1.         Vieille ville de Dubrovnik (Croatie) (C 95bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1979

Critères  (i)(iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   1991-1998

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/95/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1985-1992)
Montant total approuvé : 71 010 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/95/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Conflit armé

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/95/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1992

Le Bureau a exprimé son inquiétude face à la reprise des hostilités dans cette région. Il a demandé au Centre du patrimoine mondial de conseiller aux autorités croates la création, avant la prochaine réunion du Comité du patrimoine mondial, d'une zone-tampon pour assurer la protection de l'ancienne forteresse et d'autres monuments importants hors des murs d'enceinte. Le Directeur général a été informé qu'un plan d'action pour la restauration des monuments endommagés était en cours de préparation avec les autorités croates compétentes et qu'il serait rendu public et mis à la disposition des bailleurs de fonds éventuels. A cet égard, le Bureau a été informé qu'une agence de tourisme aux Etats-Unis et une autre à Dubrovnik avaient manifesté leur intérêt pour les opérations de sauvegarde et proposé de recueillir des fonds pour la participation à leur financement. Le Bureau a fait appel aux parties en conflit en vue de la cessation des hostilités et la protection du patrimoine culturel. Il a invité tous les Etats parties à la Convention à participer aux efforts de conservation du site.

Le Bureau a pris note que 19.000$ EU ont été approuvés au titre de l'aide d'urgence sur le Fonds du patrimoine mondial pour les travaux de restauration et que le Directeur général de l'UNESCO a également alloué 200.00$ EU pour les travaux préliminaires. Le Bureau a approuvé un montant supplémentaire de 30.000 $EU pour les actions les plus urgentes pour la restauration de Dubrovnik.

Les observations et recommandations du Bureau ont été transmises aux autorités croates par lettre en date du 10 septembre 1992.

 

L'Institut pour la Protection des monuments culturels a dressé un inventaire des biens culturels endommagés au cours des bombardements de 1991 et mai/juin 1992:

 

Dans le cadre de la sauvegarde des biens ayant subi des dégâts, la première réunion de la Commission consultative d'experts pour la restauration de Dubrovnik a eu lieu du 2 au 4 septembre 1992 dans la vieille ville. Cette Commission est composée de 11 experts nationaux et de 3 experts internationaux nommés par les autorités croates en accord avec l'UNESCO. Durant cette réunion, les travaux de conservation ont repris après une interruption causée par les bombardements de mai/juin 1992. La réunion a mis en évidence pour l'UNESCO la nécessité de maintenir une étroite coordination avec les institutions et commissions qui s'occupent de la protection de la ville tant sur le plan technique que pour mobiliser des ressources financières. La Commission a défini plusieurs actions prioritaires pour 1992:

 

Le Bureau a pris note des informations fournies par le Secrétariat et a décidé de réserver une somme de 30.000 $ EU pour financer les activités de restauration urgentes de Dubrovnik.

La somme de 19.000$ EU fournies par le Fonds du patrimoine mondial a été en partie utilisée pour l'organisation d'une réunion d'experts. Le reste a été utilisé pour la formation de deux architectes. L'allocation spéciale de 200.000$ EU approuvée par le Directeur général de l'UNESCO a servi à:

 

La somme de 30.000$ EU approuvée par le Bureau à sa dernière session a permis:

 

L'intérêt manifesté par l'Agence de voyage Atlas de Dubrovnik et la Société américaine d'agents de voyage (ASTA) a été pris en compte et une proposition pour la restauration des ramparts de la vieille ville a été soumise à l'ASTA.

La recommandation du Bureau suggérant aux autorités croates la création d'une zone-tampon pour assurer la protection de la vieille forteresse et des zones avoisinantes a été portée à la connaissance des autorités croates au cours des différentes réunions tenues avec elles, tant à Dubrovnik qu'à Paris. Des informations sur la mise en oeuvre de cette recommandation du Bureau sont attendues et seront communiquées au Comité à sa seizième session.

Bien que le Fonds du patrimoine mondial de l'UNESCO ait déjà fourni une aide financière et une assistance technique substantielle, les fonds disponibles restent insuffisants. Les dépenses pour la restauration des biens culturels endommagés de Dubrovnik sont estimés à environ 10 millions de dollars des Etats-Unis. 

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Le Comité étudiera la possibilité d'étudier les moyens à mettre en oeuvre pour rassembler la totalité ou une partie des fonds nécessaires pour la restauration de Dubrovnik.

Décision adoptée: 16 BUR VI.48-49

48. Le Bureau a pris note du document CLT-92/CONF.003/02 et a salué les efforts du Directeur général de l'UNESCO en vue de sauvegarder le patrimoine culturel de Dubrovnik, entre autres :

- son appel conjoint avec le Secrétaire général des Nations Unies en vue nu retour à la paix et de la protection du patrimoine culturel;

- les différentes missions de l'UNESCO auprès des parties en conflit en vue de faire appliquer la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé (La Haye, 1954) et la Convention du patrimoine mondial;

- l'envoi d'observateurs de l'UNESCO à Dubrovnik en décembre 1991 suivi de missions techniques à partir de février 1992;

- sa décision d'allouer un montant .spécial de 200.000 dollars des Etats-Unis d'Amérique pour les premières opérations de restauration d'urgence;

- la préparation, avec les autorités compétentes, d'un plan d'action pour la restauration de: monuments endommagés.

Grace à une assistance d'urgence du Fonds du patrimoine mondial d'un montant de 19.000 dollars des Etats-Unis d'Amérique, une réunion d'experts internationaux a déjà été organisée sur place et des stages techniques sont prévus en France à l'intention de spécialistes croate,.

Le Bureau a expriné son inquiétude face à la reprise des hostilités dans cette région où aucun objectif militaire ne justifie une intervention armée. Il a demandé au Centre du patrimoine mondial de conseiller aux autorités croates la création, avant la prochaine réunion du Comité du patrimoine mondial, d'une zone-tampon pour assurer -la protection de l'ancienne forteres3e et d'autres monuments importants.

Le Bureau a été informé que le plan d'action évoqué ci-dessus sera rendu public et mis à la disposition des bailleurs de fonds éventuels. A cet égard, le Bureau a été informé qu'une agence de tourisme aux Etats-Unis et une autre à Dubrovnik avaient manifesté leur intérêt pour les opérations de sauvegarde et proposé de recueillir des fonds pour la participation à leur financement.

Le Bureau a fait appel aux parties en conflit en vue de la cessation des hostilités et la protection du patrimoine culturel. Il a invité tous les Etats parties,à la Convention à participer aux efforts de préservation du site.

49. Le Bureau a pris note des informations fournies par le Secrétariat et a décidé de réserver une somme de 30.000 dollars destinée à financer les activités de restauration urgentes de Dubrovnik.

Décision adoptée: 16 BUR VI.49

Décision adoptée: 16 COM VIII

Dubrovnik (Croatie)

Le Comité a pris note du rapport sur l'état de conservation de Dubrovnik, ville inscrite sur la Liste du patrimoine mondial en péril, à Carthage, en décembre 1991. Il a été également informé de la demande, reçue par le Centre du patrimoine mondial, de création d'une zone-tampon incluant l'ensemble des vestiges historiques de la vieille ville. Cette demande est transmise à l'ICOMOS pour étude.