1.         Réserve naturelle intégrale du mont Nimba (Côte d'Ivoire,Guinée) (N 155bis)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/155/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1981-1992)
Montant total approuvé : 202 382 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/155/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

novembre 1988; juin-juillet 1992: visite de terrain par l'UNESCO 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/155/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1992

l'attention du Bureau est attirée sur le fait que, lors de sa dernière session, le Comité a constaté que le site du projet d'exploitation de minerai de fer envisagé se situait dans la réserve du Mt Nimba inscrite sur la Liste du Patrimoine mondial en 1981. A la lumière d'une évaluation effectuée par l'UICN, le Comité a constaté que les nouvelles limites proposées par les autorités guinéennes, bien que leur but soit d'en exclure la partie du site oû est prévue l'exploitation du minerai de fer, réduirait également la surface de la Réserve de 30% et mettrait gravement en danger l'intégrité des valeurs pour lesquelles le statut de patrimoine mondial a été à l'origine accordé au Mt. Nimba. Ainsi par exemple, les régions  montagneuses et forêts humides de la Reserve seraient-elles réduites de 50%, et les savanes montagneuses le seraient-elles de 30%. Le Comité a également constaté que le site ne disposait pas de plans de gestion ni de programmes assurant la protection à long terme. De plus, le Comité a été informé qu'aucune étude indépendante d'impact du projet d'exploitation minière du minerai de fer n'avait été effectuée.

Le Comité a été d'avis que la réduction de la surface de la réserve proposée constituait à elle seule une menace majeure pour le statut de patrimoine mondial du site. Le Comité a estimé qu'il était probable que certains des aspects qui donnaient à ce site le statut de Patrimoine mondial étaient situés à l'intérieur de la zone dont l'exclusion est proposée. Par ailleurs, le Comité a également rappelé que des habitats supplémentaires du Mt. Nimba situés en Côte d'Ivoire avaient été ajoutés au site en 1982, et que depuis lors le site du Patrimoine mondial était devenu un bien transfrontalier de la Guinée et de la Côte d'Ivoire. Le Comité a exprimé sa préoccupation du fait que le gouvernement de la Côte d'Ivoire n'ait jamais été consulté lors des négociations relatives à la modification des limites du site.

Le Comité a conclu que la réserve naturelle du Mt. Nimba, inscrite sur la liste du Patrimoine mondial en 1981, faisait l'objet de diverses menaces, dont en premier lieu le projet d'exploitation du mineral de fer. Selon les instructions du Comité, le Secrétariat a saisi les gouvernements de Côte d'Ivoire et de Guinée pour qu'ils soumettent une proposition d'inscription du site sur la Liste du Patrimoine mondial en péril, conformément à l'article 11, paragraphe 4, de la Convention.

Le gouvernement de Guinée a proposé d'organiser, en coopération avec le gouvernement de Côte d'Ivoire, une réunion des autorités compétentes des deux Etats parties afin d'engager la discussion sur les recommandations du Comité. Le Président a approuvé l'octroi d'une somme de 19 500 $US pour l’lanisation de cette réunion, qui, bien qu'initialement prévu_ pour mars 1992, est maintenant fixée du 19 au 24 juin 1992. Les résultats de cette réunion feront l'objet d'un rapport lors de la prochaine session du Bureau.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1992

Le Bureau a rappelé que le Comité, à sa dernière session, avait conclu que la réduction de la surface de ce site, proposée par le gouvernement de la Guinée afin d'en exclure les zones où le projet d'exploitation minière aurait lieu, ferait peser une grave menace sur l'intégrité du site. Compte-tenu du fait que le site faisait également l'objet de plusieurs autres menaces, le Comité, à sa dernière session, a recommandé que les gouvernements de Côte d'Ivoire et de Guinée proposent que ce site soit inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Bureau a noté avec satisfaction que des experts de Côte d'Ivoire et de Guinée s'étaient réunis au Mont Nimba avec des représentants du PNUD et de l'UNESCO du 29 juin au 3 juillet 1992, et avaient repris à leur compte les conclusions du Comité, sur la base de visites sur le terrain et de consultations ; ces experts avaient demandé aux gouvernements de Côte d'Ivoire et de Guinée de proposer d'urgence l'inscription de ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau a été préoccupé d'apprendre que le site continuait à être soumis à la pression de groupes d'intérêt désireux de profiter des avantages économiques liés à l'exploitation du minerai de fer du site. Le Bureau a cependant noté que jusqu'à présent aucune activité minière n'avait été entreprise et que les donneurs bi- et multi­latéraux n'avaient pas encore financé le projet.

