1.         Parc national Wood Buffalo (Canada) (N 256)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1983

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/256/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/256/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Projet de barrage sur la rivière des Escalves (problème résolu); Barrage sur la rivière Peace; Implantation d'usines de pâte à papier; bisons du parc atteints de tuberculose ou de brucellose

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/256/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1991

Le Bureau a rappelé que le Comité, à sa précédente session, s'était déclaré gravement préoccupé par les menaces d'infection par la brucellose et la tuberculose qui pesaient sur les 3.200 bisons vivant encore dans le parc ainsi que par des opérations d'exploitation forestière. Le Bureau a été informé d'une menace à plus long terme pour l'intégrité du site, résultant d'activités entreprises en amont, le long des fleuves Peace et Athabasca, et notamment de l'agrandissement d'usines de pâtes à papier, d'opérations d'exploitation forestière et de la construction de barrages. Ces opérations risquaient d'entraîner une baisse de qualité et une pollution des eaux, une modification du régime des crues et un assèchement progressif du delta de l'Athabasca. Le Bureau a noté qu'une superficie importante ne constituait plus une condition suffisante pour garantir l'intégrité à long terme du Parc national de Wood Buffalo, comme d'ailleurs celles d'autres sites du patrimoine mondial tels que Yellowstone (Etats-Unis d'Amérique), Serengeti (Tanzanie) et le Banc d'Arguin (Mauritanie), et qu'il convenait d'appliquer une méthode de gestion de l'écosystème qui tienne compte des activités menées en dehors du parc.

Après avoir entendu la réponse détaillée du représentant du Canada (voir paragraphes 32 et 33 du rapport du Rapporteur de la quinzième session du Bureau, document SC-91/CONF.002/2) le Bureau a reconnu que le Gouvernement canadien prenait les mesures voulues pour préserver l'intégrité de ce parc. Il l'a engagé à faire un effort spécial, tant à l'intérieur du parc que sur l'ensemble du bassin hydrographique, pour maintenir et restaurer l'intégrité du site et à fournir des informations sur le type et la nature des techniques actuellement utilisées pour atténuer les incidences négatives des activités de développement économique sur les fleuves Peace et Athabasca. Le Bureau s'est déclaré en accord avec l'opinion exprimée dans le rapport de l'UICN, à savoir que le Parc national de Wood Buffalo serait, à maints égards, un cas test pour les activités de préservation de réserves étendues et isolées, dont les enseignements pourraient trouver application dans d'autres sites.

Les observations et recommandations du Bureau ont été transmises aux autorités canadiennes par lettre du 12 août 1991. Celles-ci ont fourni, par lettre du 10 Octobre 1991 avec pièces jointes, des informations détaillées sur les points suivants:

a)  La qualité de membre, les rôle et responsabilités ainsi que les termes de référence du Northern Bison Management Board (NBMB) qui a été établi en juin 1991 pour développer un plan de gestion des bisons dans le Parc national de Wood Buffalo pour la fin de 1992;

b)  les types d'études de l'impact sur l'environnement qui ont été effectués ainsi que les mécanismes administratifs de suivi biologique des fleuves Peace et Athabasca;

c)  une mise à jour de l'état des usines de pâte à papier de la région, leur impact sur la qualité de l'eau des fleuves Peace et Athabasca et les mesures prises pour contrôler la qualité de l'eau.

Les réponses des autorités canadiennes aux préoccupations et aux recommandations du Bureau ont été transmises à l'UICN.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 15 BUR VI.31-34

31. Le Bureau a rappelé que le Comité, à sa précédente session, s'était déclaré gravement préoccupé par les menaces d'infection par la brucellose et la tuberculose qui pesaient sur les 3.200 bisons vivant encore dans le parc ainsi que par des opérations d'exploitation forestière. Le Bureau a été informé d'une menace à plus long terme pour l'intégrité du site, résultant d'activités entreprises en amont, le long des fleuves Peace et Athabasca, et notamment de l'agrandissement d'usines de pâtes à papier, d'opérations d'exploitation forestière et de la construction de barrages. Ces opérations risquaient d'entraîner une baisse de qualité et une pollution des eaux, une modification du régime des crues et un assèchement progressif du delta de l'Athabasca. Le Bureau a noté qu'une superficie importante ne constituait plus une condition suffisante pour garantir l'intégrité à long terme du Parc national de Wood Buffalo, comme d'ailleurs celle d'autres sites du patrimoine mondial tels que Yellowstone (Etats-Unis d'Amérique), Serengeti (Tanzanie) et le Banc d'Arguin (Mauritanie), et qu'il convenait d'appliquer une méthode de gestion de l'écosystème qui tienne compte des activités menées en dehors du parc.

