1.         Parc national de Mana Pools, aires de safari Sapi et Chewore (Zimbabwe) (N 302)

Année d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial  1984

Critères  (vii)(ix)(x)

Année(s) d’inscription sur la Liste du patrimoine mondial en péril  Néant

Décisions antérieures du Comité  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/302/documents/

Assistance internationale

Demandes approuvées : 0
Montant total approuvé : 0 dollars EU
Pour plus de détails, voir page http://whc.unesco.org/fr/list/302/assistance/

Fonds extrabudgétaires de l’UNESCO

Néant

Missions de suivi antérieures

Néant

Facteurs affectant le bien identifiés dans les rapports précédents

Matériel d’illustration  voir page http://whc.unesco.org/fr/list/302/

Problèmes de conservation présentés au Comité du patrimoine mondial en 1986

Un braconnage sans précédent du côté zambien de la rivière Zambèze a entraîné la perte de plus de 100 rhinocéros ainsi que la perte de la vies humaines.

Des hauts fonctionnaires de chaque pays ont publié des déclarations d'intérêt et les patrouilles ont été renforcées.

L'adjonction du Parc national du Zambèze inférieur en Zambie, proposé lors de la 8ème réunion du Comité, serait une mesure susceptible d'améliorer la protection de la région (de plus amples détails seront fournis à la réunion du Comité).

Analyse et conclusions du Centre du patrimoine mondial et de l’UICN

Néant

Décision adoptée: 10 COM IX.A.18-19

18. Lorsqu'il a appris la spectaculaire augmentation du braconnage rapportée par l'UICN dans les réserves de Mana Pools, Sapi et Chewore (Zimbabwe) et dans la réserve de gibier de Selous (Tanzanie), le Comité a reconnu qu'il fallait attaquer ce problème globalement en endiguant le trafic illicite d'animaux sauvages et en particulier des défenses d'éléphant et des cornes de rhinocéros. A ce sujet, le Comité a prié le Président de prendre contact avec le Secrétariat de la Convention sur le commerce des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), qui a été ratifiée par de nombreux Etats parties à la Convention concernant la protection du patrimoine mondial, afin de lui faire part des inquiétudes du Comité touchant les ravages occasionnés par le trafic illicite dans certains sites du patrimoine mondial et lui demander que des mesures soient prises au titre des deux conventions pour mettre fin au braconnage sur ces sites. Un membre du Comité a proposé également que certains pays industrialisés envisagent la possibilité de jumeler l'un de leurs biens naturels inscrits sur la Liste du patrimoine mondial avec un site appartenant à un - 's en développement qui ne dispose pas des ressources nécessaires pour en assurer la protection et l'entretien. L'UICN a indiqué à ce sujet qu'elle travaillait à la mise au point d'un programme de "jumelage" de parcs qui pourrait avoir de nombreuses incidences du point de vue des sites du patrimoine mondial. Un autre membre du Comité a suggéré que les membres du Comité assistés par le Secrétariat, prennent contact avec les autorités nationales, de façon appropriée et en particulier à travers leur représentation à Paris, pour déterminer si l'assistance bilatérale contribuerait utilement à améliorer la protection et l'entretien des sites naturels du patrimoine mondial qui, selon les indications de l'UICN, étaient menacés. S'agissant de la réserve de gibier de Selous en particulier, le Comité s'est déclaré disposé à prélever sur le Fonds du patrimoine mondial une contribution pour financer l'amélioration de ce site.

19. A l'issue du débat, le Comité a décidé :

a) que le Président écrirait au Secrétariat de la CITES pour voir comment mettre en œuvre les deux conventions de manière à atténuer la gravité de la situation, dans le parc national de Selous (Tanzanie) et dans les réserves de Mana Pools, Sapi et Chewore (Zimbabwe) en particulier, et à combattre en général le braconnage sur les sites naturels du patrimoine mondial ;

b) que le Secrétariat devrait prendre contact avec les autorités de la Tanzanie et du Zimbabwe à Paris et dans les capitales de ces pays respectivement, afin de mettre au point, en coopération avec l'UICN (et autres organisations ou institutions compétentes), des projets de coopération technique susceptibles d'être financés par le Fonds du patrimoine mondial et, simultanément, d'étudier la possibilité d'inscrire le parc national de Selous et les réserves de Mana Pools, Sapi et Chewore sur la Liste du patrimoine mondial en péril.