Le Bureau a demandé au Centre du patrimoine mondial de prendre contact avec les autorités de Côte d'Ivoire et de Guinée pour leur demander à nouveau que le site soit inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril. En outre, le Bureau a recommandé que le Centre du patrimoine mondial coopère avec les deux Etats parties concernés et avec des organismes de financement comme la Banque mondiale et le PNUD pour élaborer un projet de développement rural intégré, destiné à apporter des bénéfices sociaux-économiques aux populations qui vivent aux abords immédiats de ce site du patrimoine mondial.

Bien que des spécialistes des deux Etats Parties aient appuyé les recommandations du Comité d'inscrire ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril, aucune demande officielle des Etats Parties n'a été reçue à ce jour. Cependant, le Gouvernement de Guinée a émis un décret le 6 août 1992, confiant une partie de la Réserve du Mont Nimba à un consortium minier international, et publié une brochure annonçant le lancement du projet minier. La brochure explique les avantages économiques du projet et les mesures qui seront prises par le Gouvernement pour la sauvegarde de l'environnement du Mont Nimba. Le Centre du patrimoine mondial est en contact avec le personnel du projet UNESCO/PNUD au Mont Nimba pour obtenir des informations complémentaires sur les détails du lancement du projet d'exploitation du minerai de fer et communiquera au Centre toute nouvelle information disponible avant le Comité. Le Comité devra prendre une décision sur les actions qu'il conviendrait de prendre pour éviter de nouvelles menaces à l'intégrité de ce site du patrimoine mondial. Par ailleurs, le Président du Comité du patrimoine mondial a été reçu par le Ministre guinéen de l'environnement et des Ressources minières; le Président fera rapport sur cette entrevue au Comité. 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 16 BUR V.24

Le Bureau a rappelé que le Comité, à sa dernière session, avait conclu que la réduction de la surface de ce site, proposée par le gouvernement de la Guinée afin d'en exclure les zones où le projet d'exploitation minière aurait lieu, ferait peser une grave menace sur l'intégrité du site. Compte-tenu du fait que le site faisait également l'objet de plusieurs autres menaces, le Comité, à sa dernière session, a recommandé que les gouvernements de Côte d'Ivoire et de Guinée proposent que ce site soit inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en péril.

Le Bureau a noté avec satisfaction que des experts de Côte d'Ivoire et de Guinée s'étaient réunis au Mont Nimba avec des représentants du PATJD et de l'UNESCO du 29 juin au 3 juillet 1992, et avaient repris à leur compte les conclusions du Comité, sur la base de visites sur le terrain et de consultations ; ces experts avaient demandé aux gouvernements de Côte d'Ivoire et de Guinée de proposer d'urgence l'inscription de ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau a été préoccupé d'apprendre que le site continuait à itre soumis à la pression de groupes d'intérêt désireux de profiter des avantages économiques liés à l'exploitation du minerai de fer du site. Le Bureau a cependant noté que jusqu'à présent aucune activité minière n'avait été entreprise et que les donneurs bi et multi­latéraux n'avaient pas encore financé le projet.

Le Bureau a demandé au Centre du patrimoine mondial de prendre contact avec les autorités de Côte d'Ivoire et de Guinée pour leur demander à nouveau que le site soit inscrit sur la Liste du patrimoine mondial tel péril. En outre, le Bureau a recommandé que le Centre du patrimoine mondial coopère avec les deux Etats parties concernés et avec des organismes de financement comme la Banque mondiale et le PNUD pour élaborer un projet de développement rural intégré, destiné à apporter des bénéfices sociaux-économiques aux populations qui vivent aux abords immédiats de ce site du patrimoine mondial.

Décision adoptée: 16 COM VIII

Réserve naturelle intégrale du Mont Nimba (Côte d'Ivoire/Guinée)

Le Comité a rappelé la teneur de sa décision prise lors de sa dernière session à Carthage, en Tunisie, à savoir que la réduction de la taille du site, proposée par le gouvernement de Guinée afin d'en exclure les zones où le projet d'exploitation minière aurait lieu, faisait peser une grave menace sur l'intégrité de ce site. De plus, l'arrivée d'un grand nombre de réfugiés dans des zones situées à l'intérieur et aux alentours de la partie guinéenne du site du patrimoine mondial constitue aussi pour ce dernier une sérieuse menace.

