1.         Vieille ville de Sana'a (Yémen) (C 385)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1986

Critères  (iv)(v)(vi)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2015-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/385/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1990-1990)
Montant total approuvé : 13 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/385/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Les travaux effectués dans le cadre de la campagne sont pour la plupart financés dans le cadre de coopérations bilatérales et s'inscrivent en complément de l'effort national. C'est ainsi que, pour l'année 1990, 16.200.000 dollars des Etats-Unis d'Amérique et 2.000.000 de francs suissesont été réunis. 

Un projet PNUD/UNESCO (YEM/88/006) d'un montant de 374.800 dollars a été mis en oeuvre depuis mai 1988 pour soutenir les actions de formation du personnel local et de recherche de financement. 

Missions de suivi antérieures

1989: plusieurs missions UNESCO 

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/385/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1990

Inscrite en 1986 au titre des critères (iv), (v) et (vi) sur la Liste du patrimoine mondial, Sana'a fait l'objet d'une campagne internationale de sauvegarde depuis 1984, le périmètre de la zone inscrite étant identique à celui de la zone qui fait l'objet de la Campagne.

Cette campagne est un bon exemple du rôle catalyseur que l'Unesco peut jouer dans le développement de la coopération internationale dans le domaine de la préservation du patrimoine culturel. Le gouvernement yéménite a mis en place un comité spécialement chargé d'aider au déroulement de la Campagne et a préparé, en collaboration avec l'Unesco, un plan d'action détaillé permettant d'échelonner les activités de restauration et de promotion.

A l'époque de l'inscription où une restauration s'imposait pour de nombreux bâtiments, les problèmes étaient pour l'essentiel liés à l'inadaptation croissante des équipements et de l'architecture aux conditions:3 de vie d'une capitale moderne et à la nécessité d'exercer un contrôle sur les constructions nouvelles. L'ICOMOS s'était, à l'époque de son évaluation, interrogée sur l'efficacité d'une inscription sur la Liste du patrimoine mondial au regard des dangers qui menaçaient ce bien. Par ailleurs en 1989, des informations recueillies par diverses missions de l'Unesco portaient à croire qu'un projet d'aménagement du Wadi Saïla était en train d'être lancé et pouvait être nuisible à l'intégrité du site. Le Comité du patrimoine s'en était d'ailleurs inquiété. Les autorités yéménites avaient affirmé qu'aucun projet de ce genre n'était en cours.

Les travaux effectués dans le cadre de la campagne sont pour la plupart financés dans le cadre de coopérations bilatérales et s'inscrivent en complément de l'effort national. C'est ainsi que, pour l'année 1990, 16.200.000 dollars des Etats-Unis d'Amérique et 2.000.000 de francs suissesont été réunis et seront en principe utilisés comme suit :

Italie

-  Etudes techniques du centre historique  1.200.000

- Restauration du "quartier italien"  6.400.000

. République de Corée

-  Equipement de la Direction de la Campagne internationale  230.000

République démocratique populaire de Corée 

- Etudes techniques   240.000

Norvège

- Restauration du Samsarat al-Nahas et installation d'un centre d'artisanat traditionnel   330.000

Pays-Bas

. Pavage des rues   700.000

. Restauration du Samsarat al-Gumruk  700.000

France

- Restauration du rempart, étanchéisation des toits des maisons  100.000

République fédérale d'Allemagne

-  Restauration du Samsarat al Mansouria transformé en galerie d'art  300.000

-  Reconstruction de l'hôpital du Souk Al-Bajer  2.000.000

Etats-Unis d'Amérique

Restauration du Samsarat Muhammad bin Hassan bin Qassim  4.000.000

Suisse

- Restauration de deux maisons anciennes et production de films et de livres sur l'histoire, l'artisanat,

les arts et l'architecture de la vieille ville de Sana'a                                          2.000.000 F.S.

 

De leur côté les autorités nationales envisagent plusieurs actions sur financement national :

1.  Le 5e projet de pavage des zones de Bahar Reraj et Bustan Shaareb ;

2.  Le Projet d'études techniques relatives au Wadi Al-Saila sera complètement terminé à la fin d'août ;

3.  Trois études techniques sur le drainage des eaux de pluie et les projets de pavage pour les zones de Bustan Sultan, de la rue Al-Dafa'ai, d'Al-A'alami, Al-Felchi et Al-Quzali :

(i)  plan général des services publics pour la vieille ville de Sana'a ;

(ii)  étude technique pour le caravansérail. d'al-Majjah

(iii)  restauration de deux maisons anciennes.

 

Au regard des projets en cours quatre d'entre d'eux devraient s'achever cette année :

1.  Celui concernant l'école Ibn Al-Amir cofinancé par le gouvernement du Yémen et la République fédérale d'Allemagne sera terminé en septembre de cette année.

2.  Le 4e projet de pavage, financé localement

3.  Celui concernant la partie sud du rempart, financé par le gouvernement du Yémen et la France.

4.  La restauration de trois bains publics sera achevée en septembre grâce à un financement local.

 

Un projet PNUD/UNESCO (YEM/88/006) d'un montant de 374.800 dollars a été mis en oeuvre depuis mai 1988 pour soutenir les actions de formation du personnel local et de recherche de financement. Une liste détaillée des activités entreprises dans le cadre de la Campagne peut être consultée auprès du Secrétariat.

 

Au titre du Fonds du patrimoine mondial une requête d'assistance internationale s'élevant à 13.000 dollars a été approuvée en 1990 par le Président du Comité du patrimoine mondial pour permettre aux responsables locaux de bénéficier des conseils d'un spécialiste en architecture religieuse islamique pour la protection et la mise en valeur de la grande mosquée de Sana'a.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Pas de projet de décision