32. La représentante du Canada a informé le Bureau que son gouvernement, en consultation avec les parties intéressées, avait examiné les options ouvertes pour un programme de gestion concernant les bisons du parc atteints de maladie, qui serait annoncé sous peu. On avait d'ores et déjà éliminé l'idée d'un abattage massif et l'on s'orienterait probablement vers une approche combinant la mise en quarantaine, les actions thérapeutiques et, dans certains cas, le transport de bêtes hors du parc. Le lancement du programme de gestion des bisons s'accompagnerait vraisemblablement d'une déclaration reconnaissant l'obligation de principe de préserver l'intégrité environnementale et écologique du parc. La représentante du Canada a en outre signalé que son gouvernement faisait désormais strictement respecter la réglementation relative à l'exploitation forestière et négociait avec les sociétés d'abattage titulaires d'un permis d'exploitation saisonnière afin qu'elles mettent un terme à leurs activités dans le parc bien avant l'an 2002 - date à laquelle tous les permis viendront à expiration. L'interruption de ces activités pourrait réduire les ressources actuellement utilisées par les usines de pâte à papier installées dans la région.

33. La représentante du Canada a reconnu la nécessité de suivre les activités menées hors du parc qui étaient susceptibles d'avoir une incidence négative sur le site. Elle a par ailleurs informé le Bureau qu'un certain nombre de solutions techniques avaient été développées et mises en oeuvre dans le but de surveiller la qualité de l'eau dans les fleuves Peace et Athabasca et de réduire les risques d'assèchement du delta de l'Athabasca. Une étude de ce bassin hydrographique et des activités qui influent sur la qualité de l'eau était en cours. Cette étude, d'une durée de trois à cinq ans et d'un coût estimé à 10 millions de dollars, était une composante du Plan vert pour l'environnement lancé par les autorités nationales.

34. Le Bureau a noté qu'un certain nombre d'organisations non gouvernementales canadiennes avaient suggéré d'inscrire le Parc national de Wood Buffalo sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Le Bureau a cependant reconnu que le Gouvernement canadien prenait les mesures voulues pour préserver l'intégrité de ce parc. Il l'a engagé à faire un effort spécial, tant à l'intérieur du parc que sur l'ensemble du bassin hydrographique, pour maintenir et restaurer l'intégrité du site et à fournir des informations sur le type et la nature des techniques actuellement utilisées pour atténuer les incidences négatives des activités de développement économique sur les fleuves At Athabasca. Le Bureau s'est déclaré en accord avec l'opinion exprimée dans le rapport de l'UICN, à savoir que le Parc national de Wood Buffalo serait, à maints égards, un cas test pour les activités de préservation de réserves étendues et isolées, dont les enseignements pourraient trouver application dans d'autres sites.

Décision adoptée: 15 COM VIII

Parc national de Wood Buffalo (Canada)

Le Comité a rappelé que, d'une part, l'exploitation du bois était autorisée dans ce parc et que, d'autre part, les populations de bisons étaient affectées par la brucellose et la tuberculose. Le Comité a noté avec satisfaction que les réglementations forestières étaient désormais appliquées plus strictement par le personnel du Service canadien des Parcs et que des négociations étaient en cours pour mettre fin aux concessions d'exploitation forestière avant leur expiration officielle en l'an 2002. Le Comité a reconnu qu'une superficie importante ne constituait plus une condition suffisante pour garantir l'intégrité d'un site et que les activités de développement dans les zones en amont des fleuves Peace et Athabasca menaçaient l'intégrité du parc. Le Comité a noté qu'une étude du bassin fluvial était en cours avec l'appui du Plan vert canadien et du Gouvernement provincial d'Alberta. Le Comité a recommandé instamment aux autorités canadiennes de prendre toutes les mesures nécessaires, à l'intérieur du Parc comme dans le bassin tout entier, pour maintenir et restituer l'intégrité du site. Le Comité a estimé que la conservation du Parc national de Wood Buffalo constituait, à bien des égards, un test pour la conservation de réserves de grande étendue comme les sites du patrimoine mondial de Yellowstone (Etats-Unis), du Banc d'Arguin (Mauritanie), et de Serengeti (Tanzanie), et pouvait fournir des solutions transposables ailleurs.