Le Comité a noté qu'une réunion d'experts de Côte d'Ivoire et de Guinée, avec des représentants du PNUD et de l'UNESCO, avait eu lieu, au Mont Nimba, du 29 juin au 3 juillet 1992. La réunion avait fait sienne la recommandation du Comité émise lors de sa dernière session et fait appel aux gouvernements de Guinée et de Côte d'Ivoire pour qu'ils proposent l'inscription de ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Comité a pris note de la recommandation du Bureau, prise lors de sa dernière session, invitant le Centre, en collaboration avec les deux Etats parties concernés et les agences de financement telles que la Banque Mondiale et le PNUD, à mettre au point un projet de développement rural intégré, afin de répondre aux besoins socio-économiques des populations vivant à proximité immédiate du site du patrimoine mondial.

Le Comité s'est déclaré profondément préoccupé par le fait que le gouvernement de Guinée avait promulgué un décret le 6 août 1992 concédant une partie de la Réserve naturelle du Mont Nimba à un consortium minier international et publié une brochure annonçant le lancement du projet minier. L'observateur de la Guinée a fait remarquer au Comité que la délimitation du site de la Réserve naturelle du Mont Nimba, dont l'inscription sur la Liste du patrimoine mondial remontait à 1981, comportait une erreur et que la région proposée pour l'exploitation minière n'avait jamais été considérée par le gouvernement guinéen comme faisant partie du site du patrimoine mondial.

Intervenant à ce propos et rappelant la séance de travail qu'il avait tenue à Paris eu juillet 1992, en sa qualité de Président du Comité avec le Ministre guinéen de l'Environnement et des Ressources minières, M. A. Beschaouch a confirmé ce point de vue.

Conscient des problèmes créés par la confusion des limites du site du patrimoine mondial et par la décision du gouvernement de Guinée d'une part, et, d'autre part des dangers réels que présentent l'exploitation de la mine et l'arrivée de très nombreux réfugiés, le Comité a décidé, conformément aux dispositions de l'Article 11, paragraphe 4 de la Convention, d'inscrire le Mont Nimba sur la Liste du patrimoine mondial en péril. 

Le Comité a recommandé que le Centre entreprenne les démarches nécessaires à l'envoi d'une mission d'experts chargée de (a) définir avec les Etats parties concernés, la limite du site au moment de son inscription et, si cette limite ne peut être déterminée définitivement, de recommander une limite appropriée et (b) évaluer l'impact du projet d'exploitation minière, des problèmes de population et des autres menaces sur l'intégrité et les valeurs universelles pour lesquelles le site a été inscrit.

De plus, le Comité a demandé au Centre et à l'UICN de coopérer avec des agences, telles que le PNUD, en vue de préparer un plan de gestion intégré qui prenne en compte les menaces existantes et potentielles sur le site. Le Comité a chargé le Centre de continuer sa coopération avec les bailleurs de fonds pour développer et mettre en œuvre, dans l'intérêt des populations locales, des projets intégrés de développement et de gestion.

 

Décision adoptée: 16 COM X.E

Bien qu'il n'y ait pas eu de demande de la part des Etats parties concernés, le Comité a décidé sur la base des rapports de l'état de conservation des biens fournis par l'UICN (voir chapitre VIII, pages 27-31 et 40,41) et par 1'ICOMOS d'inscrire, conformément aux dispositions de l'article 11, paragraphe 4 de la Convention, les biens suivants sur la Liste du patrimoine mondial en péril :

Parc national de Sangay (Equateur)

Réserve naturelle du Mont Nimba (Côte d'Ivoire/Guinée)

Sanctuaire de faune de Manas (Inde)

Site d'Angkor (Cambodge)

 

Décision adoptée: 16 COM XI.A-B

XI.1. Le Comité a examiné le document WHC-92/CONF/002/8, 8 Add. et 8 Add.2 ainsi que les informations sur les demandes supplémentaires que lui ont soumises certains Etats parties, en cours de session. Le Comité a approuvé les projets suivants :

A. Coopération technique                                                  $EU

Parc national des îles Galapagos (Équateur)                   29.000
Révision du Plan de gestion afin d'harmoniser ses objectifs avec ceux du plan de tourisme et de conservation. Le Comité a demandé au centre de fournir ces fonds aux autorités des Galapagos à la condition qu'ils finalisent la mise en oeuvre des projets permanents financés par le Fonds du patrimoine mondial et qu'ils proposent l'inscription en 1993 de la réserve marine comme extension du site naturel inscrit sur la Liste du patrimoine mondial.

La vieille cité du Caire (Egypte)                                         50.000
Restauration des monuments et des sites endommagés par le tremblement de terre qui a secoué l'Egypte et le Caire en particulier, en octobre 1992.

