1.         Parc national de Taï (Côte d'Ivoire) (N 195)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1982

Critères  (vii)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/195/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0 (de 1983-1987)
Montant total approuvé : 42 000 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/195/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Empiètement, braconnage, prospection d'or, abattage d'arbres

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/195/

Information présentée au Bureau du Comité du patrimoine mondial en 1989

Selon les indications rapportées au Comité à cinq reprises, le parc a perdu une grande partie de son intégrité depuis son inscription en 1982. Le nombre d'éléphants, par exemple, est maintenant inférieur à 100 alors qu'il était de 1800 en 1979. La pression accrue des populations humaines dans la zone tampon, l'exploitation de mines d'or, l'abattage forestier illicite, et le braconnage se poursuivent; un nouveau projet important du WWF vise à améliorer la situation. L'UICN réitère sa préoccupation pour l'avenir du parc et recommande de nouveau que le gouvernement de la Côte d'Ivoire envisage de proposer l'inscription de Taï sur la Liste du patrimoine mondial en danger.

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1989

A sa 12e réunion, le comité a demandé à l'UICN de lui présenter un rapport répondant à sa préoccupation de longue date selon laquelle le parc a perdu une grande partie de son intégrité depuis son inscription en 1982. L'UICN a signalé au bureau, en juin 1989, que le nombre d'éléphants était inférieur à 100, contre 1.800 en 1979, et que la pression des populations humaines sur le parc et aux alentours se poursuivait.

L'UICN note que le comité a demandé aux autorités ivoiriennes de proposer l'inscription du parc sur la liste des biens du patrimoine mondial en danger. En juin 1989, le bureau a constaté que le secrétariat était entré en contact avec les autorités ivoiriennes, mais que leur réponse n'était parvenue que très récemment sous la forme d'une requête d'assistance préparatoire pour l'élaboration d'une demande de coopération technique concernant un projet intégré qui réponde aux besoins de protection accrue des intérêts naturels du parc et tienne compte des problèmes socio-économiques. La contribution du fonds du patrimoine mondial aurait un rôle catalytique et viendrait s'ajouter à d'autres sources de financement. Le bureau a demandé au secrétariat de suivre cette question et de consulter l'UICN pour la préparation du projet intégré de coopération technique.

Dans l'intervalle, un projet du WWF International est axé sur la conservation à long terme du parc et aborde plus particulièrement les problèmes causés par le braconnage, l'abattage forestier, les activités agricoles et l'exploitation des mines d'or. Certains résultats avaient été obtenus au 30 septembre 1989: le travail de définition des limites du parc a commencé, les mesures de répression ont permis d'arrêter cinq braconniers et trois exploitants de mines d'or en situation irrégulière, un programme de sensibilisation et d'éducation en matière d'environnement a démarré. Le WWF estime qu'il faut persuader les autorités ivoiriennes de soutenir des programmes de développement rural autour du parc plutôt que d'axer leurs activités sur la délimitation des frontières du parc et les mesures de répression.

 

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 13 BUR IV.B.3

Le Bureau a rappelé que l'UICN avait fait état en plusieurs occasions de la détérioration de ce site et que le Comité avait demandé aux autorités ivoiriennes de préposer son inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril. Il a noté que le Secrétariat avait pris contact avec les autorités ivoiriennes mais que leur réponse ne lui était parvenue que depuis peu sous la forme d'une demande d'assistance préparatoire en vue d'établir une demande de coopération technique pour un projet intégré répondant à la nécessité de mieux protéger les valeurs naturelles de ce parc sans négliger les problèmes socio-économiques. La contribution du Fonds du patrimoine mondial servirait de catalyseur en intervenant en conjonction avec d'autres sources de financement comme le PNUD. Le Bureau a demandé au Secrétariat de suivre cette question et de se concerter avec l'UICN en vue de la préparation du projet intégré de coopération technique.

Décision adoptée: 13 COM VIII.16

Parc national Tai (Côte d'Ivoire)

L e Comite a noté qu'une demande adressée précédemment aux autorités ivoiriennes sollicitant leur accord pour l'inscription de ce site sur la Liste du patrimoine mondial en péril était restée sans réponse. Ce n'est que tout récemment que le Secrétariat à reçu une réponse, sous la forme d'une demande d'assistance préparatoire. Celle-ci se concrétiserait par un atelier qui ferait le point sur la situation et réviserait un projet intégré de sauvegarde du site, financé à la fois par le Fonds du patrimoine mondial (coopération technique) et par des ressources extrabudgétaires. Le Comité a invité le Secrétariat et l'UICN à suivre cette affaire et à en rendre compte au Bureau lors de sa prochaine session.