1.         Tipasa (Algérie) (C 193)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1982

Critères  (iii)(iv)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2002-2006

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/193/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1989-1990)
Montant total approuvé : 28 400 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/193/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Juillet 1989: mission d'un expert de l'UNESCO;  Décembre 1989: mission UNESCO; mars-avril 1990: mission d'expert

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Tremblement de terre

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/193/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1990

Inscrite, en 1982, sur la Liste du patrimoine mondial, au titre des critères (iii) et (iv), Tipasa est devenue, en 1984, un chef-lieu de Willaya. Cette décision a engendré la nécessité de services et d'équipements nouveaux et a entraîné une forte croissance urbaine et un développement touristique. Bien qu'installées hors du périmètre de l'enceinte de la ville antique, les nouvelles constructions ont altéré l'unité du paysage. Un expert de l'Unesco, financé par le Fonds du patrimoine mondial, s'est rendu sur place du 8 au 13 juillet 1989 pour évaluer le programme de développement urbain et ses effets sur le site. Il est à noter que la construction d'un hôtel sur le site archéologique a été déconseillée dans les conclusions de l'expert que l'on peut consulter auprès du Secrétariat. Ce site a été affecté par un violent séisme en octobre 1989. En décembre 1989, une mission du Secrétariat a permis aux autorités algériennes de formuler une demande au titre du Fonds du patrimoine mondial pour demander l'envoi d'une mission de diagnostic, ce diagnostic devant indiquer les possibilités d'utilisation des constructions affectées.

Une assistance d'urgence de 18.900 dollars des Etats-Unis d'Amérique a permis l'envoi en mars-avril 1990 d'une mission d'expert dent l'objectif était d'examiner la stabilité de la structure de certains édifices et de suggérer, en collaboration avec les autorités locales, les mesures nécessaires pour assurer la sécurité des personnes et la conservation des bâtiments appartenant au site classé et, notamment, le centre d'études archéologiques de l'ensemble du Musée et des réserves archéologiques de Tipasa. La mission a pu constater que le bâtiment abritant le musée ne présentait pas de signes visibles de dégradations graves dues au séisme. Quelques travaux sont apparus nécessaires, mais la stabilité n'était pas affectée.

Les petits objets découverts dans le site antique de Tipasa, qui ne sont pas exposés dans le Musée, sont entreposés dans un bâtiment, construit en 1942 et devenu dangereux. Comme il ne représente aucun caractère historique, sa démolition peut être envisagée. Toutefois, comme il est indispensable de protéger les objets entreposés, il convient de les transporter dans un local moins vétuste. Des mesures urgentes ont été recommandées par l'expert.

La visite de l'expert au Centre maghrébin a permis d'identifier de nombreuses dégradations dues au séisme sur le bâtiment principal. La récupération du bâtiment abritant le Centre maghrébin s'est avérée possible moyennant un confortement sérieux des murs.

Parallèlement à la mission du spécialiste en structure, un architecte était également envoyé sur place pour se pencher sur un programme de restructuration de l'actuel village de Tipasa, (situé dans le périmètre de la zone inscrite sur la Liste du patrimoine mondial) et formuler des recommandations sur les aménagements futurs qui pourraient y être apportés.

Le consultant a pu disposer du projet de restructuration urbaine de Tipasa et a fourni des commentaires, précisant en particulier la nécessité de disposer d'un plan topographique précis avant de proposer l'introduction de constructions nouvelles dont le volume et les hauteurs resteraient à étudier. Le rapport technique des experts peut être consulté auprès du Secrétariat.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Pas de projet de décision