Réserve naturelle du Mont Nimba (Côte d'Ivoire/Guinée)  35.000
Organisation d'une mission interdisciplinaire pour vérifier les limites du site naturel inscrit sur la Liste du patrimoine mondial par la Guinée, évaluer les impacts des projets de mines de fer et l'afflux de réfugiés dans la région et enfin planifier des projets de développement rural intégrés profitant aux populations locales. En outre, le Comité a demandé au Centre de contacter des bailleurs de fonds, tels que le PNUD et la Banque Mondiale, pour explorer la possibilité d'obtenir des fonds pour l'organisation de la mission interdisciplinaire à la condition de maintenir les coûts d'organisation de cette mission au niveau le plus faible possible.

Quartiers historiques d'Istanbul (Turquie)                      30.000
Fourniture de matériaux et de matériels pour la restauration des mosaïques de Ste. Sophie

Organisation des villes du Patrimoine mondial               50.000
Subvention destinée à permettre la participation aux travaux de l'Assemblée générale de l'Organisation et à son colloque prévu à la mi-1993 à Fez (au Maroc).

Sous-total (coopération technique)   194.000


B. Formation

1. Arabie saoudite                            
Organisation d'un cours de formation (4-19 avril 1993) sur la gestion des zones naturelles protégées en région arabe.                                                30.000

2. France/Mali
Organisation d'un cours de formation d'une durée d'un mois (janvier-février 1993), pour l'Afrique francophone, cours portant sur l'écologie et la conservation, et organisé dans la Réserve de la biosphère de la Boucle de Baoulé, au Mali.     30.000

Le Comité a chargé le Centre de demander :

a) aux organisateurs d'incorporer, dans le programme des cours, des éléments sur l'esprit de la Convention et sa mise en œuvre ;
b) de demander une évaluation du cours, couvrant la période des 5 dernières années, et des informations spécifiques sur le degré de retour des participants à ces cours dans les Etats parties africains, pour assumer des responsabilités en rapport avec la protection du patrimoine naturel ;
c) de veiller, à l'avenir, à ce que les stages sur le terrain aient lieu, autant que possible, sur un site naturel africain classé sur la Liste du patrimoine mondial.

Le Comité a également demandé au Centre d'informer les organisateurs du cours (ENGREF/France) que la contribution du Fonds du patrimoine mondial à ce cours dépendra des résultats de l'évaluation demandée.


3. ICCROM

a) Contribution à l'organisation de deux cours, portant respectivement sur la conservation architecturale et les principes scientifiques de conservation, cours organisés à Rome, en janvier-mars 1993, à l'intention de stagiaires des Etats parties ;                          30.000

b) Contribution à l'organisation à Venise, pendant l'automne 1993, du 10ème cours international sur la technologie de conservation des pierres et des voyages d'étude prévus dans le programme de ce cours, à l'intention des stagiaires des Etats parties.                       44.000

Sous-total (formation) 134.000


XI.2.
Le Comité a pris note du fait qu'il avait décidé, lors de sa quatorzième session à Banff, au Canada, d'accorder la somme de 50.000 $EU pour les Réserves de Talamanca-La Amistad du Costa Rica, à la condition que l'Etat partie (a) soumette un rapport sur l'état d'avancement des projets pour lesquels le Comité avait déjà fourni des fonds, et (b) révise les limites du site d'après les recommandations de l'UICN. Le Comité a noté avec satisfaction que les autorités du Costa Rica avaient achevé la mise en œuvre de deux projets sur les trois en cours qui bénéficient de l'assistance du Fonds du patrimoine mondial. Le Comité a demandé au Centre de contacter les autorités du Costa Rica pour leur demander d'accélérer la mise en œuvre du projet qui reste à achever et de réviser les limites des Réserves de Talamanca-La Amistad conformément aux recommandations de l'UICN.

XI.3. Le Comité a pris note du fait que, en raison de changements au sein des agences gouvernementales concernées au Pérou, l'élaboration d'un plan global pour le Sanctuaire historique de Machu Picchu - pour lequel le Comité avait approuvé la somme de 40.000 $EU lors de sa quinzième session tenue à Carthage - n'avait pas progressé selon le calendrier prévu dans la proposition du projet. Le Coordinateur régional du projet PNUD/UNESCO du patrimoine culturel en Amérique Latine et dans les Caraïbes a informé le Comité que la situation était désormais stabilisée et que l'on prévoyait pour 1993 des progrès rapides dans la mise en œuvre du projet relatif à Machu Picchu.