1.         Parc national du Niokolo-Koba (Sénégal) (N 153)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1981

Critères  (x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril   2007-présent

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/153/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1982-1986)
Montant total approuvé : 42 845 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/153/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Projet de route; Braconnage; Problèmes de gestion

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/153/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1989

Le gouvernement sénégalais propose la construction d'une route à travers le parc pour relier deux villages. L'UICiN a effectué l'étude d'impact environnemental de la proposition pour la CEE, et a proposé un autre tracé qui éliminerait les dommages au site. La Banque mondiale a également manifesté sa préoccupation à propos des conséquences possibles. 

Action requise

Le bureau devrait demander une prise de position du gouvernement sénégalais et l'inviter instamment à adopter le second tracé.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1989

L'UICN a signalé à la 13e session du bureau une proposition du gouvernement du Sénégal concernant la construction d'une nouvelle route reliant deux villages de chaque côté du parc et traversant ce dernier. L'UICN a effectué une étude d'impact sur l'environnement de la proposition pour la CEE et a proposé un autre tracé qui éliminerait les dommages au site du patrimoine mondial.

Le bureau a demandé au secrétariat de préparer une lettre à l'intention de la plus haute autorité du Sénégal, rappelant à cet Etat partie à la Convention l'obligation de protéger les intérêts naturels pour lesquelles Niokolo-Koba a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial et indiquant sa nette préférence pour le tracé extérieur au parc.

L'UICN a également fait, en son nom, des démarches auprès du Président de la République du Sénégal. Au moment de la rédaction du présent rapport, rien n'indique qu'une modification soit intervenue dans les propositions de tracé.

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 13 BUR IV.B.4

Le Bureau a été informé du projet de construire à travers le parc une très grande route qui serait financée par un certain nombre de banques de développement. Plusieurs études d'impact - dont les conclusions étaient parfois contradictoires - avaient été réalisées: le Bureau a exprimé sa préférence pour un autre tracé de la route qui passerait au nord du parc sans le traverser et qui, tout en préservant les valeurs naturelles du Niokolo-Koba,permettrait de desservir des villages isolés. Le Bureau a demandé au Secrétariat de rédiger une lettre à l'intention des plus hautes autorités sénégalaises rappelant à cet Etat partie qu'il est tenu de protéger les valeurs naturelles pour lesquelles le Niokolo-Koba a été inscrit sur la Liste du patrimoine mondial et exprimant la forte préférence du Bureau pour l'autre tracé de la route à l'extérieur du parc.

Décision adoptée: 13 COM VIII.16

Parc national de Niokolo Koba (Sénégal)

Le Comité a rappelé qu'il existait un projet de construction d'une très grande route à l'intérieur de ce parc, qui risquait d'altérer sérieusement ses valeurs naturelles et que le Bureau avait exprimé sa préférence pour un tracé alternatif en dehors du parc. Conformément à la recommandation du Bureau, le Directeur général de l'Unesco avait,

le 1er août 1989, écrit au Président du Sénégal, S.Ex. A. Diouf, pour lui faire part de la préférence du Bureau pour un tracé alternatif. Le Secrétariat a informé le Comité que, lors d'une réunion tenue à Dakar le 14 novembre 1989, les autorités du Sénégal avaient cependant fait part de leur intention de poursuivre le projet de construction de la route à travers le parc.

La Banque mondiale avait informé le Secrétariat de ce qu'elle était impliquée dans le projet, dont le financement devait être assuré par des donateurs qui lui sont associés, dans le cadre de la préparation du programme de crédit du secteur transport, et dont le projet devait faire partie. Après avoir étudié les documents qui lui avaient été adressés par le Sénégal, la Banque avait conclu que le projet alternatif en dehors du parc n'avait pas été suffisamment examiné.

Le Comité a été d'accord avec la proposition de la Banque de demander au gouvernement du Sénégal de mener à bien une étude plus détaillée sur le tracé alternatif; une mission de la Banque était d'ailleurs actuellement sur le terrain pour évoquer cette question. Le Comité a demandé au Secrétariat de contacter les autorités du Sénégal pour leur rappeler leur responsabilité de maintenir l'intégrité de ce bien et leur offrir sa pleine coopération dans l a recherche d'une solution susceptible d'assurer la sauvegarde de ce bien naturel du patrimoine mondial. Le Comité a également demandé au Secrétariat de contacter la Banque mondiale pour l'informer de son avis.