1.         Ville historique d'Ouro Preto (Brésil) (C 124)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1980

Critères  (i)(iii)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/124/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/124/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/124/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1990

Ce site inscrit sur la Liste du patrimoine mondial en 1980 au titre des critères (i) et (iii) a fait l'objet d'une réponse des autorités brésiliennes à l'enquête sur l'état de conservation des sites culturels du patrimoine mondial effectuée par le Secrétariat en 1988.

Depuis son inscription, des changements sont intervenus dans le cadre juridique et administratif le régissant en vue d'augmenter l'efficacité de la protection légale. L'administration de l'Etat de Minas Gerais - tout en respectant l'autonomie municipale - a édicté plusieurs décrets ayant pour but d'assurer une protection spéciale aux villes d'Ouro Preto et de Mariana et à leur environnement naturel, ainsi que de déclarer d'utilité publique certains espaces pour en permettre l'expropriation en vue d'une meilleure préservation de l'environnement.

 

Au niveau fédéral, les modifications législatives se rattachent, fondamentalement, au rapport administratif entre le Secrétariat national pour le patrimoine historique et artistique (SPHAN) et la Fondation nationale "Pro-Memoria", organes responsables de la conservation des sites inscrits.

Ayant vu sa population s'accroître, la ville d'Ouro Preto s'est trouvée confrontée à des problèmes complexes provenant de sa situation, de sa topographie, des caractéristiques de son sous-sol, et du système même d'organisation et d'occupation de son espace. Bien que toute la zone urbaine bénéficie d'une protection juridique renforcée depuis l'inscription, il est Impossible d'empêcher certaines altérations du caractère de la ville. Le SPHAN travaille de façon permanente à conserver et à préserver, non seulement les monuments architecturaux et artistiques notables, mais aussi tout l'ensemble urbain dans lequel les nouvelles constructions en cours sont surveillées et orientées de façon permanente.

Au regard de la zone tampon, ainsi qu'il a été noté dans le paragraphe précédent, la ville est en expansion, surtout dans les zones périphériques. Un grand nombre de quartiers et de lotissements nouveaux se sont implantés, demandant des travaux de terrassement, des ouvertures de voies de circulation et des travaux d'infrastructure urbaine entraînant une intense occupation des lieux. Les changements qui en découlent modifient bien évidemment l'environnement.

Depuis son inscription, Ouro Preto a fait l'objet de nombreux travaux de conservation et de restauration. Ceux-ci, pour la plupart, ont été achevés, notamment les réparations architecturales et artistiques sur des monuments religieux et civils, ainsi celles des églises de "Sao José", "Nossa Senhora do Rosario do Padre Faria", "Nossa Senhora do Rosario", "Nossa Seharo das Mercês e Misericordia", "Nossa Senhora da Conceiçao de Antonio Dias", "Santa Efigênia", des chapelles de "Nossa Senhora das Dores e de Sant'Ana", des Musées da "Inconfidência", de l'église de "Nossa Senhora do Carmo", de la "Case dos Contos", de la "Casa da Baronesa", et du Jardin botanique. On doit y ajouter encore les travaux de soutènement des pentes de collines qui, en raison de fortes pluies, risquaient de provoquer des glissements de terrain et, donc, la destruction de certaines zones de la ville et de monuments. Il faut également : noter les efforts continus des citadins eux-mêmes pour la conservation de l'ensemble architectural urbain. Des travaux supplémentaires s'imposent toutefois, notamment sur l'infrastructure urbaine : réseaux électriques, égouts, amélioration de la circulation, drainage des eaux d'écoulement et aménagement de l'environnement par la mise en place d'espaces verts.

Si un rapport établi par l'ICCROM en 1988 permet de considérer positivement la conservation de la partie historique de la ville, il fait malheureusement état d'un développement mal contrôlé des constructions sur les flancs des collines en dépit des risques de glissement de terrain. Il convient de noter qu'aucun plan global de conservation n'existe jusqu'à présent. I1 serait utile que le Comité rappelle aux autorités compétentes l'urgence d'élaborer un tel plan.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial, de l’ICOMOS et de l’ICCROM

Néant

Pas de projet de décision