1.         Tombouctou (Mali) (C 119rev)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1988

Critères  (ii)(iv)(v)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/119/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1981-1990)
Montant total approuvé : 58 615 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/119/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Juin- juillet 1990: missions d'expert

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/119/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1990

Lors de l'inscription, en 1988, des trois grandes mosquées et des seize cimetières et mausolées de Tombouctou, le Comité avait suggéré aux autorités maliennes d'envisager l'inscription de ce bien sur la Liste du patrimoine mont -11 en péril, en raison des risques d'ensablement qui menacent Tombouctou.

En avril 1989. le gouvernement du Mali a, en conséquence, proposé Tombouctou Pour inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Saisi de cette question à sa treizième session, le Bureau a considéré que, si le gouvernement du Mali le souhaitait. une mission d'assistance préparatoire pourrait être effectuée, afin d'aider les autorités concernées à élaborer un dossier approprié de proposition d'inscription de Tombouctou (mosquées, cimetières et mausolées) sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Dans le cadre d'une mission organisée du 23 juin au 21 juillet 1990, un programme de sauvegarde a été élaboré dont le premier volet est représenté par le projet de coopération technique évoqué dans le document CC-90/CONF.004/7.

 

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Le tissu ancien de la ville de Tombouctou, inscrite en 1988 sur la Liste du patrimoine mondial au titre des critères ii), iv) et v), se compose notamment des trois grandes mosquées de Djingareiber, Sankoré et Sidi Yahia et de seize cimetières et mausolées, éléments essentiels des monuments religieux. Lors de l'inscription de ce site, le Comité avait suggéré aux autorités maliennes d'envisager l'inscription de ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, en raison des risques d'ensablement qui menacent Tombouctou. L'ICOMOS avait, par ailleurs, fait ressortir dans son évaluation la vulnérabilité des mosquées.

A la demande des autorités maliennes et au titre du Fonds du patrimoine mondial, un expert s'est rendu sur place du 13 au 21 juillet 1990 (5.274 $EU). L'objectif de la mission était d'établir un diagnostic de l'état d'altération des éléments ci-dessus mentionnés et d'élaborer un programme de sauvegarde. D'une façon générale, le rapport d'expert souligne l'urgence de la mise en place d'un programme de conservation des mosquées et de réhabilitation de leur environnement, programme qui exigera tant la promulgation d'un dispositif juridique approprié qu'une mobilisation de ressources conséquentes. Outre les mesures d'urgence préco­nisées dans le rapport, qui est à la disposition des membres du Comité, des études devront être entreprises pour analyser l'état de détérioration des architectures de terre au Mali et les techniques d'intervention. Ce programme d'intervention devrait s'intégrer dans un plan d'aménagement de l'ensemble de la ville.

 

Mosquées de Diingareiber, de Sankoré et de Sidi Yahia :

Ces monuments présentent le même type de dégradations, la mosquée de Sidi Yahia étant la mieux entretenue en raison de la participation des fidèles à son entretien. Les problèmes rencontrés sont dus à l'effet de l'ensablement. La dégra­dation des systèmes d'écoulement des eaux de ruissellement, la fragilité des soubassements compromet l'équilibre statique des murs et l'effet de l'érosion hydrique et éolienne altère les parties supérieures.

Mausolées et cimetières :

Ces éléments, isolés à la périphérie de la cité, sont fortement exposés à l'érosion éolienne, en raison notamment de la dégradation de la végétation alentour. Une action sur l'environnement est donc à envisager d'urgence pour élever des barrières protectrices, notamment végétales. Le rapport d'expert recommande le reboisement des zones dégradées avec des essences à croissance rapide, associé à une action de sensibilisation de la population sur la nécessité de limiter l'exploitation des végétaux encore existants dont la reproduction est lente.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Décision adoptée: 14 COM VII.C

Tombouctou 

119Rev

Mali

Le Comité a décidé d'inscrire ce bien sur la Liste du patrimoine mondial en péril, en raison des risques d'ensablement qui menacent Tombouctou. Un programme de sauvegarde a été établi, afin de parer aux dangers les plus pressants, dont la consolidation de la mosquée de Djingareiber et l'amélioration des systèmes d'évacuation des eaux pluviales en terrasse.

