et particulièrement sur les graves menaces qui mettent en péril les traces de l'homme préhistorique. Le Comité a été informé qu'un projet de la Fondation Getty était en cours d'exécution pour protéger ce patrimoine culturel inestimable.

Le Comité a discuté la possibilité d'inscrire le site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il a été noté que le gouvernement allemand avait fourni la somme de 275.000 $EU pour l'élaboration d'un nouveau Plan de gestion pour ce site.

Finalement, le Comité a demandé au Centre de lui faire rapport, à la prochaine session de son Bureau, en 1994, sur les projets exécutés en matière de protection des valeurs du site, et de faire part au gouvernement tanzanien de la vive préoccupation du Comité concernant les cultures qui menacent actuellement les valeurs naturelles de ce bien.