 

Décision adoptée: 14 COM XII.A

46. Le Comité a pris connaissance du document préparé sur ce point par le Secrétariat et l'a félicité pour la clarté de la présentation des requêtes qui lui étaient soumises. Tenant compte des recommandations de son Bureau, le Comité a décidé d'approuver les demandes suivantes

A - Coopération technique

BIENS CULTURELS

1. Zone de conservation de Ngorongoro (République-Unie de Tanzanie) US$49.782
Achat d'une Land Rover et d'un équipement radio pour le site archéologique et paléontologique d'Olduvai.

2. Monastère de Studenica (Yougoslavie) US$51.000
Achat d'équipement informatique, photographique et d'équipement pour la restauration des peintures murales. S'agissant de ce site, le Comité a pris acte avec satisfaction des assurances fournies par les autorités yougoslaves selon lesquelles aucune construction de barrage à proximité du monastère ne viendrait mettre en péril la valeur exceptionnelle de ce site.

3. Site archéologique de Delphes (Grèce) US$50.000
Achat d'un appareil sableur et de sept déshumidificateurs destinés à la restauration d'objets provenant du site et placés dans le musée de Delphes. A cet égard, le Comité s'est interrogé sur l'opportunité de répondre favorablement aux requêtes concernant la conservation de biens mobiliers provenant de sites archéologiques, et il a demandé au Secrétariat d'élaborer un projet de décision sur cette question en vue de son insertion dansles orientations, afin que les limites d'octroi de fonds pour les biens mobiliers provenant de sites archéologiques protégés par la Convention du patrimoine mondial soient clairement définies. Ce projet de décision devra être présenté au Bureau et au Comité à leurs prochaines sessions.

4. Tombouctou (Mali) US$45.138
Consolidation de la mosquée de Djingareiber et amélioration des systèmes d'évacuation des eaux pluviales en terrasse. Désensablement des murs et de la cour intérieure de la mosquée de Sankoré, et mise en place de bornes de dissuasion pour éloigner le trafic routier.

5. Colloque international sur "La Sauvegarde des ensembles historiques urbains en période d'évolution" (Canada) US$26.000
Publication des actes du Colloque

 

BIENS NATURELS

1. Parc national de La Amistad (Panama)    US$50.000
Dans le cadre de la mise en oeuvre du plan de gestion, financement de la construction de trois postes de garde, achat d'équipement de terrain et matériel destiné aux activités d'éducation à l'environnement; organisation de séminaires de formation pour les gardes du parc.

2. Parc national de la Salonga (Zaïre) US$60.000
Renforcement de la protection du parc grâce à la construction d'infrastructures (postes de gardes, débarcadère) et à l'achat d'un véhicule tout terrain et de petit équipement.

3. Parc national de La Amistad-Talamanca (Costa Rica) US$50.000
Le Comité a approuvé cette demande sous deux conditions : que les autorités du Costa Rica fassent rapport sur l'achèvement des projets d'assistance au titre du Fonds du patrimoine mondial antérieurs et que les limites de ce bien soient revues conformément aux recommandations de l'UICN. Le Comité a chargé le Bureau à sa prochaine session d'examiner si ces deux conditions étaient remplies avant d'octroyer au Costa Rica l'assistance appropriée.

47. En ce qui concerne le Parc national de Banc d'Arguin (Mauritanie), le Comité a noté qu'une demande de coopération technique avait été soumise au Secrétariat mais que celle-ci nécessitait une reformulation. Il a souhaité encourager les autorités de Mauritanie à reformuler cette demande pour soumission au Bureau à sa prochaine session.